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images/icones/bible.gif  ( 608134 )Dimanche : Bréviaire Romain par Alexandre (2011-09-18 00:05:57) 


Jésus prêchant à la foule, par Gustave Doré

Dimanche 18 Septembre 2011


I. BRÉVIAIRE ROMAIN (1568-1960)

QUATORZIÈME DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE
(TROISIÈME DE SEPTEMBRE)


Premier Nocturne



Commencement du livre de Tobie (ch. 1)

Leçon i
(vv. 1-4) Tobie, de la tribu et de la ville de Nephtali (qui est dans la haute Galilée, au-dessus de Naasson, derrière le chemin qui conduit à l’occident, ayant à sa gauche la ville de Sépher), lorsqu’il eut été fait captif au temps de Salmanasar, roi des Assyriens, n’abandonna pas la voie de la vérité, tout en étant captif. C’est ainsi que de tout ce qu’il pouvait gagner, il faisait part chaque jour à ses compagnons de captivité, ses frères de race. Et quoiqu’il fût plus jeune que tous ceux de la tribu de Nephtali, sa conduite n’eut rien de puéril.

Leçon ii
(vv. 5-10) Aussi, alors que tous allaient vers les veaux d’or que Jéroboam, roi d’Israël, avait érigés, lui seul fuyait la compagnie de tous. Il se rendait à Jérusalem, au Temple du Seigneur, et là, il adorait le Seigneur Dieu d’Israël, offrant fidèlement toutes ses prémices et ses dîmes. La troisième année, il donnait toute sa dîme aux prosélytes et aux étrangers. A ces observances et à toutes les autres prescriptions de la loi de Dieu, il avait été fidèle dès son enfance. Lorsqu’il fut devenu adulte, il prit pour épouse Anne, femme de sa tribu, et il engendra d’elle un fils auquel il donna son nom; il lui apprit dès l’enfance à craindre Dieu et à s’abstenir de tout péché.

Leçon iii
(vv. 11-15) Il fut emmené en captivité et échoua dans la ville de Ninive avec sa femme, son fils, et toute sa tribu. Tous mangeaient des aliments des païens, mais lui vivait selon sa conscience et ne se souillait jamais de leurs aliments. Et parce qu’il se souvint de Dieu de tout son cœur, Dieu lui fit trouver grâce en la présence du roi Salmanasar, et le roi lui donna pouvoir d’aller partout où il voudrait, ayant la liberté de faire tout ce qu’il voudrait. Il se rendait donc vers tous ceux qui étaient en captivité et leur donnait des avis salutaires.

Deuxième Nocturne



Sermon de saint Léon, pape (Sermon 94, 1. 3-4; texte latin et autre traduction française: SC 200, 142…149)

Leçon iv
Je sais, frères très chers, que la plupart d’entre vous sont fidèles aux pratiques de la foi chrétienne. Point n’est besoin de vous y engager par nos exhortations. Tout ce que la tradition a établi et que l’usage a confirmé, votre érudition ne l’ignore pas, votre miséricorde ne le néglige pas. Pourtant le ministère sacerdotal doit déployer la même sollicitude à l’égard de tous les fils de l’Église. Aussi recommandons-nous à tous sans distinction une pratique qui doit être salutaire aux commençants comme aux instruits que nous embrassons d’un même amour; avec une foi allègre, célébrons, par la mortification de l’esprit et du corps, le jeûne auquel nous oblige le retour du mois de septembre.

Leçon v
L’observation du jeûne, en effet, a été fixée aux quatre saisons; ainsi, par le retour périodique du cycle de toute l’année nous réalisons que nous avons sans cesse besoin de purification; sans cesse nous devons tâcher, au milieu des vicissitudes de cette vie, d’effacer par le jeûne et les œuvres de bienfaisance le péché contracté par la fragilité de la chair et la souillure des convoitises. Souffrons donc un petit peu de la faim, frères bien-aimés; retranchons de notre ordinaire un petit quelque chose qui puisse soulager les pauvres.

Leçon vi
Que la conscience généreuse goûte le fruit de ses largesses; si tu donnes avec joie, tu recevras toi-même de quoi te combler de joie. L’amour du prochain est amour de Dieu puisque Dieu a voulu concentrer la plénitude de la Loi et des Prophètes dans cette unité d’une double charité. Personne ne peut en douter désormais: c’est à Dieu même qu’il offre ce qui est donné à un homme. Le Seigneur et Sauveur l’a dit, parlant des pauvres à nourrir et à soulager: « Ce que vous avez fait à l’un d’eux, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). Jeûnons donc mercredi et vendredi, et samedi, célébrons les vigiles auprès du bienheureux apôtre Pierre. Ses mérites et ses prières, nous le croyons, nous aideront à rendre notre jeûne et notre dévotion agréables au Dieu de miséricorde.

Troisième Nocturne

Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu (ch. 6, 24-33; version du Lectionnaire de 1964-65)
Leçon vii
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples: «Nul ne peut servir deux maîtres: ou bien, il haïra l’un, et il aimera l’autre; ou bien, il s’attachera à l’un, et il méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent. Voilà pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie, d’avoir de quoi vous nourrir, ni pour votre corps, de quoi vous vêtir. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps, plus que le vêtement? Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent point dans des greniers, et votre Père du Ciel les nourrit. Est-ce que vous ne valez pas beaucoup plus qu’eux? Et qui de vous, à force d’inquiétude, peut ajouter à sa taille une seule coudée? Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter? Observez les lis des champs, comme ils poussent: ils ne peinent ni ne filent; or, je vous le dis, pas même Salomon dans toute sa gloire ne fut vêtu comme l’un d’eux. Si l’herbe des champs, qui est aujourd’hui, et qui demain sera jetée au four, Dieu l’habille ainsi, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi? Ne vous inquiétez donc pas et ne dites pas: “Que mangerons-nous?” ou “Que boirons-nous?” ou “Que mettrons-nous?” Car tout cela, les païens le recherchent. Votre Père du Ciel sait que vous avez besoin de tout cela. Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.»

Homélie de saint Augustin, évêque (Sur le sermon sur la Montagne 2, 14, 47; 15, 49; texte latin: PL 34, 1290)
«Nul ne peut servir deux maîtres.» A cette même intention, [bonne ou mauvaise,] se rapporte ce que notre Seigneur expose en conséquence de son assertion: «Ou il haïra l’un et il aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.» Il faut examiner attentivement ce passage; le Seigneur lui-même indique quels sont ces deux maîtres, en ajoutant: «Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.» Les Hébreux donnent, dit-on, aux richesses le nom de [mammona.] En langue punique, ce mot a le même sens; car mammon signifie gain.

Leçon viii
Servir Mammon, c’est être l’esclave de celui que sa perversité a préposé aux choses terrestres, et que le Seigneur appelle «prince de ce monde» (Jn 12, 31). Donc: «ou l’homme le haïra et aimera l’autre», c’est-à-dire Dieu; «ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.» En effet, quiconque est esclave des richesses s’attache à un maître dur et à une domination funeste; enchaîné par sa cupidité, il subit la tyrannie du démon, et certes, il ne l’aime pas; car qui peut aimer le démon? mais cependant il le supporte.

Leçon ix
«C’est pourquoi, continue le Sauveur, je vous dis: Ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous vous vêtirez.» Il ne veut pas que notre cœur se partage à la recherche, non seulement du superflu, mais même du nécessaire, et que, pour nous le procurer, notre intention se détourne de sa véritable fin, dans les actions que nous paraissons faire par un motif de miséricorde. C’est-à-dire qu’il ne veut pas que, tout en paraissant nous dévouer aux intérêts du prochain, nous ayons moins en vue son utilité que notre avantage personnel, et que nous nous regardions comme exempts de fautes, parce que nous ne voulons obtenir que le nécessaire et non le superflu.


II. BRÉVIAIRE ROMAIN (1961-1970)

QUATORZIÈME DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE
(TROISIÈME DE SEPTEMBRE)

Au Nocturne

Commencement du livre de Tobie (ch. 1)
Leçon i
(vv. 1-4) Tobie, de la tribu et de la ville de Nephtali (qui est dans la haute Galilée, au-dessus de Naasson, derrière le chemin qui conduit à l’occident, ayant à sa gauche la ville de Sépher), lorsqu’il eut été fait captif au temps de Salmanasar, roi des Assyriens, n’abandonna pas la voie de la vérité, tout en étant captif. C’est ainsi que de tout ce qu’il pouvait gagner, il faisait part chaque jour à ses compagnons de captivité, ses frères de race. Et quoiqu’il fût plus jeune que tous ceux de la tribu de Nephtali, sa conduite n’eut rien de puéril.

Leçon ii
(vv. 5-15) Aussi, alors que tous allaient vers les veaux d’or que Jéroboam, roi d’Israël, avait érigés, lui seul fuyait la compagnie de tous. Il se rendait à Jérusalem, au Temple du Seigneur, et là, il adorait le Seigneur Dieu d’Israël, offrant fidèlement toutes ses prémices et ses dîmes. La troisième année, il donnait toute sa dîme aux prosélytes et aux étrangers. A ces observances et à toutes les autres prescriptions de la loi de Dieu, il avait été fidèle dès son enfance. Lorsqu’il fut devenu adulte, il prit pour épouse Anne, femme de sa tribu, et il engendra d’elle un fils auquel il donna son nom; il lui apprit dès l’enfance à craindre Dieu et à s’abstenir de tout péché. Il fut emmené en captivité et échoua dans la ville de Ninive avec sa femme, son fils, et toute sa tribu. Tous mangeaient des aliments des païens, mais lui vivait selon sa conscience et ne se souillait jamais de leurs aliments. Et parce qu’il se souvint de Dieu de tout son cœur, Dieu lui fit trouver grâce en la présence du roi Salmanasar, et le roi lui donna pouvoir d’aller partout où il voudrait, ayant la liberté de faire tout ce qu’il voudrait. Il se rendait donc vers tous ceux qui étaient en captivité et leur donnait des avis salutaires.



Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu (ch. 6, 24-33; version du Lectionnaire de 1964-65)
Leçon iii
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples: «Nul ne peut servir deux maîtres: ou bien, il haïra l’un, et il aimera l’autre; ou bien, il s’attachera à l’un, et il méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent. Voilà pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie, d’avoir de quoi vous nourrir, ni pour votre corps, de quoi vous vêtir. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps, plus que le vêtement? Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent point dans des greniers, et votre Père du Ciel les nourrit. Est-ce que vous ne valez pas beaucoup plus qu’eux? Et qui de vous, à force d’inquiétude, peut ajouter à sa taille une seule coudée? Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter? Observez les lis des champs, comme ils poussent: ils ne peinent ni ne filent; or, je vous le dis, pas même Salomon dans toute sa gloire ne fut vêtu comme l’un d’eux. Si l’herbe des champs, qui est aujourd’hui, et qui demain sera jetée au four, Dieu l’habille ainsi, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi? Ne vous inquiétez donc pas et ne dites pas: “Que mangerons-nous?” ou “Que boirons-nous?” ou “Que mettrons-nous?” Car tout cela, les païens le recherchent. Votre Père du Ciel sait que vous avez besoin de tout cela. Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.»

Homélie de saint Augustin, évêque (Sur le sermon sur la Montagne 2, 14, 47; 15, 49; texte latin: PL 34, 1290)
«Nul ne peut servir deux maîtres.» A cette même intention, [bonne ou mauvaise,] se rapporte ce que notre Seigneur expose en conséquence de son assertion: «Ou il haïra l’un et il aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.» Il faut examiner attentivement ce passage; le Seigneur lui-même indique quels sont ces deux maîtres, en ajoutant: «Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.» Les Hébreux donnent, dit-on, aux richesses le nom de [mammona.] En langue punique, ce mot a le même sens; car mammon signifie gain.


III. COMMENTAIRE PATRISTIQUE DE L’ÉVANGILE DU MISSEL DE 1970-2002

La Liturgia Horarum, c’est-à-dire le nouveau bréviaire romain, ne donne pas de commentaire de l’évangile de chaque dimanche, contrairement à la tradition. On a donc donné ci-après le commentaire que le Bréviaire Romain en vigueur jusqu’en 1960 donne pour l’évangile de la messe du dimanche de la Septuagésime: Mt 20, 1-16a.



VINGT-CINQUIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
(Cycle des lectures A)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (20, 1-16a; tr. officielle)
Jésus disait cette parabole: «Le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur un salaire d’une pièce d’argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit: “Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit: “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire?” Ils lui répondirent: “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit: “Allez, vous aussi, à ma vigne.” Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant: “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui n’avaient commencé qu’à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine: “Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur!” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux: “Mon ami, je ne te fais aucun tort. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour une pièce d’argent? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi: n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon?” Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers.»


Homélie de saint Grégoire, pape (Homélies sur les Évangiles 19, 1; cf. SC 485, 424-427)
Il est dit que le royaume des cieux est semblable à un père de famille qui loue des ouvriers pour cultiver sa vigne. Or, qui peut être plus justement représenté par le père de famille que notre Créateur, qui gouverne ceux qu’il a créés, et qui possède ses élus dans ce monde, comme un maître a ses serviteurs dans sa maison? Il possède une vigne, à savoir l’Église universelle, qui a poussé au tant de sarments qu’elle a produit de saints, depuis le juste Abel, jusqu’au dernier élu devant naître à la fin du monde.

Ce divin père de famille loue donc des ouvriers pour cultiver sa vigne, dès la pointe du jour, à la troisième heure, à la sixième, à la neuvième et à la onzième; parce qu’il ne cesse point, depuis le commencement de ce monde jusqu’à la fin, de réunir des prédicateurs pour enseigner les fidèles. Le matin du monde peut s’entendre du temps qui s’est écoulé depuis Adam jusqu’à Noé; la troisième heure, de Noé à Abraham; la sixième, d’Abraham à Moïse; la neuvième, de Moïse à la venue du Sauveur, et la onzième, depuis la venue du Sauveur jusqu’à la fin du monde. Les Apôtres ont été envoyés pour prêcher en cette dernière heure, et quoique venant si tard, ils ont reçu un salaire entier.

Le Seigneur ne cesse donc en aucun temps d’envoyer des ouvriers pour cultiver sa vigne, c’est-à-dire pour instruire son peuple. Par les Patriarches d’abord, ensuite par les Docteurs de la loi et les Prophètes, et enfin par les Apôtres, il a consacré tous ses soins à sanctifier son peuple. Il a travaillé, pour ainsi dire, à la culture de sa vigne, par l’entremise de ces ouvriers que nous avons énumérés; mais cela n’empêche pas que tous ceux qui, avec une foi correcte, se sont appliqués et ont exhorté à faire le bien, ne puissent être considérés aussi (chacun dans sa mesure et à un certain degré), comme les ouvriers de cette vigne. Ceux de la première heure, ainsi que ceux de la troisième, de la sixième et de la neuvième, désignent l’ancien peuple hébreu qui, depuis le commencement du monde, s’efforçant, en la personne de ses saints, de servir Dieu avec une foi droite, n’a pour ainsi dire pas cessé de travailler à la culture de la vigne. Mais à la onzième heure les Gentils sont appelés, c’est à eux que s’adressent ces paroles: «Pourquoi êtes-vous ici tout le jour sans rien faire?»

Oraison
Deus, qui sacræ legis ómnia constitúta
in tua et próximi dilectióne posuísti,
da nobis, ut, tua præcépta servántes,
ad vitam mereámur perveníre perpétuam.

Traduction du P. Patrick Hala (moine de Solesmes)
Dieu, toi qui as résumé tous les préceptes de la Loi sacrée
dans l’amour pour toi et le prochain,
accorde nous, moyennant leur observance,
de parvenir à la vie éternelle.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 608143 )Méditation avec l'Imitation de Jésus-Christ par ami de la Miséricorde (2011-09-18 08:46:32) 
[en réponse à 608134]

Livre III Qu'il faut s'exercer à la patience, et lutter contre ses passions

1. Le fidèle: Seigneur mon Dieu, je vois combien la patience m'est nécessaire; car cette vie est pleine de contradictions. Elle ne peut jamais être exempte de douleur et de guerre, quoi que je fasse pour avoir la paix.
2. Jésus-Christ: Oui, mon fils; mais je ne veux pas que vous cherchiez une paix telle que vous n'ayez ni tentations à vaincre, ni contrariétés à souffrir.
Croyez au contraire avoir trouvé la paix lorsque vous serez exercé par beaucoup de tribulations et éprouvé par beaucoup de traverses. [...]

Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/fleur.gif  ( 608160 )18 Sept - Le Saint du Jour et sa Pratique : St Joseph de Cupertino / St Thomas de Villeneuve par Castille (2011-09-18 11:09:48) 
[en réponse à 608134]



SAINT JOSEPH de CUPERTINO
Frère mineur, conventuel
(1603-1663)


Joseph, dit de Cupertino, petite ville des environs de Salente, diocèse de Nardo, naquit en 1603. Il passa son enfance et sa jeunesse dans une grande simplicité et innocence de mœurs.

Délivré d'une cruelle maladie, par sa bonne Mère du ciel, Joseph s'appliqua avec une nouvelle ardeur aux œuvres de la piété et à la pratique des vertus. Après bien des difficultés, il parvint enfin à la réalisation de ses désirs et entra chez les Pères Capucins, où,vu son ignorance des lettres humaines, il fut d'abord reçu parmi les Frères-lais. Toujours ravi en DIEU, il mettait un temps si considérable à exécuter des travaux de peu d'importance que les supérieurs, le jugeant incapable de rendre aucun service à la communauté, le renvoyèrent dans le siècle.

Il se trouva alors dans une bien triste position. Aucun de ses parents ne voulait lui donner asile, tous le considérant comme un paresseux et un insensé. Enfin, sur les instances de sa mère, les Frères Mineurs Conventuels consentirent à lui donner l'habit de saint François, en le chargeant de soigner la mule du couvent.

Dans cet humble emploi, il se distingua tellement par la sainteté de sa vie que ses supérieurs s'aperçurent bientôt de la valeur de cette âme. Ils conçurent pour lui la plus haute estime, et le reçurent enfin dans la communauté sous le nom de Frère Joseph.

Mais notre Saint n'était pas encore satisfait. Il ne lui suffisait pas d'être religieux, il aspirait au sacerdoce. Ambition selon toute apparence présomptueuse ! De toute l'Écriture, il ne put jamais expliquer qu'un texte : “heureuses entrailles qui Vous ont porté.” Marie cependant, contente de l'amour de Son serviteur, le seconda dans ses desseins. Par une disposition de la Providence, dans tous ses examens, il ne fut jamais interrogé que sur cet évangile, qu'il avait si bien approfondi.

Ordonné prêtre, au mois de mars 1628, Joseph se sépara complètement du monde. Il recherchait les emplois les plus humbles du couvent, il pratiquait des austérités inouïes, ne mangeait que tous les 3 ou 4 jours, et cela avec tant de modération, qu'il était facile de voir que son corps même vivait d'une nourriture cachée, que les hommes ne connaissaient pas. Son corps, aussi bien que son âme, était soutenu par la sainte Eucharistie; qu'il célébrait tous les jours, avec une grande dévotion.

Comme à saint François, les animaux lui obéissaient, les éléments étaient dociles à sa voix; à son attouchement, les malades étaient guéris. En un mot, la nature semblait n'avoir plus de lois en présence des désirs de Joseph.

Le centre qui l'attirait, ce n'était pas la terre, mais le ciel. Aussi était-il souvent élevé, à la vue de ses Frères, à une distance considérable au sol, et là, il demeurait en contemplation, tout absorbé en DIEU. Chaque fois qu'on récitait en sa présence les Litanies de la Sainte Vierge, il s'élevait en l'air et allait embrasser l'image de la Mère de DIEU.

Ces transports aériens, ces vols dans l'espace furent si habituels à notre Saint que les actes du procès de canonisation en rapportent plus de soixante-dix survenus dans le seul territoire de Cupertino.

Il mourut à Osimo, d'une mort digne de sa vie, le 18 septembre 1663, à l'âge de 60 ans et fut canonisé par Clément XIII en 1766. Il est depuis le saint patron des aviateurs !




Saint Thomas de Villeneuve
, né en Espagne en 4488, reçut de ses nobles parents les plus admirables exemples de charité à l'égard des pauvres, des malades et de tous les malheureux. Il fut témoin, dans la maison paternelle, d'une prodigieuse multiplication de farine, récompense des largesses de sa pieuse mère.

Prévenu de la grâce de DIEU, Thomas suivit dès son bas âge, des leçons de sa famille. A l'école, il offrait son déjeuner aux enfants pauvres; il leur donnait même parfois ses propres vêtements pour les garantir du froid; il demandait souvent à sa mère de ne pas diner, pour que sa part devienne celle d'un malheureux. Tout l'argent qu'il recevait de ses parents passait en œuvres de charité.

Après ses études, et à la mort de son père, il fit de sa maison un hôpital, ne garda que ce qui était nécessaire à l'entretien de sa mère et distribua le reste aux pauvres, puis entra chez Ermites de Saint-Augustin. Brillant professeur, Thomas fut surtout à Salamanque, un prédicateur tout apostolique, et son zèle transforma la ville entière.

L'empereur Charles-Quint, l'ayant une fois entendu, voulait toujours l'entendre et se mêlait dans ce but très souvent à la foule. Le saint religieux puisait son éloquence au pied de la croix: "Dans l'oraison, disait-il, se forment les flèches dont les cœurs des auditeurs doivent être percés".

L'Archevêché de Valence étant venu à vaquer, Thomas y fut nommé et ne céda qu'en vertu de l'obéissance et sous peine d'excommunication. Il quitta en pleurant sa cellule et se mit en route à pied, avec son habit monastique fort usé. C'est ainsi qu'il entra dans sa ville épiscopale.

Le chapitre lui fit envoyer aussitôt quatre mille ducats pour son ameublement, mais il ordonna de les porter à l'hôpital, pour les pauvres. Son rang d'archevêque ne lui fit changer en rien ses habitudes de religieux. Il garda son habit de moine et le raccommoda lui-même, comme par le passé.

On obtint à grand-peine qu'il portât un chapeau de soie. Il disait en le montrant "Voilà ma dignité épiscopale, les chanoines, mes maîtres ont jugé que je ne pouvais être évêque sans cela".

C'est par l'exemple qu'il entreprit la réforme des abus criants qui désolaient son diocèse. Il consacrait la plus grande partie de ses revenus en bonnes œuvres. Chaque jour cinq cents pauvres se pressaient à sa porte et recevaient une portion, avec du pain, du vin et une pièce d'argent.

Un jour il aperçut pendant la distribution un pauvre estropié qui le regardait fixement. Il se le fit amener, apprit la misère de sa famille et lui demanda ce qu'il aimait mieux de la santé ou d'une forte aumône. "Ah! Si j'avais la santé! dit le pauvre – Eh bien! Au nom de JÉSUS-CHRIST, marche et va travailler!". Et le pauvre s'en alla guéri.

Thomas dépouillé de tout, expira le 8 septembre 1555.

Pratique: Aimez à vous dépouiller pour l'amour de JÉSUS-CHRIST.

INTROIBO : Saint Joseph de Cupertino, confesseur

HODIEMECUM : Saint Joseph de Copertino, de l'ordre des frères mineurs, confesseur. 1663.

MAGNIFICAT : Saint Joseph de Cupertino, Frère Mineur, Conventuel

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par Saint Vincent de Paul

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

images/icones/coeur.gif  ( 608176 )Neuvaine à Saint Joseph de Copertino (prière des étudiants) par ami de la Miséricorde (2011-09-18 16:05:49) 
[en réponse à 608160]

Prière des étudiants - Neuvaine à Saint Joseph de Copertino

Ô Bienheureux Joseph qui aimez à vous montrer favorable envers vos dévoués serviteurs, je viens implorer votre aide pour cet examen que je dois subir. Malgré mon travail, ma bonne volonté, je crains de me laisser troubler et de ne pouvoir répondre convenablement. Rappelez-vous que vous vous êtes trouvé dans la même difficulté et que par l’obéissance et la puissante protection de votre père spirituel vous en êtes sorti heureusement. Faites de même à mon égard. Accordez-moi l’assurance dans mes réponses, donnez à mon intelligence la promptitude et la vivacité. Je vous le demande pour l’Amour de Jésus, de Marie et de Saint François dont vous fûtes l’enfant et le serviteur fidèle. En vous, je me confie, très Saint Patron des examens et je suis convaincu que mon espoir ne sera pas trompé. Je suis mort au monde et ma vie est cachée en Dieu avec le Christ. Le Seigneur a conduit le juste par les voies droites et lui a montré le royaume des cieux. Ô Dieu, qui avez voulu attirer toute chose à votre Fils unique, Jésus-Christ, faites que, par les mérites et à l’exemple de votre séraphique confesseur Joseph, nous élevant au-dessus de toutes les cupidités terrestres, nous méritions d’arriver à Celui qui, avec Vous et le Saint-Esprit, vit dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

Texte : forum.lixium.fr

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde