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images/icones/bible.gif  ( 609676 )Guérison de l'hydropique et vignerons homicides: Dimanche (Bréviaire) par Alexandre (2011-10-01 18:57:32) 


Le Repas de noces (1568), par Pieter Bruegel l'Ancien (Vienne, Kunsthistorisches Museum)

Dimanche 2 Octobre 2011

Aujourd’hui, il est possible (mais pas obligatoire)
de célébrer la solennité extérieure
de Notre-Dame du saint Rosaire.


I. BRÉVIAIRE ROMAIN (en vigueur jusqu’en 1960)

SEIZIÈME DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE
(PREMIER D’OCTOBRE)


Premier Nocturne

Commencement du premier livre des Machabées (ch. 1)
Leçon i
(vv. 1-7) Or, il arriva qu'après qu'Alexandre le Macédonien, fils de Philippe qui régna le premier dans la Grèce, fut sorti de la terre de Céthim, et qu'il eut frappé Darius, roi des Perses et des Mèdes, il livra de nombreux combats, et s'empara des villes fortes de toutes les nations, et tua les rois de la terre, et il passa jusqu'aux confins de la terre, et, il s'empara des dépouilles de la multitude des nations, et la terre se tut en sa présence. Et il assembla des forces, et une armée des plus puissantes, et son cœur s'éleva et s'enfla. Et il se rendit maître des contrées des nations ainsi que des rois, et ils devinrent ses tributaires. Et après cela, il se mit au lit, et il connut qu'il mourrait. Et il appela ses serviteurs, les grands qui avaient été nourris avec lui dès la jeunesse, et il leur partagea son royaume pendant qu'il vivait encore.

Leçon ii
(vv. 8-11) Or Alexandre régna douze ans, et il mourut. Et ses serviteurs possédèrent un royaume, chacun dans son lieu. Et ils prirent tous le diadème après sa mort, et leurs fils après eux, durant beaucoup d'années, et les maux se multiplièrent sur la terre. Et il sortit d'eux une racine pécheresse, Antiochus l'illustre, fils du roi Antiochus, qui avait été en otage à Rome; et il régna en l'année cent trente septième du règne des Grecs.


Leçon iii
(vv. 12-16) En ces jours-là, sortirent d'Israël des fils iniques et ils conseillèrent un grand nombre, disant: Allons, et faisons alliance avec les nations qui sont autour de nous; parce que depuis que nous nous sommes retirés d'elles, des maux nombreux sont tombés sur nous. Et ce discours parut bon à leurs yeux. Et quelques-uns du peuple résolurent de se rendre auprès du roi, et il leur donna pouvoir de pratiquer le droit des nations. Et ils bâtirent un gymnase à Jérusalem, selon les lois des nations. Et ils cachèrent les marques de la circoncision, et ils se séparèrent de l'alliance sainte, et ils se joignirent aux nations, et se vendirent afin de faire le mal.


Le roi païen Antiochus pénètre violemment dans le Sanctuaire

Deuxième Nocturne


Du livre Des Devoirs, de saint Ambroise, Évêque
(1, 40, 195-197. Texte latin: CCL 15, 73-74)

Leçon iv
Quelques-uns peut-être sont épris de la gloire des armes, au point de croire que la valeur guerrière est tout, et que j’ai évité d’en rien dire, parce que cette vertu manquerait chez les nôtres. Cependant quelle n’était pas la vaillance de Josué fils de Navé, qui, en une seule bataille, fit prisonniers cinq rois, les défaisant ainsi que leurs peuples? Pressant ensuite le combat contre les Gabaonites, et craignant que la nuit n’empêchât la victoire, il s’écria, dans la grandeur de sa foi et de son courage: «Que le soleil s’arrête»; et le soleil s’arrêta, jusqu’à ce que la victoire fût complète. Avec trois cents hommes, Gédéon triompha d’une nombreuse armée et d’un ennemi redoutable. Jonathas, encore adolescent, se distingua par de beaux faits d’armes.


Leçon v
Que dire des Machabées? Mais auparavant je mentionnerai cette troupe de juifs qui, déterminés à défendre le temple de Dieu et leurs saintes lois, s’étant vus attaqués déloyalement un jour de sabbat, au lieu de le violer, aimèrent mieux attendre sans armes les coups de l’ennemi, s’offrant ainsi tous avec joie au trépas. Mais ayant considéré que cet exemple, s’il était suivi, entraînerait la perte de la nation entière, les Machabées, étant eux-mêmes attaqués le jour du sabbat, surent venger la mort de leurs vertueux frères. Bientôt le roi Antiochus, irrité, alluma contre eux le feu de la guerre par ses généraux Lysias, Nicanor et Gorgias. Mais ses troupes d’Orientaux et d’Assyriens ne lui épargnèrent pas la honte de voir quarante-huit mille hommes battus par trois mille Juifs, au milieu de la plaine.

Leçon vi
Appréciez la bravoure d’un capitaine tel que Judas Machabée, d’après ce que fit un de ses soldats. Eléazar ayant remarqué un éléphant plus haut que les autres et couvert de la housse royale, en conjectura qu’il portait le roi. Il courut donc de toutes ses forces se précipiter au milieu de la légion; et se débarrassant de son bouclier, il frappait, il tuait des deux mains, jusqu’à ce qu’il eût joint l’éléphant. Alors il se mit dessous, et le perça de son glaive. L’animal s’affaisa donc sur Eléazar, qui mourut sous cette masse. Quel courage! Il ne craint point la mort; enveloppé de légions d’ennemis, il s’élance contre leurs rangs épais, il fend le bataillon, et rendu plus audacieux par le mépris de la mort, il rejette son bouclier, il prend son glaive à deux mains, et se jetant sous le ventre de l’animal, il lui enfonce le fer dans le corps: enveloppé plutôt qu’écrasé par la bête gisante, il est enseveli dans son triomphe.

Troisième Nocturne



Jésus guérit un hydropique (Reichenau [Allemagne], fresque du IX° s.)


Lecture du saint Évangile selon saint Luc
(14, 1-11; version du Lectionnaire de 1964-65)
Leçon vii
En ce temps-là,
Jésus était allé prendre son repas, un jour de sabbat,
chez l’un des chefs des pharisiens, et ceux-ci l’observaient.
Or, voici qu’il y avait devant lui un hydropique.
Jésus, prenant la parole, dit aux docteurs de la Loi et aux pharisiens:
«Est-il permis de guérir le jour du sabbat?»
Mais ils gardèrent le silence. Jésus, prenant le malade, le guérit et le renvoya.
Et il leur dit: «Lequel de vous, si son âne ou son bœuf tombe dans un puits,
ne l’en retire aussitôt, un jour du sabbat?»
Et ils ne pouvaient rien répondre à cela.

Il disait encore une parabole aux invités,
en remarquant comme ils choisissaient les premières places;
il leur disait:
«Lorsqu’on t’invite à des noces,
ne te mets pas à la première place;
de peur qu’on n’ait invité quelqu’un de plus digne que toi,
et que celui qui vous a invités, toi et lui,
ne vienne te dire: “Cède-lui la place”.
Alors tu irais, à ta honte, occuper la dernière place.
Au contraire, quand tu es invité,
va te mettre à la dernière place;
et ainsi, lorsque viendra celui qui t’a invité,
il te dira: “Mon ami, monte plus haut”.
Alors ce sera pour toi un honneur
devant tous les autres convives.

Car quiconque s’élève sera abaissé,
et qui s’abaisse sera élevé.»


Homélie de saint Ambroise, évêque
(Traité sur l’évangile de saint Luc, 7, 195-198.
Texte latin et autre traduction française: SC 52, 83-84)

Voici d’abord la guérison d’un hydropique, en qui le poids de la chair accablait l’âme et éteignait l’ardeur de l’esprit. Puis vient une leçon d’humilité, quand le Seigneur condamne ceux qui, dans le banquet nuptial, choisissent les premières places: il le fait néanmoins avec douceur, voulant qu’une bonté persuasive tempère la sévérité de la réprimande, que la raison serve à la persuasion, et que la correction réprime la convoitise. Cette leçon d’humilité est accompagnée d’une leçon de miséricorde, et les paroles du Seigneur nous prouvent que la miséricorde doit se pratiquer envers les pauvres et les faibles; car être hospitalier pour ceux qui en récompenseront, c’est plutôt de l’avarice que de la charité.


Leçon viii
Enfin, à l’un des convives, comme à un vétéran qui a fourni ses années de service, Jésus-Christ donne pour récompense le précepte du mépris des richesses; puisque le royaume des cieux ne peut être acquis, ni par celui qui, tout aux choses d’ici-bas, s’est acheté des possessions terrestres, le Seigneur ayant dit: «Vends ce que tu as et suis-moi» (Mt 19, 21); ni par celui qui s’est acheté des bœufs, Élisée ayant égorgé et distribué ceux qu’il avait (cf. 1 R 19, 21); ni enfin par ceux qui, ayant pris femme, pensent aux choses de ce monde, et non à celles de Dieu. Certes, l’état conjugal n’est point blâmé; seulement la virginité est appelée à un plus grand honneur. «Car la femme non mariée et la veuve pensent aux choses qui sont du Seigneur, afin d’être saintes de corps et d’esprit» (1 Co 7, 34).

Leçon ix
Mais, pour rentrer maintenant en grâce avec les gens mariés, comme plus haut nous nous sommes concilié les personnes veuves, disons que nous ne nous refusons point à l’opinion de plusieurs interprètes, estimant que les trois genres d’hommes exclus de la participation au grand festin sont : les païens, les Juifs et les hérétiques. L’Apôtre nous dit de fuir l’avarice, de crainte qu’embarrassés, comme les Gentils, dans l’iniquité, la malice, l’impudicité et l’avarice, nous ne puissions arriver au royaume du Christ. «Car aucun impudique, ou avare, ce qui est une idolâtrie, n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu» (Ep 5, 5).



II. BRÉVIAIRE ROMAIN (1961)

SEIZIÈME DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE
(PREMIER D’OCTOBRE)



Au Nocturne

Commencement du premier livre des Machabées (ch. 1)
1. (vv. 1-7) Or, il arriva qu’après qu’Alexandre le Macédonien, fils de Philippe qui régna le premier dans la Grèce, fut sorti de la terre de Céthim, et qu’il eut frappé Darius, roi des Perses et des Mèdes, il livra de nombreux combats, et s’empara des villes fortes de toutes les nations, et tua les rois de la terre, et il passa jusqu’aux confins de la terre, et il s’empara des dépouilles de la multitude des nations, et la terre se tut en sa présence. Et il assembla des forces, et une armée des plus puissantes, et son cœur s’éleva et s’enfla. Et il se rendit maître des contrées des nations ainsi que des rois, et ils devinrent ses tributaires. Et après cela, il se mit au lit, et il connut qu’il mourrait. Et il appela ses serviteurs, les grands qui avaient été nourris avec lui dès la jeunesse, et il leur partagea son royaume pendant qu’il vivait encore.

2. (vv. 8-16) Or Alexandre régna douze ans, et il mourut. Et ses serviteurs possédèrent un royaume, chacun dans son lieu. Et ils prirent tous le diadème après sa mort, et leurs fils après eux, durant beaucoup d’années, et les maux se multiplièrent sur la terre. Et il sortit d’eux une racine pécheresse, Antiochus l’illustre, fils du roi Antiochus, qui avait été en otage à Rome; et il régna en l’année cent trente septième du règne des Grecs. En ces jours-là, sortirent d’Israël des fils iniques et ils conseillèrent un grand nombre, disant: «Allons, et faisons alliance avec les nations qui sont autour de nous; parce que depuis que nous nous sommes retirés d’elles, des maux nombreux sont tombés sur nous.» Et ce discours parut bon à leurs yeux. Et quelques-uns du peuple résolurent de se rendre auprès du roi, et il leur donna pouvoir de pratiquer le droit des nations. Et ils bâtirent un gymnase à Jérusalem, selon les lois des nations. Et ils cachèrent les marques de la circoncision, et ils se séparèrent de l’alliance sainte, et ils se joignirent aux nations, et se vendirent afin de faire le mal.


Lecture du saint Évangile selon saint Luc
(14, 1-11; version du Lectionnaire de 1964-65)
Leçon vii
En ce temps-là,
Jésus était allé prendre son repas, un jour de sabbat,
chez l’un des chefs des pharisiens, et ceux-ci l’observaient.
Or, voici qu’il y avait devant lui un hydropique.
Jésus, prenant la parole, dit aux docteurs de la Loi et aux pharisiens:
«Est-il permis de guérir le jour du sabbat?»
Mais ils gardèrent le silence.
Jésus, prenant le malade, le guérit et le renvoya.
Et il leur dit: «Lequel de vous,
si son âne ou son bœuf tombe dans un puits,
ne l’en retire aussitôt, un jour du sabbat?»
Et ils ne pouvaient rien répondre à cela.

Il disait encore une parabole aux invités,
en remarquant comme ils choisissaient les premières places;
il leur disait:
«Lorsqu’on t’invite à des noces,
ne te mets pas à la première place;
de peur qu’on n’ait invité quelqu’un de plus digne que toi,
et que celui qui vous a invités, toi et lui,
ne vienne te dire: “Cède-lui la place”.
Alors tu irais, à ta honte, occuper la dernière place.
Au contraire, quand tu es invité,
va te mettre à la dernière place;
et ainsi, lorsque viendra celui qui t’a invité,
il te dira: “Mon ami, monte plus haut”.
Alors ce sera pour toi un honneur
devant tous les autres convives.

Car quiconque s’élève sera abaissé,
et qui s’abaisse sera élevé.»


Homélie de saint Ambroise, évêque
(Traité sur l’évangile de saint Luc, 7, 195.
Texte latin et autre traduction française: SC 52, 83)

Voici d’abord la guérison d’un hydropique, en qui le poids de la chair accablait l’âme et éteignait l’ardeur de l’esprit. Puis vient une leçon d’humilité, quand le Seigneur condamne ceux qui, dans le banquet nuptial, choisissent les premières places: il le fait néanmoins avec douceur, voulant qu’une bonté persuasive tempère la sévérité de la réprimande, que la raison serve à la persuasion, et que la correction réprime la convoitise. Cette leçon d’humilité est accompagnée d’une leçon de miséricorde, et les paroles du Seigneur nous prouvent que la miséricorde doit se pratiquer envers les pauvres et les faibles; car être hospitalier pour ceux qui en récompenseront, c’est plutôt de l’avarice que de la charité.



III. COMMENTAIRE PATRISTIQUE DE L’ÉVANGILE DU MISSEL DE 1970-2002

La Liturgia Horarum, c’est-à-dire le nouveau bréviaire romain, ne donne pas de commentaire de l’évangile de chaque dimanche, contrairement à la tradition. Le passage d’aujourd’hui (Mt 21, 33-43) se trouve, dans le Missel de 1570-1962, au Vendredi de la 2° semaine de Carême. On a donc reproduit ci-après le commentaire qu'en donne le Bréviaire Romain en usage jusqu'en 1969.





VINGT-SEPTIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
(Cycle des lectures A)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (21, 33-43; tr. officielle)

Jésus disait
aux chefs des prêtres et aux pharisiens:
«Écoutez cette parabole:
Un homme était propriétaire d’un domaine;
il planta une vigne, l’entoura d’une clôture,
y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde.
Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage.

Quand arriva le moment de la vendange,
il envoya ses serviteurs auprès des vignerons
pour se faire remettre le produit de la vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,
frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya
d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers;
mais ils furent traités de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils,
en se disant: “Ils respecteront mon fils.”
Mais, voyant le fils,
les vignerons se dirent entre eux:
“Voici l’héritier: allons-y ! tuons-le,
nous aurons l’héritage!”
Ils se saisirent de lui,
le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien, quand le maître de la vigne viendra,
que fera-t-il à ces vignerons?»
On lui répond:
«Ces misérables, il les fera périr misérablement.
Il donnera la vigne en fermage à d’autres vignerons,
qui en remettront le produit en temps voulu.»
Jésus leur dit:
«N’avez-vous jamais lu dans les Écritures:

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre angulaire.
C’est là l’œuvre du Seigneur,
une merveille sous nos yeux!

(Ps 117, 22-23)

Aussi, je vous le dis:
Le royaume de Dieu vous sera enlevé
pour être donné à un peuple
qui lui fera produire son fruit.»


Homélie de saint Ambroise, évêque
(Sur Luc 9, 23-25.
Texte latin et autre traduction: SC 52, 148-149)

Plusieurs rattachent au terme «vigne» des interprétations diverses, mais Isaïe a signifié clairement que «la vigne du Seigneur Sabaoth, c’est la maison d’Israël.» Cette vigne, qui donc l’a plantée, sinon Dieu? C’est lui qui l’a donnée en location, puis, s’en est allé très loin. Non pas que le Seigneur soit parti d’un lieu pour un autre, lui qui toujours est partout présent, mais parce qu’il est davantage présent à ceux qui aiment, il est lointain pour ceux qui le négligent. Son absence fut longue, pour que le règlement de compte ne semblât prématuré, car plus la libéralité se montre indulgente, et plus inexcusable est l’obstination dans le mal.

C’est donc bien à propos que tu lis en Matthieu: «Il l’entoura d’une clôture», c’est-à-dire, il la munit du rempart de la protection di vine, de peur qu’elle n’offre un accès facile aux incursions des fauves spirituels. «Et il y creusa un pressoir.» Comment entendre ce pressoir? Songeons que certains psaumes sont intitulés «Pour les pressoirs», parce que les mystères de la Passion du Seigneur y ont bouillonné avec plus d’abondance, tel un vin nouveau fermentant sous l’action de l’Esprit-Saint inspirant les prophètes. De là vient que l’on croyait ivres ceux que l’Esprit-Saint inondait. Donc, Dieu aussi creusa un pressoir où le fruit intérieur, le raisin des âmes, s’écoulerait en flots spirituels.

«Il y bâtit une tour», en élevant le faîte de la loi et cette vigne, ainsi fortifiée, équipée, parée, Dieu la loua aux Juifs. Puis, à la saison des vendanges, il envoya ses serviteurs. L’Évangile parle avec raison de la «saison des vendanges», et non de «la vendange», car les Juifs n’ont donné aucun fruit, nulle a été la récolte de cette vigne, dont le Seigneur dit: «J’en espérais du raisin, elle ne donna que des épines» (Is 5,2). Aussi n’est-ce pas d’un vin d’allégresse, deun moût spirituel que les pressoirs ont regorgé, mais du sang vermeil des prophètes.

Oraison
Omnípotens sempitérne Deus, qui abundántia pietátis tuæ
et mérita súpplicum excédis et vota,
effúnde super nos misericórdiam tuam,
ut dimíttas quæ consciéntia métuit,
et adícias quod orátio non præsúmit.

Traduction de dom Lefebvre (11° dim. après la Pentecôte)
Dieu tout-puissant et éternel,
dont l’immense bonté va au-delà de nos mérites
et même de nos désirs,
répandez sur nous votre miséricorde,
remettant ce que notre conscience a sujet de craindre
et accordant ce que notre prière n’ose point espérer.
images/icones/bible.gif  ( 609677 )En mémoire des Ss. Anges gardiens par Alexandre (2011-10-01 19:17:40) 
[en réponse à 609676]


L’ange gardien, par Nicola Fumo
(Naples [Italie], égl. Ste-Marie-l’Égyptienne)

Le 2 Octobre

LES SS. ANGES GARDIENS

Nota: On trouvera ci-après les hymnes et lectures du Bréviaire Romain en vigueur depuis l’institution de la fête (1670) jusqu’à la réforme de 1960-61. Le Bréviaire Romain de 1960-61 ne comporte que 3 lectures:

- lecture 1 = la même ci-dessous;
- lecture 2 = lectures 2 et 3 ci-dessous en une seule;
- lecture 3 = lecture 4 ci-dessous.


Aux Matines

Hymne

(XVI° s.; attribué à s. Robert Bellarmin)

Custódes hóminum psállimus Angelos,
natúræ frágili quos Pater áddidit
cæléstis cómites, insidiántibus
ne succúmberet hóstibus.

Nous chantons les anges, gardiens des hommes ;
le Père céleste les as donnés pour compagnons
à notre nature fragile, pour qu’elle
ne succombe pas aux embûches de l’ennemi.


Nam, quod corrúerit próditor ángelus,
concéssis mérito pulsus honóribus,
ardens invídia péllere nítitur
quos cælo Deus ádvocat.

Car à la suite de sa chute, l’ange apostat,
justement dépouillé des honneurs qui lui avaient été accordés,
brûlant de jalousie, s’efforce de repousser
ceux que Dieu appelle au ciel.


Huc, custos, ígitur pérvigil ádvola,
avértens pátria de tibi crédita
tam morbos ánimi quam requiéscere
quidquid non sinit íncolas.

Vole donc jusqu’à nous, gardien vigilant,
détourne de la patrie qui t’est confiée
les maladies de l’âme comme tout
ce qui s’oppose au repos de ses habitants.


Sanctæ sit Tríadi laus pia iúgiter,
cuius perpétuo númine máchina
triplex hæc régitur, cuius in ómnia
regnat glória sǽcula. Amen.

Louange éternelle à la Sainte Trinité,
dont la puissance ne cesse de gouverner
la triple machine du monde, et dans la gloire
règne pour les siècles des siècles. Amen.



Premier Nocturne


Du livre de l’Exode

Leçon i
(23, 20-23) Voilà que moi, j’enverrai mon Ange, afin qu’il te précède et te garde dans le chemin, et qu’il t’introduise dans le lieu que j’ai préparé. Respecte-le, écoute sa voix, et ne pense pas qu’il soit à mépriser car il ne te renverra point [comme exempt de faute] lorsque tu auras péché, et mon nom est en lui. Que si tu écoutes sa voix, et que tu fasses tout ce que je te dis, je serai un ennemi pour ton ennemi, j’affligerai ceux qui t’affligeront, et mon Ange te précédera.

Du prophète Zacharie

Leçon ii
(1, 7-11) La parole du Seigneur fut adressée à Zacharie, le Prophète, fils de Barachie, fils d’Addo, disant: «Je vis pendant la nuit, et voilà un homme monté sur un cheval roux, et il se tenait parmi les myrtes qui étaient dans un lieu profond; et après lui des chevaux roux mouchetés de blanc.» Et je dis: «Qui sont ceux-ci, ô mon Seigneur?» Et l’Ange qui parlait en moi, me répondit: «Moi, je t’indiquerai ce que ceci signifie.» Et l’homme qui se tenait parmi les myrtes répondit: «Ceux-ci sont ceux qu’a envoyés le Seigneur, afin qu’ils parcourent la terre.» Et ils répondirent à l’Ange du Seigneur, qui se tenait parmi les myrtes, et dirent: «Nous avons parcouru la terre, et voilà que toute la terre est habitée, et est en repos.»

Leçon iii
(2, 1-5) Et je levai les yeux, et je vis: et voilà un homme, et dans sa main un cordeau d’arpenteur. Et je dis: «Où vas-tu?» Et il me répondit: «Mesurer Jérusalem, et voir quelle est sa largeur et quelle est sa longueur.» Et voilà que l’Ange qui parlait en moi sortit, et un autre Ange sortait à sa rencontre. Et il lui dit: «Cours, parle à ce jeune homme, en disant: ‘Jérusalem sera habitée sans mur, à cause de la multitude des hommes et des troupeaux [qui seront] au milieu d’elle. Et moi je lui serai, dit le Seigneur, un mur de feu tout autour, et je serai dans la gloire au milieu d’elle.’»





Deuxième Nocturne

Sermon de saint Bernard, abbé (Sermons sur le ps. 90, 12, 4-9: PL 183, 232-235 et SBO 4, 459-462)

Leçon iv
«Il a commandé à ses Anges à ton sujet» (Ps 90, 11). Bonté insigne! Tendresse de charité vraiment admirable! Par qui ce commandement a-t-il été fait? A qui, et pour qui? Et quel est-il? Appliquons-nous, mes frères, à méditer cet ordre si important, ayons soin de ne pas l’oublier. Qui a commandé? à qui les Anges appartiennent-ils? à qui obéissent-ils? de qui exécutent-ils la volonté? «Il a commandé à ses Anges à ton sujet, de te garder dans toutes tes voies» (Ibidem). Et ils ne diffèrent pas, ils vous portent même entre leurs mains. C’est donc la souveraine majesté qui commande aux Anges, et à ses Anges, à ces esprits sublimes, aussi heureux que proches de Dieu, unis à lui et ses vrais familiers. Il les charge de nous. Qui sommes-nous: «Seigneur, qu’est-ce que l’homme pour que vous vous souveniez de lui, ou le fils de l’homme pour que vous en teniez compte?» (Ps 8, 5). Comme si «l’homme [n’était pas] pourriture, et le fils de l’homme, un ver» (Job 25, 6). Mais quel commandement pensez-vous qu’il ait donné pour vous? Celui de vous garder.

Leçon v
Combien cette parole doit-elle vous imprimer de respect, vous inspirer de dévotion, vous communiquer de confiance: de respect, à cause de leur présence; de dévotion, à cause de leur bonté; de confiance, à cause de leur protection! Marchez avec circonspection, puisque les Anges d’après l’ordre qu’ils ont reçu, vous accompagnent dans toutes vos voies. En quelque logis, en quelque endroit retiré que vous soyez, portez respect à votre Ange. Oseriez-vous devant lui ce que vous n’oseriez pas devant moi? ou doutez-vous de sa présence, parce que vous ne le voyez pas? Que feriez-vous si vous l’entendiez, si vous le touchiez, si vous le sentiez? Remarquez que ce n’est pas seulement au moyen de la vue qu’on est assuré de la présence des choses.

Leçon vi
Ainsi donc, mes frères, aimons-les en Dieu d’une tendre affection, ces Anges de Dieu avec qui nous devons être un jour héritiers de son royaume, et que notre Père céleste a placés auprès de nous pendant cette vie, en qualité de guides et de protecteurs. Que craindrions-nous avec de tels gardiens ? Ils ne peuvent être ni vaincus ni trompés par nos ennemis, et ils peuvent encore moins nous tromper, eux qui nous gardent dans toutes nos voies. Ils sont fidèles, ils sont prudents, ils sont puissants, que redoutons-nous? Suivons-les seulement; attachons-nous à eux, et demeurons ainsi sous la protection du Dieu du ciel. Toutes les fois que vous vous sentez pressés par une violente tentation et que vous êtes menacés d’une grande épreuve, invoquez celui qui est votre gardien, votre guide, votre «aide au temps du besoin, dans la tribulation» (Ps 9, 10). Criez vers lui et dites: «Seigneur, sauvez-nous, nous périssons» (Mt 8, 25).


Troisième Nocturne

Lecture du saint Évangile selon s. Matthieu
(18, 1-10)

Leçon vii
En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent: «Qui donc est le plus grand dans le Royaume des Cieux?» Alors Jésus appela un petit enfant; il le plaça au milieu d’eux, et il dit: «En vérité, je vous le dis, si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le Royaume des Cieux. Mais quiconque se fait petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le Royaume des Cieux. Et qui reçoit en mon nom un enfant comme celui-là, c’est moi qu’il reçoit. Mais celui qui scandalise un de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui suspende au cou une meule de moulin, et qu’on le précipite en pleine mer. Malheur au monde pour les scandales! Car il arrive forcément des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive! Si ta main ou ton pied sont pour toi une cause de scandale, coupe-les et jette-les loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la Vie manchot ou boiteux qu’être jeté avec tes deux mains et tes deux pieds dans le feu éternel. Et si ton œil est pour toi une cause de scandale, arrache-le et jette-le loin de toi; mieux vaut pour toi entrer borgne dans la Vie qu’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les Cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux Cieux.»


Homélie de saint Hilaire, évêque
(Comm. sur Mt 18, nn. 1, 3, 5.
Texte latin: PL 9, 1018-1020
et SC 258, 74...81)

Le Seigneur nous enseigne que nous ne pouvons entrer au royaume des cieux si nous ne reprenons la nature des enfants, c’est-à-dire si nous ne détruisons en nous, par la simplicité de l’enfance, les vices qui s’attachent à nos corps et à nos âmes. Sous le nom d’enfants, il nous fait entendre tous ceux qui croient en lui par la foi à sa parole. Les enfants, en effet, obéissent à leur père, aiment leur mère, ne savent désirer le mal du prochain, ne se soucient point des richesses; ils ne s’enflent point d’orgueil, ils ne haïssent point, ils ne mentent point, ils croient aux paroles qui leur sont dites, et ce qu’ils entendent, ils le tiennent pour véritable. Revenons donc à la simplicité des enfants, et dans cet état, portons en nous l’image de l’humilité du Seigneur.

Leçon viii
«Malheur à ce monde à cause des scandales» (Mt 18, 7). L’humilité de la passion est un scandale pour le monde. L’ignorance humaine est, en effet, surtout arrêtée en cela qu’elle n’a pas voulu reconnaître le Seigneur d’éternelle gloire, sous les ignominies de la croix. Et qu’y a-t-il de plus périlleux pour le monde, que de n’avoir pas reçu le Christ? Il dit être vraiment nécessaire qu’il survienne des scandales, parce que, pour la réalisation du mystère qui allait nous rendre la vie éternelle, l’humiliation de la passion devait être complète en lui.

Leçon ix
«Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits qui croient en moi» (Mt 18, 10). Il impose, à ceux-là surtout qui vraiment ont cru au Seigneur, les liens très étroits de l’amour mutuel. Les Anges des petits enfants voient Dieu tous les jours; «car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu» (Mt 18, 11). Ainsi le Fils de l’homme sauve; les Anges voient Dieu; les Anges des petits président aux prières des fidèles. Que les Anges président ainsi, c’est une doctrine absolument certaine. Les Anges offrent donc tous les jours à Dieu les prières des enfants que le Christ a sauvés, et il y a grand péril à mépriser celui dont les désirs et les demandes sont portés avec tant d’honneur jusqu’au trône du Dieu éternel et invisible, par le ministère des Anges qui forment sa cour.


Aux Laudes

Hymne
(XVI°-XVII° s.)

Ætérne Rector síderum,
qui, quidquid est, poténtia
magna creásti, nec regis
minóre providéntia:

Maître éternel des astres,
qui, avec une grande puissance,
avez créé tout ce qui est,
et le gouvernez avec une égale providence,


Adésto supplicántium
tibi reórum coétui,
lucísque sub crepúsculum
lucem novam da méntibus.

Soyez présent à cette assemblée
de pécheurs qui vous supplient
et, à l’aurore de ce jour,
donnez à nos âmes une lumière nouvelle.


Tuúsque nobis Angelus
eléctus ad custódiam,
hic adsit; a contágio
ut críminum nos prótegat.

Que votre ange député à notre garde
nous assiste,
qu’il nous protège
de la contagion des crimes.


Nobis dracónis ǽmuli
versútias extérminet;
ne rete frauduléntiæ
incáuta nectat péctora.

Qu’il anéantisse les ruses
du serpent jaloux,
de peur que les rets de son astuce
n’enlacent nos cœurs imprudents.


Metum repéllat hóstium
nostris procul de fínibus;
pacem procúret cívium,
fugétque pestiléntiam.

Qu’il refoule la crainte des ennemis
loin de nos frontières,
qu’il assure la paix des citoyens
et mette en fuite toute pestilence.


Deo Patri sit glória,
qui, quos redémit Fílius,
Et Sanctus unxit Spíritus,
Per Angelos custódiat. Amen.

A Dieu le Père soit la gloire;
que par les Anges il garde
ceux qu’a rachetés le Fils
et qu’a oints le Saint-Esprit. Amen.


Aux Vêpres

Même hymne qu’aux matines
images/icones/marie.gif  ( 609703 )02 Oct - Notre Dame du Rosaire par Castille (2011-10-01 23:55:17) 
[en réponse à 609676]



C'est une vérité de foi que les Anges, tout bienheureux qu'ils sont, reçoivent une mission de DIEU auprès des hommes; les paroles de NOTRE-SEIGNEUR, l'enseignement des docteurs et des saints, l'autorité de l'Église, ne nous permettent pas d'en douter.

Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que DIEU nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons.

C'est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d'un esprit céleste; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de DIEU.

Il est même certain que divers personnages, à raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou à raison des vues spéciales de DIEU sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs anges gardiens.

Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des anges ; l'Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.

Les Anges nous préservent d'une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions.

Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges ; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des Jugements de DIEU, et nous procurent divers moyens de conversion : ils portent nos bonnes œuvres et nos prières à DIEU, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l'heure de la mort, nous assistent au jugement de DIEU, visitent les âmes du purgatoire, et inspirent aux fidèles la pensée de les secourir.

Que rendre aux Anges gardiens pour tant de bienfaits? Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots : "Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les Anges ! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection. "

Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leurs bonnes inspirations. Imitons les saints dans le soin qu'ils ont montré de saluer les anges, de les honorer, de les prier.

Pratique: Ne passez pas un jour sans faire quelque acte de dévotion envers votre Ange gardien ; vivez dans la compagnie des anges, imitez les anges.

INTROIBO : Notre-Dame du Rosaire Les Saints Anges gardiens

HODIEMECUM : Les Saints Anges gardiens. 1608. MAGNIFICAT : Les Saints Anges Gardiens

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par Saint Amédée de Lausanne

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

images/icones/marie.gif  ( 609706 )Supplique à la Reine du Rosaire de Pompéi par ami de la Miséricorde (2011-10-02 01:16:28) 
[en réponse à 609703]

Supplique à la Reine du Rosaire de Pompéi

La Supplique à Notre-Dame du Saint-Rosaire de Pompéi, peut être récitée à tout moment de l'année, mais avec elle est récitée avec beaucoup de solennité à Pompéi et dans de nombreux lieux en Italie et du Monde entier à Midi, le 8 Mai, Fête de la Reine du Rosaire de Pompéi et le premier Dimanche d'octobre, Fête de jour Notre-Dame du Saint-Rosaire à Pompéi, à midi, car cette heure est "l'heure du Monde", avait dit le Bienheureux Bartolo Longo.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Ô Auguste Reine des Victoires, ô Souveraine du Ciel et de la Terre, à votre nom se réjouissent les cieux et tremblent les abysses, ô Reine glorieuse du Rosaire, nous, vos fils dévoués, réunis dans votre Temple de Pompéi en ce jour solennel, nous épanchons les affections de notre cœur et avec une confiance toute filiale, nous vous exprimons nos misères. Du Trône de clémence, où vous êtes assise en Reine, tournez, ô Marie, votre regard compatissant sur nous, sur nos familles, sur l’Italie, sur l’Europe, sur le monde. Ayez compassion des angoisses et des tourments qui assombrissent notre vie. Voyez, ô Mère, combien de dangers dans l’âme et dans le corps, combien de calamités et d’afflictions nous oppressent. Ô Mère, implorez pour nous la Miséricorde de votre divin Fils et vainquez, par la clémence, le cœur des pécheurs. Ce sont nos frères et vos fils qui coûtent tant de sang à votre doux Jésus et qui contristent votre Cœur très sensible. Montrez-vous à tous telle que vous êtes, Reine de paix et de pardon.

Je vous salue Marie

Il est vrai que nous, en premiers, bien que nous soyons vos fils, par nos péchés, nous crucifions de nouveau en notre cœur, Jésus et nous transperçons encore une fois votre Cœur. Nous le confessons: nous méritons les plus durs châtiments, mais vous, rappellez-vous que sur Golgotha, vous avez recueilli, avec le Sang divin, le testament du Rédempteur moribond qui vous a désignée comme notre Mère, Mère des pécheurs.

Comme notre Mère, vous êtes donc notre Avocate, notre espérance. Et nous, en gémissant, nous étendons nos mains suppliantes vers vous, et crions: Miséricorde! Ô Mère de bonté, ayez pitié de nous, de nos âmes, de nos familles, de nos parents, de nos amis, de nos défunts, et surtout de nos ennemis et de tous ceux qui se disent chrétiens et qui pourtant offensent le Cœur aimable de votre Fils. Nous implorons aujourd’hui pitié pour les Nations dévoyées, pour toute l’Europe, pour le monde entier, afin que, repenti, il retourne à votre Cœur. Miséricorde pour tous, ô Mère de Miséricorde!

