Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=609578

( 609578 )
A qui confier l’ingouvernable diocèse de Poitiers ? par La mouche du coche (2011-09-30 22:39:44)
A qui confier l’ingouvernable diocèse de Poitiers ?
30 septembre 2011, Maximilien Bernard
Riposte catholique
Dans un article de jeudi dernier, le 22 septembre, je faisais état de la « rumeur Pansard » : l’évêque de Chartres ferait partie des candidats potentiels pour le siège métropolitain du Poitou. Ce diocèse attend la nomination du successeur de Mgr Rouet depuis le 13 février. Les noms circulent. Le nonce consulte, pèse. Mais, il se pourrait bien, qu’à ce jour, rien ne soit encore réglé. Et les rumeurs se lèvent, circulent, enflent.
C’est au point que Mgr Pascal Wintzer, évêque auxiliaire de Poitiers, administrateur apostolique, s’est cru obligé de publier un communiqué, le 27 septembre, sur le site du diocèse, repris le 29 septembre par La Croix (et Isabelle de Gaulmyn, folle de rage que des sites osent braver le prêt-à-penser de La Croix, en profite pour fustiger les poubelles d’Internet, allant jusqu’à évoquer le souvenir de La Sapinière…), communiqué dans lequel il rappelait l’engagement conciliaire irréversible du diocèse. Tout le monde a compris, à Poitiers, qu’il se faisait l’écho de la peur panique qui anime les hommes d’appareil du lieu devant la perspective d’une nomination vraiment ratzinguérienne. En réalité, rumeurs, communiqué, ont pour ainsi dire valeur de « votes » de la part de ceux qui les diffusent.
Il faut dire que Mgr Rouet a laissé derrière lui de véritables champs de mines :
- Le fameux « décret paroisses », dont tout le monde a entendu parler : une équipe de cinq responsables, (femmes et hommes laïques) est constituée comme noyau d’une « communauté chrétienne de base », à laquelle se joignent dix à vingt autres personnes ; des « ministères reconnus » sont conférés par l’Évêque aux cinq principaux responsables laïcs ; un prêtre « accompagne » toutes les communautés de base d’un secteur donné mais laisse à chacune le soin de se prendre en charge.
- Une situation financière particulièrement tendue (les finances sont dans le rouge, car comme on le sait, les prélats de gauche sont fort dépensiers).
- Une équipe de régents diocésains particulièrement conciliaires, que l’administrateur, qui fut nommé pour tenter d’« équilibrer » Mgr Rouet, s’avère incapable de dominer.
L’abbaye bénédictine de Ligugé, principale communauté religieuse du diocèse, ne serait semble-t-il pas fâchée d’une nomination « recentrée ». Mais la tendance traditionnelle est très bien représentée dans le diocèse, et elle sait qu’elle a pour elle l’avenir. D’où une attente très grande et une tension extrêmement forte : ces prêtres, dont un certain nombre sont des jeunes prêtres estiment qu’un redressement est encore possible et ils ne veulent en aucune façon que la démolition du diocèse continue. Ils le disent et le font savoir. Contre le « décret paroisse », un des meilleurs avocats ecclésiastiques de France a introduit les recours nécessaires en cour de Rome. Avec un appui inattendu : le P. Alphonse Borras, canoniste belge aux idées avancées, spécialiste du droit des paroisses, ne se prive pas de dénoncer le caractère fantaisiste du décret Rouet. Le nonce apostolique attend-il l’aboutissement de la procédure – c’est-à-dire, selon toute vraisemblance, l’annulation de ce texte épiscopal – pour enclencher la nomination d’un archevêque ?
Mgr Luigi Ventura, considéré lors de son arrivée en France comme un nonce franchement ratzinguérien, ne s’est en définitive véritablement réservé qu’une fraction de nominations « centristes » modérés (Sées, Albi, Montpellier), et il s’est plié, pour les autres nominations, au système d’autoreproduction de notre épiscopat. Mais depuis le faux pas retentissant de la stupéfiante nomination Fonlupt à Rodez, il se sait attendu, tant à Rome qu’en France, sur la nomination cruciale de Poitiers et sur le signe qu’elle va donner. Dans ce climat, elle finit par prendre une telle importance morale et symbolique, qu’elle pourrait devenir une nomination « réservée », c’est-à-dire faite concrètement par le Pape lui-même, comme pour les grands sièges, Milan, Paris, Lyon.
Un archevêque ratzinguérien pour le siège de saint Hilaire ? Il faudrait un héros, prêt à prendre le risque de s’enliser dans le marais poitevin.

( 609593 )
Je serais Benoît XVI par Mauges (2011-10-01 03:21:55)
[en réponse à 609578]
je nommerais -et ordonnerais si nécessaire- un évêque clandestin comme en Chine communiste!!! Sans passer par le Nonce qui n'est là que pour nommer des Mgr Fonglupt et les Ferrero Rocher de l'ambassadeur.
Il est curieux qu'il ne puisse se trouver un saint prêtre prêt à porter sa croix et se faisant un peu celle de NSJC... parce qu'après tout, évêque de Poitiers ce n'est pas non plus risquer sa vie comme nos frères catholiques de Chine ou d'autres pays (à moins que?).
A Poitiers un prêtre nommé évêque ne risque au pire que la palme du martyre quotidien. C'est vrai qu'à voir beaucoup d'évêques actuels, on peut douter que le devoir d'état soit une préoccupation prégnante. Etre évêque "dans l'esprit de Vatican II" c'est plutôt une sinécure... donc dans ce cas pourquoi refuser le job?

( 609601 )
On pourrait aussi le dissoudre par Arnold (2011-10-01 07:50:05)
[en réponse à 609593]
purement et simplement

( 609603 )
Je ne voudrais pas... par Introibo (2011-10-01 08:24:46)
[en réponse à 609578]
... avoir l'air de critiquer, mais ces nouvelles paroisses me semblent singulièrement peu catholiques : ça fait communauté de base dans la Russie soviétique des années 20...
Le fameux « décret paroisses », dont tout le monde a entendu parler : une équipe de cinq responsables, (femmes et hommes laïques) est constituée comme noyau d’une « communauté chrétienne de base », à laquelle se joignent dix à vingt autres personnes ; des « ministères reconnus » sont conférés par l’Évêque aux cinq principaux responsables laïcs ; un prêtre « accompagne » toutes les communautés de base d’un secteur donné mais laisse à chacune le soin de se prendre en charge.
Quant au "au système d’autoreproduction de notre épiscopat", ça ne finit pas de disparaître... Quand cette génération sera-t-elle enfin mise hors d'état de nuire ?

( 609608 )
c'est comme en politique par jejomau (2011-10-01 09:24:09)
[en réponse à 609603]
"ils" ne veulent pas laisser la place aux jeunes. Normal. "ils" appartiennent à la génération "68" et comme ils voient que leurs successeurs sont plutôt ..."réacs".. "ils" s'accrochent !

( 609611 )
Oui par Introibo (2011-10-01 09:50:16)
[en réponse à 609608]
C'est bien cela !
Ah, heureusement qu'ils ont la retraite à 75 ans...

( 609614 )
hélas, c'est comme pour le statut par blamont (2011-10-01 10:55:32)
[en réponse à 609611]
des généraux en 2° section, même à la retraite ils sont toujours considérés comme actifs.
Effectivement leur génération plus que vieillissante fait penser au Volkssturm. De quoi faire hâter la débâcle:
Tout ce à quoi ces gens ont cru s'écroule; ils pensaient ouvrir une éternelle ère printanière à la manière des dessins mièvres des TJ et finalement disparaissent dans les frimas d'une ère hivernale qu'ils ont provoquée.
leur oeuvre destructrice a demandé 50 ans pour s'accomplir et toucha quatre générations.
Le communisme bolchevique quant à lui a duré près de soixante-dix ans. Mais ils faut dire que c'étaient des pros.

( 609622 )
C'est cela ! par Introibo (2011-10-01 11:24:20)
[en réponse à 609614]
Avec les bolchos, au moins, on savait à quoi s'en tenir (enfin, sauf pour ceux qui sont tombés dans le mirage de la "main tendue"). Tandis que lorsque ça vient d'un Excellentissime et Révérendissime Monseigneur, ça glace le sang...

