Le Forum Catholique
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( 605908 )
prêtrise et tutoiement par blamont (2011-08-28 16:54:54)
à l'occasion de la mutation de deux prêtres dans un secteur paroissial ( comme on dit), une messe fut célébrée notamment par les deux concernés et à la fin de cet office, l'assistance-qui-est-en-église eut le bonheur d'écouter les équipes liturgiques et autres remercier et louer (à juste titre) l'action des deux mutés.
Dans les propos tenus par ces laïcs fut utilisé le tutoiement:
V... tu es , P... tu es...
Est-il habituel de tutoyer un prêtre et le nommer par son prénom surtout dans une cérémonie et non dans un cénacle privé?
On pourra toujours dire qu'il est délicat de tutoyer Dieu et de voussoyer son représentant quand bien même ce dernier devienne le premier à titre temporaire lors de la Consécration.
les prêtres sont-ils des potes à titre officiel? Surtout quand ils sont mutés?
En somme des cucurbitacées à col romain pour l'un et à chemise à carreaux pour l'autre car ces potes iront vers d'autres défrichements d'âmes.

( 605911 )
Je ne tutoie par M (2011-08-28 17:30:55)
[en réponse à 605908]
aucun prêtre !
Et même si je connaissais ces prêtres avant qu'ils ne le deviennent, le tutoiement disparaît naturellement avec la fonction dirais-je !
Par contre, plusieurs prêtres me tutoient .....

et cela ne me pose aucun problème.
M...


( 605913 )
Je suis comme vous par Clayve (2011-08-28 17:43:57)
[en réponse à 605911]
M...... Je n'arrive pas à tutoyer un prêtre, même si je le connais bien....

( 606015 )
vouvoiement par Aline (2011-08-29 20:56:33)
[en réponse à 605913]
Je connaissais un homme de mon âge alors qu'il était séminariste, et on se tutoyait. Mais maintenant qu'il est prêtre... au début c'était un peu des deux car j'étais un peu embarrassée. L'appeler Monsieur l'Abbé m'a aidée à passer au vouvoiement. Je pense que c'est mieux.
Par contre je vouvoie toujours mon père spirituel, même s'il me suit depuis 2006; je n'imaginerais pas du tout le tutoyer, pourrais pas.
Et lui me vouvoie aussi.

( 605915 )
Diaconat = vouvoiement par Don Henri (2011-08-28 17:52:56)
[en réponse à 605911]
1) Cela ne me viendrait jamais à l'idée de tutoyer un Prêtre, même si je le connais depuis longtemps, même s'il fait partie de la famille.
2) Pour ceux que je connais depuis qu'ils sont au séminaire, l'ordination diaconale marque le passage du "Machin, tu..." à Don Machin, vous...".
+ Pax et BONUM

( 605918 )
Voussoiment pourquoi ? par Nemo (2011-08-28 18:16:11)
[en réponse à 605915]
Il ne me viendrait jamais à l'idée de voussoyer une personne que j'ai tutoyée auparavant.
Le tutoiement marque une proximité plus grande, et ce n'est pas parce qu'un de mes amis est ordonné que j'entends l'éloigner.
C'est de plus un problème typiquement français puisqu'en latin le voussoiement n'existe pas.
Eventuellement j'utiliserais le voussoiement dans un discours public comme c'est la coutume, et pas seulement pour les prêtres, mais certainement pas dans la vie courante.
Quand au "don" ce n'est pas un usage français mais italien, curieusement importé de Voltri par la communauté Saint-Martin.

( 605920 )
Idem par Archange (2011-08-28 18:23:54)
[en réponse à 605918]
J'ai des amis prêtres que je tutoie sans aucun problème.

( 605922 )
Nous n'avons pas par M (2011-08-28 18:35:28)
[en réponse à 605920]
les mêmes valeurs !


( 605971 )
Je dirai même plus par Archange (2011-08-29 11:30:41)
[en réponse à 605922]
ma fonction m'oblige à tutoyer tous les prêtres...

( 606005 )
Cela sent le piège du cérémoniaire ! par M (2011-08-29 19:07:39)
[en réponse à 605971]
Allez hop mon cher ! dîtes nous tout ......


( 606320 )
Euh... par Nemo (2011-09-01 12:11:52)
[en réponse à 605971]
Je ne vous crois pas...

( 605923 )
Et pourtant! par Miserere (2011-08-28 18:35:50)
[en réponse à 605918]
Les prêtres entre eux se vouvoient.
Un prêtre n'est pas un homme quelconque, par le sacrement de l'ordre il devient un Christ.
Donc c'est au Christ que l'on s'adresse .
Je suis étonné que quelqu'un comme vous, pointilleux sur la liturgie ,ne fasse même pas la différence.
Le vouvoiement est aussi un respect envers le prêtre par le vêtement sacré qu'il porte.
On voit le résultat maintenant avec les modernos, le prêtre est considéré comme un homme quelconque .
Et puis cela fait bien de le tutoyez, non seulement il perd sa majesté, mais les grenouilles de bénitiers mettent le prêtre au même niveau qu'un laïc .
Bien à vous.
Miserere qui vouvoie les prêtres, même s'ils me tutoie.

( 605926 )
Hum... par Jacques (2011-08-28 18:45:14)
[en réponse à 605923]
.. Personnellement l'un de mes meilleurs amis est prêtre à la FSSP et il me serait extrêmement difficile de le vouvouyer. Pour autant je le considère avec sans doute bien plus d'égard depuis qu'il est prêtre, et même d'ailleurs depuis qu'il a franchi les porte du séminaire. Là encore, aucune règle de fixée, c'est avant tout du bon sens et du discernement pour savoir quelle attitude adopter, et je ne crois pas que le sacerdoce soit rabaissé par l'amitié, bien au contraire. Et pardonnez moi, mais si par bonheur le Bon Dieu devait prendre l'un de mes fils à son service je me vois mal vouvoyer le fiston, même si évidemment mon attitude évolura.
Chacun est libre de fixer ses valeurs où il veut...
Quant aux prètres que je ne connais pas, bien sûr que le vouvoiement est de rigueur

( 605929 )
C'est votre point de vue! par Miserere (2011-08-28 19:05:03)
[en réponse à 605926]
Mais pas le mien.
Bien à vous.
Miserere

( 605927 )
Se respecte-t-il lui-même ? par Meneau (2011-08-28 18:46:59)
[en réponse à 605923]
Je partage votre appréciation : le vouvoiement est une marque de respect, et il ne me viendrait pas à l'idée de tutoyer un prêtre, sauf peut-être s'il était de ma famille, ou bien que je l'aie connu en tant qu'ami proche avant qu'il soit prêtre.
Mais je me suis souvent posé la question, lorsqu'on entend le "Père Prénom" inviter au tutoiement : se respecte-t-il lui-même en tant que prêtre, alter Christus ?
Les prêtres en question veulent être des bons copains de leurs fidèles. Mais est-ce leur rôle ? Est-ce cela qu'on attend d'eux ?
Cordialement
Meneau

( 605935 )
D'accord avec vous par Nemo (2011-08-28 19:46:51)
[en réponse à 605927]
Je n'ai jamais dit qu'il fallait tutoyer les prêtres que l'on peut rencontrer.
Je dis simplement qu'il est artificiel de se mettre à vouvoyer des gens qu'on longtemps tutoyés comme amis, ou qui sont de sa famille.
D'autre part il est faux de dire que les prêtres ne se tutoient pas entre eux. Dans la fraternité Saint-Pierre, certains se tutoient et d'autres non, suivant les affinités.
Le cas de commencer à tutoyer un prêtre après son ordination, quand c'est un ami proche, est certes plus rare, m'est arrivé. Faut-il vraiment légiférer sur ce qui n'est pas essentiel mais accidentel ?
Encore une fois le latin ne s'embarassant pas de ces considérations, elles ne peuvent en aucun cas être fondamentales. L'anglais ne connaît pas non plus ces accidents.
Rien à voir avec les curés copains.

( 605936 )
Et puis... par Jacques (2011-08-28 19:57:47)
[en réponse à 605935]
on peut être grossier en vouvoyant et très poli en tutoyant...
bref heureusement qu'il n'y a pas de règles définies en la matière.
encore une fois quand nous aurons seulement cette question à régler les choses ne seront plus ce qu'elles sont. bonne soirée

( 605977 )
Dans la FSSPX aussi par Balbula (2011-08-29 12:49:07)
[en réponse à 605935]
j'ai entendu souvent des prêtres se tutoyer et s'appeler par leur prénom en privé. Et, en général, dans les milieux anglophones, non seulement il n'y a pas de distinction tutoiement/voussoiement, mais on s'appelle beaucoup plus par le prénom et j'ai connu des prêtres francophones très formels qui, après avoir fait du ministère en milieu anglophone, tutoyaient ensuite en français et appelaient des fidèles bien connus par leurs prénoms.
Je ne tutoie que mon frère, mais quelques prêtres FSSPX, qui étaient de bons amis avant leur ordination ou âgés, me tutoient et m'appellent par mon prénom, même en public, suscitant parfois le froncement de sourcils de gens plus formels.
Au Québec, les prêtres diocésains (NOM) tutoient tout le monde en général, nous appellent par notre prénom et sont parfois familiers à en être gênants.
Union de prières
Balbula

( 606295 )
Sauf que par Thomas (2011-09-01 08:34:00)
[en réponse à 605923]
Les prêtres entre eux se vouvoient.
Ceux que vous connaissez, peut-être. Mais ce n'est pas le cas de tous les prêtres, loin de là.
Un prêtre n'est pas un homme quelconque, par le sacrement de l'ordre il devient un Christ.
Donc c'est au Christ que l'on s'adresse .
Un prêtre agit-il
in persona christi capitis à tout instant, ou bien seulement lors des sacrements ?
Thomas (qui ne tutoie qu'un seul prêtre, qu'il a connu en 2nde)

( 605924 )
Ben... par Don Henri (2011-08-28 18:40:16)
[en réponse à 605918]
Oui, Don, c'est pour les Prêtres de la Communauté, bien sûr! Mais c'est une règle admise dans la CSM et que j'ai faite mienne qu'un séminariste un peu plus âgé qu'on a longtemps côtoyé en le tutoyant se mette à être vouvoyé dès qu'il devient Don Quelquechose.
Quand à mes amis séminaristes de mon âge (qu'ils soient à Candé, à Wigratzbad ou à Paris), ils ne sont pas encore ordonnés, donc cela repousse le problème à plus tard!
+ PAX et BONUM

( 605933 )
Un évêque... par Nemo (2011-08-28 19:35:26)
[en réponse à 605924]
Je sais qu'un évêque issu de la communauté Saint-Martin invite ses anciens amis à le tutoyer et à continuer de l'appeler par son prénom.
On ne peut pas dire qu'il soit pourtant devenu moderniste...
Et ça ne m'empêche pas de le respecter au plus haut point, tant pour sa position de successeur des apôtres que son oeuvre.

( 606000 )
Usage de "Don" en France. par Eucher (2011-08-29 18:03:44)
[en réponse à 605918]
Je suis bien d'accord avec vous quant à cette importation récente. Mais il faut préciser que coutume 'etrangère' est parfois légitime parmi nos compatriotes: par exemple mes grands-parents, du diocèse Nice (et dont les propres grands-parents ne parlaient pas un mot de français et se disaient de "Nissa"), ont toujours appelé leurs curés Don Untel. Évidemment il y a le proverbe "Arles en France, Aix en Provence, Nice en barbarie"!
Il y a sûrement d'autres exemples de coutumes légitimes et régionales qui se sont retrouvées happées par l'hexagone lors d'un accident de l'histoire, et qui paraissent étrangères aux...estrangiés dóu deforo--ou encore aux "Français de l'intérieur" comme on dit chez Herr Perrin.
-Eucher.

( 605948 )
Tout dépend a quel âge a commencé le tutoiement par Ewondo (2011-08-28 23:06:28)
[en réponse à 605911]
Fin d'adolescence, vers 16-18 ans, il était déjà normal voici 45 ans de se tutoyer. J'ai un ami d'études (avec lequel nous avons même "fait" mai 68 - dans l'orientation anti-mouvement que vous imaginez bien !). Lui est devenu prêtre -toujours en soutane- (et moi j'ai mal tourné ;-))
Il m'aurait semblé invraisemblable de me mettre à le vouvoyer après son ordination ... mais c'est un cas unique, car je le perçois comme un frère !
En revanche un autre ecclésaistique que j'ai connu adulte à la fin de la vingtaine et tutoyé car c'était la mode à une époque dont je n'aimais guère les modes, est devenu évêque (archevêque aujourd'hui) et je suis tout naturellement passé du Prénom + tu à Monseigneur + vous.
Dans la vie courante, je ne tutoie pratiquement personne (même très peu dans la famille) et je sais que je ne tutoierai jamais personne privatim sur le Forum ni sur la Banquise ...
Tout cela est bien complexe !
Pierre.

( 605949 )
Tout dépend a quel âge a commencé le tutoiement par Ewondo (2011-08-28 23:08:19)
[en réponse à 605911]
Fin d'adolescence, vers 16-18 ans, il était déjà normal voici 45 ans de se tutoyer. J'ai un ami d'études (avec lequel nous avons même "fait" mai 68 - dans l'orientation anti-mouvement que vous imaginez bien !). Lui est devenu prêtre -toujours en soutane- (et moi j'ai mal tourné ;-))
Il m'aurait semblé invraisemblable de me mettre à le vouvoyer après son ordination ... mais c'est un cas unique, car je le perçois comme un frère !
En revanche un autre ecclésaistique que j'ai connu adulte à la fin de la vingtaine et tutoyé car c'était la mode à une époque dont je n'aimais guère les modes, est devenu évêque (archevêque aujourd'hui) et je suis tout naturellement passé du Prénom + tu à Monseigneur + vous.
Dans la vie courante, je ne tutoie pratiquement personne (même très peu dans la famille) et je sais que je ne tutoierai jamais personne privatim sur le Forum ni sur la Banquise ...
Tout cela est bien complexe !
Pierre.

( 605951 )
Affreux doublon ! par Ewondo (2011-08-28 23:09:52)
[en réponse à 605949]
Désolé !
Pierre

( 605934 )
Je ne tutoie le prêtre que s'il fait le premier pas par castelrey (2011-08-28 19:39:09)
[en réponse à 605908]
, sinon, le vouvoiement est de rigueur. Loin de moi l'idée d'aborder un curé en le traitant comme un camarade de classe...

( 605946 )
Dire tu à un prêtre! par Frère Guibert (2011-08-28 22:48:21)
[en réponse à 605934]
Je n'ai pas l'habitude de tutoyer les prêtres, mais habituellement, je les vouvoie.
Par contre, je dois signaler que mon grand-oncle, né en 1893, ordonné prêtre en 1922 en Belgique, un saint prêtre traditionnel ayant toujours porté la soutane, décédé en 1963, quand j'avais 8 ans, je l'ai toujours tutoyer, en l'appelant "Oncle Jean". Ses frères et soeurs faisaient la même chose en l'appelant "Jean". Un ami d'enfance de mon grand-père, prêtre ordonné en 1924, considéré comme un parent proche, a toujours été tutoyé et appelé "Maurice" par votre serviteur. Je faisais comme ma famille proche. Tout en tutoyant, nous avions pour mon grand-oncle et cet ami, un immense respect, mêlé de vénération.
Mes amis, que je tutoyais avant leur ordination, je continue à les tutoyer, cela va de soit, ce serait autrement pour moi, comme si je renonçais à leur amitié, ce qui est inconcevable.
Les prêtres qui se vouvoient entre eux, c'est souvent particulier aux nouvelles fraternités sacerdotales de la tradition. Avant, nos vieux curés étaient de véritables amis et se tutoyaient habituellement, du moins chez nous, en Belgique.

( 605957 )
cela me semble de bon sens par Luc Perrin (2011-08-29 00:19:00)
[en réponse à 605946]
spécialement avec les prêtres qui sont de vrais amis personnels et relations familiales.
Mais évidemment, on ne tutoie pas d'emblée ni ordinairement un prêtre ni un "citoyen-évêque".

( 605958 )
Le respect se méritant par pinprenelle (2011-08-29 00:26:10)
[en réponse à 605908]
...tout dépend du prêtre en face de moi.

( 605959 )
Là, pour le coup... par Meneau (2011-08-29 00:32:14)
[en réponse à 605958]
... je suis moins d'accord. Autant je rejoins Nemo, et ne vois pas pourquoi codifier absolument la chose lorsqu'on parle d'amis ou de la famille, autant en face d'un parfait inconnu, même si par exemple il est l'auteur de la consécration douteuse que nous rapportait XA l'autre jour, je pense que le vouvoiement est de rigueur.
Le prêtre est quand même prêtre, il a reçu le sacrement de l'Ordre, un caractère indélébile qui fait qu'on lui doit au moins le respect dû à sa qualité de prêtre. Et même si c'était le pire des pécheurs publics, il reste quand même prêtre.
Cordialement
Meneau

( 605972 )
Imaginons par pinprenelle (2011-08-29 11:53:45)
[en réponse à 605959]
Que je naisse garçon.
Que j'ai 20 ans.
Que je sente l'appel de Dieu.
J'ai deux solutions.
La première j'ignore la chose mais d'après le peu que je connais de Dieu, il risque de ne pas me laisser beaucoup de répit
La deuxième solution, j'accepte son appel et je deviens prêtre.
Ou est mon mérite ? c'est un appel de Dieu.
En quoi je mérite plus un VOUS que mon voisin qui se saigne les veines parce qu'il est tuteur de famille et fait absolument tout pour que sa famille vive décemment et chrétiennement.
Le vouvoyement n'est pas un droit du à un titre. Je l'offre comme signe de respect pour des actions méritées.
En effet Monsieur, nous divergeons sur ce point.

( 605974 )
En quoi ? par Meneau (2011-08-29 12:09:10)
[en réponse à 605972]
En quoi je mérite plus un VOUS que mon voisin qui se saigne les veines parce qu'il est tuteur de famille et fait absolument tout pour que sa famille vive décemment et chrétiennement.
En ce que vous avez reçu un sacrement, le sacrement de l'Ordre, ce que le tuteur de famille malgré toute sa bonne volonté n'a pas reçu.
Le sacrement de l'Ordre "confère un don du Saint-Esprit permettant d’exercer un pouvoir sacré" (CEC 1538).
C’est le même Prêtre, le Christ Jésus, dont en vérité le ministre tient le rôle. Si, en vérité, celui-ci est assimilé au Souverain Prêtre, à cause de la consécration sacerdotale qu’il a reçue, il jouit du pouvoir d’agir par la puissance du Christ lui-même qu’il représente (virtute ac persona ipsius Christi)
(Pie XII, enc. " Mediator Dei ")
Ce sacrement configure au Christ par une grâce spéciale de l’Esprit Saint, en vue de servir d’instrument du Christ pour son Église. Par l’ordination l’on est habilité à agir comme représentant du Christ, Tête de l’Église, dans sa triple fonction de prêtre, prophète et roi.
CEC 1581
La grâce du Saint-Esprit propre à ce sacrement est celle d’une configuration au Christ Prêtre, Maître et Pasteur dont l’ordonné est constitué le ministre.
CEC 1585
Cela dit, le tuteur de famille dont vous parlez mérite sans doute aussi un VOUS !
Cordialement
Meneau

( 606119 )
Même si..... par pinprenelle (2011-08-30 21:05:30)
[en réponse à 605974]
je trouve que dans votre réponse il y a une part de vrai... et je n'y avais jamais pensé de cette manière, c'est vrai).
Bon,
Si un vin est emballé dans une belle bouteille,d'une grande maison cela ne fait pas de lui un bon vin.
Combien de bonnes bouteilles sont bien côtées, mais...bouchonnées.
Monsieur, ce n'est pas "l'emballage" qui donne le gout.
Ce n'est donc pas le titre qui donne le respect mais la maturité de sa vie qui en donne la saveur et la côte...de respect
Non ?

( 606264 )
Pas le titre par Meneau (2011-08-31 21:32:49)
[en réponse à 606119]
Ce n'est donc pas le titre qui donne le respect mais la maturité de sa vie qui en donne la saveur et la côte...de respect
Ce n'est pas le titre, c'est le sacrement ! Le sacrement imprime un caractère indélébile dans l'âme. D'autre part, le prêtre a une fonction dans l'Eglise, fonction qui en elle-même est respectable.
Votre comparaison avec le vin est inappropriée, et elle fonctionne aussi dans l'autre sens : si du vin est emballé dans une bouteille quelconque, voire laide, ou même une bouteille d'eau, il reste quand même du vin.
Maintenant, c'est sûr, on respectera plus un bon prêtre qu'un mauvais prêtre. Mais le mauvais prêtre reste prêtre.
Cordialement
Meneau

( 605963 )
C'est bien peu important! par fissa (2011-08-29 09:17:41)
[en réponse à 605908]
Mais il faut distinguer les circonstances: en public ou en privé.
En morale, il faut toujours faire son possible pour éviter de choquer. Sur les principes chrétiens dû respect au prêtre, je ne voie aucune raison théologique au vouvoiement.
La preuve, le vouvoiement n'existe pas dans certaine langue. Le respect dû au prêtre doit y être manifesté autrement.
Le vrai respect pour nos prêtres est concret quand on ne les critique pas sans raison grave et qu'on leur rend les services qui les aident dans leur ministère!

( 605964 )
Ce n'est pas une preuve ! par Meneau (2011-08-29 09:39:47)
[en réponse à 605963]
La preuve, le vouvoiement n'existe pas dans certaine langue. Le respect dû au prêtre doit y être manifesté autrement.
C'est le même argument qu'on a entendu lorsqu'il s'est agi de changer les usages et de se mettre à tutoyer Dieu en France. Mais cet argument est fallacieux. En français, le vouvoiement est et reste la première marque de respect qu'on témoigne à quelqu'un. Le fait que le vouvoiement n'existe pas dans d'autres langues n'y change rien : lorsqu'on témoigne du respect à quelqu'un en français, on le vouvoie.
Que ce respect puisse et doivent AUSSI se manifester autrement, je suis entièrement d'accord. Mais allez donc de but en blanc tutoyer votre PDG ou l'officier de police qui contrôle vos papiers, (tout en lui manifestant aussi votre respect par d'autres moyens, c'est entendu), et vous m'en direz des nouvelles !
Enfin, votre principe moral "En morale, il faut toujours faire son possible pour éviter de choquer." mériterait d'être précisé. Dit comme cela, c'est parfaitement faux.
Cordialement
Meneau

( 606033 )
Pourquoi Monsieur l'abbé ? par le torrentiel (2011-08-29 23:06:33)
[en réponse à 605964]
Chers coliseurs et amis,
Je lis depuis hier vos différents avis sur le tutoiement ou le vousoiement dont il faut honorer les prêtres.
N'ayant pas vraiment d'autre avis sur la question que celui de bon sens qu'envers un prêtre, il ne faut pas avoir le tutoiement facile, excusez-moi de m'immicer dans votre discussion en vous posant cette question que j'ai sur le bout de la langue, la question figurant en objet :
pourquoi "Monsieur l'abbé", pourquoi ces "Monsieur l'abbé longs comme le bras", comme l'écrivait plaisamment une bonne plume journalistique, plutôt que "mon Père", paraît-il réservé aux religieux, pourquoi cette distinction ?
D'autant que "Monsieur l'abbé" signifie "Monsieur le papa" et que, s'il s'agit de n'appeler personne "Père", cela ne résout pas la difficulté.
De plus, cette distinction qui, sauf explication convaincante, me paraît un pur tique de langage, serait plutôt de ces marqueurs sociologiques qui, quoique de peu d'importance, tendraient à séparer inutilement le milieu tradi du commun des fidèles.
Y a-t-il une raison qui justifie cette coutume ou n'est-elle adoptée que par routine ?
Bien à vous dans l'impatience de connaître cette raison si elle existe
Le torrentiel

( 606035 )
Archives par Meneau (2011-08-29 23:35:01)
[en réponse à 606033]
Clic.
Cordialement
Meneau

( 605969 )
ben non fissa, prenez la langue par blamont (2011-08-29 11:27:45)
[en réponse à 605963]
allemande, le tutoiement peut être collectif sous forme de voussoiement (2°personne du pluriel) alors qu'il existe un voussoiement individuel (ou collectif) de politesse par une forme identique à la 3° personne du pluriel.
Cette subtilité se retrouve dans un passage du livre de Remarque, "à l'Ouest, rien de nouveau" dans lequel un instructeur revêche s'adresse à ses biffins avec le tutoiement collectif et se fait reprendre alors qu'il aurait du utiliser la formule du voussoiement de politesse.
Autre exception:
l'équipage de char se tutoie dans le véhicule et se voussoie une fois sorti.
Il s'agit d'y appliquer le savoir tirer et non le savoir-vivre (quoique là, on penserait au savoir survivre...)

( 605973 )
Mauvais exemple par Meneau (2011-08-29 11:57:54)
[en réponse à 605969]
Car en Allemand, si effectivement le vouvoiement existe comme vous le dites, on tutoie par contre le Bon Dieu et la Ste Vierge depuis des temps immémoriaux (bien antérieurs au Concile).
Par contre, on vouvoie les prêtres.
Cordialement
Meneau

( 605975 )
Finalement avec ces salamalecs par blamont (2011-08-29 12:16:18)
[en réponse à 605973]
de politesse au rabais de potes-à-qui on tape-sur-le-ventre et du Bon Dieu avec qui on prend un canon,
on se fourvoie.