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http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=610229
images/icones/bible.gif  ( 610229 )N.-D. du S. Rosaire : Bréviaire romain par Alexandre (2011-10-06 21:23:07) 


N.-D. du S. Rosaire, par le Caravage

Le 7 Octobre

NOTRE-DAME DU T. S. ROSAIRE



Note :
«Festum B. M. V. a Rosario, institutum anno 1573 in gratiarum actionem pro victoria Naupacto a christiano exercitu consecuta, ascriptum est in Calendario romano anno 1716, dominica prima octobris celebrandum ; anno tamen 1913 diei 7 eiusdem mensis assignatum est (La fête de Notre-Dame du Rosaire, instituée en 1573 en action de grâces pour la victoire obtenue par l’armée chrétienne à Naupactos [Lépante, en 1571], a été introduite dans le Calendrier romain en 1716, et fixée au premier dimanche d’octobre; en 1913, elle fut transférée au 7 du même mois
Calendarium Romanum, Commentarius historicus Calendarii romani generalis intaurati, Romae, 1969, p. 105



A Matines

Hymne

Cæléstis aulæ Núntius,
arcána pandens Núminis,
plenam salútat grátia
Dei Paréntem Vírginem.

De la céleste cour, le Messager,
découvrant les secrets divins,
salue pleine de grâce
la Vierge Mère de Dieu.


Virgo propínquam sánguine
matrem Ioánnis vísitat,
qui, clausus alvo, géstiens
adésse Christum núntiat.

La Vierge, à sa cousine,
mère de Jean, rend visite;
et lui, au sein clos, tressaillant,
dénonce le Christ présent.


Verbum, quod ante sǽcula
e mente Patris pródiit,
e Matris alvo Vírginis,
mortális Infans, náscitur.

Le Verbe qui, avant les siècles,
a procédé de la pensée du Père,
du sein d’une Mère Vierge,
naît enfant mortel.


Templo puéllus sístitur,
legíque paret Légifer,
hic se Redémptor páupere
prétio redémptus ímmolat.

Au Temple, l’enfançon est présenté,
à la Loi, obéit le Législateur;
ici le Rédempteur s’immole,
racheté au prix du pauvre.


Quem iam dolébat pérditum,
mox læta Mater ínvenit
ignóta doctis méntibus
edisseréntem Fílium.

Celui qu’elle pleurait perdu,
la Mère a bientôt la joie de le trouver.
Ce qu’ignoraient de doctes esprits,
son Fils le leur expliquait.


In monte olívis cónsito
Redémptor orans prócidit,
mæret, pavéscit, déficit,
sudóre manans sánguinis.

Sur le mont planté d’oliviers,
le Rédempteur priant est prosterné,
il est triste, effrayé, défaillant,
sa sueur coule en gouttes de sang.


A proditóre tráditus
raptátur in pœnas Deus,
durísque vinctus néxibus,
flagris cruéntis creditur.

Par un traître livré,
Dieu est traîné au supplice,
lié de dures chaînes
il est fouetté jusqu’au sang.


Intéxta acútis séntibus,
coróna contuméliæ,
squalénti amíctum púrpura,
regem corónat glóriæ.

Tressée d’épines aiguës,
la couronne d’ignominie,
avec un haillon de pourpre,
couronne le roi de gloire.


Molis crucem ter árduæ,
sudans, anhélans, cóncidens,
ad montis usque vérticem
gestáre vi compéllitur.

Trois fois sous le dur poids de la croix
suant, haletant, il succombe;
jusqu’au sommet de la montagne,
il est contraint de la porter.


Confíxus atro stípite
inter sceléstos ínnocens,
orándo pro tortóribus,
exsánguis efflat spíritum.

Cloué à l’affreux poteau,
entre des scélérats, l’innocent,
priant pour ceux qui le torturent,
n’ayant plus de sang, rend l’esprit.


Iesu, tibi sit glória,
qui natus es de Vírgine,
cum Patre, et almo Spíritu,
in sempitérna sǽcula. Amen.

Jésus, gloire soit à vous
qui êtes né de la Vierge,
ainsi qu’au Père et à l’Esprit de vie,
dans les siècles éternels. Ainsi soit-il.




Premier Nocturne

Du livre de l’Ecclésiastique (ch. 24)
Leçon i
(vv. 11-16) Parmi [toutes les nations] j’ai cherché le repos, j’ai cherché en quel patrimoine m’installer. Alors le créateur de l’univers m’a donné un ordre, celui qui m’a créée m’a fait dresser ma tente. Il m’a dit: «Installe-toi en Jacob, entre dans l’héritage d’Israël.» Avant les siècles, dès le commencement il m’a créée, éternellement je subsisterai. Dans la Tente sainte, en sa présence, j’ai officié; c’est ainsi qu’en Sion je me suis établie, et que dans la cité bien-aimée j’ai trouvé mon repos, qu’en Jérusalem j’exerce mon pouvoir. Je me suis enracinée chez un peuple plein de gloire, dans le domaine du Seigneur, en son patrimoine.

Leçon ii
(vv. 17-22) J’y ai grandi comme le cèdre du Liban, comme le cyprès sur le mont Hermon. J’ai grandi comme le palmier d’Engaddi, comme les plants de roses de Jéricho, comme un olivier magnifique dans la plaine, j’ai grandi comme un platane. Comme la cinnamome et l’aspalathe j’ai donné du parfum, comme une myrrhe de choix j’ai embaumé, comme du galbanum, de l’onyx et du stacte, comme la vapeur d’encens dans la Tente. J’ai étendu mes rameaux comme le térébinthe, ce sont des rameaux de gloire et de grâce.

Leçon iii
(vv. 24-31) Je suis la mère du pur amour, de la crainte, de la connaissance et de la sainte espérance; en moi est toute grâce de voie et de vérité, en moi toute espérance de vie et de force. Venez à moi, vous qui me désirez; et rassasiez-vous de mes produits. Car mon souvenir est plus doux que le miel, mon héritage plus doux qu’un rayon de miel. Ceux qui me mangent auront encore faim, ceux qui me boivent auront encore soif. Celui qui m’obéit n’aura pas à en rougir et ceux qui font mes œuvres ne pécheront pas. Ceux qui me mettent en lumière posséderont la vie éternelle.


Second Nocturne


Bataille de Lépante (7 oct. 1571)

(Histoire du culte)
Leçon iv
Alors que l’hérésie albigeoise répandait l’impiété dans la province de Toulouse. et s’y enracinait chaque jour plus profondément, saint Dominique, qui venait de fonder l’Ordre des Frères Prêcheurs, s’appliqua tout entier à la faire disparaître. Pour y arriver plus sûrement, il implora par des prières assidues le secours de la bienheureuse Vierge, dont les hérétiques attaquaient la dignité avec une souveraine impudence, et à laquelle il a été donné de détruire les hérésies dans l’univers entier. D’après la Tradition, Marie lui recommanda de prêcher le Rosaire au peuple, lui faisant entendre que cette prière serait un secours exceptionnellement efficace contre les hérésies et les vices. Aussi est-il prodigieux de voir avec quelle ferveur d’âme et avec quel succès il s’acquitta de la tâche imposée. Le Rosaire est une méthode déterminée de prière, dans laquelle on distingue quinze dizaines de salutations angéliques; elles sont séparées par l’oraison dominicale, et à chacune d’elles on se rappelle, dans une pieuse méditation, autant de mystères de notre rédemption. C’est donc à partir de ce moment que, grâce à saint Dominique, cette pieuse manière de prier commença à se faire connaître et à se répandre; et les Papes ont plusieurs fois affirme, dans leurs lettres apostoliques, que saint Dominique est l’auteur et l’instituteur de cette forme de prière.

Leçon v
Cette institution si salutaire fut pour le peuple chrétien la source d’innombrables bienfaits. On cite, entre autres, avec raison, la victoire que le saint Pontife Pie V et les princes chrétiens enflammés par ses paroles remportèrent, près des îles Échinades, sur le puissant sultan des Turcs (1571). En effet, au jour même où fut remportée cette victoire, les confréries du très saint Rosaire adressaient à Marie, dans tout l’univers, les supplications accoutumées et les prières prescrites selon l’usage. Aussi ce succès a-t-il été attribué, non sans raison, à ces prières. Grégoire XIII en a lui-même rendu témoignage, et pour qu’en souvenir d’un bienfait si extraordinaire, d’éternelles actions de grâces fussent rendues à la bienheureuse Vierge, invoquée sous l’appellation de Notre-Dame du Rosaire, il a concédé un Office du rite double majeur, à célébrer à perpétuité dans toutes les églises où il y aurait un autel du Rosaire (1573). D’autres Papes ont accordé des indulgences presque innombrables à ceux qui réciteraient le Rosaire et aux confréries du Rosaire.

Leçon vi
Une autre victoire insigne fut remportée en 1716, dans le royaume de Hongrie, sur les troupes innombrables des Turcs, par Charles VI, empereur élu des Romains, le jour où l’on célébrait la fête de la Dédicace de sainte Marie aux Neiges, et environ à l’heure où les confréries du très saint Rosaire, après avoir organisé dans la Ville sainte une supplication publique et solennelle, avec un immense concours de peuple et une grande piété, répandaient aux pieds du Seigneur de ferventes prières pour la défaite des Turcs, et imploraient humblement le puissant secours de la Vierge Mère de Dieu en faveur des Chrétiens. Clément XI jugea pieusement devoir attribuer cette victoire au patronage de la bienheureuse Vierge, ainsi que la délivrance de l’île de Corcyre assiégée par les Turcs, qui eut lieu peu après. C’est pourquoi, voulant perpétuer la mémoire et la reconnaissance d’un aussi insigne bienfait, il étendit à l’Église universelle la fête du Très Saint Rosaire, sous le même rite (1716). Benoît XIII ordonna d’insérer la mention de toutes ces faveurs dans le Bréviaire Romain. Enfin Léon XIII, en des temps très troublés pour l’Église, par ce cruel déchaînement de maux qui la pressent depuis si longtemps, a souvent et vivement poussé, par des lettres apostoliques réitérées, à la récitation fréquente du Rosaire Marial, surtout pendant le mois d’Octobre. Il a aussi élevé le rite de la solennité de la fête annuelle, ajouté aux Litanies de Lorette l’invocation «Reine du très saint Rosaire», et concédé à toute l’Église un Office propre pour cette même solennité (1887). Vénérons donc continuellement la très sainte Mère de Dieu, par cette prière qui lui est très agréable, pour que celle qui, tant de f0is invoquée par les fidèles du Christ avec les prières du Rosaire, leur a donné de battre et de ruiner leurs ennemis terrestres, leur accorde pareillement de triompher de leurs ennemis infernaux.


Annonciation, par Philippe de Champaigne (Metropolitan Museum of Art, New York)

Troisième Nocturne

Lecture du saint Évangile selon s. Luc
(ch. I, 26-38.
Version du Lectionnaire de 1964-65)

Leçon vii
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph; et le nom de la vierge était Marie. Etant entré où elle était, il lui dit: «Salut, pleine de grâce! Le Seigneur est avec vous; vous êtes bénie entre les femmes.» Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation. L’ange lui dit: «Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il règnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n’aura point de fin.» Marie dit à l’ange: «Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l’homme?» L’ange lui répondit: «L’Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu’Élisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l’on appelait stérile, car rien ne sera impossible pour Dieu.» Marie dit alors: «Voici la servante du Seigneur: qu’il me soit fait selon votre parole!» Et l’ange la quitta.

Homélie de saint Bernard, abbé
(Sur la b. Vierge Marie 11-12.
Texte latin: PL 184, 1020)
Voici ce qu’a fait Dieu pour exalter sa grâce en abaissant la sagesse de l’homme: il a daigné prendre chair d’une femme restée vierge, afin de restituer la ressemblance par ce qui est semblable, de guérir le contraire par son contraire, d’arracher l’épine vénéneuse et de détruire d’une main puissante l’arrêt de mort porté par le péché. Si Ève fut l’épine, Marie s’éleva comme la rose. Ève fut l’épine qui blessa, Marie, la rose qui soulage toutes douleurs. Ève, de sa pointe acérée infusa la mort à l’espèce humaine entière, Marie, comme une rose, lui rendit le salut. Rose? Oui, vraiment, puisque la blancheur de sa virginité s’unit à la pourpre de sa charité; elle est blanche par son intégrité corporelle, rouge par l’ardeur de son âme; blanche par la candeur de ses mœurs, rouge par sa véhémence à fouler aux pieds les vices; blanche par la pureté de ses affections, rouge par la mortification de sa chair; blanche par son amour pour Dieu, rouge par sa compassion pour le prochain.

Leçon viii
«Le Verbe s’est fait chair, et il a demeuré parmi nous» (Jn 1, 14). Il habite en notre mémoire, il habite en notre pensée, parce qu’il est descendu jusqu’à notre imagination! «Comment cela?», diras-tu. Eh bien, il fut couché dans une crèche, se reposa sur le sein d’une vierge, prêcha sur la montagne, passa les nuits en prière, fut suspendu à la croix où il mourut en répandant jusqu’à la dernière goutte de son sang; puis, «libre parmi les morts» (Ps 87, 6), il commanda aux enfers, ressuscita le troisième jour, montra aux Apôtres les traces des clous, signes de sa victoire, et, pour finir, pénétra sous leurs yeux jusqu’au plus haut des cieux. Voilà bien des sujets pour une méditation authentique et sainte!

Leçon ix
En me remémorant ces faits, c’est à Dieu que je pense. Car il est présent en tout. Je vous le dis: les méditer, c’est sagesse; à mon avis, c’est prudence que de faire jaillir le souvenir de leur suavité. Dans leurs amandes, la verge d’Aaron a produit son fruit savoureux. Marie en a goûté la sève dans les hauteurs et nous l’a rendue à profusion. Dans les hauteurs, certes, et même au-delà des anges, puisqu’elle reçut le Verbe du cœur même de son Père.


N.-D. du S. Rosaire, par Murillo

Aux Laudes

Hymne
Iam morte, victor, óbruta,
ab ínferis Christus redit,
fractísque culpæ vínculis,
cæli reclúdit límina.

Déjà vainqueur de la mort ensevelie,
des enfers, le Christ revient;
ayant brisé les liens du péché,
il ouvre les entrées du ciel.


Visus satis mortálibus
ascéndit ad cæléstia,
dextrǽque Patris ássidet
consors Patérnæ glóriæ.

Suffisamment vu des mortels,
il monte aux régions célestes
et s’assied à la droite du Père,
associé à la gloire paternelle.


Quem iam suis promíserat,
sanctum datúrus Spíritum,
linguis amóris ígneis
mæstis alúmnis ímpluit.

Celui qu’aux siens il avait promis,
l’Esprit-Saint qu’il devait donner,
en langues de feu d’amour,
il le répand sur ses disciples tristes.


Solúta carnis póndere
ad astra Virgo tóllitur,
excépta cæli iúbilo
et Angelórum cánticis.

Libérée du poids de la chair,
aux astres la Vierge est emportée,
reçue par la joie du ciel
et les cantiques des Anges.


Bis sena cingunt sídera
almæ paréntis vérticem:
throno propínqua Fílii
cunctis creátis ímperat.

Deux fois six astres couronnent
la tête de la Mère de vie;
tout près du trône de son Fils
elle commande à tout le créé.


Iesu, tibi sit glória,
qui natus es de Vírgine,
cum Patre, et almo Spíritu,
in sempitérna sǽcula. Amen.

Jésus, gloire soit à vous
qui êtes né de la Vierge,
ainsi qu’au Père et à l’Esprit de vie,
dans les siècles éternels. Ainsi soit-il.



Aux Vêpres

Hymne

Te gestiéntem gáudiis,
te sáuciam dolóribus,
te iugi amíctam glória,
o Virgo Mater, pángimus.

C’est vous, tressaillante de joie,
vous, broyée par les douleurs,
vous, revêtue d’éternelle gloire,
que nous chantons, ô Vierge Mère.


Ave, redúndans gáudio
dum cóncipis, dum vísitas;
et edis, offers, ínvenis,
mater beáta, Fílium.

Salut à vous, inondée de joie
en l’Annonciation, en la Visitation,
quand vous mettez au jour, offrez et retrouvez
ô bienheureuse Mère, votre Fils.


Ave, dolens, et íntimo
in corde agónem, vérbera,
spinas crucémque Fílii
perpéssa, princeps Mártyrum.

Salut à vous, dolente en votre cœur,
de l’agonie, de la flagellation,
des épines, de la croix de votre Fils,
en votre souffrance, Reine des Martyrs.


Ave, in triúmphis Fílii,
in ígnibus Parácliti,
in regni honóre et lúmine,
Regína fulgens glória.

Salut pour les triomphes du Fils,
les flammes du Paraclet,
l’honneur et l’éclat de votre règne,
Reine, brillante de gloire.


Veníte, gentes, cárpite
ex his rosas mystériis,
et pulchri amóris ínclytæ
Matri corónas néctite.

Venez, nations, et cueillez,
à ces mystères, des roses,
et à la gloire du bel amour,
à sa Mère, tressez des couronnes.


Iesu, tibi sit glória,
qui natus es de Vírgine,
cum Patre, et almo Spíritu,
in sempitérna sǽcula. Amen.

Jésus, gloire soit à vous
qui êtes né de la Vierge,
ainsi qu’au Père et à l’Esprit de vie,
dans les siècles éternels. Ainsi soit-il.
images/icones/marie.gif  ( 610242 )7 Oct - Notre Dame du Très Saint Rosaire par Castille (2011-10-06 23:39:49) 
[en réponse à 610229]



En action de grâces de la décisive victoire remportée à Lépante par la flotte chrétienne sur la flotte turque, le premier dimanche d'octobre 1571, le saint Pape Pie V institua une fête annuelle sous le titre de Sainte Marie de la Victoire; mais peu après, le Pape Grégoire XII changea le nom de cette fête en celui de Notre-Dame-du-Rosaire.

Le Rosaire avait été institué par saint Dominique au commencement du XIIIe siècle. Par le zèle des Papes, et aussi par les fruits abondants qu'il produisait dans l'Église, il devenait de plus en plus populaire. Au XVe siècle, le bienheureux Alain de La Roche, Dominicain, fut suscité par Marie pour raviver cette dévotion si excellente.

Plus tard, dans les premières années du XVIIIe siècle, parut un homme extraordinaire appelé à bon droit le Dominique des temps modernes, et qui fut le grand propagateur, l'apôtre de la dévotion au saint Rosaire; c'est saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

Depuis saint Dominique, il n'y a pas eu d'homme plus zélé que ce grand missionnaire pour l'établissement de la confrérie du Rosaire: il l'érigeait dans tous les lieux où elle ne l'était pas; c'est le moyen qu'il jugeait le plus puissant pour établir le règne de DIEU dans les âmes. Il composa lui-même une méthode de réciter le Rosaire, qui est restée la meilleure entre toutes, la plus facile à retenir, la plus instructive et la plus pieuse.

L’Apôtre de l'Ouest récitait tous les jours son Rosaire en entier, suivant sa méthode, et le faisait de même réciter publiquement tous les jours dans ses missions, et il a fait un point de règle à ses disciples de suivre son exemple.

Par son Rosaire quotidien, Montfort convertissait les plus grands pécheurs et les faisait persévérer dans la grâce et la ferveur de leur conversion; il pouvait dire: "Personne ne m'a résisté une fois que j'ai pu lui mettre la main au collet avec mon Rosaire!" Il avait mille industries pour propager et faire aimer le Rosaire: là, c'étaient quinze bannières représentant les quinze mystères du Rosaire; ailleurs, d'immenses Rosaires qu'on récitait en marchant, dans les églises ou autour des églises, à la manière du chemin de la Croix. Il exaltait le Rosaire dans ses cantiques; un tonnerre de voix répondait à la sienne, et tous les échos répétaient, de colline en colline, les gloires de cette dévotion bénie.

Son œuvre a continué après lui; c'est le Rosaire à la main que la Vendée, en 1793, a défendu ses foyers et ses autels; c'est aussi le Rosaire ou le chapelet à la main que les populations chrétiennes paraissent dans toutes les cérémonies religieuses.

La dévotion du Saint Rosaire prend aujourd’hui des développements immenses, universels, grâce à l’appel plusieurs fois éloquemment renouvelé par le pape Léon XIII.

Pratique : Faites-vous inscrire dans la confrérie du Rosaire ; récitez chaque jour le chapelet.



Saint Marc à la fin du IIIe siècle et au commencement du IVe, se distingua, dans le clergé de Rome, par son zèle et sa charité. Grâce à lui, un bon nombre de chrétiens demeurèrent fermes devant le martyre. Il succéda au pape saint Sylvestre, en 336, et ne fut chef de l'Église que huit mois et vingt jours. Saint Damase, dans son épitaphe, loue son désintéressement, son mépris pour les choses de la terre, son amour pour la prière, par lequel il attira sur l'Église l'effusion des bénédictions célestes.

SAINTE JUSTINE DE PADOUE
Vierge et Martyre


Sainte Justine était née à Padoue au 1er siècle de l'Église ; ses parents, fort honorés dans la ville, s'étaient convertis à la prédication d'un envoyé de saint Pierre et avaient obtenu du ciel, après un mariage longtemps stérile, cette fille qui devait être si célèbre par son martyre.

Justine, dès son enfance, fit le charme de ses parents; obéissante, réfléchie, sérieuse, elle unissait la maturité à l'ingénuité; la prière avait beaucoup plus d'attraits pour elle que les jeux de son âge; elle grandissait chaque jour dans le mépris du monde et dans l'amour de DIEU, et fit le vœu de virginité perpétuelle.

Justine avait seize ans environ, quand éclata la persécution de Néron. De nombreux chrétiens furent arrêtés, déchirés avec des ongles de fer, jetés dans des chaudières d'huile bouillante, écrasés sous de lourds pressoirs ou soumis à d'autres supplices non moins horribles.

La jeune vierge fut loin d'être intimidée; elle n'avait qu'un désir et ne demandait qu'une seule grâce, mourir pour JÉSUS-CHRIST. Elle pénétrait dans les prisons pour encourager les martyrs, les soigner, leur distribuer des secours. Un jour, elle revenait de la campagne où elle était allée visiter quelques fidèles qui s'y étaient retirés, quand elle tomba entre les mains des soldats qui la cherchaient.

Elle comprit que l'heure du grand combat était arrivée pour elle. Sans perdre son calme, elle demanda un instant pour prier; ils lui accordèrent quelques instants. Justine en profita pour s'agenouiller sur une pierre, et demanda à l'Époux de son âme de soutenir son courage et de la rendre fidèle jusqu'à la mort. A ce moment, la pierre où elle priait s'amollit comme de la cire, et conserva très visible l'empreinte de ses genoux.

Comprenant à ce signe qu'elle est exaucée, Justine se lève et marche avec courage. Le préfet, à la vue de cette jeune vierge dont la candeur rehaussait la beauté, se sentit épris d'amour pour elle et lui fit les plus flatteuses promesses : «Je me suis consacrée à JÉSUS-CHRIST, répondit-elle; jamais un mortel ne partagera mon cœur avec Lui.»

Le juge lui fit alors percer le cœur d'un coup d'épée. C'était le 7 octobre 63.

Pratique: Dans les circonstances difficiles, mettez-vous à genoux, priez avec ferveur.

INTROIBO : Notre Dame du Rosaire Saint Marc, Pape et Confesseur

HODIEMECUM : Fête du Très Saint Rosaire. 1571, 1716.

MAGNIFICAT : Notre Dame du Très Saint Rosaire

L'Evangile du Jour sur PerIpsum les Lectures du Jour

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

images/icones/coeur.gif  ( 610270 )Litanies de la Sainte Vierge Marie par ami de la Miséricorde (2011-10-07 11:14:19) 
[en réponse à 610242]

LITANIES DE LA SAINTE VIERGE

Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, ayez pitié de nous
Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous,
Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous,
Esprit-Saint, ayez pitié de nous,
Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous
Sainte Mère de Dieu, priez pour nous
Sainte Vierge des vierges, priez pour nous

Mère du Christ, priez pour nous
Mère de la divine grâce, priez pour nous
Mère très pure, priez pour nous
Mère très chaste, priez pour nous
Mère sans tache, priez pour nous
Mère sans corruption, priez pour nous
Mère aimable, priez pour nous
Mère admirable, priez pour nous
Mère du bon conseil, priez pour nous
Mère du Créateur, priez pour nous
Mère du Sauveur, priez pour nous
Vierge très prudente, priez pour nous
Vierge vénérable, priez pour nous
Vierge digne de louanges, priez pour nous
Vierge puissante, priez pour nous
Vierge clémente, priez pour nous
Vierge fidèle, priez pour nous
Miroir de justice, priez pour nous
Siège de la Sagesse, priez pour nous
Cause de notre joie, priez pour nous
Vase spirituel, priez pour nous
Vase honorable, priez pour nous
Vase insigne de dévotion, priez pour nous
Rose mystique, priez pour nous
Tour de David, priez pour nous
Tour d'ivoire, priez pour nous
Maison d'or, priez pour nous
Arche d'alliance, priez pour nous
Porte du ciel, priez pour nous
Étoile du matin, priez pour nous
Salut des infirmes, priez pour nous
Refuge des pécheurs, priez pour nous
Consolatrice des affligés,priez pour nous
Secours des chrétiens, priez pour nous
Reine des Anges,priez pour nous
Reine des Patriarches, priez pour nous
Reine des Prophètes, priez pour nous
Reine des Apôtres, priez pour nous
Reine des Martyrs, priez pour nous
Reine des Confesseurs, priez pour nous
Reine des Vierges, priez pour nous
Reine de tous les Saints, priez pour nous
Reine conçue sans la tache originelle, priez pour nous
Reine élevée au ciel, priez pour nous
Reine du très saint Rosaire, priez pour nous
Reine de la paix, priez pour nous

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous

V. Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu,

R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Prions :

Accordez-nous, nous Vous en prions, Seigneur notre Dieu, à nous Vos serviteurs, la grâce de jouir constamment de la santé de l'âme et du corps, et, par la glorieuse intercession de la Bienheureuse Marie, toujours vierge, d'être délivrés de la tristesse de la vie présente et de goûter l'éternelle félicité. Par Jésus-Christ, Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Source : notredamedesneiges.overblog.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 610271 )Méditation avec l'Imitation de Jésus-Christ par ami de la Miséricorde (2011-10-07 11:27:23) 
[en réponse à 610242]

Livre III
Qu'il faut considérer les secrets jugements de Dieu pour ne pas s'enorgueillir du bien qu'on fait

4. Qu'est-ce que toute chair devant vous ? L'argile s'élèvera-t'elle contre celui qui l'a formée ?
Comment celui dont le coeur est vraiment soumis à Dieu pourrait-il s'enfler d'une louange vaine ? Le monde entier ne saurait inspirer d'orgueil à celui que la vérité a soumis à son empire, et jamais il ne sera ému des applaudissements des hommes, celui dont toute l'espérance est affermie en Dieu. Car ceux qui parlent ne sont rien; ils s'évanouiront avec le bruit de leurs paroles, mais la vérité du Seigneur demeure éternellement.

Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde