Le Forum Catholique
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( 609228 )
tribulations d'une mère de famille dans une école "catholique" par Quiquinette (2011-09-27 23:39:19)
Une fille en classe de CM2 dans une école catholique sous contrat, un livre de sciences, un chapitre "qu'est-ce qui change dans ton corps" et ... tout s'embrase comme une torche !
Ce n'est pas un scoop, puisque je ne suis pas la seule maman à être confrontée à ce genre de situation, et que bien des liseurs du FC en ont fait l'amer expérience avant moi, mais je ne pensais tout de même pas faire un constat aussi affigeant !
Après un rendez-vous avec la directrice qui s'est soldé par une fin de non-recevoir, je me suis fendue d'une lettre :
"Madame,
A la suite de notre entretien de jeudi dernier dans votre bureau, il me semble opportun de préciser ce qui a été dit.
En effet, le livre de sciences naturelles des classes de CE2, CM1 et CM2 (Magnard) utilisé dans la classe de CM2 de ma fille Pauline, aborde au chapitre 44 la sexualité, sous le titre « qu’est-ce qui change dans ton corps ? ».
Il constitue un apprentissage inadapté et déplacé. En voici la preuve, je cite :
« Qu’est-ce que l’éjaculation ? » (p121) « entre 11 et 18 ans, chez le garçon (...) les premières émissions de sperme (éjaculation) peuvent se produire » (p126) « que peut-il se passer lorsqu’une fille qui est réglée a un rapport sexuel sans contraception ? » « que peut-il se produire lorsqu’un garçon a un rapport sexuel sans préservatif ? » (p121).
Ce chapitre banalise le sexe et le plaisir au détriment de l’amour et du don de soi. Il n’explique pas l’union de deux êtres pour donner la vie. Il passe sous silence la valeur de la maternité. Au contraire, il n’aborde que l’aspect « technique » de l’acte sexuel et non l’éducation à l’amour. Pire encore, la conception n’est qu’une conséquence d’un acte dénué de toute relation affective et non une fin en soi, et elle est mise au rang des dangers à éviter. Ainsi acceptez-vous dans votre établissement (catholique faut-il vous le rappeler) un manuel qui prône une culture de mort, et est en inadéquation avec l’enseignement constant de l’Eglise.
Ce qui aggrave mon étonnement, c’est que lors de notre discussion, vous m’ayez dit très franchement, que vous ne connaissiez pas les programmes et que vous n’aviez pas regardé les livres ! J’en doute puisque vous êtes enseignante vous-même en CM1 et qu’en tant de directrice, une telle ignorance est une faute inexcusable. De plus, vous ne sembliez pas choquée des citations du livre que je vous ai faites. Vous comprendrez que ce manque de conviction de votre part ait provoqué chez moi un légitime agacement ....
Je pense que l’éducation à l’amour, surtout en CM2, est à réserver à la famille non à l’école, d’autant que je ne peux faire confiance en la matière à l’institutrice de Pauline. En effet, l’année dernière, en CM1, Madame M. n’a-t-elle pas raconté à toute la classe qu’elle avait fait une farce à son mari pour le 1er avril, en lui disant « Je suis enceinte » et qu’il lui a répondu « non, quelle catastrophe, ne parle pas de malheur ! ». Ainsi n’exprime-t-on pas aux enfants clairement que nous aurions préféré qu’ils n’existent pas ? que leur naissance nous dérange ? que la vie se maîtrise et est méprisable ? Autre réflexion de l’institutrice à sa classe, il y a une quinzaine de jours : « cette année, on va parler de sexe ». Ce qui prouve que Madame M. semble être dans la lignée du livre de sciences incriminé !
En conclusion, vous comprendrez, que d’une part, à l’âge de Pauline, je pense que l’éducation à l’amour se fasse au sein de la famille, que d’autre part, même si l’on pourrait à la rigueur admettre qu’un intervenant extérieur puisse s’y substituer, je ne pourrais pas faire confiance à Madame M., son institutrice ni même à vous, pour les raisons évoquées et qu’enfin et surtout j’attends d’une école catholique qu’elle respecte l’enseignement de l’Eglise, fut-il au détriment des programmes de l’éducation nationale.
Pour toutes ces raisons, je vous demanderai donc de me préciser votre position personnelle, et de me dire très précisément ce qui sera abordé en classe, qui l’enseignera, à quel moment de l’année (les jours et les heures). Au regard de votre réponse, je me réserverai la possibilité que ma fille Pauline n’assiste pas à ces cours.
veuillez agréer ...."
Hier, lors de la réunion des parents avec l'institutrice, j'ai remis le sujet sur le tapis : aucune réaction des parents. Je leur ai donc mis le livre sous le nez, pas un seul (sauf une maman qui m'a soutenue) n'a trouvé cela déplacé, choquant ou encore moins immoral.
Conclusion : j'ai fait l'amer constat que l'école catholique n'était plus catholique (et ne venez pas me dire que mon cas est une exception, ce n'est pas vrai. Ce sont les mêmes livres qui circulent dans tous les établissements sous-contrat. J'ai envoyé copie de ma lettre au directeur de l'enseignement catholique, pas de réponse à ce jour !) même si je le savais, c'est toujours douloureux de l'admettre,
que les cerveaux sont lavés et délavés par une pensée unique qui anesthésie tout bon sens et réaction saine,
.... que j'ai le coeur blessé, et qu'il fallait que je déverse ma tristesse auprès d'âmes compatissantes comme celles du FC, du moins je l'espère.
"ce que vous faites ne servira à rien" peut-être, mais c'est au moins pour l'honneur de Notre Seigneur !
Une Quiquinette blasée

( 609232 )
désolé mais par jejomau (2011-09-28 07:03:13)
[en réponse à 609228]
je nevois pas EN QUOI c'est la faute de l'école catholique . Je suis encore plus scandalisé que vous. Je trouve que les propos que vous citez sont même pornographiques. Je touve qu'un enfant de 10 ou 11 ans n'a pas apprendre de telles choses. A la limite : vers 14 ou 15 ans... mais certainement pas en CM1 ou CM2.
Mais en quoi est-ce la faute de l'école catholique ?
Les parents n'ont toujours pas compris que l'école................ catholique, bouddhiste, musulmane ou je en sais quoi ne fait qu'appliquer les directives du programme de l'Education Nationale. Que dans les écoles, il y a des syndicats qui veillent à tout. Que même le recrutement échappe à la direction. Qu'il n'est pas possible d'organiser même des cours de catéchisme dans ces écoles (même si le directeur était un pur intégriste!) à cause de la LOI !
Les parents pensent comme si rien n'avait bougé depuis 30 ans !! ALors que de multiples réformes ont eu lieu en douce.
Il n'y a que le "hors-contrat" qui permet vraiment de voir les choses autrement.
Si les parents veulent que ça changent : ils n'ont qu'à être plus "réacs" envers leur gouvernement, leurs députés. Je ne sais pas comment dire les choses, tiens..... C'est seulement en changeant ces lois iniques que les choses changeront.
S'ils ne font rien : c'est qu'ils sont bien d'accord pour qu'on enseigne toutes ces cochonneries à leurs enfants.
C'est sûrement pas la faute de l'école !

( 609234 )
si, quand même… par Jeanne Smits (2011-09-28 07:58:38)
[en réponse à 609232]
Les écoles sous contrat qui le veulent bien organisent bel et bien le catéchisme, messes fréquentes, confessions etc.
Et tout le monde n'a pas la chance de pouvoir choisir le hors contrat.
Dans l'école dont je parle en réponse à Quiquinette, il y avait et il y a d'excellentes choses même sur le plan spirituel. Certains profs excellents, d'autres complètement dans le moule. Mais y a-t-il assez de jeunes cathos doués qui choisissent l'enseignement ?
Le problème est aussi celui des parents "consommateurs" qui n'ont que faire d'une éducation catholique et choisissent le sous-contrat pour sa meilleure tenue.
Comme vous le dites, Jejomau, il est temps que les parents prennent la mesure des choses et réagissent.
Amitiés

( 609243 )
Certes mais le catéchisme par jejomau (2011-09-28 09:11:09)
[en réponse à 609234]
n'est pas obligatoire ! Les syndicats veillent à tout celà !

( 609249 )
Cela dépend… par Jeanne Smits (2011-09-28 09:43:12)
[en réponse à 609243]
Dans l'établissement où était notre fils, le catéchisme était obligatoire.

( 609287 )
parlons nous bien de la même chose ? par jejomau (2011-09-28 13:04:00)
[en réponse à 609249]
En "hors-contrat", je l'admets : le caté est obligatoire à partir du moment où la structure le veut et le peut. Dans le primaire, mes enfants ont tous suivi le caté obligatoirement avec interros .
Mais je parlais ici des écoles "sous-contrat". A ma connaissance, la direction n'a aucun pouvoir pour imposer le catéchisme. La catéchèse est donnée "pour ceux qui le veulent", non !?
C'est ce que je veux dire : la direction même catho. pratiquante et tout le "tra-la-la" ne peut pas beaucoup dans ce type de structures, non ?

( 609291 )
Oui, par Jeanne Smits (2011-09-28 14:15:04)
[en réponse à 609287]
… nous parlons de la même chose. Un important établissement sous contrat à Paris. Les parents acceptent cela en inscrivant leur enfant.

( 609294 )
Il est en effet trop facile de tout mettre sur le dos du contrat. par Lux (2011-09-28 14:27:07)
[en réponse à 609291]
Certes, le contrat est un frein à la constitution d'une école pleinement catholique. Cela est indéniable.
Mais il ne faudrait pas en faire un argument absolu, qui excuserait les pratiques en cours dans les établissements catholiques sous-contrat français. Quand on veut être catholique, on le peut - je vous le promets. Le vrai problème réside tout simplement dans la volonté. Il est tellement plus facile de se soumettre à la pensée unique de l'éducation nationale !
Je connais un établissement juif, privé, sous-contrat. Le "catéchisme" est obligatoire - deux heures par semaine -, le shabbat scrupuleusement respecté, la règlement intérieur à l'unisson avec la Loi, les jours fériés en adéquation avec les fêtes juives, les professeurs qui contrediraient la doctrine juive dans leurs cours renvoyés, etc. Le contrat est pourtant bien le même que celui qui signent nos écoles catholiques.
Quand on veut, on peut. Contraposée : si l'on ne peut pas, c'est avant tout parce qu'on ne veut pas. Il est douloureux de l'admettre, mais de nombreux "catholiques" refusent en France d'être catholiques.

( 609318 )
un bon livre sur ce sujet par Luc Perrin (2011-09-28 17:30:20)
[en réponse à 609294]
En effet, il est abusif de dire que le contrat en soi explique tout.
La loi Debré, même depuis les restrictions introduites par Ségolène Royal et le récent "socle commmun des connaissances", n'impose absolument pas, contrairement à ce qu'écrit jejomau, de copier les programmes de l'Education nationale à la lettre, moins encore de choisir des manuels médiocres comme celui-ci (ne confondons d'ailleurs pas "manuels" qui sont une interprétation et "programmes").
Pour ceux/celles intéressés par un regard historique sur cette question très actuelle, le colloque d'Amiens auquel j'avais pu participer, a été récemment publié :
Bruno Poucet (dir.), L'État et l'enseignement privé. L'application de la loi Debré (1959), Presses universitaires de Rennes, 2011, 361 pages.

( 609300 )
La direction par Vincent F (2011-09-28 15:02:26)
[en réponse à 609287]
ne peut certes pas imposer aux professeurs de donner des cours de catéchisme, il me semble. En revanche les professeurs ne peuvent pas empêcher qu'il y ait un cours de catéchisme donné par quelqu'un d'autre qu'eux. En particulier dans le secondaire ou les élèves ont un prof par matière. Dans le primaire je ne sais pas exactement mais je crois que la direction peut imposer un horaire de caté comme elle impose les heures de recréation.
Quand dans mon collège, le catéchisme est devenu facultatif, je crois que ce fut une idée de la bonne sœur qui en était responsable.

( 609336 )
Si cela existe par Bagheera (2011-09-28 21:08:40)
[en réponse à 609287]
... car dans le collège (sous contrat) où ma fille est depuis cette année, le catéchisme est obligatoire, il y a une heure de cours prévue par semaine dans chaque classe, de la 6ème à la Terminale, avec un thème pour chaque année. Il y a aussi une messe par semaine (non obligatoire, mais très fréquentée!) et l'aumonier propose de confesser ceux qui le désirent. D'autre part, le programme "Teenstars" est également proposé aux élèves à partir de la 3ème je crois.
J'avoue avoir été la première surprise (agréablement!!), par l'implication de "l'équipe de Pastorale" dans la vie de l'établissement, mais même si il est évident que cela n'a rien à voir avec le suivi spirituel d'une école hors contrat, il s'agit d'un très gros collège+lycée, et je n'imaginais pas que l'établissement était aussi rigoureux à ce niveau là.

( 609235 )
“sûrement pas la faute de l'école” par Vianney (2011-09-28 08:17:42)
[en réponse à 609232]
Oh que si ! Ce serait pareil pour chacun de nous si, afin de conserver notre job, nous acceptions une proposition malhonnête du patron, des syndicats ou de qui que ce soit : “fais ceci ou casse-toi”.
C’est doublement la faute de l’enseignement “catholique” (et de son pouvoir organisateur) :
1. d’avoir accepté des subventions de l’État (“la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit” disait déjà Napoléon), alors qu’il fallait au contraire lui arracher une exemption d’impôt correspondant à l’économie que les écoles libres lui permettaient de réaliser,
2. d’avoir ensuite accepté ses programmes, cochons ou non, en cédant à ses chantages.
Ce que les catholiques auraient dû organiser, à l’époque où ils manifestaient contre les gouvernements anticléricaux, c’est la grève de l’impôt. Certains se seraient retrouvés en prison, mais on aurait fini par leur donner satisfaction : le fric, il n’y a que ça que les crapules qui nous gouvernent comprennent...
Mais à présent, il est trop tard : les quelques rescapés de cet immense désastre spirituel ne font plus du tout le poids. Il leur reste à témoigner, comme nos pères dans la foi, en obéissant à Dieu plutôt qu’aux hommes.
V.

( 609238 )
D'accord par Jeanne Smits (2011-09-28 08:37:33)
[en réponse à 609235]
Avec ce que vous dites là.
Je voulais seulement souligner que les directeurs qui le veulent vraiment peuvent améliorer les choses bien qu'étant sous contrat, et que les profs avec du courage peuvent enseigner la vérité, même dans le sous-contrat.
Mais vous avez évidemment raison de souligner le vice de base.

( 609240 )
Le premier pas dans la bonne direction par Vianney (2011-09-28 08:55:36)
[en réponse à 609238]
...politiquement parlant, aurait été l’institution du coupon scolaire proposé par J. Madiran dans les années 80, soulignant à ce propos que l’école n’a que délégation des familles, conformément au principe de subsidiarité rappelé courageusement par Pie XI face aux prétentions étatistes du gouvernement de Mussolini.
À la même époque, Rémi Fontaine rappelait ce mot de Clémenceau qui en dit plus long que les discours convenus sur les droits de l’homme : “Il faut rendre à César ce qui est à César... et tout est à César” !
V.

( 609236 )
sauf que .... par Quiquinette (2011-09-28 08:24:51)
[en réponse à 609232]
"quand la Patrie est en danger, elle veut qu'on viole les lois qui la trahissent" disait Charles MAURRAS !
c'est donc bien de la responsabilité morale d'un chef d'établissement aussi (et des parents surtout, vous avez 1000 fois raison) de s'affranchir des directives de l'éducation nationale.
D'ailleurs je demandais à la directrice, lors de mon rendez-vous : "et si l'éducation nationale vous demandait d'enseigner aux enfants comment se droguer en 7 leçons, vous le feriez ?" Elle a bafouillé un vague : "ce n'est pas pareil" sur haussement d'épaules !
Alors, oui, c'est la loi qu'il faut changer, mais en attendant, il y a une responsabilité morale de la part des catholiques (même sous-contrat) de ne pas s'y soumettre, à commencer par nous parents.
Quant au chapitre sur l'école hors-contrat : évident ! Mon fils y est depuis quelques années, ma fille ira, et j'y ai fait toute ma scolarité, vous enfoncez des portes ouvertes avec moi, mais vous avez raison de le rappeler, on ne le dira jamais assez.
Il ne faut cependant pas tomber dans le travers qui consisterait à penser que puisque nous sommes sortis du "système" sous contrat, il ne nous concerne pas.
N'avons-nous pas le devoir de dénoncer ce qui est scandaleux, et peut-être aussi alerter des liseurs du Forum qui n'auraient pas eu l'idée de fouiner dans le livre de sciences de leurs enfants ?

( 609233 )
Comme vous avez raison ! par Jeanne Smits (2011-09-28 07:49:46)
[en réponse à 609228]
Je découvre avec horreur, à travers votre message, la teneur des manuels de CM2.
Nous avons eu la chance et la grâce de pouvoir mettre nos enfants dans le hors contrat au primaire : je me rappelle que notre directrice nous avait dit que les aberrations de l''« éducation » sexuelle commençaient dès cette classe, mais j'avais omis d'aller voir…
Nous avons eu le même problème, chère Quiquinette, avec notre aîné qui a fait son collège dans un grand établissement catholique parisien et qui est arrivé en 4e un an après les nouveaux programmes SVT, à la rentrée 2008.
Problème et choc : les manuels de SVT (TOUS) suivent avec application le programme qui, en la matière, porte essentiellement sur la contraception et les MST, et la liberté des jeunes par rapport à leurs parents. Le mode d'emploi du préservatif est fourni ; l'adresse du planning familial aussi.
Mon mari et moi, ainsi qu'une autre mère d'élève avons pris rendez-vous avec le directeur du collège. Nous savions qu'au moins 5 parents de la même classe que notre fils s'étaient émus des contenus.
Nous nous sommes heurtés à un langage lénifiant, impuissant, gêné : « Ce n'est pas satisfaisant, mais vous comprenez, vu l'état des banlieues… Non, nous ne pouvons pas couper les pages du manuel, il faut apprendre aux jeunes le respect des livres (!)… D'autant qu'ils nous sont donnés par le conseil général !… Non, cela coûterait trop cher de faire un manuel pour l'enseignement catholique… Non, on ne peut pas faire un cours sans manuel et uniquement des photocopies… » Et pour finir : « C'est aux parents de se bouger, sans vous nous ne pouvons rien. »
Il avait néanmoins gardé le manuel et l'avait passé au directeur de l'établissement. (Et nous l'avions racheté pour notre fils, et l'avions donné expurgé, en lui expliquant pourquoi.)
L'affaire a dû faire quelque bruit puisque quelques jours plus tard les parents de 4e ont été convoqués pour parler, notamment, de cette question.
Le directeur a commencé par se moquer "gentiment" des parents qui s'étaient mobilisés. On nous a dit : « Faites-nous confiance. » On nous a dit que les élèves de 4e ne sont pas du genre à aller feuilleter leurs manuels. On nous a même dit – et là, c'était l'aumônier qu'on avait sorti pour délivrer le message – : « Vos enfants en voient bien d'autres sur internet. »
Et il nous a été affirmé que les profs de SVT étaient de toute confiance et qu'ils aborderaient ce thème avec toute la délicatesse voulue. Voire pas du tout – ce qui semble avoir été le cas pour la classe de notre fils. Cela ne supprimait pas le scandale du manuel.
Mais j'avais en mémoire ce que nous avait dit, fort honnêtement, le précédent directeur du collège lorsque nous l'avions inscrit, et que nous avions posé la question des cours de bio et de ce qu'enseignaient effectivement les professeurs : « Mon autorité s'arrête à la porte de la classe. » De fait d'autres parents de ce même établissement avaient eu à se plaindre d'interminables séquences sur le préservatif – en 3e me semble-t-il.
En novembre (je crois) de cette année-là, j'assistai au deuxième colloque qui se déroulait aux Bernardins tout juste inaugurés, sur "humanae vitae". Le directeur de l'enseignement catholique de Paris y a fait une excellente table ronde pour dénoncer les manuels de SVT de 4e, annonçant que l'enseignement catholique allait faire pression sur les éditeurs scolaires pour obtenir autre chose, et qu'à défaut il envisagerait de faire son propre manuel.
Tout ce que l'on peut dire, c'est que ça ne va pas vite…
J'avais écrit une série d'articles pour dénoncer le scandale et rappeler le droit des parents en la matière, que j'avais même rassemblés en brochure, espérant obtenir une mobilisation des parents. Apparemment, la question ne les intéresse guère… Contrairement à ce qui se passe en Espagne où les parents catholiques, organisés et pugnaces, réagissent fortement.
Voilà, chère Quiquinette, tenez-nous au courant de la suite. Et bon courage. J'en connais qui ne bougent pas de peur de voir leurs chères têtes blondes pénalisées parce qu'ils auront osé réagir à ceci ou à cela…
Amitiés
Jeanne Smits

( 609239 )
Chère Jeanne Smiths, par Quiquinette (2011-09-28 08:41:38)
[en réponse à 609233]
la suite se présente ainsi :
- J'adresse une copie de ma lettre à l'APEL puisque la réunion de rentrée est la semaine prochaine
- j'attends la réponse de la directrice et du directeur de l'enseignement catholique de Haute Normandie destinataires de ma lettre.
- Puis j'envoie, ma lettre + les réponses (les aurai-je ? sinon, je ferai remarquer leur silence qui en dira encore plus long !) à :
. Mgr Descubes, évêque du diocèse de Rouen dont je dépend
. la responsable de la Pastorale de l'établissement
. le curé de ma paroisse, dont une majorité de paroissiens ont leurs enfants dans cette école
. les AFC
Si vous avez d'autres idées ou des conseils, dites-le moi ! Je n'ai pas envie de lâcher l'affaire, plus pour des raisons personnelles (puisque que je "gère" le cas de ma fille Pauline) mais le principe et l'honneur.

( 609241 )
si vous avez des réponses par Poildesouris (2011-09-28 08:56:24)
[en réponse à 609239]
Nous étions dans votre cas il y a 5 ans, avec en prime l'exposition du "Zizi sexuel de Titeuf" et des débats philosophiques sur l'avortement et l'euthanasie.
L'évêque n'a pas daigné nous répondre, la direction de l'école non plus.
Seul, le secrétariat général de l'enseignement catholique nous a répondu et nous a donné raison.
A ce jour tous nos enfants sont scolarisés dans des hors contrats catholiques (IBP et école montée par des mamans)sauf notre petit dernier de 4 ans.

( 609242 )
quiquinette par jejomau (2011-09-28 09:09:01)
[en réponse à 609239]
La première chose à faire est d'dresser un courrier à votre député (ou d'aller le voir dans sa permanence avec l'ouvrage en lui demandant s'il est heureux que son fils de 9 ans apprenne à quoi sert son "sperme") et à Mr Luc Châtel avec les références que vous avez trouvés dans vos livres. Il ne faut plus hésiter à le secouer.
Ce sont EUX qui font les Lois ou qui établissent les programmes. Ce sont à eux qu'il faut demander des comptes.
C'est en faisant comme vous que les parents pourront changer les choses. Simplement parcequ'ils montreront qu'ils se réveillent et qu'ils ne veulent plus de ces valeurs soixante-huitardes. A la veille d'élections, ça secoue toujours...

( 609251 )
oui par Rothomagus (2011-09-28 10:11:44)
[en réponse à 609242]
Chère Quiquinette, en CM2 vraiment je suis choqué !
J'abonde dans le sens de jejomau dans le précédent message.
En effet, la responsabilité des établissements d'enseignement publics ou privés sous contrat est moindre. C'est avant tout une affaire POLITIQUE !
Le problème central est au ministère avec l'élaboration des programmes ; puis aussi dans la déclinaison de ce programme dans les manuels d'enseignement.
C'est donc bien en premier lieu le député qu'il faut prévenir (il me semble que dans votre coin ce doit être un socialiste, mais peu importe), mais aussi le ministère. Accessoirement l'archevêque qui ne peut qu'abonder dans votre sens.
Pensez à la presse locale aussi, toujours en recherche de nouveautés à publier, ça pourrait les intéresser. Notamment le Paris-Normandie et le Courrier Cauchois (un ancien prêtre est journaliste chez eux).

( 609256 )
Les politiques par PEB (2011-09-28 10:28:50)
[en réponse à 609242]
Les politiques n'y sont pour rien dans les programmes scolaires.
Ceux-ci sont élaborés par le conseil des programmes de l'inspection générale de l'Education nationale. Le pauvre Luc Châtel, qui n'en peut mais, n'a, en la matière, pas plus de pouvoir que ceux d'un notaire.
Un ministre ne saurait s'opposer frontalement aux (grands) corps de son département. Les hauts-fonctionnaires, vaguement gauchisants, n'ont, d'ailleurs, que mépris et morgue pour les politiques.
Tous, y compris le hors-contrat, doivent obéir à l'Administration républicaine.
Il faudrait que nombres catholiques traditionnels osassent risquer leur âme dans la haute fonction publique afin de faire bouger les choses. Mais là encore, la pesanteur du milieu est telle que ce serait sans doute vain.

( 609262 )
Luc Chatel... par Rothomagus (2011-09-28 10:53:06)
[en réponse à 609256]
...n'est pas un ministre à poigne. Tout comme ceux qui l'ont précédé.
C'est bel et bien une question de volonté politique. Si des textes de loi, des décrets ou des circulaires doivent être modifiés, cela relève ou du Parlement, ou du ministère concerné. S'il n'y a pas de volonté, il n'y aura pas de changement.
On peut en déduire qu'il existe une complaisance du ministre de l'éducation nationale, vis-à-vis de ces programmes. Sa responsabilité est donc réelle, et je ne vois pas pourquoi on le dédouanerait.
C'est bien là toute la perversion du système, à savoir le fait que lorsque l'on cherche des responsables, on est bien en difficulté pour les trouver, tant les responsabilités sont éclatées entre les uns et les autres. Cette grosse machine avance ainsi tranquillement, et les sept travaux d'Hercule ne sont rien en comparaison au travail qui est nécessaire pour purger le système.

( 609266 )
C'est aussi par 8Charly (2011-09-28 11:02:18)
[en réponse à 609262]
Ce qu'il faut bien garder à l'esprit c'est aussi que le ministre est le reflet de la grande majorité de la société française qui est d'accord sur la plupart des contenus et qui est très à l'aise avec l'érotisation de la société.
Le ministre donne finalement ce que veut la société : pour vous en convaincre regardez les titres des journaux féminins, le volume des connexions sur les sites pornographiques, la publicité....
Alors quelques lignes dans un manuel de SVT....

( 609270 )
hélas par Rothomagus (2011-09-28 11:18:33)
[en réponse à 609266]
Oui, mais la majorité ne doit pas brimer la minorité.
Je comprends dans ces circonstances les familles qui retirent leurs enfants de l'école pour les instruire à la maison. Mais cela nécessite hélas que madame ne travaille pas, ce qui est délicat aujourd'hui.
Il serait bon de savoir aussi comment l'administration autorise et perçoit l'instruction à domicile. C'était pratique courante autrefois, même si cela a disparu quelque peu.
En revanche, dans la région voisine de Quiquinette, plus précisément la zone rurale d'Envermeu - Petit Caux, le taux de scolarisation n'est que de 42 %, et il semble que l'administration laisse cette situation perdurer, ce dont il faut se réjouir.

( 609275 )
3 fois hélas.... Mais prier et se battre 7 fois! par Castille (2011-09-28 11:52:21)
[en réponse à 609270]
Oui, mais la majorité ne doit pas brimer la minorité.
Hohoho! Hélas, mon bon Monsieur. La majorité fait ce qu'elle veut. Le peuple est souverain, non?
Je comprends dans ces circonstances les familles qui retirent leurs enfants de l'école pour les instruire à la maison. Mais cela nécessite hélas que madame ne travaille pas, ce qui est délicat aujourd'hui.
Vous avez raison, mais il est arrivé qu'on refuse le bac à ces enfants, il me semble qu'un pareil épisode avait défrayé la chronique.
Le problème est mondial et la solution doit en être familiale. Vous mesurez l'énormité de la tâche. C'est pour cela qu'il faut lutter de toutes ses forces, et prier de tout son coeur.
Ce n'est pas parce qu'un enfant verra des choses sur internet ou ailleurs qu'il faut que les parents l'invite dans leur chambre....
Nous ne pouvons choquer TROP TÔT leur conscience. Il y a des choses quand les enfants les comprennent, leur petit visage deviennent grave, leur coeur se gonfle et une joie malsaine ou une nausée se fait sentir. Quelque chose parcours leur sang. La petite fille "sait" juste qu'il ne faut pas en parler à sa maman. C'est à celle-ci de s'arranger pour rester accessible. Pas complice. Tout se passe comme si le métabolisme même de l'enfant n'est pas fait pour encaisser certaines vérités. Une adolescente de 14 ans m'a dit "Je ne me sens de nulle part. On dirait que je flotte". Et c'est à ce moment que l'ennemi des âmes nous les disputent.
"Toutes les grandes personnes ont été des enfants, mais peu d'entre elles s'en souviennent". Moi si. L'âme d'un enfant? Un diamant blanc-bleu qu'il faut protéger.
================
Voila pourquoi, voici comment, je déplore que l'Eglise catholique ait laissé ramener l'âge de la première communion à celle de la barmitsva ou de la profession de foi protestante, au lieu des 6 ans qui étaient avant le lot de l’Église Catholique. A 14 ans, le corps de l'ado a déja commencé à changer. Son innocence est déja atteinte....il a déja regarder Harry Potter (sourire) et Notre Seigneur dans son Eucharistie, ne lui fait plus le même effet. D'où la prière. Encore et toujours.

( 609298 )
Attention néanmoins... par Lux (2011-09-28 14:59:28)
[en réponse à 609275]
... à ne pas trop verser dans le mythe de l'innocence enfantine, de la pureté incarnée chez ces petites merveilles. Le péché originel nous touche dès notre conception, et cela se ressent bien chez un enfant de deux ans qui, par ses caprices, peut se montrer d'un égoïsme délirant.

( 609308 )
Merci de votre sollicitude. par Castille (2011-09-28 15:39:08)
[en réponse à 609298]
Ne vous en faites pas pour moi, cher Lux. On n'apprend pas à un "vieille guenon" etc etc.
2 ans (?) dites-vous? 24 mois!!!!!
Votre remarque est intéressante pour...un peu plus tard. Nous parlions de pré-ado et d'ado.
2 ANS...égoisme....délirant
Lux,
M'en voudriez-vous de vous renvoyer au titre de votre post "Attention, néanmoins....Tout est sa taille dans un enfant (de 2 ans) son égoisme ne peut être.... délirant.
Il ne dort pas?

( 609271 )
Nuance par Vincent F (2011-09-28 11:31:01)
[en réponse à 609262]
Vous faites remarquer deux choses importantes : M. Chatel n'est pas un ministre à poigne et il y a une complaisance vis à vis de ces programmes.
Néanmoins je nuancerai car la complaisance n'est pas nécessairement celle de M. Chatel mais surtout celle de ceux qui l'ont mis en poste.

( 609292 )
Merci par Jeanne Smits (2011-09-28 14:17:36)
[en réponse à 609239]
Et bravo pour votre courage et votre ténacité.
Je crois que vous avez fait le tour des responsables directs.
Cela aurait plus de poids si plus de parents se remuaient… mais là ça ne dépend plus de vous !
Amitiés, et dans l'attente de vos nouvelles
JS

( 609237 )
L’onanisme tranquille par Vianney (2011-09-28 08:33:05)
[en réponse à 609228]
Ainsi n’exprime-t-on pas aux enfants clairement que nous aurions préféré qu’ils n’existent pas ? que leur naissance nous dérange ?
C’est en surprenant, tout petit, une conversation des “grands” qui lui avait fait comprendre qu’il avait d’abord été “une catastrophe” pour ses parents, que le fondateur de
Pro Vita, futur père de famille nombreuse, a trouvé les lointaines racines de son combat contre l’avortement.
Udp,
V.

( 609247 )
Anecdote par Donapaleu (2011-09-28 09:28:32)
[en réponse à 609228]
J'avais, lors d'une conférence donnée juste après son intronisation, eu l'occasion d'écouter un évêque plutôt conservateur du Sud Ouest (du côté du Pays Basque si vous voyez de qui je parle !). Il a évoqué le problème des "écoles catholiques, enfin soi-disant catholiques !" je le cite, montrant ainsi qu'il était conscient de l'état de l'enseignement diocésain.
Lors d'une conversation privée ultérieure (très cordiale par ailleurs), à propos de la FSSPX envers laquelle il manifeste une nette hostilité, je lui ai demandé "Monseigneur, me conseillez vous de retirer mes enfants de l'école de la FSSPX pour les mettre dans les écoles que vous appelez soi-disant catholiques ?". Il a souri comme si je lui racontais une bonne blague mais s'est bien gardé de me donner un conseil précis !
Cette anecdote illustre bien l'état de l'école sous contrat et les difficultés et contradictions dans lesquelles sont empêtrés certains évêques malgré leur désir de bien faire. Monseigneur Cattenoz était également monté au créneau sur ce sujet, je ne sais pas avec quels résultats...

( 609253 )
Le problème des écoles catholiques sous contrat par Archange (2011-09-28 10:20:26)
[en réponse à 609247]
c'est qu'elles sont dirigées par des soit-disant catholiques pour des gens qui ne sont pas ou plus catholiques....
Je me souviens il y a quelques années, un ami ayant réussi le CAFEP (équivalent du CAPES pour le privé) était donc en formation à l'IUFM version enseignement privé, géré par la Catho, et des modules dispensés par l'IUFM de Paris.
Un soir discutant devant un verre il me parle de la formation dispensé par la Catho. Sur un des "cours" on y apprend que l'élève est au centre.... et là je me dis : et Dieu dans tout ça ? Rien....
Donc rien de surprenant.

( 609252 )
Il est loin le temps par Castille (2011-09-28 10:15:11)
[en réponse à 609228]
un chapitre "qu'est-ce qui change dans ton corps" et ... tout s'embrase comme une torche !
Où les chansons d'Aznavour, jugées avec raison trop suggestives, étaient interdites sur les ondes.
"On en veut spécialement à l'âme des tout-petits", il faut prier sainte Philomène en même temps qu'on se bat. Jamais monter seul au créneau. car tout se passe comme si l'idéologie entendait nous les prendre.
Existe-t-il plus lâche que les associations des parents d'élèves? De fait, elles ont donné tant de gage aux idées gauchistes que retrouvant nez à nez avec la réalité (impiété, théorie du genre, antipatriotisme), elles sont horrifiées et tétanisées de s'être laissées berner. Mais il est trop tard.
Oui, Il faut placer quand c'est possible l'enfant dans du hors-contrat. Et toujours "rebooter" encore et encore en vérifiant ce qu'il pense de tout. Et prier tout le temps, qu'ils nous voient faire des gestes pieux. Car dans la tête du "pré-ado/te et de l'ado-te", il se passe vraiment des choses. Il faut se montrer prudent et fin stratège.
Prions surtout la très Sainte Vierge pour q
u'Elle récupère nos enfants en amont quoiqu'il arrive.....Même comme ouvrier de la dernière heure. La vie est longue et dure. Personnellement j'aurais pu laisser toutes mes plumes dans le monde. Mais notre Seigneur m'a jugée digne et Il a sonné la fin de la mauvaise récré....Je le dois aux prières de feu ma mère.
Il faut prier sur nos enfants. Même lorsqu'ils ne veulent plus nous accompagner...parce qu'ils doivent sortir impérativement!!!!
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

( 609260 )
Une autre voix par Job (2011-09-28 10:51:57)
[en réponse à 609228]
Chère madame,
Comme à mon habitude, j'aime bien souvent faire entendre une autre voix sur certains sujets.
D'abord je pense qu'il serait intéressant de voir que les manuels scolaires s'adaptent à une évolution certes déplorable mais réelle qui rend les "pré-adolescents", notamment dès le CM2, de plus en plus précoces sur les sujets de sexualité. Pour m'occuper de jeunes qui représentent assez bien la diversité de la population française, je constate cette précocité avec des langages de plus en plus crus et une connaissance parfois ahurissante de l'étendue de ces "questions".
En ce sens peut on décemment reprocher au législateur de prendre en compte le fait que les jeunes dès le CM2 sont souvent projetés dans une société sexualisée ? De même je me félicite personnellement que les enfants puissent disposer d'une information lapidaire mais "technique", sans parti pris philosophique de ce point de vue, pour permettre d'éviter les furetages sur internet avec son lot d'horreurs en la matière. Je ne sais pas comment vous vivez vos relations parents-enfants, mais je ne suis pas certain qu'il soit très facile pour un adolescent ou un enfant de 12 ans de venir parler de ces questions avec ses parents comme il parlerait de la dernière console de jeux.
Là encore je trouve ce souci d'information légitime pour prévenir des comportements à risques surtout lorsque le dialogue est difficile.
Ensuite il faudrait rappeler aussi qu'un manuel n'est pas un cours ! Un manuel est par définition figé, froid, sans émotion et surtout hors contexte. Il est très rare qu'un professeur se contente en guise de cours, de lire le manuel. Généralement ledit manuel est utilisé comme un support documentaire en vue d'illustrer le propos de l'enseignant. A ce titre il n'est pas choquant que vous ne trouviez pas une transcription d'Evangelium Vitae dans un manuel scolaire ou même des considérations philosophico-morales.
En revanche le professeur dans l'enseignement de sa matière, usant des méthodes pédagogiques, va en revanche adapter la froideur informative au public en permettant justement d'engager la réflexion éthique, tout en préservant la liberté des enfants de s'ouvrir à leurs questionnements.
Je sais que dans le "monde" catholique on aime bien faire l'autruche. "Cachez ces sexes que nous ne saurions voir" avec cet angélisme sur les enfants à ce sujet. Mais je ne saurais que vous inviter de temps à temps à regarder par la fenêtre l'image de la société pour comprendre aussi à quels défis le législateur veut s'attaquer. On peut lui reprocher son manque de prise de position, mais pas celui d'essayer de ménager la chèvre et le chou en se concentrant sur l'aspect technique, délégant les considérations éthiques et morales aux familles leur laissant le soin d'expliquer la façon de bien « utiliser » ces techniques. On peut regretter cette approche, néanmoins je crois qu'elle permet le respect des conceptions de chacun et surtout de permettre aux enfants d'avoir l'information brute. A charge aux catéchistes, scoutisme et autres d'ouvrir plus large le spectre de la véritable chasteté pour apprendre le respect de l'autre.
Bien à vous.

( 609267 )
pour résumer votre position par Donapaleu (2011-09-28 11:08:07)
[en réponse à 609260]
Comme Clémenceau vous pensez : "Quand des événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs".
Peu de chance que ça s'améliore...

( 609268 )
Monsieur par Castille (2011-09-28 11:10:06)
[en réponse à 609260]
C'est très dur ce que vous venez de poster.
A défaut de charité, vous auriez pu faire montre d'un peu d’identification.
Une mère aux abois -car c'est de cela qu'il s'agit- n'a pas besoin de lire ça.
C'est quoi cette différence voltairienne gnangnan entre un manuel scolaire qui n'est pas un cours. Dans une tasse à café ou dans un verre à thé, l'arsenic n'est-il pas le même?
J'aime autant vous dire que cela fait mal -d'écoeurement- de vous lire.
Raisonnement cynique de "franc-fossoyeur" que le vôtre. Bien enrobé, but SAW
C'est la première fois que je vous lis, je suis édifiée. On ne m'y reprendra plus.
Zut alors!
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

( 609273 )
A Castille et consorts par Job (2011-09-28 11:34:42)
[en réponse à 609268]
Bon déjà on va se calmer. Une mère "aux abois" c'est par exemple une mère seule qui élève ses enfants parce que le père s'est tiré la laissant seule en plan. Les gosses sont livrés à eux même, la mère travaillant d'arrache pied pour les loger et les nourrir. Résultat dans ces circonstances, les enfants sont confrontés à la violence ordinaire et à une sexualité débridée qui s'exprime partout.
Dans cette situation je veux bien qu'on parle de "mère aux abois". Là on est dans le cas d'une mère qui pour des raisons légitimes somme toute, s'oppose à une certaine façon d'enseigner l'éducation sexuelle. Les mots ont un sens, arrêtons de dramatiser à l'extrême !
C'est quoi cette différence voltairienne gnangnan entre un manuel scolaire qui n'est pas un cours. Dans une tasse à café ou dans un verre à thé, l'arsenic n'est-il pas le même?
C'est bien, cela permet de voir que pour vous le sexe est un arsenic... Au moins on voit quel message positif vous véhiculez à ce sujet et ceci en contradiction totale avec le discours de l’Église qui souhaite au contraire remettre un discours positif sur ce thème.
Cette différence "voltairienne" se fonde sur l'expérience que j'ai pu avoir et que j'ai encore aujourd'hui puisque je ne suis pas très loin du monde de l'enseignement. Évidemment si on imagine sérieusement qu'un professeur arrive en guise de cours avec le programme officiel de l'éducation nationale ou des manuels, sans rajout ni apport personnel, alors je comprends qu'on puisse s'inquiéter. Mais dans ce cas mon inquiétude ne porterait pas seulement sur le cas de l'éducation sexuelle mais sur TOUT l'enseignement !
Là encore je vous invite de temps en temps à voir un peu le monde comment il fonctionne en dehors d'un certain vase clos. Mon parcours m'a fait côtoyer lorsque j'étais au collège ou au lycée, des personnes socialement très diverses avec des situations de vies parfois épouvantables. Je sais aussi comment ces informations "techniques" qui vous choquent tant ont pu leur être utiles pour prévenir des comportements à risques. Faute de grives on mange des merles, faute de la chasteté demandée par l’Église, autant limiter les dégâts collatéraux comme le faisait remarquer le Pape dans Lumière du monde.
Bref les manuels sont faits pour le plus grand nombre et permettent à chacun de disposer d'une information brute de décoffrage en support généralement à un cours sur le sujet qui permet d'ouvrir aux questionnements des uns et des autres. Cependant il ne faut pas non plus dramatiser à l'extrême ces fameux "cours" de SVT. A mon époque (C'était il y a moins de 6 ans) ils donnaient lieu en général à des discussions amusées qui ouvraient généralement une discussion très intéressante sur le regard des garçons sur les filles et inversement. Cela invitait aussi à se regarder autrement, en dehors du fantasme et des préjugés pour apprendre à se respecter. Je précise que j'étais dans le public et que jamais de tels cours n'ont donné lieu à des incitations à la débauche ou je ne sais quoi. Au contraire nous avions une réelle liberté de ton qui permettait avec nos mots de poser les questions à des professeurs. Cela évitait d'aller piocher sur le net tout et n'importe quoi comme le font beaucoup de jeunes et pour le coup avec une vraie incitation à la débauche !
C'est que vous pensez de l'évangile aussi?
C'est toujours aussi agréable les sous entendus de ce genre comme quoi en fait, je serais quelqu'un sans foi parce que je refuserais par exemple de faire de la censure de manuels ou du découpage de pages dans les programmes TV. Ceci dit je pourrais très bien transposer ces considérations sur les textes des manuels à l’Évangile. En effet sans la Tradition, seconde source de notre foi, l’Évangile peut être lu de façon biaisée et ainsi tomber dans une lecture fondamentaliste et protestante du texte. Mais bien sûr, j'imagine que ce genre de subtilités ne vous a pas effleuré l'esprit.

( 609277 )
Je suis assez d'accord par Justin Petipeu (2011-09-28 12:02:21)
[en réponse à 609273]
Tout dépend de ce qu'on trouve effectivement dans le manuel et le cours qui suit.
Personnellement, je me rappelle avoir vu cela en 4ème dans un collège sous-contrat. Approche parfaitement neutre et physiologique de la sexualité...Pas de quoi fouetter un chat.

( 609279 )
Moi aussi par Castille (2011-09-28 12:15:16)
[en réponse à 609277]
Approche parfaitement neutre et physiologique de la sexualité...Pas de quoi fouetter un chat.
De la même
neutralité que la laïcité.... Pas de quoi fouetter un chat, certainement.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

( 609282 )
Neutralité oui par Job (2011-09-28 12:32:48)
[en réponse à 609279]
Évidemment si vous souhaitez faire de l’Éducation Nationale le ministère de l’Éducation Catholique de la nation, vous serez déçue. Là encore regardez plutôt ce qui se fait en pratique et non ce que vous voudriez qu'il se passe dans les salles de cours. Dans l'immense majorité des cas cela se passe d'un point de vue "mécanique", la morale est laissée à chaque famille de la promouvoir. Je trouve cela très bien. Je n'ai pas envie que l'école vienne faire la morale aux enfants sur ces questions là. Qu'elle se contente de choses techniques comme elle le fait. En effet si demain on vient y mettre la morale, celle-ci pourrait très bien être dans "notre" conception tout comme elle pourrait aussi épouser une conception anticatholique.
Ici la neutralité est de mise sur les aspects physiologiques. C'est très bien ainsi. La physiologie n'est pas du ressort naturel des parents car dans la plupart des cas, il n'est pas facile de parler avec ses parents des changements vécus à l'adolescence. Il faut respecter cette situation pour que les enfants puissent être informés avec des données objectives. A charge pour les familles d'éduquer ensuite.
Quoiqu'il en soit, je note d'ailleurs que vous pratiquez une certaine haine de l'Education nationale, de la laïcité etc qui forme en général un packaging trahissant votre véritable idéologie.
Bref en République, on essaie de prendre le plus petit dénominateur commun, à défaut on cultive la neutralité autant que faire se peut dans l'enseignement.

( 609296 )
Vous faites quand même preuve d'une certaine naïveté. par Lux (2011-09-28 14:45:14)
[en réponse à 609282]
Croyez-vous vraiment à ce que vous dites ? La société actuelle ne ferait-elle aucune morale sur la sexualité ? L'école actuelle serait-elle neutre ?
Il me semblait, moi, que l'on défendait la contraception - ce qui signifie l'amour libre. Il me semblait que l'on défendait l'avortement. Il me semblait que l'on interdisait de considérer l'amour homosexuel comme inférieur. Il me semblait que l'on commençait à défendre une "théorie du genre" niant l'identité de l'homme comme celle de la femme.
Ne voyez-vous vraiment pas que tout cela constitue une doctrine ? Une morale, même - parce que ce n'est pas discutable ?
J'étais dans l'école publique il y a quelques années ; on m'a bel et bien enseigné cette doctrine. J'aimerais que les écoles publiques ne la prennent pas à leur compte.
Quelle neutralité ?

( 609299 )
La neutralité du choix par Job (2011-09-28 15:01:50)
[en réponse à 609296]
Croyez-vous vraiment à ce que vous dites ? La société actuelle ne ferait-elle aucune morale sur la sexualité ? L'école actuelle serait-elle neutre ?
Il me semblait, moi, que l'on défendait la contraception - ce qui signifie l'amour libre. Il me semblait que l'on défendait l'avortement. Il me semblait que l'on interdisait de considérer l'amour homosexuel comme inférieur. Il me semblait que l'on commençait à défendre une "théorie du genre" niant l'identité de l'homme comme celle de la femme.
Ne voyez-vous vraiment pas que tout cela constitue une doctrine ? Une morale, même - parce que ce n'est pas discutable ?
J'étais dans l'école publique il y a quelques années ; on m'a bel et bien enseigné cette doctrine. J'aimerais que les écoles publiques ne la prennent pas à leur compte.
Quelle neutralité ?
Bien sûr je ne suis pas complètement naïf, il y a bien des immixtions idéologiques parfois dans les programmes scolaires. Cependant je suis plus prudent sur leur véritable écho dans l'enseignement de tous les jours. Vous reprochez la "défense" de la contraception, quand on m'en a parlé, c'était plutôt l'information sur une possibilité. Les lois de la république permettent d'avoir recours à l'IVG dans certaines conditions, ces dernières étaient donc naturellement énoncées pour que les jeunes filles puissent y recourir si elles l'estimaient nécessaires (en répondant aux démarches légales qui ne sont pas si simples notamment pour les mineurs, quoique certains en disent). Qu'on soit d'accord avec cela ou pas, dura lex sed lex comme on dit. Libre à vous d'expliquer à vos enfants ensuite que c'est un grave péché au regard de notre foi. Mais nous ne sommes plus sur le même terrain. Sur l'homosexualité, je n'y ai jamais vu une promotion de cela, plutôt un appel à faire cesser les violences et les vexations dont les jeunes homosexuels peuvent faire l'objet. Ceci n'est pas en contradiction avec ce que dit l'Eglise à ce sujet soi dit en passant. Sur la théorie du genre, son entrée dans les manuels se fait au lycée et n'est abordée que de façon très lapidaire en évoquant l'idée selon laquelle il y a une influence sociale dans la construction de l'identité sexuée. Ce n'est pas un pur scandale jusque là même si je combats à titre personnel cette théorie dans ses finalités.
Bref je crois que l’Éducation Nationale à travers ce que j'ai vécu sous l'empire des programmes actuels, ne m'a jamais bourré le crâne ni fait devenir je ne sais quoi. Au contraire je me souviens de discussions à bâton rompu d'avantage orientées sur les rapports garçons/filles que sur le fait de savoir comment on peut avorter dans le quartier. Pourtant j'ai toujours été dans le public et j'en suis très fier. Je peux même dire que c'est là que j'ai rencontré le plus de professeurs chrétiens, mais c'est un autre débat.
La question est simple cher monsieur, êtes vous devenu transsexuel ou homosexuel après avoir subi, comme vous dîtes, cette doctrine ? Combien de votre génération le sont devenus ? Il faut arrêter la théorie du complot à un moment donné, en imaginant que les professeurs, qui dans l'ensemble ne demandent qu'à faire leur boulot, seraient des hussards de tous les délires du siècle.

( 609302 )
Nous ne devons pas vivre dans le même monde par Lux (2011-09-28 15:10:37)
[en réponse à 609299]
Le problème n'est pas de savoir si je suis, moi, devenu homosexuel.
Il est que, quand je discute avec les étudiants sortis du système scolaire actuels, presque tous ont une conception dénaturée de la sexualité, considèrent comme des affreux réactionnaires ceux qui s'opposeraient aux "droits des femmes", utilisent à tour de bras la contraception, et traitent au moins d'homophobe, au pire de nazi ceux qui essaient de leur expliquer que l'homosexualité est un vice.
Je ne peux pas croire que cette doctrine leur soit venue à l'esprit toute seule. Je ne peux pas croire que l'école, dans laquelle ils ont passé de très nombreuses heures de leur vie, n'ait pas eu une toute, toute, toute petite influence dans la genèse de ces conceptions profondément anti-catholiques.

( 609312 )
Cela s'appelle par 8Charly (2011-09-28 16:01:12)
[en réponse à 609296]
Cette neutralité s'appelle le relativisme où tout est possible aussi bien d'avorter que de ne pas le faire.
La difficulté pour les catholiques est de convaincre dans le débat d'idées que la sexualité ne se réduit pas à un acte physique d'egal importance à celui de manger par exemple.
Or c'est le tort des ouvrages destinés aux lycéens : la partie affective est gommée.
Cependant plutot que de dire, comme on peut le lire sur certains post, que ces passages n'ont pas lieu d'être (car cochons !!!!)nous devrions plutot insister auprès des directeurs d'établissements pour qu'ils organisent dans le cadre de leurs établissements la venue d'intervenant d'associations catholiques capables de parler affectivité et sexualite auprès des enfants.(sinon internet et la télé ou les copains plus délurés se chargeront de le faire ! )
Faites vous des directeurs d'établissements des alliés, tous ne sont pas opposés à notre point de vue.

( 609284 )
Ce genre de cours par Justin Petipeu (2011-09-28 12:40:00)
[en réponse à 609279]
n'est pas forcément propagandiste de la contraception ou un appel à la débauche. Je vous donnais mon expérience, c'est tout. Maintenant, il est vrai qu'elle date un peu (une vingtaine d'années).

( 609285 )
précisions par Jeanne Smits (2011-09-28 12:52:12)
[en réponse à 609284]
Je vous invite juste à aller voir les manuels. Ceux qui sont effectivement entre les mains d'enfants : à 12 ou 13 ans, parfois très enfantins. Je vous parle des programmes de 2007 en 4e.
C'est de la propagande pure et dure, pas une présentation scientifique.
Même la HALDE (qui les trouvait pas assez "gay-friendly") s'est émue de leur pauvreté…
On y parle même de la pilule sans rappeler ses dangers chez les fumeuses.
Alors que cela dégouline de développement durable, pas un mot pour évoquer les problèmes écologiques graves du déversement d'excès d'hormones synthétiques dans nos cours d'eau à travers l'utilisation de la pilule.
Pas d'accord avec vous, Job : ce n'est certainement pas à l'Etat de décider ce qu'il faut enseigner aux enfants sur le chapitre sensible de l'éducation affective ; une présentation technique ne peut à cet égard suffire seule et vous savez bien qu'à l'âge des changements et d'une (légitime) curiosité il est des présentations même apparemment neutres qui font du mal. Tenons un peu compte de la nature humaine, je vous en prie !
Que les parents puissent être défaillants, c'est vrai.
Mais qu'on leur donne alors les manuels – et les conseils – pour les aider à éduquer leurs enfants ou à choisir le tiers de confiance qui pourra mieux aborder ce sujet.
Que l'on cesse de présenter systématiquement (et cela ne se limite pas aux cours de svt) l'enfant comme un mal à éviter au MÊME titre qu'une MST.
Que des professeurs s'en tirent encore aujourd'hui sans participer à la propagande, je l'espère et je suis même prête à le croire. Mais cela n'empêche pas de devoir pousser un coup de gueule, en tant que parents, ces professeurs-là en seront les premiers reconnaissants.
Amitiés

( 609269 )
Croyez vous vraiment? par Anton (2011-09-28 11:16:15)
[en réponse à 609260]
Ensuite il faudrait rappeler aussi qu'un manuel n'est pas un cours ! Un manuel est par définition figé, froid, sans émotion et surtout hors contexte.
C'est que vous pensez de l'évangile aussi?

( 609286 )
Protestant ? par Justin Petipeu (2011-09-28 12:52:25)
[en réponse à 609269]
Et que penseriez-vous de l'Evangile sans le clergé ? Et du code civil sans magistrat ?

( 609289 )
Réponse à Job ! par Quiquinette (2011-09-28 13:43:21)
[en réponse à 609260]
Permettez-moi de vous dire, cher Job, que vous êtes "à côté de la plaque" et que vous détournez complètement le sens de mon intervention !
Je n'ai jamais dit qu'il ne fait pas parler d'éducation à l'amour aux enfants, je n'ai jamais laissé entendre qu'il fallait édulcorer les choses, je n'ai jamais prétendu qu'il fallait éviter les "sujets" avec nos enfants, même jeunes, je pense même qu'il faille utiliser les mots de la langue française, sans périphrase ! Il n'est question de "faire l'autruche" comme vous l'écrivez !
Je dénonce simplement (et c'est déjà beaucoup)que d'une part, la "leçon" soit incomplète, et que d'autre part elle ne se fasse que dans une optique de mort !
relisez ma lettre, et notamment ce passage :
"Ce chapitre banalise le sexe et le plaisir au détriment de l’amour et du don de soi. Il n’explique pas l’union de deux êtres pour donner la vie. Il passe sous silence la valeur de la maternité. Au contraire, il n’aborde que l’aspect « technique » de l’acte sexuel et non l’éducation à l’amour. Pire encore, la conception n’est qu’une conséquence d’un acte dénué de toute relation affective et non une fin en soi, et elle est mise au rang des dangers à éviter."
Tout ceci est valable pour TOUS les enfants, même dans un établissement public !
Et je regrette, mais nous sommes en droit d'exiger d'un établissement catholique qu'il ne soit pas en contradiction avec la doctrine constante de l'Eglise : et ça ce n'est pas du bourrage de crâne ni du prosélitisme outrancier.
Enfin, vous dites qu'il faut laisser ce type de discours au scoutisme et catéchisme.
Je vous rappelerais que les 1ers éducateurs des enfants sont les parents, et ensuite les personnes à qui nous les confions pour leur éducation, au 1er rang duquel l'école, puisqu'ils y passent un certain nombre d'heures, et que c'est bien un lieu d'apprentissage par excellence ! sans oublier le scoutisme et le catéchisme aussi.
Pourquoi l'école en serait-elle dispensée ?
Je ne suis pas "aux abois" (mais vous pardonnerez certaines mères de famille d'avoir un peu de compassion !), mais passablement énervée et excessivement blessée, ne vous en déplaise...
Quiquinette

( 609295 )
Un détail par Lux (2011-09-28 14:39:19)
[en réponse à 609260]
Vous avez sûrement raison pour ce qui concerne l'école publique, adaptée à notre société.
Mais vous oubliez un détail : l'école en question est catholique. "Catholique" est un mot qui a un sens, un mot qui change tout. Un mot qui ne tolère pas la compromission avec les idéologies du temps.

( 609301 )
Sauf que... par Job (2011-09-28 15:05:06)
[en réponse à 609295]
Mais vous oubliez un détail : l'école en question est catholique. "Catholique" est un mot qui a un sens, un mot qui change tout. Un mot qui ne tolère pas la compromission avec les idéologies du temps.
Sauf que les écoles sous contrats recrutent des professeurs fonctionnaires qui ne partagent pas nécessairement les valeurs de l'enseignement catholique. Les contrats d'association avec l'enseignement ont clairement inféodé la liberté des programmes pour le meilleur et pour le pire.
Ensuite je suis désolé mais je n'ai pas l'impression qu'on fasse dans le public la promotion du pire. On s'en tient à une certaine distance et neutralité, renvoyant chacun à ses convictions pour savoir ce qui est juste et injuste. Mais pour ça, il faut encore faire confiance à ses enfants et être sûrs de ce qu'on veut leur donner comme valeurs. Ce n'est pas s'enfermant dans une citadelle assiégée qu'on leur permettra d'adhérer pleinement à la foi catholique.

( 609303 )
Méconnaissance... par Lux (2011-09-28 15:13:25)
[en réponse à 609301]
... de ce qu'est la loi Debré. Les établissements choisissent tous leus professeurs. Librement. Personne ne peut le leur en imposer. Le fait qu'ils soient fonctionnaires de l'Etat ne change rien à l'affaire.
Pour le reste,
voyez mon précédent message.

( 609314 )
Pour Job : La véritable chasteté : le respect de l'autre par Castille (2011-09-28 16:25:49)
[en réponse à 609260]
Tiens le catholicisme dirait lui
"La véritable CHARITé est le respect de l'autre."
En leur apprenant à rencontrer cet autre en temps voulu et non à 12 -13 ans, avec toutes garanties nécessaires pour ne pas tomber enceintes.
Votre formule propose -au nom d'une fausse idée de la chasteté- que les jeunes s'ignorent entre sexes opposés et aillent vers leur propre sexe.
Donc une fabrique d
d'inversés?? D'où la théorie du genre étalée dans les manuels.
Je sais que dans le "monde" catholique on aime bien faire l'autruche.
Vous avez la même attitude avec l'Education Nationale....Qui devrait changer de nom, tant l'un et l'autre sont indaptées à sa politique.
Remarquablement huilée cette mécanique, faut reconnaitre.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

( 609348 )
Théorie du complot par Job (2011-09-28 23:13:07)
[en réponse à 609314]
Tiens le catholicisme dirait lui "La véritable CHARITé est le respect de l'autre."
En leur apprenant à rencontrer cet autre en temps voulu et non à 12 -13 ans, avec toutes garanties nécessaires pour ne pas tomber enceintes.
Votre formule propose -au nom d'une fausse idée de la chasteté- que les jeunes s'ignorent entre sexes opposés et aillent vers leur propre sexe.
Donc une fabrique dd'inversés?? D'où la théorie du genre étalée dans les manuels.
Désolé mais là vous partez dans un délire dans lequel je ne vous suis pas du tout. La chasteté c'est apprendre à respecter l'autre dans sa dignité, ne pas chercher à le dominer ou à le chosifier pour son propre plaisir personnel. C'est quelque chose qui n'est pas lié à la sexualité de façon exclusive, cela vaut pour les rapports humains en général !
En apprenant aux garçons et aux filles à se connaître, à s'apprécier et à se respecter le dialogue proposé dans les cours au Collège permet généralement de poser autour de discussions tous les préjugés qu'on peut avoir sur l'autre sexe à cet âge là et Dieu sait qu'il y en y a !
Ce que vous proposez en somme, c'est de faire rencontrer les garçon et les filles non pas à 12 ans, mais à 21 ans par exemple histoire qu'on soit bien sûr qu'ils ne se désirent surtout pas sinon en fantasme. On ne sait jamais l'ombre du garçon-violeur par nature ou de la fille-tentatrice n'est pas loin.
Franchement c'est effrayant un tel discours d'extrême droite conspirationniste qui soutient que les profs sont tous unis contre la jeunesse pour la pervertir. Personnellement je préfère travailler avec le réel pour aider les jeunes à découvrir une foi vivante et positive plutôt que de vivre en citadelle assiégée.

( 609278 )
La tâche est grande par Kephas (2011-09-28 12:06:03)
[en réponse à 609228]
Madame,
Bravo et courage, comme parents et catholiques nous ne connaissons que trop se système lâche qui consiste à troubler ce qui est net, réduire ce qui est fort, et qui finit par faire d'un vice une vertu.
Nous avons avec mon épouse, maintes fois pris la parole et la plûme, afin d'éviter que nos enfants ne soient conduit dans le sens du vent, et finissent par avoir le destin de feuilles morts.
La gamme des réponses (quand il y en a !) et des attitudes est large, mais nous avons toujours considéré que là était notre devoir d'état, pour les âmes qui nous ont été confiées.
Je terminerai par l'anecdote suivante, un Directeur d'établissement (primaire et collège) privé catholique, de nos amis à préféré pour ses enfants un enseignement à domicile, puis en hors contrat, et cela pas uniquement pour des questions de pédagogie...
Kephas

( 609288 )
Réponse à Job ! par Quiquinette (2011-09-28 13:32:35)
[en réponse à 609278]
Permettez-moi de vous dire, cher Job, que vous êtes "à côté de la plaque" et que vous détournez complètement le sens de mon intervention !
Je n'ai jamais dit qu'il ne fait pas parler d'éducation à l'amour aux enfants, je n'ai jamais laissé entendre qu'il fallait édulcorer les choses, je n'ai jamais prétendu qu'il fallait éviter les "sujets" avec nos enfants, même jeunes, je pense même qu'il faille utiliser les mots de la langue française, sans périphrase ! Il n'est question de "faire l'autruche" comme vous l'écrivez !
Je dénonce simplement (et c'est déjà beaucoup)que d'une part, la "leçon" soit incomplète, et que d'autre part elle ne se fasse que dans une optique de mort !
relisez ma lettre, et notamment ce passage :
"Ce chapitre banalise le sexe et le plaisir au détriment de l’amour et du don de soi. Il n’explique pas l’union de deux êtres pour donner la vie. Il passe sous silence la valeur de la maternité. Au contraire, il n’aborde que l’aspect « technique » de l’acte sexuel et non l’éducation à l’amour. Pire encore, la conception n’est qu’une conséquence d’un acte dénué de toute relation affective et non une fin en soi, et elle est mise au rang des dangers à éviter."
Tout ceci est valable pour TOUS les enfants, même dans un établissement public !
Et je regrette, mais nous sommes en droit d'exiger d'un établissement catholique qu'il ne soit pas en contradiction avec la doctrine constante de l'Eglise : et ça ce n'est pas du bourrage de crâne ni du prosélitisme outrancier.
Enfin, vous dites qu'il faut laisser ce type de discours au scoutisme et catéchisme.
Je vous rappelerais que les 1ers éducateurs des enfants sont les parents, et ensuite les personnes à qui nous les confions pour leur éducation, au 1er rang duquel l'école, puisqu'ils y passent un certain nombre d'heures, et que c'est bien un lieu d'apprentissage par excellence ! sans oublier le scoutisme et le catéchisme aussi.
Pourquoi l'école en serait-elle dispensée ?
Je ne suis pas "aux abois" (mais vous pardonnerez certaines mères de famille d'avoir un peu de compassion !), mais passablement énervée et excessivement blessée, ne vous en déplaise...
Quiquinette

( 609307 )
Ecrivez au Secrétaire Général de l'Enseignement Catholique par Cathether (2011-09-28 15:31:53)
[en réponse à 609228]
Monsieur Eric de Labarre, SGEC, 277 rue Saint Jacques 75005 PARIS
Il a conclu un partenariat avec le CLER.
poildesouris vous a indiqué qu'il avait répondu dans un sens positif.
A la différence de l'Education nationale, l'Enseignement Catholique n'est pas un bloc monolithique et hiérarchique. Chaque établissement est indépendant, certes, dans un fonctionnement institutionnel et en réseau.
comme le dis justement Jeanne Smits, Mais y a-t-il assez de jeunes cathos doués qui choisissent l'enseignement ?
l'Enseignement Catholique doit faire face chaque année à 4000 départs en retraite d'enseignants.
Le recrutement s'effectue à Bac+5 (ce qui est peut être une aberration, notamment en primaire, mais c'est la loi)
Sur une génération annuelle de 800 000 jeunes (je simplifie), nous avons 2 % de pratiquants, soit 16 000 jeunes
combien de Bac + 5, parmi eux ?
Rapprochez ce chiffre des 4000 recrutements nécessaires, ...

( 609341 )
Merci pour ce conseil, par Quiquinette (2011-09-28 21:35:50)
[en réponse à 609307]
j'attends quelques jours la réponse du directeur de l'enseignement catholique de Haute Normandie, et/ou de la directrice, et je transmettrai le tout au secrétaire général.
Quant à mobiliser les parents d'élèves du primaire, c'est bien sûr la démarche la plus urgente et la plus utile à suivre. Mais c'est une autre affaire !
Pour le moment, nous ne sommes que 3 familles (pour un primaire qui compte près de 300 élèves) à partager le même point de vue. Dans un souci d'efficacité et de rapidité, je me suis rapprochée des familles catho-pratiquantes pensant trouver avec elles un socle commun de valeur ! Pensez-vous ! les unes n'ont rien trouvé à redire à ce qui était écrit dans le livre et me disent utiliser personnellement la même démarche auprès de leurs enfants, et les autres ont esquivé pour éviter de prendre position...
je vous donnerai des nouvelles !
Merci de vos encouragements
Quiquinette

( 609345 )
Ne donnez plus UN centime à votre évêque par Patapouf (2011-09-28 22:37:36)
[en réponse à 609228]
Un député par-ci par-là, aucune chance que cela bouge vraiment. Même pas à moyen terme. C'est à nos évêques de se mobiliser. Mais on ne les voit pas. C'est à nos évêques de nous montrer le chemin du courage pour défendre Notre-Seigneur et les âmes qu'Il nous a confiées. Mais on ne les entend pas, excepté quelques uns, pas très bruyants. Que ce soit l'image du Christ, les cimetières, les façades d'églises, les provocations médiatiques ou les programmes cocos de l'école, RIEN ! Uniquement un silence coupable, qui nous étouffe de honte. Je me demande vraiment comment vous pouvez encore ne serait-ce que vous présenter devant votre curé, ou votre évêque, et le saluer d'un grand sourire de poltron. Saluez son sacerdoce avec respect, mais faites leur la gueule et asséchez leur porte-monnaie. Vous découvrirez le fond de leur blessure, ils pleureront et dévoileront le bon type qu'ils ont sequestré au plus profond d'eux-mêmes depuis tant d'années.
Plus un seul centime, ni à la messe, ni au denier du culte, rien.
Votre curé, s'il n'a plus une sous, se bougera le fond du pantalon, c'est garanti. Un évêque qui ne peut plus faire face aux dépenses du diocèse est un évêque cuit. Il sera obligé de descendre dans la rue soutenir ceux qui ne se confiaient plus qu'à la Providence. Ecrivez donc à qui vous voulez, AFC, secrétaires généraux catho, nonce, évéchés, etc. mais surtout, dites leur bien que vous êtes décidés à mobiliser votre paroisse dans le but d'assécher totalement leur fond de roulement.
Vous ne voulez pas ? Mon message vous scandalise ? Ok, continuez à pleurnicher contre vos méchants directeurs d'école qui n'ont "plus rien de catholique" pour certains, plus rien dans la culotte pour d'autres, ou du moins l'usage qu'ils en font est très restreint...
Français sans peur, Chrétien sans reproche ! Mets le feu à ton coeur et assume ton cri de ralliement...
Patapouf

( 609354 )
Il y a belle lurette que je ne leur donne par Halleluia (2011-09-28 23:59:20)
[en réponse à 609345]
plus rien à ces cocos là !
Et en plus je ne mets plus les pieds dans une paroisse conciliaire !
Z'êtes content Patapouf ?

( 609355 )
Pas un kopeck ! par Archange (2011-09-29 01:23:01)
[en réponse à 609345]
Doivent connaître cette unité de compte nos cathos-coco...
Nada !
Rassurez-vous, cher Patapouf, z'êtes pas tout seul !

( 609380 )
Sans doute....Mais en même temps... par Castille (2011-09-29 10:44:26)
[en réponse à 609345]
Il est important que l’Église puisse pratiquer encore l'aumône. Nous voyons parfois des indigents faire le siège de l'accueil paroissial dans l'attente de 3 ou 5 euros, dont les religieuses (en civil) ne disposent pas.
L'Église est supposée aider au nom du Christ. Le geste est hautement symbolique et d'importance.
Combien d'entre eux ont encore ce geste?
Je connais un prêtre qui donne systématiquement des pièces de 20 cts, c'est peu en apparence, mais c'est beaucoup, car il pose quelque chose dans la main tendue, et leur cherche en même temps du travail.
Alors faisons l'aumône personnellement. Car elle nous élève personnellement. Certaines personnes ne donnent JAMAIS rien car, disent-elles, elles payent leurs impôts. César a tout pris.
...(Tout le monde ne sait pas que la Banque Alimentaire qui fournit l'essentiel aux Restos du Coeur est....Catholique. Même chose du Secours Populaire,Croix-Rouge, Civitas etc, ou autre Emmaus qui lorsqu'on regarde son site semble avoir été pris d'assaut par la chose gauchiste).
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"