
Si je ne peux qu’applaudir à deux mains la magnifique représentation de Jean-Sébastien Bach ci-dessous, je suis beaucoup plus réservé sur l’icône du mahatma Gandhi, du militant homosexuel Harvey Milk, ou du Général Jésuite Pedro Arrupe.
Cette forme d’art iconographique est séduisante, certes, mais cette séduction vient en grande partie de la transgression qu’elle constitue. Pour un iconographe Chrétien, représenter avec les attributs de la sainteté un grand pécheur est dangereux et mine les fondements de l’iconographie Chrétienne. Pour éviter cela autant que faire se peut, il faut procéder avec un grand discernement et ne choisir que des sujets indiscutablement conformes aux vertus Chrétiennes. Bach oui, Dorothy Day oui, Gandhi non, et Milk non plus.
Le Frère Robert a eu une idée, et en a sorti de belles choses. D'autres hélas, sont également nées de cette idée, mais elles sont également marquées du sceaux de l'hérésie. Tentons de faire la part des choses entre ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas.
Un autre problème demeure: Le but d'une icône est d'être objet de vénération, de dévotion. La plupart des icônes ci-dessus ne remplissent évidemment pas ce but. Au final subsiste un exercice de style intéressant et indéniablement beau, mais sans grand sens religieux, ainsi que des prises de positions douteuses par rapport à la doctrine Catholique.