Je vous salue Marie

Daignez, bienveillamment, ô Marie, nous exaucer! Jésus a remis dans vos mains tous les trésors de ses grâces et de ses Miséricordes. Vous êtes assise, couronnée Reine, à la droite de votre Fils, resplendissante de gloire immortelle sur tous les Chœurs des Anges. Vous étendez votre domination sur toute l’étendue des cieux et la terre et toutes les créatures sont soumises à vous. Vous êtes la toute-puissante par grâce, vous pouvez donc nous aider. Et si vous ne vouliez pas nous aider, parce que nous sommes des fils ingrats et indignes de votre protection, nous ne saurions à qui nous adresser. Votre cœur de Mère ne permettra pas de voir, vos fils, perdus.

L’Enfant que nous voyons sur vos genoux et la Couronne mystique que nous admirons dans votre main, nous inspirent confiance que nous serons exaucés. Et nous, nous avons pleine confiance en vous, nous nous abandonnons comme de faibles fils entre les bras de la plus tendre des mères, et, aujourd’hui même, nous attendons de vous les grâces tant désirées.

Je vous salue Marie

Demandons la bénédiction à Marie


Une dernière grâce, nous vous demandons maintenant, ô Reine, et vous ne pouvez pas nous la refuser en ce jour très solennel. Accordez-nous, à tous, votre amour fidèle et d’une façon spéciale, votre bénédiction maternelle. Nous ne nous détacherons pas de vous, jusqu’à ce que vous nous ayez bénis. Bénissez, ô Marie, en ce moment, le Souverain Pontife. Aux splendeurs antiques de votre Couronne, aux triomphes de votre Rosaire, pour lesquels vous êtes appelée Reine des Victoires, ajoutez encore ceci, ô Mère: accordez le triomphe à la religion et la paix à la Société humaine. Bénissez nos Évêques, nos prêtres et particulièrement tous ceux qui se dévouent pour l’honneur de votre Sanctuaire. Bénissez enfin tous les associés à votre Temple de Pompéi et tous ceux qui cultivent et diffusent la dévotion du Saint Rosaire. Ô Rosaire béni de Marie, douce Chaîne qui nous relie à Dieu, lien d’amour qui nous unit aux Anges, tour de salut contre les assauts de l’enfer, port sûr dans le naufrage commun, nous ne vous lâcherons jamais plus. Vous serez notre réconfort à l’heure de l’agonie, à vous le dernier baiser de la vie qui s’éteint. Et le dernier accent sur nos lèvres sera votre nom suave, ô Reine du Rosaire de Pompéi, ô notre Mère très chère, ô Refuge des pécheurs, ô Souveraine consolatrice des affligés. Soyez partout bénie, aujourd’hui et toujours, sur la terre et dans le ciel. Amen.

Salut, ô Reine !

Source : imagessaintes.canalblog.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/coeur.gif  ( 609708 )Prière à l'Ange Gardien par ami de la Miséricorde (2011-10-02 01:22:20) 
[en réponse à 609703]

Extrait de "L'Ange conducteur dans la vie chrétienne", Malines, H. Dessain, 1894.

O saint Ange, que Dieu, par un effet de sa bonté pour moi, a chargé du soin de ma conduite ; vous qui m'assistez dans mes besoins, qui me consolez dans mes peines et qui m'obtenez sans cesse de nouvelles faveurs, je vous rends de très humbles actions de grâces ; je vous conjure, aimable protecteur, de me continuer vos charitables soins, de me défendre contre tous mes ennemis, d'éloigner de moi les occasions du péché, de me rendre docile à vos inspirations et fidèle à les suivre, de me protéger à l'heure de ma mort, et de ne point me quitter que vous ne m'ayez conduit au séjour du repos éternel.
Ainsi soit-il.

Source : spiritualité-chrétienne.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

images/icones/fleur.gif  ( 609776 )Un vieux souvenir d'enfance par ptk (2011-10-02 18:10:49) 
[en réponse à 609708]


Veillez sur moi quand je m'éveille, Bon Ange, puisque Dieu l'a dit.
Et chaque nuit, quand je sommeille, penchez-vous sur mon petit lit.
Ayez pitié de ma faiblesse, à mes côtés marchez sans cesse.
Parlez-moi le long du chemin et, pendant que je vous écoute,
de peur que je ne tombe en route, Bon Ange, donnez-moi la main.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 609710 )Méditation avec l'Imitation de Jésus-Christ par ami de la Miséricorde (2011-10-02 01:30:10) 
[en réponse à 609703]

Livre III Qu'il faut obéir humblement, à l'exemple de Jésus-Christ (Reflexion)

[...] Tout péché, au contraire, n'est, comme le premier, qu'une désobéissance, une révolte.
Et l'homme est conçu dans la révolte, puisqu' il est conçu dans le péché; d'où cette belle et profonde expression du Psalmiste: Le pécheur est rebelle dès le sein de sa mère, et livré au mal dans ses entrailles. Aussi le sacrifice qui a expié le péché et réparé la nature humaine consiste-t-il essentiellement, suivant la doctrine du grand Apôtre, dans une obéissance infinie.
Le Christ s'est rendu obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la Croix. Et nous, misérables créatures, rachetées par cette prodigieuse obéissance, nous refuserions d'obéir ! Nous opposerions notre volonté à la volonté du Tout-Puissant, par cet épouvantable orgueil qui a créé l'enfer, où, dans les ténèbres, dans le supplice, dans la rage et le désespoir, dans l'ignominie de l'esclavage le plus abject et le plus hideux, l'ange prévaricateur et ses complices répéteront éternellement: Je n'obéirai point ! Non serviam ! [...]

Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde