Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 604476 )Quand la doctrine s'efforçait de recadrer "la pastorale", en 1966. par Scrutator Sapientiæ (2011-08-10 22:44:46) 

Bonsoir à tous.

C'était il y a quarante-cinq ans et quinze jours, mais j'ai oublié d'envoyer ce message fin juillet, alors que je m'étais promis de le faire, et j'essaie donc de réparer cet oubli ; un tel 45° anniversaire, cela ne se fête certes pas, mais cela ne s'oublie pas non plus.

A mes yeux, il s'agit (y compris au vu des réactions épiscopales hexagonales qu'il a suscitées à l'époque) de l'un des textes les plus "clairs et nets" sur l'accélération et l'amplification de l'évacuation ou de l'occultation de la doctrine relative à la foi catholique qui a été réalisée, dès 1965, sous la pusillanimité ou la responsabilité "des corps intermédiaires", au sein même de l'Eglise, sous le prétexte de mettre en oeuvre un Concile Vatican II doté "d'un enseignement de caractère surtout pastoral", pour reprendre l'expression employée par Jean XXIII en octobre 1962.

Voici le courrier en provenance du Saint Siège qui fut adressé à l'ensemble des évêques, sept mois après la clôture du Concile :

" Comme le deuxième concile œcuménique du Vatican, récemment heureusement clos, a promulgué des documents très sages, soit en matière doctrinale, soit en matière disciplinaire, pour promouvoir efficacement la vie de l’Eglise, il incombe à tout le peuple de Dieu une grave charge, celle de faire tous les efforts pour mener à son application tout ce qui, dans cette grande assemblée d’évêques présidée par le Souverain Pontife, a été solennellement proposé ou décrété.

Or il appartient à la hiérarchie, c’est son droit et son office, de veiller, diriger, promouvoir le mouvement de renouveau commencé par le Concile, afin que les documents et décrets de ce même Concile reçoivent une droite interprétation et soient mis en application en observant strictement la vigueur et l’esprit de ces mêmes documents. Ce sont en effet les évêques qui doivent protéger cette doctrine, eux qui jouissent sous leur chef qui est Pierre, de la fonction d’enseigner avec autorité. Et c’est louablement que de nombreux Pasteurs se sont déjà mis à expliquer de manière apte la doctrine du Concile.

Il est néanmoins à déplorer que de divers côtés des nouvelles peu réjouissantes soient parvenues d’abus croissants dans l’interprétation de la doctrine du Concile, ainsi que d’opinions vagabondes et audacieuses surgissant çà et là, qui ne pervertissent pas peu l’esprit de nombreux fidèles. II faut louer les études et les efforts d’investigation plus complète de la vérité, qui distinguent à juste titre entre ce qui est à croire et ce qui est objet d’opinion libre ; mais à l’examen des documents soumis à cette Sacrée Congrégation, il appert qu’un nombre non négligeable de thèses outrepassent facilement les limites de la simple opinion ou de l’hypothèse et semblent affecter en une certaine mesure le dogme lui-même et les fondements de la foi.

Il est à propos de toucher à titre d’exemples certaines de ces thèses et erreurs, telles qu’elles se manifestent par les rapports d’hommes doctes ou dans des écrits publiés.

1) Vient d’abord la Révélation sacrée elle-même : il en est qui recourent à la Sainte Ecriture en mettant sciemment de côté la Tradition, ils réduisent aussi l’amplitude et la force de l’inspiration et de l’inerrance bibliques et n’ont pas une idée correcte de la valeur des textes historiques.

2) En ce qui concerne la doctrine de la foi, on dit que les formules dogmatiques sont soumises à l’évolution historique, de telle sorte que leur sens objectif lui-même est soumis au changement.

3) Le magistère ordinaire de l’Eglise, surtout celui du Pontife romain, est parfois si négligé et mésestimé, qu’il est presque relégué dans la région des libres opinions.

4) La vérité objective et absolue, ferme et immuable, n’est presque pas admise par certains, qui soumettent toutes choses à un certain relativisme et ceci pour la raison fallacieuse que toute vérité suit nécessairement le rythme de l’évolution de la conscience et de l’histoire.

5) La personne adorable elle-même de Jésus-Christ est atteinte, lorsqu’en repensant la christologie, tels concepts de personne et de nature sont employés, qui sont difficilement compatibles avec les définitions dogmatiques. Il rampe un certain humanisme christologique, selon lequel le Christ est réduit à la condition d’un simple homme, qui aurait acquis peu à peu la conscience de sa Filiation divine. Sa conception miraculeuse, Ses miracles, Sa Résurrection même sont concédés verbalement mais en réalité sont ramenés à l’ordre purement naturel.

6) De même dans le traité théologique des sacrements, on ignore ou on ne tient pas suffisamment compte de certains éléments, surtout en ce qui concerne la très sainte Eucharistie. Il n’en manque pas qui traitent de la présence réelle du Christ sous les espèces du pain et du vin en favorisant un symbolisme exagéré, tout comme si le pain et le vin n’étaient pas convertis en le Corps et le Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ par la transsubstantiation, mais étaient simplement transférés vers une certaine signification. Il en est aussi qui avancent plus que de raison le concept d’agapes pour la messe, avant l’idée de Sacrifice.

7) Certains préférant expliquer le sacrement de Pénitence comme un moyen de réconciliation avec l’Eglise, n’expriment pas assez la réconciliation avec Dieu offensé Lui-même. Ils prétendent qu’à la célébration de ce sacrement n’est pas nécessaire la confession personnelle des péchés, mais ils se contentent d’exprimer seulement la fonction sociale de réconciliation avec 1′Eglise.

8) II n’en manque pas non plus qui mésestiment la doctrine du concile de Trente sur le péché originel ou la commentent de telle manière que la faute originelle d’Adam et la transmission même du péché sont offusquées.

9) Des erreurs non moindres sont répandues dans le domaine de la théologie morale. En effet certains, non en petit nombre, osent rejeter la règle objective de la moralité ; d’autres n’acceptent pas la loi naturelle, mais affirment la légitimité de la morale de situation, comme ils disent. Des opinions pernicieuses sont proposées sur la moralité et la responsabilité en matière sexuelle et matrimoniale.

10) A toutes ces choses il faut ajouter une note sur l’œcuménisme. Le Siège Apostolique loue tout à fait ceux qui, dans l’esprit du décret conciliaire sur l’œcuménisme, promeuvent les initiatives en vue de favoriser la charité envers les frères séparés et de les attirer à l’unité de l’Eglise, mais il déplore qu’il n’en manque pas qui, interprétant à leur manière le décret conciliaire, réclament telle action œcuménique qui offense la vérité sur l’unité de la foi et de l’Eglise, favorisant un dangereux irénisme et l’indifférentisme, qui assurément est totalement étranger à l’esprit du Concile.

Les erreurs et périls de ce genre, éparpillés sans doute çà et là, se trouvent néanmoins réunis en cette lettre en une synthèse sommaire et proposés aux Ordinaires, afin que chacun selon sa charge et son office prenne soin de les réprimer ou de les prévenir.

Ce Sacré Dicastère prie en outre instamment les mêmes Ordinaires des lieux, réunis en leurs conférences épiscopales respectives, de s’en occuper et d’en référer opportunément au Saint-Siège et de livrer leurs réflexions avant la fête de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ de l’année courante.

Cette lettre, qu’une évidente raison de prudence interdit de rendre publique, que les Ordinaires et ceux, quels qu’ils soient, à qui ils auront estimé juste de la communiquer, la couvrent d’un strict secret.

Rome, le 24 juillet 1966 - A. Card. OTTAVIANI, préfet, Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi. "

Qui a fait quoi de ce courrier, hier ?

Qui ferait quoi d’un courrier de ce genre, aujourd’hui ?

Qui écrirait puis enverrait un courrier de ce type, demain ?

Bonne réception, bonne lecture, bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/ancre2.gif  ( 604509 )Merci pour ce texte hélas resté SECRET par Paterculus (2011-08-11 10:39:07) 
[en réponse à 604476]

Cher Scrutator Sapientiæ (méfiez-vous de vos initiales !),

Merci pour ce texte. Je comprends les raisons pour lesquelles on a voulu que ce texte reste secret, mais je regrette qu'on n'ai pas vu que d'autres raisons, plus importantes à mes yeux, plaidaient en faveur de sa divulgation.
Pouvez-vous donc en donner la source ?

En tout cas il montre que sous Paul VI déjà Rome militait pour "l'herméneutique de la continuité". Je l'ai déjà souligné.

Et j'en retiens en particulier ce passage sur l'oecuménisme :

10) A toutes ces choses il faut ajouter une note sur l’œcuménisme. Le Siège Apostolique loue tout à fait ceux qui, dans l’esprit du décret conciliaire sur l’œcuménisme, promeuvent les initiatives en vue de favoriser la charité envers les frères séparés et de les attirer à l’unité de l’Eglise, mais il déplore qu’il n’en manque pas qui, interprétant à leur manière le décret conciliaire, réclament telle action œcuménique qui offense la vérité sur l’unité de la foi et de l’Eglise, favorisant un dangereux irénisme et l’indifférentisme, qui assurément est totalement étranger à l’esprit du Concile.


Car j'ai eu affaire aux oecuménistes qui prétendaient qu'il était permis de faire prêcher les pasteurs protestants pendant la messe...

Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleche2.gif  ( 604514 )Quelques précisions en réponse à votre message. par Scrutator Sapientiæ (2011-08-11 11:46:14) 
[en réponse à 604509]

Bonjour et merci à Paterculus,

J'ai trouvé ce texte

- sur le site La Porte Latine

LPL

- sur les pages de la CDF

CDF

Vous trouverez également ce qui suit à cet endroit :

1967

" LE SYNODE

Le Synode épiscopal mondial annoncé par Paul VI à la dernière session de Vatican II, se réunit en septembre 1967. Il dépend directement du pape. Son secrétaire général, le seul membre permanent, a été nommé en février en la personne de Mgr Rubin. Le Synode est constitué de représentants élus des conférences épiscopales et de membres nommés par le pape (15 % environ). Son programme comporte cinq points : la crise de la foi, la révision du droit ecclésiastique, la réforme des séminaires, les mariages mixtes, et la réforme liturgique.
Le cardinal Ottaviani adressait, le 24 juillet 1966, à tous les présidents des Conférences épiscopales une longue lettre qui contenait, sous la forme d'un questionnaire, une mise en garde contre dix opinions « dangereuses » d'ordre doctrinal.

LE QUESTIONNAIRE

Le cardinal stigmatisait la tendance à considérer les enseignements du pape comme une opinion autorisée n'entraînant pas pour autant un acte de foi, l'assujettissement des formules dogmatiques à l'évolution culturelle ou historique, les interprétations libérales ou relativistes de l'Écriture sainte ou de certains faits racontés par l'Écriture sainte (miracles, conception virginale, résurrection). Il mettait en garde contre certaines théologies des sacrements et certaines théories morales (morale de situation, morale de la responsabilité en matière de sexualité...).
Le pape paraît avoir donné sa caution à l'opération ; cette lettre traduit sans conteste l'inquiétude de Paul VI devant certaines opinions qu'il déplore, nouvelles, souvent empruntées à des philosophies du dehors, hardies, mais aveugles, dit-il dans son exhortation aux évêques en février 1967. Ce document, toutefois, présente certaines similitudes de forme et de fond avec le projet de schéma conciliaire — sorte de syllabus d'erreurs à condamner — que les pères de Vatican II avaient repoussé au début du concile. Il n'en reste pas moins que leur avis était demandé aux Conférences épiscopales. Cette consultation s'inscrit dans la ligne du concile.
La réponse française a été préparée par un rapport de Mgr Veuillot, faisant état de larges consultations, et par une discussion, et mise au point par le Comité permanent de l'épiscopat. Les évêques français, dans leur majorité, n'estiment pas opportun de dresser un catalogue d'erreurs modernes et « craignent même que la simple énumération, dans la Lettre romaine, de dix erreurs ou tendances dangereuses, n'accrédite à tort l'idée d'un système coordonné ».

RÉPERCUSSIONS PROFONDES

La réponse française présente donc une étude d'ensemble des problèmes d'ordre doctrinal tels qu'ils se posent aujourd'hui en France, et insiste sur la priorité à accorder à la recherche des remèdes, sur la condamnation des erreurs. « L'orientation pastorale du concile et l'ouverture au monde [...] ont suscité un élan missionnaire et une espérance spirituelle qui l'emportent de beaucoup sur les motifs d'inquiétude », conclut la Conférence épiscopale. "

Bonne réception, bonne lecture, bonne journée.

Scrutator.
images/icones/abbe1.gif  ( 604560 )Prodigieux ! par Paterculus (2011-08-11 22:23:43) 
[en réponse à 604514]

Encore merci !
VdP
images/icones/rose.gif  ( 604511 )réponses simples et réalistes par Luc Perrin (2011-08-11 11:25:47) 
[en réponse à 604476]

"Rome, le 24 juillet 1966 - A. Card. OTTAVIANI, préfet, Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi. "

Qui a fait quoi de ce courrier, hier ?

Qui ferait quoi d’un courrier de ce genre, aujourd’hui ?

Qui écrirait puis enverrait un courrier de ce type, demain ?

Bonne réception, bonne lecture, bonne soirée.

Scrutator."

1. à l'époque, la réponse fut qu'Ottaviani, le minoritaire, n'avait rien compris au Concile et que de toute façon, tout allait globalement merveilleusement bien, le "Renouveau" débutait sous les meilleurs auspices etc.

2. mêmes réponses aujourd'hui ou simplement "classement vertical" de tout ce qui vient de Rome, le sens de la "communion" avec le Siège apostolique dans les épiscopats et les congrégations religieuses - avec quelques exceptions évidemment - s'étant affaibli depuis 1966.

3. personne n'écrira ce courrier demain : vous voyez le cardinal Levada signer cela ?
images/icones/fsspx.gif  ( 604513 )Réponse de Mgr.Lefebvre au cardinal Ottaviani par CMdelaRocca (2011-08-11 11:40:01) 
[en réponse à 604476]

au travers de laquelle Monseigneur démontre une fois de plus sa clairvoyance quasi prophétique de ce qui attend l'Eglise: nous sommes, faut-il le rappeler, en 1966 !
à lire sur La Porte Latine
images/icones/hein.gif  ( 604518 )Etait-ce une réponse? par azur (2011-08-11 12:06:28) 
[en réponse à 604476]

A la lettre rédigée le 16 juillet 1966 (soit 8 jours avant) qui ne lui a jamais été transmise par les voies officielles?

A lire les deux, les symptômes observés sont les mêmes, mais les diagnostics bien différents:

Cet « Esprit du Concile » l’emporte de beaucoup sur ses Actes et ses Décisions ultimes. Ce Mouvement lancé par Jean XXIII, en vue d’un Progrès merveilleux, par une Réforme permanente de l’Église, déborde de toutes parts et dépassera irrésistiblement les volontés des Pères conciliaires et les projets qu’ils ont arrêtés. Ce qui est passé dans la vie de l’Église, c’est la fièvre réformiste et elle n’a plus de frein. L’Autorité qui l’a excitée ne pourra endiguer la croissante anarchie qui en découle. Il faudrait pour cela, avec des accents divins, rétracter les postulats fondamentaux de ce renouveau conciliaire. Ne se résignant pas à le faire, le Magistère se trouve l’otage et le complice de cette dégradation.
[...]
Car l’heure est venue pour l’Église de Rome, Mère et Maîtresse de toutes les Églises, d’opérer avec puissance et décision une œuvre indispensable de discernement des esprits. Il faut aller enfin jusqu’à la racine de tous les maux dont nous souffrons : le principe de tout ce désordre est une erreur sur Dieu.


Je crois que tout est dit!

Le dérives ont pour origine les actes eux-mêmes et non une interprétation abusive, ce qui condamne d'avance toute herméneutique de continuité qui, tel un emplâtre sur une jambe de bois, n'est qu'une tentative désespérée pour éviter d'avoir à expurger les textes de leurs erreurs.
images/icones/fleche2.gif  ( 604646 )Je viens de faire une "découverte" assez extraordinaire. par Scrutator Sapientiæ (2011-08-12 22:08:56) 
[en réponse à 604476]

Bonsoir,

De la page 577 à la page 579 du Dictionnaire critique de théologie, à la fin de l'article "Foi", vous trouverez la liste des raisons d'ordre intellectuel (philosophique et théologique) pour lesquelles nous en sommes arrivés à une conception de la réception et de la transmission du donné révélé aussi opposée à celle qui a été promue par le cardinal OTTAVIANI, on peut le supposer, tout au long et jusqu'au terme de sa vie.

Les pages du DCT auxquelles je fais allusion n'ont certes pas été écrites dans l'intention, dans la volonté, de dresser la liste des facteurs explicatifs de la fragilisation de l'appropriation et de la communication de la foi catholique, à l'intérieur de l'Eglise, à partir de la deuxième moitié du XX° siècle ; il n'empêche que les paramètres répertoriés sont vraiment très éclairants.

Sont donc mis en avant (en tant que caractéristiques de la "théologie contemporaine", caractéristiques dans lesquelles je vois une partie des causes de l'état de santé, aujourd'hui, de la foi dans l'Eglise), une sensibilité extrêmement positive, en faveur :

- d'une certaine forme de personnalisme (point n° 1 du texte cité)

- d'un certain type de néo-fidéisme (2)

- d'une relation "herméneutique" à la foi (3)

- du "communautarisme" ou de l'ecclésialité (4)

- de la dimension "historique" de la foi (5)

- de l'importance de "l'expérience" ou de l'influence de "l'existence" dans le rapport à la foi (8).

Faute de temps, je ne développe pas ; j'ai bien conscience du fait qu'il est périlleux, voire injuste, de chercher à résumer près de trois pages en six mots, mais je vous invite à vous reporter aux pages indiquées, car vous y verrez, au moins aussi bien que moi, dans quelle mesure une certaine manière de concevoir la théologie contemporaine ne peut pas contribuer à ce que celle-ci débouche "spontanément" sur la remise en rigueur et en vigueur, dans la catéchèse, dans la prédication, d'un exposé relatif au dépôt de la foi en des termes un tant soit peu "catégoriques et définitifs", "appropriables et communicables".

Ce que je viens d'écrire est peut-être un peu moins vrai aujourd'hui que dans les décennies qui se sont écoulées entre 1960 et 2000 ; il n'empêche que c'est la première fois que je trouve un texte aussi complet, concis et précis, sur les facteurs intellectuels qui nuisent à la réhabilitation de la mise en valeur de la foi catholique, en tant qu'ensemble organique, intellectuellement cohérent et pertinent, à recevoir et à transmettre indépendamment, dans une certaine mesure (bien comprise), de la personnalité, de la sensibilité, du rapport contextuel et personnel aux êtres et aux choses, des destinataires de ce qui a vocation à être, à mon humble avis, non seulement "un témoignage de foi", mais aussi un véritable enseignement.

Je vous souhaite une bonne réception de ce message et une bonne fin de journée.

Scrutator.