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images/icones/bible.gif  ( 605310 )23 Août : s. Philippe Bénizzi (bréviaire) par Alexandre (2011-08-22 20:42:37) 


Saint Philippe Bénizzi,
par Jérôme Romanino,
vers 1524 (Londres, National Gallery)



Le 23 Août

S. PHILIPPE BÉNITI, CONFESSEUR


I. BRÉVIAIRE ROMAIN (1694-1960)

Au deuxième nocturne

Leçon iv
Philippe, né à Florence de l’illustre famille des Beniti [15 août 1233], donna dès son berceau des marques de sa future sainteté. A peine était-il âgé de cinq mois, que sa langue se délia miraculeusement pour engager sa mère à faire l’aumône aux Frères Servites. Encore adolescent, étant à Paris pour étudier les belles lettres, il joignit à cette étude une ardente piété et alluma le désir du ciel en plusieurs de ses compagnons. Rentré dans sa patrie, une vision de la sainte Vierge lui fit connaître sa vocation pour l’Ordre des Servites, récemment fondé [1254]. Retiré avec eux dans une grotte, du mont Senario, il y passa des jours pleins de douceur, soumettant son corps à de rudes austérités et méditant les souffrances du Seigneur crucifié. Puis il se mit à parcourir l’Europe et une grande partie de l’Asie pour y prêcher l’Évangile; il établit des couvents des Sept-Douleurs de la Sainte Vierge et propagea son Ordre par le rare exemple de ses vertus.

Leçon v
Le feu de la divine charité dont il brûlait et son zèle ardent pour l’extension de la foi catholique l’ayant fait élire, malgré ses résistances, général de son Ordre [5 juin 1267], il envoya un grand nombre de ses frères prêcher l’Évangile en Russie; lui-même parcourut les principales villes de l’Italie, apaisant les discordes qui s’élevaient de plus en plus parmi les citoyens, et en ramenant aussi plusieurs sous l’obéissance du Pontife romain. Il ne négligea rien de ce qui pouvait contribuer au salut du prochain, et fit passer des hommes très pervers, de la fange des vices à la pénitence et à l’amour de Jésus-Christ. Extrêmement assidu à l’oraison, il parut souvent ravi en extase. La virginité lui était si chère, qu’il s’infligea volontairement les plus rigoureuses mortifications pour la garder intacte jusqu’au dernier soupir.

Leçon vi
On vit constamment briller en lui une tendre compassion envers les pauvres; elle parut surtout avec éclat lorsque, dans un faubourg de Sienne, il donna son propre vêtement à un pauvre lépreux à peu près nu; aussitôt que ce malheureux en fut couvert, il se trouva guéri de sa lèpre. Le bruit de ce miracle s’étant répandu de tous côtés, quelques-uns des Cardinaux réunis à Viterbe pour l’élection du successeur de Clément IV [1270], jetèrent les yeux sur Philippe, dont ils connaissaient du reste la prudence toute céleste. A cette nouvelle, l’homme de Dieu craignant de se voir imposer la charge de pasteur suprême, s’enfuit sur le mont Tuniato, et y demeura caché jusqu’au moment où Grégoire X fut proclamé souverain Pontife. En cet endroit se trouve une source d’eau qu’on appelle encore aujourd’hui Fontaine de Saint-Philippe, eau qui doit à ses prières la vertu de guérir les malades. Enfin il quitta très saintement cette vie, à Todi, l’an 1285, en embrassant le crucifix, qu’il appelait son livre. A son tombeau, des aveugles recouvrèrent la vue, des boiteux furent guéris et des morts ressuscitèrent. Devant l’éclat de ces prodiges et de beaucoup d’autres encore, le souverain Pontife Clément X l’inscrivit au nombre des Saints [12 avril 1671].

Au troisième nocturne

(L’homélie est tirée du Commun, 2e lieu)

Lecture du saint Évangile selon saint Luc
(Ch. XII, 32-34; trad. du Lectionnaire de 1964-1965)

Leçon vii
En ce temps-là,
Jésus dit à ses disciples:
«Ne craignez pas, petit troupeau,
car votre Père a bien voulu vous donner le Royaume.
Vendez ce que vous possédez, et donnez-le en aumônes.
Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas,
un trésor impérissable dans le ciel;
là, le voleur n’entre pas,
et les vers ne détruisent pas.
Là où est votre trésor,
là aussi sera votre cœur.».