( 609631 )
pas évident par Rothomagus (2011-10-01 12:17:24)
[en réponse à 609608]
C'est tout de même bien risqué de nommer un jeune.
Un évêque de 70 ans, ça ne dure que 5 ans. Alors qu'un "jeune" de 40 ans, il y en a pour 35 ans ! Ce qui signifie qu'il ne faut pas se tromper, sinon les dégats seront grands.
Le nouvel évêque auxiliaire de Lyon en est la preuve, la Vatican se trouve parfois en grande difficulté pour évacuer le problème.
Et certains jeunes qui parassaient fort aptes, se sont révélés être des évêques décevants.
Pour Poitiers, je soutiendrais plutôt une candidature de redressement temporaire. Pourquoi pas un évêque étranger, pour bien marquer le caractère exceptionnel de la situation ? Italien, Anglais ou américain ? Pourquoi pas un fidèle prêtre ou évêque issu du corps des nonciatiures ?

( 609637 )
idée originale mais après tout par Luc Perrin (2011-10-01 13:22:17)
[en réponse à 609631]
Je souscris sur le principe à votre idée originale pour la France du recours à l'évêque étranger qui, après tout, est périodiquement utilisé pour l'Afrique, l'Asie voire l'Amérique latine. Mais ce serait un tel camouflet pour l'Église qui meurt en France que cela me semble hautement irréaliste.
Il est aussi vrai que le laboratoire de Poitiers montre tous les signes de la faillite des orientations prétendument "conciliaires", en fait largement étrangères à Vatican II, que Mgr Rouet a radicalisées et institutionalisées.
C'est un point qui serait à rectifier dans l'analyse qui ouvre le fil : il est imprudent de laisser ceux qui trahissent effrontément la lettre et l'esprit authentique du concile Vatican II se prévaloir d'un titre qu'ils usurpent. On peine à voir, par exemple, comment le "décret paroisses" est compatible avec Presbyterorum ordinis. On est en tout cas très loin de l'interprétation autorisée du rôle des laïcs donnée par Christifideles laici : ne confondons pas l'idéologie rouetiste, mise à jour du vieux catholicisme libéral avec une inclination pour le néo-modernisme, avec Vatican II.
Mais on voit bien les difficultés présentées par ce diocèse sinistré qui ont des analogies avec la situation qu'ont dû affronter Paul VI et Jean-Paul II avec les Pays-Bas.
Il y a en gros 4 options :
- la tentative de sauver le diocèse en y nommant un évêque pleinement catholique romain : ce fut le choix de Paul VI et Jean-Paul II, sera-ce celui de Benoît XVI qui fuit plutôt la confrontation en Europe jusqu'à présent, même s'il l'accepte ailleurs ?
La gravité du cas appellerait sans doute une décision courageuse tellement le malade poitevin est atteint profondément.
- l'option de confort vers laquelle penchent naturellement les bureaux de nonciature et romains : reconduire l'existant à travers une personnalité acceptable par l'establishment poitevin en escomptant voire en obtenant une vague promesse de "profil bas".
La maladie empirera et le malade en mourra peut-être mais après moi le déluge est un réflexe administratif commun.
- la recherche du compromis : trouver un candidat qui ne soit pas mal perçu par l'état-major diocésain et plus largement le clan néo-catholique libéral (cf. l'attaque virulente d'I. de Gaulmyn) tout en étant par exemple porteur de col romain ou un soupçon plus respectueux de Rome et du Magistère, au moins dans l'apparence.
Cela reviendra in fine à la solution 2 mais les bureaux sauveront la face temporairement.
Une variante pourrait être la nomination d'un évêque assez âgé pour un épiscopat de transition très molle.
- Enfin il y a le "wait and see" : l'administrateur apostolique voit son temps se prolonger encore pour laisser du temps au temps. Mais il est impuissant à faire évoluer positivement la situation : le veut-il d'ailleurs, ce n'est pas sûr si l'on s'en tient à l'éloge du statu quo qu'est le communiqué de Mgr Wintzer.
Par delà la grande misère d'un archidiocèse, l'enjeu est énorme : l'archevêque émérite pesait au sein de la CEF et nombre d'évêques français sont tentés, volens nolens, par le "modèle" (anti-modèle en fait) de Poitiers et répugnent à regarder vers les modèles d'Avignon et surtout Toulon-Fréjus. Quel sera le devenir de cet anti-modèle poitevin ? Par derrière cette nomination, c'est le devenir de la plus grande part de ce qui reste de catholicisme français qui se profile.
On comprend très bien l'agitation qu'elle suscite et le grand embarras tant du nonce que de Rome.
ps. une donnée qui nous échappe souvent est le facteur "refus" : on peut avoir un ou plusieurs candidats parfaits sur le papier qui refusent. On comprend bien que la vocation de martyr n'attire pas trop les candidats au siège de Poitiers.

( 609649 )
Ca se comprend par Anisvert (2011-10-01 14:28:39)
[en réponse à 609637]
En effet, tant que les apparatchiks du soviet sont en place, ce diocèse sera bloqué, on ne pourra rien y faire.
Il faut donc sortir les indéboulonnables, et là, c'est presque mission impossible. A moins de trouver une astuce, un moyen auquel personne n'a encore pensé, mais il faudra compter sans doute sur une dure, usante, farouche et très peu chrétienne opposition.
Ces apparatchiks se moquent bien de l'intérêt de l’Église, mais plutôt de leur petite place et du semblant de pouvoir (pas pour servir, mais pour commander) qu'ils s'imaginent avoir et puis cela occupe la retraite de certains : que feraient-ils sinon ? Prier ? Pas question.

( 609665 )
De deux choses l'une : par Armavir (2011-10-01 16:30:17)
[en réponse à 609649]
Ces aparatchiki sont-ils bénévoles ou sont-ils salariés ?
S'ils sont bénévoles, on les vire, vite fait bien fait, sans autre forme de procès. Et on annule toutes leurs réunions, commissions, séances de 'prise de parole', symposiums, assemblées générales ordinaires ou extraordinaires, tenues blanches, bleues ou roses ..... qui ne servent strictement à rien.
S'ils sont salariés, c'est plus compliqué : il faut leur trouver (en les provoquant au besoin, ce ne doit pas être très difficile) des fautes professionnelles graves pour pouvoir les licencier sans se retrouver au Prudhomme.
Ils se comportent comme s'ils étaient dans une société commerciale de profit, ils en connaissent les usages et doivent accepter qu'on en use ainsi avec eux.
Il ne faut surtout pas se montrer timoré en face de ces gens là : ils n'ont eu aucun scrupule à s'imposer souvent avec grossièreté, parfois même avec violence (songez au désespoir poignant des bons prêtres d'il y a 20 ou 30 ans, qu'on a mis au placard pour les mettre à leur place)
Ce sont le plus souvent des ratés, ayant eu une vie professionnelle peu ou pas intéressante et qui se croient soudain "arrivés" parce qu'on leur a donné un titre ronflant de "chef" de quelque chose.
Pitoyable bâton de maréchal pour ceux qui ne sont jamais allés au feu.
Surtout, ne pas donner la moindre aumône, le moindre denier du culte tant qu'ils seront en place. Les laisser accomplir une faillite complète et totale, avec dépôt de bilan.

( 609747 )
Vous n'y pensez pas ! par Anisvert (2011-10-02 14:08:39)
[en réponse à 609665]
Comme vous en parlez ! Tout semble rudement facile avec vous ! Allez hop, les bénévoles, dehors tout de suite, les salariés licenciement immédiat.
Sans compter sur la résistance de ce genre d'apparatchiks : vous pensez vraiment que vous - si vous étiez chargé d'assainir la situation - échapperiez aux prud'hommes, et que les bénévoles indéboulonables vous laisseraient faire sans brailler, au loup, au sadique, à "la méchante église catholique intolérante et loin des préoccupations des hommes et des femmes de notre moderne époque" ?
Tout cela à grands coups d'article perfides, scandaleux et malveillants voire calomnieux dans tous les canards et merdias locaux et même nationaux s'il le faut pour semer encore plus la zizanie et la division et désigner nommément le méchant intolérant, fermé d'esprit, rétrograde et facho, publiquement ? tsss tsss

( 609756 )
Il n'empêche, par Armavir (2011-10-02 15:44:26)
[en réponse à 609747]
il faudra bien un jour assainir et nettoyer les écuries d'Augias.
Cela ne peut plus durer, c'est la mort programmée de l'église, dont nous savons pourtant que les portes de l'enfer ne pourront l'emporter sur elle.
Solution plus douce pour vous faire plaisir : vue la moyenne d'âge de ces aparatchiki, la sélection va se faire tout naturellement, il suffit de faire comme dans les administrations : ne pas les remplacer. Même si, pour commencer, on ne peut en remplacer qu'un sur deux.
On n'a nul besoin de Castafiore à la voix chevrotante pour entonner et diriger les chants : l'orgue suffit largement : il donne la note, le tempo et assure la justesse par un accompagnement en sourdine. Quand j'étais enfant, dans mon église paroissiale, personne ne dirigeait les chants de la foule et cela se passait très bien. Les seuls "dirigés" étaient ceux de la chorale. Mais les chants ne changeaient pas tous les dimanches, ils étaient connus de tous !
Le "nettoyage" ne pourra se faire que par la tête, comme pour le poisson.
Ce sera donc aux évêques et aux prêtres de se retrousser les manches, au lieu de rester assis sans rien faire tandis que les laïcs de tout poil s'agitent dans le choeur à leur place.
Quand on a assisté à une ADAP, on n'a pas satisfait au devoir dominical, on n'a pas assisté à la Messe ...... pendant le même temps, les prêtres se réunissent par dizaines dans le choeur d'une seule et même église, apparemment inutiles, laissant sans prêtre et donc sans Messe des dizaines de paroisses.
A moins que ...... à moins que..... ces prêtres ne se réunissent ainsi que parce qu'ils ont peur des laïcs, peur de se retrouver seuls face à eux. Ils se regroupent de la sorte pour se donner du courage devant les viragos et vieux voyous qui pourraient devenir violents si on leur retirait leur bout de gras ?
Je n'avais pas pensé à cette explication du phénomène,, mais elle parait plausible !
On ne pourra pas faire l'économie de cette remise à niveau : les prêtres seront à nouveau des prêtres, les fidèles seront à nouveau des fidèles, hommes seront des hommes, les femmes seront des femmes ...... etc.....

( 609659 )
Vous parlez d'or par Aigle (2011-10-01 15:39:03)
[en réponse à 609637]
Luc Perrin parle d'or : sous couvert d'esprit du Concile, c'est le contre-pied des mesures de rénovation conciliaires qui semble avoir été pris à Poitiers. Contre-pied non pas au sens de la FSSPX (refus "réactionnaire" du concile et maintien intégral de l'héritage antérieur); mais contre-pied en écartant la lecture et l'application de bonne foi des textes conciliaires au profit de choix systématiques en faveur de changements radicaux non voulus par les Pères conciliaires.
Nommer un archevêque de Poitiers qui se bornerait à appliquer Vatican II serait déjà une forme de contre-révolution me semble-t-il.
Cela étant connaissant ma la situation locale, j'évalue mal la force des "révolutionnaires" en place : sont ils majoritaires dans le clergé ? parmi les fidèles ? que pèsent les Bénédictins de Ligugé ? que pèsent les charismatiques ? les tradis ?

( 609662 )
autre idée par Aigle (2011-10-01 16:09:48)
[en réponse à 609659]
le Père abbé de Ligugé ferait il un bon candidat ?

( 609663 )
pas seulement une poche de sang neuf, mais une exsanguino-transfusion par Presbu (2011-10-01 16:16:59)
[en réponse à 609637]
c'est à dire une congrégation assez riche en saints prêtres pour fournir outre le titulaire, deux auxiliaires ejusdem pastoralis suasionis voluntatisque, et trois vicaires généraux en plus, pour complêtement reprendre la gestion du malade: en pays de mission, ou en Croatie après les ravages musulmans, les franciscains reçurent la charge de diocèses entiers, jusqu'à ce que l'un après l'autre, ces derniers puissent voler de leurs propres ailes. La difficulté, c'est qu'il n'existe plus assez de jésuites ou de rédemptoristes ou d'OMI selon laligne de leurs fondateurs! Évidemment, pour que la greffe prenne, il faudrait de prudents et adroits pasteurs comme les Franciscains de l'Immaculée siciliens ou les Servi Jesu et Mariae germaniques, Et il faudrait une congrégation importante , qui pourrait dégarnir ses réserves, ? les Saint Martin d'ici 2012 ou 2013?

( 609838 )
Je pense... par Jacques (2011-10-02 23:51:15)
[en réponse à 609663]
Que notre nouvel évêque est déjà nommé et que Rome n'attend que l'examen complet du recours introduit à Rome pour officialiser.
Et je crois que la surprise risque d'être agréable.
Ici c'est le bazar, mais un noyau dur de prêtres biens formés est là et sera un soutien sans faille d'un évêque romain.
Quant aux salariés, le diocèse est ruiné, donc un plan de licenciement économique ferra l'affaire.
De belles choses se produisent, et en particulier l'éclosion du Père Patrice GOURIER qui revient de loin, mais est maintenant un soutien de taille pour ceux qui veulent un peu plus de catholicité...

( 609839 )
revenu de très, très, très loin ... par Luc Perrin (2011-10-03 00:11:24)
[en réponse à 609838]
souhaitons le car en 2010 encore, ce prêtre paraissait bien être d'une totale conformité avec l'air libéral du temps.
S'il est entré dans un processus de conversion et de sortie du néo-christianisme, Laudetur Jesus Christus. Après tout Paul a eu son chemin de Damas, le curé poitevin peut avoir le sien, je le lui souhaite.
Voici un "éloge" de son livre d'entretien Curé qui es-tu ?, d'avant la conversion dont parle Jacques :
"Ceux qui s'attendent ici à la réaffirmation rigide, parfumée à la naphtaline, d'un certain dogme perçu comme déconnecté de la réalité en seront pour leurs frais. D'emblée, en effet, il est plutôt question de placer l'activité du prêtre dans son contexte, à savoir celui de la société humaine et du contact avec les personnes. C'est avec le sens de la nuance que Patrice Gourrier, lecteur de Maurice Zundel et admirateur des Pères du Désert, approche, par exemple, la question du préservatif face au sida, renvoyant les puristes au principe du "moindre mal", admis par l'Eglise: si l'on ne peut se retenir de passer à l'acte, autant faire en sorte d'éviter qu'il soit mortel pour l'un des deux partenaires.
Nuance également dans l'approche du célibat des prêtres, avec quelques perspectives d'avenir: sachant que les prêtres anglicans mariés et convertis au catholicisme voient leur mariage reconnu, il y a une différence de traitement qu'il faudra bien aborder. Patrice Gourrier se montre cependant philosophe face aux lenteurs de l'évolution de l'église catholique... à ce sujet comme pour d'autres, tel l'ordination de femmes.
Homme d'Eglise, Patrice Gourrier est aussi homme du monde. Elisabeth Marshall aborde donc fort logiquement ses deux autres activités: la radio (Patrice Gourrier est co-animateur des "Grandes gueules") et la psychologie, qui occupe pas mal de place dans ce livre. Radio? Le père Patrice Gourrier déclare ne pas en profiter pour asséner les vérités de l'Eglise à coups de Bible cloutée sur la tête des récalcitrants; il préfère donner son point de vue, forcément différent, en essayant de faire en sorte qu'il soit également intéressant. Pour ce qui est de la psychologie, le prêtre sait qu'elle ne doit pas interférer avec son activité de prêtre, et vice versa; mais il est conscient que l'une éclaire l'autre.
Ce qui conduit à la question de la formation des prêtres, sujet qui ouvre ce livre. Il est abordé sur la base d'un constat: il y a un problème dans la formation des prêtres d'aujourd'hui, souvent mal préparés à ce qui les attend: beaucoup d'administration, beaucoup de travail avec des humains de toute sorte: bénévoles, gens en détresse, personnes qui viennent se confesser, etc. Un stage en paroisse prépare-t-il vraiment le séminariste à aborder tout cela? Patrice Gourrier en doute. D'un autre côté, le prêtre devrait-il être un manager? La réponse est ici positive. Un coup de plumeau? Indispensable! Psychologue, Patrice Gourrier donne ici des pistes.
Curé, qui es-tu ? : Plaidoyer pour un nouveau visage du prêtre par Patrice Gourrier "
http://fattorius.over-blog.com/article-patrice-gourrier-ou-la-figure-du-pretre-en-son-siecle-51670059.html