...ou comment un
moine diocésain de “l’Église qui est en France” réécrit l’histoire de saint Pie X :
“Il faisait partie de ce clergé de l'époque qui pensait qu'avant tout ce qui comptait, c'était la piété.”
“Il était assez
farouchement libéral 
, et je crois qu'on peut dire sans déshonorer sa mémoire qu'il ne comprenait pas grand-chose au problème des événements politiques qui commençaient à se faire jour en Italie.”
“Nommé évêque, il est devenu
aussitôt patriarche de Venise, un des
principaux postes de l'Église d'Occident.” “Il était
très complexé car il n'avait jamais eu de carrière internationale, le mieux qu'il avait eu l'occasion de vivre c'était Venise, et Venise, c'est Aix sans l'internet ! C'était un
trou perdu.”
Il “choisit un secrétaire d'État qui est
une véritable terreur, c'est un espagnol, c'est vraiment la main de fer dans un gant de velours, qui se lance sur tout ce qui bouge.”
“Dès qu'il s'agissait des affaires politiques,
il laissait agir son secrétaire d'État. C'est arrivé particulièrement pour la France, et c'est pour cela qu'on n'a
pas un très bon souvenir de Pie X, c'était l'époque où la France a décidé la séparation de l'Église et de l'État.”
Il “a mis dans le même sac tous ceux qui étudiaient l'Écriture,
tout le monde était suspect de modernisme.”
“Pourquoi a-t-il été canonisé ? Il y en a certains qui se le demandent, je cite souvent ce mot de Mauriac qui a dit simplement : ce saint-là n'est pas de ma paroisse. Je crois effectivement que ce n'était pas tout à fait le style,
ce n'est pas un saint de l'intelligence, sans être méchant.”
Enfin, tâchons d’être un peu indulgent vis-à-vis de ce pape gaffeur : “C'est
quand même une bonne chose que de l'avoir canonisé, précisément parce qu'il a voulu défendre les petits, les enfants, les simples, les gens qui n'ont pas toujours la facilité de croire.”
Bref, “sans être méchant”

, voilà une homélie à peu près du même niveau que les perles du Bac !
V.