Homélie de saint Bède le Vénérable, prêtre (Sur Luc, l. IV, ch. 54, sur Luc. XII. Texte latin: CCL 120, 254-255; trad. du Carmel de Bruges [éd. 1926])

Notre Seigneur appelle petit le troupeau des élus, soit à cause du très grand nombre des réprouvés, soit plutôt par affection pour l’humilité; car il veut que son Église, quelque développement qu’elle prenne par le nombre de ses membres, croisse néanmoins en humilité jusqu’à la fin du monde, et parvienne dans l’humilité au royaume promis. C’est pourquoi, encourageant et consolant les labeurs de cette Église à laquelle il commande de chercher uniquement le royaume de Dieu, il promet à cette même Église le royaume que lui donnera le Père dans son infinie bonté.

Leçon viii
«Vendez ce que vous avez, et donnez l’aumône.» Ne craignez point, dit notre Seigneur, qu’en combattant pour le royaume de Dieu vous veniez à manquer des choses nécessaires à la vie; vendez même, pour le donner en aumône, ce que vous possédez. On accomplit dignement ce conseil quand, après avoir méprisé une fois pour toutes, ses biens pour le Seigneur, on s’adonne ensuite au travail des mains afin de pouvoir se nourrir soi-même et faire l’aumône. C’est de quoi l’Apôtre se glorifie, en disant: «Je n’ai convoité ni l’or, ni l’argent, ni le vêtement de personne, comme vous le savez vous-mêmes; parce que, à l’égard des choses dont moi et ceux qui sont avec moi avions besoin, ces mains y ont pourvu. Je vous ai montré en tout, que c’est en travaillant ainsi qu’il faut soutenir les faibles» (Ac 20, 33).

Leçon ix
«Faites-vous des bourses que le temps n’use point», c’est-à-dire en répandant des aumônes, car leur récompense demeurera éternellement. Il ne faut pas interpréter ce précepte en ce sens qu’il soit défendu aux saints de conserver quelque argent pour subvenir à leurs propres besoins ou à ceux des pauvres, puisque l’Évangile nous apprend que notre Seigneur lui-même, bien qu’ayant les Anges à son service, n’a pas dédaigné, pour instruire son Église naissante, d’avoir une bourse; qu’il conservait les offrandes des fidèles, et qu’il en usait pour subvenir aux nécessités des siens ou d’autres indigents; mais ce n’est pas à cause de ces biens qu’il faut s’attacher au service de Dieu; ce n’est pas la crainte de la pauvreté qui doit faire jamais abandonner la justice.



II. BRÉVIAIRE ROMAIN (1961)

Leçon iii
Philippe, né à Florence de l’illustre famille des Beniti [15 août 1233], fut appelé par une vision de la sainte Vierge dans la famille de ses Servites, récemment fondée [1254]. Retiré d’abord dans une grotte, au mont Senario, il y passa des jours pleins de douceur, soumettant son corps à de rudes austérités et méditant les souffrances du Seigneur crucifié; il se mit ensuite à parcourir l’Europe et une grande partie de l’Asie pour y établir des confréries des Sept-Douleurs de la Mère de Dieu. Désigné, malgré ses résistances, général de son Ordre [5 juin 1267], brûlant de la divine ardeur de la divine charité, il parcourut les principales villes de l’Italie, apaisant les discordes qui s’élevaient de plus en plus parmi les citoyens, et en ramenant aussi plusieurs sous l’obéissance du Pontife romain et fit passer des hommes très pervers à la pénitence. Enfin il quitta très saintement cette vie, à Todi, l’an 1285, en embrassant le crucifix, qu’il appelait son livre. Le souverain Pontife Clément X l’inscrivit au nombre des Saints [12 avril 1671].
images/icones/fleur.gif  ( 605332 )23 Août - Le Saint du Jour et sa Pratique : Saint Philippe Beniti par Castille (2011-08-23 00:19:24) 
[en réponse à 605310]



Saint Philippe Beniti était originaire d'une des plus nobles familles de Florence. Dès sa plus tendre enfance, on eût pu présager ce qu'il devait être un jour ; à peine âgé d'un an, il s'écria, à la vue de quelques frères Servites : « Ce sont là les serviteurs de la Vierge Marie! Tout lui souriait : après ses brillantes études de médecine, à Paris et à Padoue, un bel avenir s'ouvrait devant lui ; mais la grâce l'appelait à de plus grandes choses, et il entra dans l'Ordre récent des Servites. Il y fut reçu comme frère convers, grâce à son humilité, qui lui fit déguiser ses talents ; mais son mérite, bientôt découvert, ne tarda pas à changer les sentiments de ses supérieurs.

Au jour de sa première messe, toute l'assemblée entendit distinctement des vois célestes chanter : Sanctus, sanctus, sanctus... Quelques années plus tard, après avoir passé par toutes les dignités secondaires, il se voyait acclamé supérieur général de son ordre par la voix unanime des religieux. Sous sa direction, l'Ordre des Servites, encore peu répandu, prit bien vite un développement extraordinaire. A la mort du pape Clément IV, les suffrages des cardinaux se portèrent sur l'humble religieux, et il n'échappa à cet honneur suprême qu'en prenant la fuite dans les montagnes où il trouva une retraite inaccessible. Là il attendit l'élection d'un pape en se livrant à tous les exercices de la vie la plus austère.

Le jeûne était sa nourriture, les veilles son soulagement et son repos, l'entretien avec DIEU sa récréation et son divertissement. Il ne mangeait point de pain, mais seulement des herbes sauvages, et ne buvait que de l'eau ; encore lui manqua-t-elle bientôt. La Providence vint alors à son secours, car il frappa trois fois la terre de son bâton, et il en sortit une fontaine abondante, devenue depuis doublement miraculeuse par les guérisons qui s'y sont opérées.

Au sortir de sa retraite profonde, Philippe, sous l'inspiration de DIEU, parcourut les pays d'Europe, y fondant des établissements de Servites et laissant sous ses pas la trace d'innombrables merveilles. Parmi ses miracles, on signale le suivant : Un jour un pauvre lépreux vint lui demander l'aumône : "Je n'ai ni or ni argent, lui dit-il ; mais ce que j'ai, je vous le donne". Et à l'instant, quittant sou manteau, il en vêtit le pauvre lépreux, qui fut aussitôt guéri.

Les travaux et les pénitences avaient usé avant l'âge le corps de Philippe, c'est à son monastère de Tödi qu'il alla mourir. En y arrivant : C'est ici le lieu de mon repos à jamais, » dit-il. Le lendemain, fête de l'Assomption, la fièvre le prit ; huit jours après, il recevait les derniers sacrements : "C'est vous, SEIGNEUR, en qui j'ai cru, s'écria-t-il en apercevant l'hostie ; c'est vous que j'ai cherché, que j'ai prêché, que j'ai aimé." II mourut en demandant son livre, c'est-à-dire son crucifix, le 23 août 1285.

Pratique : « Aimez à être inconnu et compté pour rien. » (Imitation de J.- C.)

INTROIBO : Saint Philippe Béniti, confesseur Vigile de Saint Barthélémy, apôtre

HODIEMECUM MAGNIFICAT : Saint Philippe Benizi, religieux servite

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par Saint Théophile d'Antioche

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 605333 )Méditation avec l'Imitation de Jésus-Christ par ami de la Miséricorde (2011-08-23 01:40:23) 
[en réponse à 605332]

Livre III Qu'il faut s'anéantir soi-même devant Dieu

3. Soyez béni, mon Dieu, de ce que tout indigne que je suis de recevoir de vous aucune grâce, cependant votre bonté généreuse et infinie ne cesse de faire du bien même aux ingrats et à ceux qui sont le plus éloignés de vous. Ramenez-nous à vous, afin que nous soyons reconnaissants, humbles, fervents, parce que vous êtes notre salut, notre vertu et notre force.

Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde