Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=608345
images/icones/fleche3.gif  ( 608345 )Vers l’aggiornamento du missel de 1962 par Jean Kinzler (2011-09-20 06:34:43) 

Une commission mixte a été constituée, avec des experts de la commission "Ecclesia Dei" et de la congrégation du culte divin, pour l’"aggiornamento" des mémoires des saints et pour la "possible insertion de nouvelles préfaces" dans le missel romain préconciliaire de 1962, auquel Benoît XVI a donné pleinement droit de cité en 2007.
ici
images/icones/1r.gif  ( 608356 )C'est un signe par Archange (2011-09-20 10:02:27) 
[en réponse à 608345]

on sait dans quel sens souffle le vent au Vatican...........
images/icones/rose.gif  ( 608358 )Vous refuseriez à St Kolbe et à Padre Pio par louisdefunes (2011-09-20 10:13:28) 
[en réponse à 608356]

droit de cité dans le missel ?
Je rêve ...
images/icones/1g.gif  ( 608359 )Mais... par Archange (2011-09-20 10:18:16) 
[en réponse à 608358]

vous avez le commun... CQFD !
images/icones/1e.gif  ( 608361 )d'autant qu'un jour par jejomau (2011-09-20 10:34:56) 
[en réponse à 608358]

c'est peut-être un certain Marcel Lefebvre qui pourrait être canonnisé : il faudrait bien qu'il puisse avoir une petite place, non ?
images/icones/abbe1.gif  ( 608502 )Bien sûr! par Fatherjph (2011-09-21 11:57:34) 
[en réponse à 608358]

On ne va pas figer le calendrier. Les saints ont droit à leur propre, au moins à une collecte particulière. Cela fait partie du développement organique, et n'a rien à voir avec la rupture de 1965-1969.
images/icones/1i.gif  ( 608364 )Dans le sens par Thomas (2011-09-20 10:42:02) 
[en réponse à 608356]

traditionnel.

Il n'a jamais été question de figer les saints du missel romain, si ?

Thomas
images/icones/1y2.gif  ( 608365 )Attendez... par Archange (2011-09-20 11:00:54) 
[en réponse à 608364]

On parle aussi des préfaces... Si on commence par rajouter des préfaces... Je vois bien dans deux ans demander au célébrant : "On prend la préface pour le dimanche n° 33 Ter ???"

C'est quand même une manie romaine que de vouloir bricoler dans le missel romain... L'enrichissement mutuel, la bonne blague !
images/icones/5b.gif  ( 608372 )Petits bricolages entre amis par Nemo (2011-09-20 11:46:04) 
[en réponse à 608345]

Je n'ai rien contre une évolution du calendrier romain.
Le seul problème, c'est de savoir si elle sera faite d'une façon traditionnelle.
Saint-Pie X avait essayé de nettoyer un peu et de donner une priorité au temporal vis à vis du sanctoral.
Pourtant on a ajouté des nouveaux saints avec un degré trop grand, on a instauré des fêtes étranges comme la Saint-Joseph Artisan pour envoyer balader de grands saint comme Philippe et Jacques.
L'instauration des trois classes n'a pas été une réussite.
Je ne parlerai pas du massacre total que représente le calendrier de 1969.
Un peu après un pape Jean-Paul II a introduit quantité de fêtes mariales...

Alors aujourd'hui on va méconnaître le génie et la spécificité du rite romain en lui ajoutant des préfaces, alors qu'il se marquait par sa sobriété dans ce domaine. On avait pourtant déjà des préfaces récentes comme celles composées par les néo gallicans, la préface des morts.
De deux choses l'une : ou on ajoute des préfaces belles, empruntées au rite ambrosien par exemple qui est extrêmement riche, et on fait du métissage liturgique, ou on en compose de nouvelles ou l'on prend celles du missel de Paul VI, et là...

Et honnêtement, sommes-nous à tel point en manque de préfaces ? Non, nous sommes en manque de liturgies célébrées convenablement dans nos églises.

Quant à ajouter de nouveaux saints, pourquoi pas mais je rejoins Archange. A partir du moment où un saint est au martyrologe romain, on peut en faire l'office ad libitum. Et l'on a les textes des communs tant au missel qu'au bréviaire, tant au graduel qu'à l'antiphonaire pour en faire l'office.

Mais je crains que les réformistes ne soient plus gourmands. S'ils veulent composer de nouvelles oraisons, de nouveaux textes et mélodies pour le propre, de nouvelles antiennes et hymnes, de nouvelles leçons de matines, et qu'ils y mettent le même génie que celui qu'on leur connaît, alors on est bien partis.
images/icones/apple2.gif  ( 608373 )J'oubliais par Nemo (2011-09-20 11:48:12) 
[en réponse à 608372]

J'oubliais aussi que la date de St Maximilien Kolbe par exemple ne s'improvise pas non plus. Elle ne peut pas être la même que dans le rite réformé puisque le 14 août chez nous est la vigile de l'Assomption...

Donc on fait face aussi à une augmentation des divergences...
images/icones/1i.gif  ( 608375 )C'est donc le Missel de 1962 qui est transformé par Jean-Paul PARFU (2011-09-20 12:16:53) 
[en réponse à 608373]

dans un sens plus moderne et non celui de 1969, dans un sens plus traditionnel, même si je comprends, bien entendu, qu'il soit possible ou nécessaire de rajouter des saints, comme le padre Pio, au Missel traditionnel.
images/icones/bravo.gif  ( 608381 )Nemo il y a aussi Sainte Clotilde par blamont (2011-09-20 13:27:23) 
[en réponse à 608373]

le 3 juin en "concurrence" avec les saints martyrs de l'Ouganda.

bon, il y a Sainte Thérèse d'Avila qui a le record d’occupation du sanctoral: onze jours entre le début et la fin de sa fête.
La sainte qui mourut dans la nuit la plus longue de l'Histoire.

Remarque:
avec le nouveau rite, un personnage-phare de la littérature française n'aurait pas eu son nom connu dans le monde entier: Quasimodo.
images/icones/bible.gif  ( 608399 )Occurrence, non concurrence par Alexandre (2011-09-20 16:24:03) 
[en réponse à 608381]

Lorsque plusieurs fêtes ou féries tombent le même jour, il y a occurrence, et les occurrences sont réglées par des tableaux qui se trouvent dans les Missels et les Bréviaires.

L'occurrence dont vous parlez est fréquente dans les rubriques de 1960: fête universelle (calendrier romain) et fête particulière (calendriers propres des Diocèses ou Instituts religieux). Le diocèse de Belley a toujours fêté le saint Curé d'Ars le jour anniversaire de sa mort (4 août), reportant saint Dominique à une date ultérieure. Idem à Bayeux pour sainte Thérèse de Lisieux, fêtée là-bas le 30 septembre (au moins avant la réforme liturgique, depuis, je ne suis pas sûr), reportant saint Jérôme.

Pour ce qui est de la fête de de sainte Clotilde, elle était laissée, dans le Supplément pour la France de 1962 (couramment appelé Propre de France), au choix des Ordinaires pour la réforme de leur calendrier diocésain (Instruction de la SCR du 14 févr. 1961).
images/icones/fleche2.gif  ( 608434 )Oui enfin, par Alexandre (2011-09-20 19:36:15) 
[en réponse à 608373]

la vigile de la S. Pierre n'a pas empêché Benoît XV d'y mettre la fête de s. Irénée (1921) ni celle de saint Laurent retenu Pie XI de mettre la fête du saint Curé d'Ars (1928). Ce n'est qu'en 1960 que la réforme - non traditionnelle à vos yeux - a redonné à ces vigiles leur préséance.
images/icones/1a.gif  ( 608538 )De réforme en réforme... par Nemo (2011-09-21 17:26:16) 
[en réponse à 608434]

Vous devriez faire la différence entre les bonnes intentions et les bonnes réalisations.
Le 19ème siècle a adoré les inflations en matière de degré pour les fêtes des saints.
Le système des solennités, je n'ai rien de particulier contre Sainte-Thérèse, a également bouleversé pas mal de choses, et pas en bien.
Saint Pie-X avait de bonnes idées en voulant rétablir la récitation hebdomadaire du psautier et pourtant il a balayé des traditions universelles...

Il y a des choses dans la réforme de 1969 qui sont bonnes. Mais cette réforme globalement est un fléau. La semaine sainte de 1969 présente nombre d'améliorations par rapport à la semaine sainte moderniste de 1962...

Mais je ne vais pas me lancer sur ce sujet, trop vaste et complexe.
images/icones/1d.gif  ( 608453 )Une seule solution pour le sanctoral par Chouette (2011-09-20 22:17:29) 
[en réponse à 608373]

qu'on ne canonise plus...
images/icones/1y2.gif  ( 608409 )Ben voyons... par Introibo (2011-09-20 18:20:16) 
[en réponse à 608345]

On a déjà modifié la fameuse oraison du Vendredi Saint.

Donc ce n'est plus le missel de 1962.

De nouvelles préfaces ? Comment les choisir ? en prenant celles de 1969 ? en en inventant de nouvelles ?

De nouveaux saints ? Lesquels ? comment faire coïncider les deux calendriers ?

A croire que Rome veut chambouler la liturgie romaine...

Et si, au contraire, on romanisait la liturgie réformée ? Par exemple en adoptant des traductions correctes ? En supprimant les trop nombreuses prières eucharistiques ? En imposant la communion à genoux ? Il y aurait du bon travail en perspective !
images/icones/neutre.gif  ( 608413 )A part imposer... par Job (2011-09-20 18:42:30) 
[en réponse à 608409]

Cher introibo, à part imposer votre bon vouloir aux gens vous ne voudriez pas leur ficher la paix ? Paradoxalement ça ne vous gênerait pas que Rome impose à tout le monde votre manière de pratiquer comme la communion à genoux (je préfère la "position du ressuscité", mais c'est personnel) par contre si Rome ne va pas dans votre sens, là cela devient insupportable.

Vous pratiquez une fidélité à géométrie variable !

Je crois que vous allez finir par me convaincre de devenir un acharné contre la prolifération de ce rite extraordinaire. Non pas pour ce qu'il est, car je le crois très saint, mais à cause du manque de maturité de la part de ses fidèles qui sont conquérants, intolérants et terriblement prétentieux à vouloir dire à tout le monde ce qui est catholique et ce qui ne l'est pas.

Petite précision historique, votre sacrosaint missel de 1962 est lui même une réforme de votre liturgie traditionnelle. La superbe réforme de la vigile pascale par le Bienheureux Pie XII a été permise parce que Rome ne s'est pas gênée pour réviser et surtout redonner du sens à une messe de Pâques devenue complètement obsolète. Le Pape est le gardien de la liturgie ! On se doit de lui faire confiance en la matière.

Donc franchement se figer en 1962 et s'interdire toute mise à jour, notamment du calendrier des saints, confine à une cristallisation qui est une aberration historique. L'Église n'est pas un musée liturgique, elle a toujours su se faire l'écho des Saints que le Seigneur nous envoie au travers les siècles pour en rendre grâce dans sa prière.

Mais après j'ai envie de dire, surtout libre à vous de partir. Le même conseil qu'aux autrichiens : vous n'êtes pas contents de l'Eglise catholique ? Personne, je dis bien, personne ne vous oblige à y rester et à la salir.

A bon entendeur.

UDP
images/icones/2e.gif  ( 608416 )N'importe quoi ! par Introibo (2011-09-20 18:45:27) 
[en réponse à 608413]

Et tout est dans le titre.

A bon entendeur.
images/icones/bravo.gif  ( 608417 )D'accord avec vous Introibo ! par Chouan (2011-09-20 18:48:31) 
[en réponse à 608416]

Que Rome en soit à vouloir bricoler le missel de 1962 au lieu de s'occuper de celui de 1969 est plus que pathétique, RISIBLE quand on voit l'état de la pratique liturgique dans le monde.
images/icones/neutre.gif  ( 608418 )Les masques tombent par Job (2011-09-20 18:54:30) 
[en réponse à 608417]

C'est bien parce qu'avec ce petit sujet on voit le vrai visage des fameux "tradi" et leur fidélité très relative (les mêmes qui combattent le relativisme d'ailleurs) au Saint Père. Quand il va dans leur sens et leur obéit au doigt et à l’œil, il est le plus grand et toute personne osant le critiquer est un hérétique notoire prié de dégager au plus vite.

En revanche quand le Pape réfléchit à faire quelque chose d'un peu différent de leur cahier des charges liturgiques, alors là, haro sur la-Rome-hérétique-qui-a-travesti-la-foi-de-toujours.

Rome ne bricole pas le missel de 1962. Elle en est le dépositaire et elle est parfaitement dans son droit de le modifier. D'autant plus qu'il ne s'agit pas de l'affadir ou de le travestir mais de le mettre à jour en considérant que depuis 1962 l’Église a reconnu de nouveaux saints...

A mais j'oubliais, les Papes après Jean XXIII ne sont pas de vrais papes, c'est ça ? J'avais oublié ce détail...
images/icones/neutre.gif  ( 608420 )Job par Chouan (2011-09-20 19:03:18) 
[en réponse à 608418]

Je ne conteste pas le DROIT du pape à modifier la liturgie, qu'elle soit celle de 62 ou d'avant ou d'après ! Je dis simplement que c'est ubuesque au regard du fait que la liturgie de 69 a fait perdre la foi en la Présence Réelle à des millions d'âmes (et continue) à le faire. Le NOM est légale mais "favens haeresim" comme le disait Mgr Lefebvre. Et là il ne s'agit pas d'opinion mais de fait . Changer la liturgie de 62 dans ce contexte est aussi décalé que de s'amuser à remplir une piscine quand la montagne est en feu
images/icones/1b.gif  ( 608422 )Et la semaine sainte... par Mérytradi (2011-09-20 19:08:27) 
[en réponse à 608420]

Vous ne croyez pas qu'elle a été changée...avant 62. Après tout, la FSSPX pourrait reprendre ce point de modernisme.
images/icones/1b.gif  ( 608426 )Bien sûr qu'elle a été changée par Chouan (2011-09-20 19:14:34) 
[en réponse à 608422]

il ne s'agit pas d'être fixiste. Mais est-ce vraiment l'urgence de vous à moi ?
images/icones/neutre.gif  ( 608423 )J'ai fait un rêve par Meneau (2011-09-20 19:08:46) 
[en réponse à 608420]

Le pape et la commission par lui créée avaient fait un petit aggiornamento du Missel de 1962 comme précisé en tête de fil : quelques mémoires de saints, quelques préfaces.

Et hop, le pape avait ensuite imposé partout cette nouvelle liturgie et aboli complètement le NOM.

Cordialement
Meneau
images/icones/3c.gif  ( 608425 )Job qui juge ? par Introibo (2011-09-20 19:13:40) 
[en réponse à 608418]

Fidélité relative ? Alors que Jean-Paul II a toléré des messes carnaval ? Qui est fidèle à la tradition ?

Où a-t-on parlé d'hérétique notoire ? Nulle part ? Alors il ne faut pas mentir !

Mettre à jour 62 ? et pourquoi pas 69 ?
images/icones/1z.gif  ( 608428 )Au fait ... par Introibo (2011-09-20 19:21:28) 
[en réponse à 608413]

si j'ai bien compris... vous trouvez normal d'adapter le missel de 62 mais pas de 69 ?

C'est vous qui pratiquez la géométrie variable...

Et le "de même nature que le Père", et le "pour la multitude", ça ne vous hérisse pas ? et les préfaces pour assemblées d'enfants qui sont à peine moins gnan-gnan qu'un discours de Ségolène Royal, ça vous paraît normal ?
images/icones/1b.gif  ( 608429 )Et j'ajoute bien pire encore... par Chouan (2011-09-20 19:25:55) 
[en réponse à 608428]

le mode narratif de la consécration qui fait croire que l'on raconte une histoire passée en oblitérant la nature sacrificielle de la messe. Plus le fait que les "bonnes gens" vont comme un seul homme à la communion (on ne parle pas de la confession car c'est traumatisant) et la reçoivent debout et dans la main!
images/icones/4a.gif  ( 608437 )Ben... par Introibo (2011-09-20 20:00:32) 
[en réponse à 608429]

oui...

mais quant à la communion, on ne peut pas souvent la rétablir à la table de communion... puisqu'elles ont disparu, emportées par les rénovations des années 70 et 80...
images/icones/neutre.gif  ( 608433 )Introibo par Job (2011-09-20 19:35:11) 
[en réponse à 608428]

Vous n'avez pas bien compris. Je suis TOUT A FAIT favorable à l'évolution du missel de 1969. Notamment des traductions insupportables comme celle du Notre Père (aberration théologique), la formule "heureux les invités au repas du Seigneur" alors que la phrase "heureux les invités au festin des noces de l'Agneau" serait plus à propos etc.

Ne cherchez pas à me convaincre du besoin de réforme dans l’Église. Cependant le missel de 1962 n'est pas exempt lui non plus, d'un besoin d'adaptations. L'initiative ne me choque pas d'autant plus qu'elle vient d'une commission justement chargée de ces questions là.

Bref que Rome ne s'interdise pas de modifications intelligentes des missels, je m'en félicite. Que l'on puisse être en union de prière entre catholiques pour faire mémoire de tous les Saints, d'hier et d'aujourd'hui reconnus par l'Eglise, je ne demande que ça.

Vous devriez au contraire vous féliciter de ce qu'il s'opère un rapprochement entre nos liturgies, pour que nous puissions ensemble demander l'intercession de grands Saints comme Maximilien Kolbe, modèles de sainteté pour notre temps.
images/icones/1a.gif  ( 608436 )Ah ! par Introibo (2011-09-20 19:55:23) 
[en réponse à 608433]

comme ça, y a plus de souci et, parodiant Labiche, je dirai "embrassons-nous Folleville" !

In Xo.
images/icones/1b.gif  ( 608438 )Alors amen par Job (2011-09-20 20:02:30) 
[en réponse à 608436]

Si nous arrivons tous à nous entendre comme ça, peut être que nous pourrons un jour nous embrasser fraternellement en catholiques, unis par une même foi, malgré nos diversités ?

C'est tellement ce que je souhaite que je suis attristé quand je vois des réactions épidermiques face à des initiatives du Pape qui travaille en ce sens. Les propos portés à l'encontre des fidèles qui sont attachés au NOM, qui n'est pas mal célébré dans son immense majorité (sauf dans des paroisses rurales avec quatre vieux qui partagent avec le prêtre l'âge) sont très blessants.
images/icones/bravo.gif  ( 608440 )Bah... par Introibo (2011-09-20 20:35:07) 
[en réponse à 608438]

En matière de diversité, j'espère que ça n'ira pas jusqu'aux schismes... Y en a trop !!

Sans en rajouter une couche, j'ai eu droit à des messes célébrées un peu n'importe comment dans ma paroisse urbaine et chef-lieu de canton.

In Xo.

Introibo

qui, ce soir, exceptionnellement, ne râlera plus.
images/icones/fleur.gif  ( 608442 )Job, je n'ai pas voulu vous blesser par Chouan (2011-09-20 20:54:19) 
[en réponse à 608438]

ni attaquer les fidèles attachés au NOM (qui sont évidemment de bonne foi là n'est pas la question). Et puisque vous partagez le souci d'une évolution du NOM, nous sommes plus proches que mes propos pourraient le laisser penser (je ne suis pas par principe contre une évolution du VOM) et je crois que l'avenir passe par une évolution du NOM (et non par un hypothétique et fantasmatique retour massif du VOM). Cela étant comme beaucoup de tradis j'émets des doutes quant aux intentions derrière ce projet d'évolution et surtout me pose et vous pose une question logique : pourquoi commencer par le missel de 1962 en matière d'évolution ? A l'échelle de l'Eglise universelle est-ce une priorité ?
Bien à vous in Xto
images/icones/neutre.gif  ( 608477 )Je n'y tiens plus... par etienne_rg (2011-09-21 00:42:25) 
[en réponse à 608442]

Je m'étais pourtant promis de ne plus intervenir sur ce forum, ayant été suffisamment été traité (de manière indirecte mais cela touche tout de même) d'hérétique (et oui, je suis NOMiste et fier de l'être).

On parle de la création d'une commission, donc d'une étude... Cela ne veut pas dire qu'il y aura application. Et on hurle au loup.
Faites confiance au Saint Père, enfin ! Ne vous a-t-il pas montré par maintes fois qu'il sait ce qu'il fait, que son but aujourd'hui est la réconciliation des catholiques ?
Vous qui semblez attachés aux anciennes formes, dois-je vous rappeler l'infaillibilité pontificale ? Que faites-vous de l'Esprit Saint ?


Merci Job de réagir, de fond de votre Bretagne, vous avez dû sauter au plafond.
images/icones/1d.gif  ( 608495 )Je ne vois pas par Archange (2011-09-21 10:32:41) 
[en réponse à 608477]

ce que vient faire l'infaillibilité pontificale dans cette affaire.
images/icones/5a.gif  ( 608487 )Je veux pas en remettre une couche mais heu... par Feiz ha Breizh (2011-09-21 09:21:13) 
[en réponse à 608438]


au NOM, qui n'est pas mal célébré dans son immense majorité



A moins que "pas mal" ne veule pas dire "bien"...
Et je suis essentiellement NOMiste...
images/icones/4c.gif  ( 608459 )On peut comprendre que Rome se soucie d'actualiser le missel de 62 par ptk (2011-09-20 22:56:28) 
[en réponse à 608413]

Il est le seul qui soit pratiqué.

Le pseudo missel de 69, modifié 2002, n'a jamais été réellement appliqué (messe à l'envers, en vernaculaire, vases sacrés en terre cuite, absence de chasuble,...) et il comporte tant d'exceptions et de possibilités au choix du célébrant que ce n'est même pas étonnant.

D'autre part, au moins dans nos régions occidentales, avec le prochain décès des prêtres et fidèles bloqués sur les années soixante-dix (première moitié), le départ des crypto-protestants (mariage des prêtres, messe-mémoriale, communion aux divorcés remariés,...) et le sectarisme des communautés nouvelles, qui ont leurs petites habitudes liturgiques, sa mise à jour ne présente pas d'intérêt: il n'intéresse personne.

Pour compléter votre information, "petite précision historique", la bonne attitude pour recevoir la Sainte Communion, c'est à genoux; la position debout n'est qu'une tolérance, une exception.

Pourquoi pas, en effet, introduire de nouveaux saints dans le missel de 62? Mais pourquoi pas corriger les erreurs du missel de 69, sanctionner les célébrations débiles qu'il permet, rétablir la discipline et la doctrine dans l'église catho-conciliaire....?

Pour ce qui est de l'Eglise catholique, j'en suis content, mais pas des perversions dont on la défigure depuis de trop nombreuses années.


Quant aux fidèles de la pseudo "forme extraordinaire", qui n'est que la seule "forme" existante du rite romain, qu'on les laisse en paix, qu'on respecte leur Foi qu'on cesse de les persécuter, de les chasser, de les outrager, qu'on leur laisse prier dans des églises que leurs ancêtres ont bâties et qu'ils n'ont pas bâties pour qu'on s'y livre à des exhibitions ridicules avec guitares et papier crépons, ni pour que les protestants, les juifs, les orthodoxes et les adorateurs de l'oignon viennent y célébrer leurs faux cultes!
images/icones/carnet.gif  ( 608484 )Vous noterez par Thomas (2011-09-21 08:37:52) 
[en réponse à 608413]

que pour la communion à genoux, l'exemple vient de haut.

Et elle est toujours la norme officielle. La communion debout est un indult élevé au rang de norme pour on ne sait quelle raison (comme le vernaculaire, comme l'orientation vers le peuple,...).

Donc, en l'occurrence, c'est l'épiscopat français, au mépris des règles romaines, qui a imposé la communion debout dans la main. N'inversez pas les choses.

Thomas
images/icones/neutre.gif  ( 608421 )Pourquoi pas un aggiornamento ? par Meneau (2011-09-20 19:06:14) 
[en réponse à 608345]

Après tout, Sacrosanctum Consilium l'avait prévu :


21. Pour que le peuple chrétien bénéficie plus sûrement des grâces abondantes dans la liturgie, la sainte Mère l’Église veut travailler sérieusement à la restauration générale de la liturgie elle-même. Car celle-ci comporte une partie immuable, celle qui est d’institution divine, et des parties sujettes au changement qui peuvent varier au cours des âges ou même le doivent, s’il s’y est introduit des éléments qui correspondent mal à la nature intime de la liturgie elle-même, ou si ces parties sont devenues inadaptées. Cette restauration doit consister à organiser les textes et les rites de telle façon qu’ils expriment avec plus de clarté les réalités saintes qu’ils signifient, et que le peuple chrétien, autant qu’il est possible, puisse facilement les saisir et y participer par une célébration pleine, active et communautaire.
(...)
Afin que soit maintenue la saine tradition, et que pourtant la voie soit ouverte à un progrès légitime, pour chacune des parties de la liturgie qui sont à réviser, il faudra toujours commencer par une soigneuse étude théologique, historique, pastorale. En outre, on prendra en considération aussi bien les lois générales de la structure et de l’esprit de la liturgie que l’expérience qui découle de la récente restauration liturgique et des indults accordés en divers endroits. Enfin, on ne fera des innovations que si l’utilité de l’Église les exige vraiment et certainement, et après s’être bien assuré que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par un développement en quelque sorte organique.



et Mgr Lefebvre ne disait pas le contraire dans Itinéraires :


Au milieu des oppositions, des exagérations, des discussions qui caractérisent cette période d’adaptation de la liturgie, peut-on espérer qu’une ligne moyenne fructueuse sera trouvée ?

À voir la rapidité, inaccoutumée dans l’Église, avec laquelle dans tous les pays les applications se sont réalisées, on ne peut s’empêcher de craindre que certaines mesures n’entraînent des résultats imprévus et malheureux. Ainsi en est-il de la dévotion au Saint-Sacrement, de la dévotion à la Vierge Marie et aux Saints dont les statues sont éliminées de nombreuses Églises, sans aucun souci de la plus élémentaire pastorale et catéchèse ; de la belle et bonne ordonnance de la maison de Dieu, qui est devenue une maison des hommes plus qu’une maison de Dieu ; de la beauté vraiment divine des chants latins supprimés et non encore remplacés par des mélodies équivalentes.

Cependant de ces constatations devons-nous conclure qu’il fallait garder toutes ces choses sans changement ? Le Concile avec mesure et prudence a répondu par la négative. Quelque chose était à réformer et à retrouver.

Il est clair que la première partie de la messe faite pour enseigner les fidèles et leur faire exprimer leur foi avait besoin d’atteindre ces fins d’une manière plus nette et dans une certaine mesure plus intelligible. À mon humble avis deux réformes dans ce sens semblaient utiles : premièrement les rites de cette première partie et quelques traductions en langue vernaculaire.

Faire en sorte que le prêtre s’approche des fidèles, communique avec eux, prie et chante avec eux, se tienne donc à l’ambon, dise en leur langue la prière de l’oraison, les lectures de l’Épître et de l’Évangile ; que le prêtre chante dans les divines mélodies traditionnelles le Kyrie, le Gloria et le Credo avec les fidèles. Autant d’heureuses réformes qui font retrouver à cette partie de la messe son véritable but. Que l’ordonnance de cette partie enseignante se fasse d’abord en fonction des messes chantées du dimanche, de telle manière que cette messe soit le modèle suivant lequel les rites des autres messes seront adaptés, autant d’aspects de renouvellement qui apparaissent excellents. Ajoutons surtout les directives nécessaires à une prédication vraie simple, émouvante, forte dans sa foi et déterminante dans les résolutions. C’est là un des points les plus importants à obtenir dans le renouveau liturgique de cette partie de la messe.



Le tout est de voir dans quel esprit, par qui, et comment cet aggiornamento peut et va se faire...

Cordialement
Meneau
images/icones/ancre2.gif  ( 608460 )Saints et préfaces : pas de problème par Paterculus (2011-09-20 22:59:54) 
[en réponse à 608345]

Pour les mémoires des saints, le missel romain a toujours été mouvant, plus ou moins selon les époques : peu quand les canonisations étaient peu nombreuses, donc il devrait l'être davantage maintenant que l'Eglise "recrute" ses saints parmi un milliard de fidèles sur tous les continents.

Pour les préfaces, de toutes façons je pense qu'elles seront "au choix" : j'espère qu'elles ne seront pas obligatoires, pour ne pas froisser les sensibilités. Ce devrait d'ailleurs être un postulat de base des retouches à faire à l'un ou l'autre missel : ne rien imposer, seulement proposer ; car les sensibilités sont à vif.
J'espère aussi que parmi les préfaces qui seront choisies pour figurer dans le missel de Saint Pie V, il y aura la IVème commune (un beau manifeste anti-immanentiste) et la VIIIème des dimanches "per annum" (une fort belle ecclésiologie éliminant les conceptions sociologisantes de l'Eglise).
Bon je sais c'est trop didactique, mais c'est donc dans la ligne des préfaces des XIXème et XXème siècle.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/1y.gif  ( 608490 )Ca y est par Archange (2011-09-21 09:58:18) 
[en réponse à 608460]

les vieille lunes reviennent : pas obligatoire, au choix, on propose...

C'est avec ce genre de truc que certains se sont crus autoriser à faire n'importe quoi avec le missel version 1969...

Au risque de faire du fixisme, de passer pour un rubriciste, un arriéré, un intégriste... pas touche au missel !
images/icones/1e.gif  ( 608492 )Au risque plutôt par Yves Daoudal (2011-09-21 10:15:34) 
[en réponse à 608490]

de passer pour un véritable novateur.

Car tout au long de l'histoire, Rome a "touché au missel". Ce serait bien la première fois qu'il resterait sans la moindre modification.

Parce que le missel n'est pas un vestige du passé, il est vivant, de la vie de l'Eglise.
images/icones/1b.gif  ( 608493 )Et ben par Archange (2011-09-21 10:18:02) 
[en réponse à 608492]

on a qu'à toucher au missel actuel, puisque c'est lui qui est, soit disant, dans la continuité...
images/icones/1x.gif  ( 608496 )Archange !!!! par Cath...o (2011-09-21 10:58:45) 
[en réponse à 608493]

Vous m'apprendrez la règle et me ferez cette page d' exercices dans les plus brefs délais !!

Nan mais !!
images/icones/1v.gif  ( 608500 )Pour votre information par Archange (2011-09-21 11:42:37) 
[en réponse à 608496]

j'ai employé la forme affirmative.....
images/icones/1e.gif  ( 608501 )Afiirmative, certes, par Sic transit (2011-09-21 11:56:39) 
[en réponse à 608500]

mais avec une restriction!

On peut toujours faire le choix volontaire de s'exprimer familièrement,-ce qui donne parfois plus de poids- ou pas...

Comparez: T'avais qu'à écouter et Tu n'avais qu'à écouter

Bonne journée!
images/icones/1e.gif  ( 608506 )J'ai toujours raison.... par Archange (2011-09-21 12:23:18) 
[en réponse à 608501]

non mais !

Et puis avec Cath...o c'est une affaire qui crie vengeance !!!
images/icones/1v.gif  ( 608509 )Hé hé ... par Cath...o (2011-09-21 12:54:18) 
[en réponse à 608506]

Certes le lien cherché un peu en vitesse ne renvoyait qu'à la forme négative, et non à la forme restrictive que vous employez ...

Mais la règle reste la même : pour savoir s'il faut ou non un "n'", si ça ne vient pas instinctivement (ce qui est le cas pour les dames de mon âge qui ont encore connu des institutrices dignes de ce nom ... ) il suffit de remplacer "on" par "il". Ce qui dans votre phrase donne "Il n'a qu'à ..."

Et toc, CQFD !

Un autre commentaire mon petit Archange ? ...
images/icones/2a.gif  ( 608510 )Je pense par Archange (2011-09-21 13:00:02) 
[en réponse à 608509]

que vous allez encore avoir des ennuis.... wait and see !
images/icones/1d.gif  ( 608654 )En attendant ... par Cath...o (2011-09-22 18:45:04) 
[en réponse à 608510]

... votre basse vengeance, vous pouvez toujours récupérer un "n'" ici !
images/icones/1b.gif  ( 608503 )Si c’est la forme affirmative par Vianney (2011-09-21 11:59:15) 
[en réponse à 608500]

...que vous avez voulu employer, que vient faire le “qu” dans votre phrase ?

on a qu'à toucher


(Sur le fond, je suis plutôt d’accord avec votre propos concernant la réforme du missel de 1962...)

V.

images/icones/1n.gif  ( 608497 )les saints ad libitum par abbé F.H. (2011-09-21 11:04:54) 
[en réponse à 608490]

cela a existé, bien avant les mémoires facultatives du calendrier de Paul VI.

En 1623, Ignace, semidouble ad libitum.
En 1662, Françoise Romaine semidouble ad libitum par Urbain VIII.
en 1680, Hedwige semidouble ad libitum par Innocent XI, avant de devenir de précepte en 1706...
images/icones/abbe1.gif  ( 608504 )Non! par Fatherjph (2011-09-21 12:03:37) 
[en réponse à 608460]

Qu'on s'en tienne à mettre les préfaces du commun des saints! La préface de la Trinité le dimanche doit rester fixe!
images/icones/1f.gif  ( 608536 )On oublie une chose... par Nemo (2011-09-21 17:18:16) 
[en réponse à 608345]

Les évolutions organiques du missel se sont toujours faites lentement.
Elles se sont toujours faites dans un climat paisible.
Elles n'ont jamais été décidées par des experts liturgiques.
Elles sont nées d'un ardent désir de l'Eglise.

Nous sommes donc dans le même contexte aujourd'hui que lors de la fabrication du nouveau missel. Un besoin qui n'est pas prouvé (qui se plaint de la pauvreté du choix de préfaces), des experts qui ont des réponses à des questions qu'on ne se pose pas, des choix à la carte qui créent des partisans et des opposants, une matière première pas forcément de première qualité.

Il ne s'agit pas vraiment d'une croissance ou d'un développement du missel traditionnel mais plutôt d'une greffe.

Avant de faire rentrer les saints au nouveau calendrier, il serait bon qu'il y ait une période d'essai par l'utilisation des communs.
images/icones/bravo.gif  ( 608544 )Enfin de la clarté! par Eucher (2011-09-21 18:20:51) 
[en réponse à 608536]

Entre l'un qui pense que le Pape peut faire ce qu'il veut de la liturgie (comme s'il en était le maître et non le gardien) et opine sur la semaine sainte sans en maîtriser le dossier, et les autres qui se laissent imprudemment échouer sur des détails (propres pour des saints canonisés hier ou préfaces pillées dans d'autres rites ou encore bricolées), un vrai liturgiste nous rappelle l'un des grands principes de l'évolution de la liturgie: le temps.

Merci Nemo. Sans vous sur le forum, nous serions bien au large.

-Eucher.
images/icones/bravo.gif  ( 608571 )Le temps par Paterculus (2011-09-21 22:08:14) 
[en réponse à 608544]

Les préfaces dont je parle ici ont été utilisées depuis plus de quarante ans dans toute l'aire du rite romain.

Et mon souhait de ne rien imposer permet justement de donner le temps aux communautés de s'approprier en douceur ce que l'esprit leur inspire - à mon sens d'ailleurs le signe de la présence de l'Esprit est le dynamisme missionnaire des communautés.

Je suis donc bien d'accord avec notre cher Nemo.

VdP
images/icones/1a.gif  ( 608615 )Les fameuses préfaces par Nemo (2011-09-22 13:00:22) 
[en réponse à 608571]

Je pense en effet qu'on parle des préfaces présentes dans les missels français néo gallicans.
Il s'agit des préfaces pour les saints, pour le saint-sacrement, pour la dedicace etc.
Au XVIIème siècle des prêtres experts (comme nous n'en avons plus aujourd'hui) sont auteurs de compositions d'un style propre mais pas dénuées de valeur.
Ces préfaces qui ne font pas partie du missel romain sont en revanche présentes au propre de France et déjà utilisées (obligatoires) partout en France.
Le fait d'étendre un droit particulier à l'Eglise universelle est tout à fait traditionnel.
Le pour est qu'il s'agit d'oeuvre de qualité et éprouvées. LE contre est qu'elle sont d'un génie étranger au rite romain.
Mais parce qu'elles sont françaises, je trouverais amusante leur intégration au missel.