Le Forum Catholique

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images/icones/vatican.gif  ( 609936 )Mgr Pozzo sur la réforme de la réforme par Leopardi (2011-10-04 08:38:17) 

Dernier paragraphe de l'interview accordée par Mgr Pozzo (je n'ai malheureusement pas le temps de tout traduire).

Nulla vieta di pensare che in un futuro si possa anche giungere ad una riunificazione delle due forme con elementi che si integrano a vicenda, ma questo non è un obiettivo da raggiungere in tempi brevi, soprattutto da raggiungere con una decisione presa a tavolino, ma richiede una maturazione di tutto il popolo cristiano a comprendere entrambe le due forme liturgiche del medesimo rito romano.

Rien n'interdit de penser que, dans le futur, on puisse atteindre une réunification des deux formes du rite, avec des éléments qui s'intègreraient réciproquement, mais ce n'est pas un objectif à atteindre à court terme, surtout pas une décision à prendre sur un coin de table, ma qui requiert une maturation de tout le peuple chrétien pour comprendre les deux formes liturgiques du même rite romain.
images/icones/fleche2.gif  ( 609950 )Autres extraits interessants par CMdelaRocca (2011-10-04 11:54:10) 
[en réponse à 609936]

Quelques autres extraits intéressants glanés dans l'interview que vous trouverez in extenso sur Messainlatino

A la question sur son sentiment sur le déroulement des colloques doctrinaux, Monseigneur répond:
"Mon impression est substantiellement positive pour la cordialité du dialogue, franc, sincère, vif . Le moment est décisif, même s'il n'était pas conclusif du chemin à parcourir."

-Existe-t-il un " modus procedendi" dans le cas où le préambule ne serait pas signé ?
"Le préambule est en cours d'examen, pour une réponse que nous souhaitons favorable, positive, affirmative. Il est toujours possible de demander des précisions, des éclaircissements. Poser le problème de ce qui arriverait si les difficultés devaient être insurmontables me parait hors de lieu. En ce moment ce problème ne se pose pas".

-La Fraternité, après un accord, pourrait-elle cohabiter dans une Eglise en crise sous le même toit que l'Eglise institutionnelle ?
"qui est vraiment et pleinement catholique , non seulement a le droit de vivre mais vit bien et se trouve bien dans l'Eglise.


images/icones/1a.gif  ( 609954 )Oui par Leopardi (2011-10-04 12:42:04) 
[en réponse à 609950]

Apparemment, il n'envisage pas, à ce stade, de refus de la part de la FSSPX.

C'est encourageant. Quant à la phrase sur ceux qui sont catholiques se sentent bien dans l'Eglise, elle est à double tranchant et pourrait s'adresser au collectif "Nous sommes l'Eglise".
images/icones/fleche2.gif  ( 610005 )Ce qui est inquiétant, par Vassilissa (2011-10-04 20:28:15) 
[en réponse à 609936]

très inquiétant même, c'est cette obsession, redite à la fin du texte, de vouloir "fondre" les "deux formes du rite romain". C'est bien là le but de la "réforme de la réforme", et nous devons être très vigilants pour préserver l'intégrité et l'intégralité de la messe tridentine.
images/icones/neutre.gif  ( 610011 )Pas nécessairement par ptk (2011-10-04 21:07:17) 
[en réponse à 610005]

Il peut, au terme de la fusion, ne rien rester de la messe catho-réformée.

Si vous mettez dans un même creuset un lingot d'or et une feuille de papier, le résultat va de soi!

images/icones/fleche2.gif  ( 610013 )Certes, par Vassilissa (2011-10-04 21:11:34) 
[en réponse à 610011]

mais on connaît la ruse et la mauvaise foi de certains de nos adversaires. Je persiste à penser que nous ne devons à aucun pris entrer dans cette manœuvre. Laissons la "forme très ordinaire" se dissoudre d'elle-même, sans surtout laisser toucher à notre joyau.
images/icones/neutre.gif  ( 610019 )une fusion fantasmagorique et dangereuse sauf dans un siècle par Luc Perrin (2011-10-04 22:24:58) 
[en réponse à 610011]

Je partage l'inquiétude de Vassilissa. Dans un avenir proche que pourrait être une "fusion" si ce n'est un absorption pure et simple, Summorum Pontificum réduit à la "parenthèse miséricordieuse" d'antan de Mgr Garnier et du cardinal Re.

Pour l'instant, la Forme ordinaire dans son acception la plus débridée est la norme partout à 95% si ce n'est plus dans la plupart des pays, rares sont les exceptions à la Polonaise et parfois ici ou là aux Etats-Unis par exemple.
Dans ces conditions, il est particulièrement irréfléchi d'imaginer une quelconque messe pie-paul ou hybride 1962/2002. Une goutte d'encre pure dans un océan d'eau ne teintera pas l'eau ...

D'autant plus que la réforme du Novus Ordo n'a pas même commencé ! Pire la seule retouche effectuée sous le pape Benoît XVI est une nouvelle multiplication des possibles pour les formules de congédiement de l'assemblée. Bref du Bugnini à 100 %, on attendait autre chose en matière liturgique.
Le principal point positif, la nouvelle traduction bien meilleure, du missel en anglais s'appliquera en novembre. Mais cela ne concerne pas le fond, le missel latin officiel demeure avec tous ses défauts, défauts reconnus par Joseph Ratzinger avant son élection au souverain pontificat.

En bref, si le voeu de Mgr Pozzo doit avoir un sens, cela supposerait une "rupture" radicale avec l'immobilisme actuel, que d'un coup la Congrégation pour le culte divin sorte de sa torpeur et que des documents de vraie réforme voient le jour, même si l'on veut agir graduellement. Quand on part de zéro, le chemin est long à parcourir.

Au-delà pour qu'une telle réforme soit plausible et viable, cela supposerait un terreau pour l'accueillir. Or là encore, rien n'a été fait : a-t-on avancé dans l'enseignement de la liturgie dans les séminaires et Facultés, y compris à Rome ? Où sont les évêques nommés qui font du sauvetage de la liturgie leur souci majeur ? Quel est le poids d'Adoremus (USA) et de Pro Liturgia (France), associations ô combien méritoires et qui parfois obtiennent un petit résultat isolé ? Faible, très faible.
Le jeune clergé en Occident, c'est moins net ailleurs, est ouvert à la lecture ratzingérienne en matière de liturgie, cela est vrai mais que pèse ce jeune clergé, quand on voit le triste abandon du curé Michel dans le diocèse d'Evreux, abandon jusque là cautionné par Rome ?

Je fais ici le bilan du négatif, le triomphe intact du néo-liturgisme ; il y a un minuscule positif avec quelques gestes symboliques (messes papales) qui n'engagent personne. Force est de constater qu'à ce rythme si lent, l'échéance d'un siècle n'est pas excessive. Disons 50 ans si l'on est très optimiste et que Rome se réveille vite, très vite même pour avancer une toute petite réformette. Donc la fusion n'est pas pour demain à moins que d'aucun souhaite dissoudre la Forme extraordinaire ce qui, à mon sens, n'est pas à l'ordre du jour. La cohabitation des deux Formes ne peut que servir si elle se prolonge suffisamment et s'amplifie avec bien plus de lieux avec la messe traditionnelle et, enfin, un enseignement mais hélas Universae Ecclesiae (2011) a reculé sur ce point.

nb. un point plus encourageant : retenu à domicile dimanche, j'ai écouté la messe sur France culture retransmise de Saint-Louis d'Antin (Paris). Remarquable chorale grégorienne, kyriale et même le Pater noster. Voilà qui est assez rare pour être cité et loué. Merci M. le Curé et au staff des émissions religieuses.
images/icones/1a.gif  ( 610034 )Une nouvelle tradition par Nemo (2011-10-05 08:11:12) 
[en réponse à 610019]

Je partage en tous points cette analyse. J'ajouterai juste quelques réflexions. Le jeune clergé reste hélas très ouvert à une liturgie à options et personalisable, novatrice : même si la différence avec ses prédécesseurs est qu'il pioche ses idées dans un univers plus traditionnel : du latin, du dos au peuple, des soutanes, des anciens ornements etc. C'est la tendance du Marini papal, un peu superficielle. C'est hélas un peu la façon dont il appréhende la messe traditionnelle.

D'un autre côté l'Eglise a généré en son sein des groupes très convaincus de la valeur des livres traditionnels, très méfiants face à la moindre évolution, persuadés qu'au milieu de la tempête actuelle, le missel traditionnel contient tout ce qu'il faut pour sauver les âmes et que sa réforme ne ferait que l'affaiblir. J'en suis. Après plus de quarante ans d'existence, l'autonomie et la pérénité de cette tendance mes semble établie. Elle est tacitement reconnue un peu partout. Il faudra composer avec ces gardiens vigilants.
images/icones/1h.gif  ( 610076 )Pas d'accord par Leopardi (2011-10-05 16:02:10) 
[en réponse à 610019]

La synthèse des deux rites est la seule issue possible à la schyzophrénie actuelle. Vous dépeignez volontairement un tableau sombre, sans tenir compte des conditions énoncées par Mgr Pozzo. Il dit que cette fusion ne pourra PAS se faire ni sur un coin de table, ni sans que les mentalités liturgiques n'aient auparavant changé.

En bref, cette fusion sera réalisée en douceur lorsque le peuple aura été rééduqué à l'espir traditionnel de la liturgie. Cette fusion sera donc 100% traditionnelle et ne fera qu'ajouter au VOM des éléments de mise à jour qui ne nuiront pas à son esprit, comme cela s'est toujours fait. A mon sens, le NOM 2 devrait être à 90% VOM.

Mais il n'arrivera que dans 30 ans.

Dans cette logique, il est important que le VOM gagne en visibilité, notamment via une réconciliation avec la FSSPX, pour habituer le peuple à ce rite.

En attendant, il n'y a que ceux qui n'ont pas charge de famille pour ne pas souhaiter une réconciliation des rites dans chaque paroisse.

Leopardi
images/icones/fleche2.gif  ( 610103 )merci pour cette utilisation par Vassilissa (2011-10-05 20:50:21) 
[en réponse à 610076]

opportuniste et parfaitement malhonnête de la messe traditionnelle (et de nos souffrances et efforts pour la sauver depuis 40 ans) pour un tel résultat. En d'autres termes : sabordons-nous; et sabordons la tradition de l'Église pour satisfaire ceux qui ont tout voulu, ou laissé , détruire ?

Quant aux familles et à leur confort, le Christ Lui-même a clairement dit que sa personne passait AVANT.
images/icones/1n.gif  ( 610116 )bizarre lecture par Luc Perrin (2011-10-05 21:47:46) 
[en réponse à 610076]

En gros vous résumez ce que j'écris pour dire "pas d'accord" ... en répétant tout ce que j'ai écrit mais en le mettant sous votre signature. C'est quasiment du plagiat.

Maintenant sur quelles bases actuelles voyez-vous d'ici 30 ans le NOM transformé en "90%" du VOM ?

J'ai fait le tableau exhaustif et factuel qui montre qu'il n'y a pas de base pour cela à ce jour : je le déplore mais je ne peux que le constater. Mgr Pozzo d'ailleurs n'assigne pas de délai et ne dit pas comment ni à partir de quoi cette fusion pourrait intervenir.
Vos incantations ne nous renseignent pas davantage, c'est dommage car s'il suffisait d'un post signé Leopardi et de 3 amstramgram ... je vous dirais : allez y vite, faîtes advenir ce miracle.

Enfin il n'y a aucune schyzophrénie puisque la plupart des "ordinaires" ne songent aucunement aux "extraordinaires" : ils ne sont donc pas déchirés intérieurement. L'Église vit en outre sans "schyzophrénie" avec une variété de rits depuis sa naissance.

Le problème n'est pas là : il est dans la capacité qu'ont les "ordinaires" de résister mentalement/spirituellement au libéralisme dévastateur. Et comment Rome devrait faire bien plus pour leur donner des armes spirituelles de meilleure qualité pour traverser cette épreuve. Et cela vaut pour tout baptisé, avec ou sans charge de famille.



images/icones/1z.gif  ( 610030 )Ca fait hégélien... par Introibo (2011-10-05 07:15:33) 
[en réponse à 610005]

Thèse : le rite romain
Antithèse : le rite réformé
Synthèse : ...