Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=608827
images/icones/1a.gif  ( 608827 )C'est moins intéressant que la FSSPX? par Miserere (2011-09-24 11:29:37) 

Personne ne parle de la visite du Saint Père en Allemagne?

Et ce depuis jeudi!

Quelques infos Ici



UDP

Miserere
images/icones/bravo.gif  ( 608831 )Benoît XVI souligne l'importance de la Foi dans l'oecuménisme vrai par jejomau (2011-09-24 13:17:15) 
[en réponse à 608827]

C'est surtout la déception des chrétiens progressistes plutôt que la déception des protestants comme le titre "le Monde". On se souviendra que c'est Angela Merckel, protestante, qui a invité, avec joie, Benoît XVI. Voilà le discours du Saint-Père à l'intention du monde protestant. Il souligne que la FOi est importante et que l'oecuménisme vrai ne peut se bâtir que dedans. Il souligne aussi l'erreur des progressistes qui croit en un Dieu qui effacerait toutes les fautes... systématiquement ! (Je comprends l'article du monde maintenant) : :



Mesdames et Messieurs,

"Prenant la parole, je voudrai tout d’abord remercier pour cette occasion de vous rencontrer. Ma gratitude va particulièrement au président [de l’Église Évangélique en Allemagne] Schneider qui m’a donné la bienvenue et m’a reçu parmi vous avec des paroles amicales. Je voudrai remercier également pour le don spécial qu’est notre rencontre dans ce lieu historique.

Pour moi, en tant qu’Évêque de Rome, c’est un moment d’émotion de rencontrer ici, dans l’antique couvent augustinien d’Erfurt, les représentants du Conseil de l’Église Évangélique en Allemagne. Luther a étudié ici. Ici, il été ordonné prêtre en 1507. Contre le désir de son père, il ne continua pas ses études de droit, mais il étudia la théologie et se mit en marche vers le sacerdoce dans l’Ordre de saint Augustin. Sur ce chemin, ce n’était pas ceci ou cela qui l’intéressait. Ce qui ne lui donnait pas la paix était la question de Dieu, qui fut la passion profonde et le ressort de sa vie et de son itinéraire tout entier. "Comment puis-je avoir un Dieu miséricordieux ?" Cette question lui pénétrait le cœur et se trouvait derrière chacune de ses recherches théologiques et chaque lutte intérieure. Pour lui, la théologie n’était pas une question académique, mais la lutte intérieure avec lui-même, et ensuite c’était une lutte par rapport à Dieu et avec Dieu.

"Comment puis-je avoir un Dieu miséricordieux ?" Que cette question ait été la force motrice de tout son chemin, me touche toujours à nouveau. Qui, en effet, se préoccupe aujourd’hui de cela, même parmi les chrétiens ? Que signifie la question de Dieu dans notre vie ? Dans notre annonce ?

La plus grande partie des gens, même des chrétiens, tient aujourd’hui pour acquis que Dieu, en dernière analyse, ne s’occupe plus de nos péchés et de nos vertus. Il sait, en effet, que nous sommes tous que chair. Si aujourd’hui, on croit encore en un au-delà et en un jugement de Dieu, alors presque tous nous présupposons en pratique que Dieu doit être généreux, et, qu’à la fin, dans sa miséricorde, il ignorera nos petites fautes. Mais nos fautes sont-elles vraiment si petites ? Le monde n’est-il pas dévasté à cause de la corruption des grands, mais aussi à cause de celle des petits, qui pensent seulement à leurs propres intérêts ? N’est-il pas dévasté par le pouvoir des drogues, qui vit du désir de vie et d’argent d’une part, et de l’autre, par l’addiction à la jouissance des personnes qui lui sont adonnées ? N’est-il pas menacé par la disposition croissante à la violence qui se revêt souvent de la religiosité ? La faim et la pauvreté pourraient-elles dévaster autant de parties entières du monde si, en nous, l’amour de Dieu et, à partir de Lui, l’amour pour le prochain, pour les créatures de Dieu, les hommes, étaient plus vivants ?

Les questions en ce sens pourraient continuer. Non, le mal n’est pas une bagatelle. Et il ne pourrait être aussi puissant si nous mettions vraiment Dieu au centre de notre vie. La question : quelle est la position de Dieu à mon égard, comment je me situe moi devant Dieu ? - cette question brûlante de Martin Luther doit devenir de nouveau, et certainement sous une forme nouvelle également notre question. Je pense que c’est là le premier appel que nous devrions entendre dans la rencontre avec Martin Luther.

Et alors, est important : Dieu, le Dieu unique, le Créateur du ciel et de la terre, est quelque chose d’autre qu’une hypothèse philosophique sur les origines du cosmos. Ce Dieu a un visage et il nous a parlé. Dans l’homme Jésus Christ, il est devenu l’un de nous – à la fois vrai Dieu et vrai homme. La pensée de Luther, sa spiritualité toute entière était complètement christocentrique : "Ce qui promeut la cause du Christ » était pour Luther le critère herméneutique décisif dans l’interprétation de la Sainte Écriture. Cela suppose toutefois que le Christ soit le centre de notre spiritualité et que l’amour pour Lui, le vivre ensemble avec Lui oriente notre vie.

Maintenant vous direz peut-être : c’est bien et bon ! Mais qu’a à voir tout cela avec notre situation œcuménique ? Tout cela n’est peut-être seulement qu’une tentative d’éluder, avec tant de paroles, les problèmes urgents dans lesquels nous attendons des progrès pratiques, des résultats concrets ?

A ce sujet, je réponds : la chose la plus nécessaire pour l’œcuménisme est par-dessus tout que, sous la pression de la sécularisation, nous ne perdions pas presque par inadvertance les grandes choses que nous avons en commun, qui en elles-mêmes nous rendent chrétiens et qui sont restées comme don et devoir. C’était l’erreur de l’âge confessionnel d’avoir vu en majeure partie seulement ce qui sépare, et de ne pas avoir perçu de façon existentielle ce que nous avons en commun dans les grandes directives de la Sainte Écriture et dans les professions de foi du christianisme antique. Le grand progrès œcuménique des dernières décennies est que nous nous soyons rendu compte de cette communion et que nous pouvons la reconnaître comme notre fondement impérissable dans la prière et le chant communs, dans l’engagement commun pour l’ethos chrétien face au monde, dans le témoignage commun du Dieu de Jésus Christ en ce monde.

Le danger de la perdre n’est pas irréel, malheureusement. Je voudrais ici faire remarquer deux aspects. Ces derniers temps, la géographie du christianisme a profondément changé et est en train de continuer à changer. Devant une forme nouvelle de christianisme, qui se diffuse avec un immense dynamisme missionnaire, parfois préoccupant dans ses formes, les Églises confessionnelles historiques restent souvent perplexes. C’est un christianisme de faible densité institutionnelle, avec peu de bagage rationnel et encore moins de bagage dogmatique et aussi avec peu de stabilité. Ce phénomène mondial nous place tous devant la question : Qu’est-ce-que cette nouvelle forme de christianisme a à nous dire de positif et de négatif ? En tous cas, elle nous met de nouveau face à la question de savoir ce qui demeure toujours valable, et ce qui peut ou doit être changé, par rapport à la question de notre choix fondamental dans la foi.

Plus profond et plus sensible dans notre Pays, est le second défi pour la chrétienté tout entière, dont je voudrais vous parler. Il s’agit du contexte du monde sécularisé, dans lequel nous devons vivre et témoigner aujourd’hui notre foi. L’absence de Dieu dans notre société se fait plus pesante, l’histoire de sa Révélation, dont nous parle l’Écriture, semble reléguée dans un passé qui s’éloigne toujours davantage. Faut-il peut-être céder à la pression de la sécularisation, devenir modernes moyennant une édulcoration de la foi ? La foi doit être repensée, naturellement, et surtout elle doit être vécue aujourd’hui d’une manière nouvelle pour devenir quelque chose qui appartient au présent. Mais ce n’est pas l’édulcoration de la foi qui aide, mais seulement le fait de la vivre entièrement dans notre aujourd’hui.

C’est une tâche œcuménique centrale. En cela nous devrions nous entraider à croire de façon plus profonde et plus vivante. Ce ne seront pas les tactiques qui nous sauveront, qui sauveront le christianisme, mais une foi repensée et vécue d’une façon nouvelle, par laquelle le Christ, et avec Lui le Dieu vivant, entre dans notre monde. Comme les martyrs de l’époque nazie nous ont conduits les uns vers les autres, et ont suscité la première grande ouverture œcuménique, ainsi aujourd’hui encore, la foi, vécue à partir du plus profond de nous-mêmes, dans un monde sécularisé, est la force œcuménique la plus forte qui nous réunit, nous guidant vers l’unité dans l’unique Seigneur."

Erfurt, le 23 septembre 2011
images/icones/neutre.gif  ( 608832 )Qu'ajoutez à cela ? par Aigle (2011-09-24 13:23:18) 
[en réponse à 608831]

Merci Très Saint-Père pour la clarté de vos propos qui répondent exactement aux questions du moments - et à nos besoins !
images/icones/1a.gif  ( 608835 )Eh bien par exemple ... par Rémi (2011-09-24 13:43:57) 
[en réponse à 608832]

'' À la veille de ma visite on a parlé plusieurs fois d’un don œcuménique de l’hôte, que l’on attendait d’une telle visite. Il n’est pas nécessaire que je spécifie les dons mentionnés dans ce contexte.


À ce sujet je voudrais dire que ceci, me semble-t-il, constitue une mauvaise compréhension politique de la foi et de l’œcuménisme. Quand un Chef d’État visite un pays ami, généralement, des contacts entre les instances précèdent, pour préparer la passation d’un ou même de plusieurs accords entre les deux États : dans l’évaluation des avantages et des désavantages on arrive au compromis qui, à la fin, apparaît avantageux pour les deux parties, si bien qu’ensuite le traité peut être signé.

Mais la foi des chrétiens ne se base pas sur une évaluation de nos avantages et désavantages. Une foi auto-construite est privée de valeur. La foi n’est pas quelque chose que nous concoctons et déterminons. Elle est le fondement sur lequel nous vivons. L’unité grandit non grâce à l’évaluation d’avantages et de désavantages, mais seulement en pénétrant toujours plus profondément dans la foi grâce à la pensée et à la vie.


De cette manière, au cours des 50 dernières années -et en particulier aussi à partir de la visite du Pape Jean-Paul II, il y a 30 ans- s’est développée une plus grande entente, dont nous ne pouvons qu’être reconnaissants. J’aime rappeler la rencontre avec la commission conduite par l’Évêque [luthérien] Lohse, où nous nous sommes exercés ensemble à pénétrer profondément dans la foi grâce à la pensée et à la vie. À tous ceux qui y ont collaboré – pour la partie catholique en particulier au Cardinal Lehmann – je voudrais exprimer mes vifs remerciements. Je ne mentionne pas d’autres noms – le Seigneur les connaît tous.

Ensemble nous pouvons tous seulement remercier le Seigneur pour les chemins de l’unité sur lesquels il nous a conduits et nous associer à sa prière dans une humble confiance : fais que nous devenions un, comme tu es un avec le Père, pour que le monde croie qu’il t’a envoyé (cf. Jn 17, 21). ''





Respectueux, ferme, clair. Et vrai. Charge à chacun de passer en gras ce qui lui semble le plus important ... ;)
images/icones/neutre.gif  ( 608836 )visite du pape par Thermidor (2011-09-24 14:03:33) 
[en réponse à 608827]

un pape qui encourage la colonisation islamique
c'est le contraire d'un pape.

et il se prépare en plus à anéantir le catholicisme avec sa foire aux religions d' Assise ( 27.10.2011).

qui peut supporter cela ?
images/icones/1y.gif  ( 608838 )Quand on use d'un pseudo par XA (2011-09-24 14:08:54) 
[en réponse à 608836]

tout droit sorti du vocabulaire révolutionnaire, on annonce clairement la couleur, n'est-ce pas ?

XA
images/icones/neutre.gif  ( 608853 )Assise par Thermidor (2011-09-24 16:15:25) 
[en réponse à 608838]

pseudo tiré de la Révolution
mais à usage contre révolutionnaire

par ailleurs j 'interviens clairement comme tradi.

je vais changer de pseudo.
images/icones/musique.gif  ( 608854 )Changez de forum plutôt par Rémi (2011-09-24 16:19:00) 
[en réponse à 608853]

Mais vous connaissez déjà tous les bouges sédévac' que compte le net, j'imagine ?
images/icones/francis1.gif  ( 608855 )"J'interviens clairement comme tradi" par jean-marie dobrée (2011-09-24 16:34:03) 
[en réponse à 608853]

Pauvres tradis, alors !!!
images/icones/neutre.gif  ( 608903 )Dites, M. l'abbé par Meneau (2011-09-25 12:19:31) 
[en réponse à 608855]

... n'êtes-vous pas le premier à vous plaindre de certains amalgames ?

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 608839 )En moins de cinq minutes... par Chevalier du G. (2011-09-24 14:10:58) 
[en réponse à 608836]

deux désobligeances à l'encontre directe du souverain pontife.


Peut mieux faire
images/icones/idee.gif  ( 608840 )J'écrirais plutôt : par XA (2011-09-24 14:14:59) 
[en réponse à 608839]

peut pas faire pire.

ou

fait le pitre.

D'où :

à envoyer paître...

dans d'autremonastère.

XA
images/icones/1a.gif  ( 608845 )Vous lisez plus ou moins par Rémi (2011-09-24 14:50:38) 
[en réponse à 608840]

de la poésie, vous, en ce moment.

Cet intérêt répété pour la ... hmmm ... rime, là ... Non ?


Plus sérieusement il me semble que le regretté Thermidor met nolen volens le doigt sur un aspect qui moi-même m'étonne un peu:

D'abord Miserere a raison de souligner que le FC semble peu se préoccuper de l'enseignement ou plus simplement des discours que notre Saint-Père le Pape Benoît prononce ces jours-ci en Allemagne. Ils sont pourtant passionants, et on a déjà, certes, relevé la hauteur de vue de l'adresse au Bundestag.

Mais il ne sert de rien de mettre sous le boisseau les adresses aux non-catholiques. Qu'ils soient chrétiens, et l'intelligence fraternelle ET diplomatique ET théologique que déploit le Pape envers ses compatriotes Protestants est vraiment remarquable, ou Juifs ou Musulmans (Certains Bouddhistes Allemands crient à la diskrimination, je ne plaisante pas, des commentaires de quotidiens d'outre Rhin en ligne son éloquents à ce propos ... et amusants) , d'autant que pour ces derniers il s'agit d'un discours plus social, voire politique, que religieux. En un sens c'est aussi un signe des temps.

Ces adresses sont réelles, c'est le Vicaire du Christ qui les prononce publiquement, à ce titre seul déjà elles doivent nous intéresser.

Je ne dis pas qu'il faut en discuter à perte de vue comme si elles prêtaient à interprétations sans fin, tant elles sont globalement limpides, encore moins les condamner urbi et orbi de son inexistante autorité de laïc médiocre et thermi ... nus, mais en prendre connaissance.

Parce que c'est intéressant. Et que c'est là.


Dieu bénisse et nous conserve notre bon Pape Benoît. Et protège l'Europe s'Il veut bien ... malgré tout ...
images/icones/fleche3.gif  ( 608841 )le pape, en réalité a rencontré différentes communautés par jejomau (2011-09-24 14:28:35) 
[en réponse à 608836]

religieuses. Les protestants, comme les juifs, comme les musulmans.

Qu'a t-il dit ou fait ?

"Vendredi matin, Benoît XVI a rencontré des responsables de la communauté musulmane de Berlin, dans le cadre de la nonciature apostolique à Berlin. « Je pense qu’une collaboration féconde entre chrétiens et musulmans est possible » a souligné le Pape, en se félicitant de l’atmosphère de respect et de confiance entre l’Église catholique et les communautés musulmanes en Allemagne. On semble loin des polémiques qui étaient nées en 2006 lors du discours de Ratisbonne.

Le Pape a une fois encore encouragé le dialogue entre les religions et fait allusion à la rencontre d’Assise qui aura lieu au mois d’octobre, 25 ans après celle convoquée par Jean-Paul II.

Benoît XVI a enfin salué la grande importance attribuée par les musulmans à la dimension religieuse, expliquant que certains pouvaient y voir « une provocation dans une société qui tend à marginaliser cet aspect ». Il a affirmé que l’Église "s’engageait fermement pour que l’appartenance religieuse soit justement reconnue dans la société et que le respect envers l’autre soit toujours maintenu."(radiovatican)

Reprenons :

1°) Il souligne une collaboration possible avec les musulmans... pas une "colonisation islamique". Il situe cette collaboration "possible" un peu plus loin quand il indique que les musulmans ont la Foi et qu'ils le montrent dans une société sécularisée.
A titre personnel, j' ai toujours souligné pour ma part que cette société était satanique par les valeurs qu'elle diffusent. Donc je comprends d'autant mieux le Saint-Père quand il énonce une vérité de base : à savoir qu'un chrétien devrait se comporter comme un musulman en maintes situations !!
2°) Soulignons que le pape s'dresse à des musulmans vivant en Allemagne (il suffit de relire le texte ci-dessus issu de "radio vatican"). Ces propos nous concernent essentiellement. Ils seraient moins bien compris en Orient où sont persécutés des chrétiens.
3°) Concernant Assise : il parle de "dialogue". Interressant, cette position. Il ne parle même pas d'un dieu commun à honorer...


Voilà pour l'essentiel. Je ne vois pas en quoi Benoît XVI appelle à construire des muezzins ?
images/icones/1b.gif  ( 608842 )Vous voulez dire... par Introibo (2011-09-24 14:37:18) 
[en réponse à 608841]

... des minarets ?


Je ne vois pas en quoi Benoît XVI appelle à construire des muezzins ?



In Xo.
images/icones/bravo.gif  ( 608848 )Hahaha! Le genre de lapsus que j'aurais pu faire! par Castille (2011-09-24 14:56:59) 
[en réponse à 608842]

A mettre sur le compte de la fougue, la véhémence et la hâte!

Et d'ailleurs pourquoi ne construirions-nous pas des muezzins? Il faut bien qu'il y est du monde à hurler sur les minarets.

Merci Jejomau. J'ai beaucoup ri.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
images/icones/fleche2.gif  ( 608844 )vrai par Rothomagus (2011-09-24 14:43:49) 
[en réponse à 608841]

Il est certain que le Pape n'essaie pas de construire un attelage de bric et de broc, en cherchant à plaire, ou plutôt à ne pas déplaire.
En revanche, il met de côté, pour ce dialogue, la question de l'unique vraie foi, puisque cela n'est pas constructif et ne peut mener qu'à une impasse. En effet chacun connait aujourd'hui la position de l'autre.
C'est pourquoi il trouve beaucoup plus utile, sachant que les différences religieuses sont insurmontables, d'axer ce dialogue sur des points communs et des difficultés communes à tous. A savoir la possibilité, même parfois délicate, de cohabitation et de respect mutuel des religions les unes vis-à-vis des autres. Mais aussi le défi commun à toutes les religions en Europe, d'avoir à faire face à une société sécularisée qui cherche à placer la religion hors de son champ de vision. Voici un combat qui peut être mené en bonne intelligence entre tous et par tous.
images/icones/1b.gif  ( 608847 )Vous n'avez pas tort par Rémi (2011-09-24 14:52:51) 
[en réponse à 608841]

Mais je crois pour ma part que l'essentiel, c'est la totalité de ce que dit notre Pape. Et pas seulement votre rapide et nécessairement personnel digest, aussi pertinent soit-il.
images/icones/hein.gif  ( 608960 )Ne s'agit-il pas par PEB (2011-09-25 21:15:30) 
[en réponse à 608847]

de la juste herméneutique, de la lecture correcte de Dignitatis Humanae au risque de la réalité du monde?