Cette bienveillance provoque déjà à gauche et au centre des remous parce qu'elle distingue, à propos de l'enseignement du Concile Vatican II - considéré jusque là comme un bloc entier et définitivement acquis - des secteurs où une «légitime discussion» est possible. Mais même si Mgr Fellay dit non, ce cap est maintenant explicitement franchi par Rome alors que le Concile Vatican II était réputé intouchable.
l'Église catholique semble retrouver ce qu'elle vit depuis des siècles avec les douze Églises catholiques de rite oriental. À savoir la possibilité et le respect d'une différence liturgique
En effet, la volonté du Pape -- et heureusement -- n'est pas d'isoler le missel grégorien comme un rit différent de celui pratiqué par les catholiques romains latins (la forme ordinaire), ce qui d'une part poserait d'énormes problèmes vis-à-vis des communautés Ecclesia Dei, et d'autre part serait une erreur historique (il n'y a qu'un seul rit romain)beaucoup de catholiques se considèrent aujourd'hui avant tout comme des chrétiens. Ils se méfient d'une identité catholique trop nette
Si la foule de chrétiens en question recouvre les journaliste de La Croix, ça n'en fait pas beaucoup, et il a tort de parler de catholiques. Alors, qui ? Tel et tel soixante-huitard sur son blog de scribouillard ? Ou bien a-t-il été à la sortie d'une messe, dans une ville de France, et sondé les paroissiens ?