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02 Août - Le Saint du Jour et sa Pratique : Saint Alphonse de Liguori par Castille (2011-08-02 00:56:35)
SAINT ALPHONSE de LIGUORI
Docteur de l'Église
(1696-1787)
Saint Alphonse de Liguori naquit près de Naples. Après de fort brillantes études, docteur en droit civil et canonique à seize ans, il embrassa la carrière d'avocat. Pendant les dix années qu'il remplit cette charge, il fut le modèle du parfait chrétien. Il commençait à se relâcher, quand il échoua dans un plaidoyer superbe où il avait déployé tous ses talents; "O monde! s'écria-t-il, désormais je te connais; tu ne m'auras plus."
Peu après, il entendit une voix lui dire: "Laisse le monde de côté, livre-toi à Moi tout entier..." Aussitôt il répondit, fondant en larmes: "O DIEU! Me voici, faites de moi ce qu'il Vous plaira." Aussitôt Alphonse va déposer à l'église de la Sainte Vierge son épée de gentilhomme, prend bientôt l'habit ecclésiastique, fait ses études de théologie, et au bout de trois ans reçoit le sacerdoce. Désormais le voilà embrasé du zèle des âmes; il se mêle au peuple des campagnes et s'éprend d'un amour spécial pour lui.
C'est alors que l'idée lui vint de fonder, pour exercer l'apostolat parmi cette classe si intéressante de la société, la Congrégation des Rédemptoristes. Traité d'insensé par son père, ses proches et ses amis, persécuté et abandonné bientôt par plusieurs de ses premiers collaborateurs, délaissé et méprisé par son directeur lui-même, Alphonse endura toutes les souffrances morales qui peuvent tomber sur un homme: rien ne put l'abattre ni le décourager.
Il eut plusieurs visions de la très Sainte Vierge; une fois, pendant un sermon sur les gloires de Marie, il fut ravi, et environné d'une éblouissante lumière.
Un jour, son pauvre accoutrement le fit prendre pour le cocher des autres missionnaires, et, à son premier sermon, son éloquence fit dire au peuple: "Si le cocher prêche si bien, que sera-t-il des autres!" Aux travaux apostoliques, Alphonse joignait les travaux intellectuels, et il composa un grand nombre d'ouvrages de piété et de morale qui l'ont fait élever au rang des docteurs.
Sacré évêque, Alphonse égala par ses vertus les plus saints pontifes. Il mourut à l'âge de quatre-vingt-onze ans, le 1er août 1787.
Pratique :
Estimez-vous heureux de souffrir pour JÉSUS-CHRIST ; la souffrance rapproche de DIEU.
INTROIBO : Saint Alphonse Marie, évêque, confesseur et docteur
HODIEMECUM : Saint Alphonse-Marie de Liguori, Docteur de l’Église. 1787.
MAGNIFICAT : Saint Alphonse de Ligori; Docteur de l’Église
L'Evangile du Jour sur PerIpsum
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

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Extrait de la Voie du salut de Saint Alphonse de Liguori par ami de la Miséricorde (2011-08-02 01:13:04)
[en réponse à 603535]
ABUS DE LA MISÉRICORDE DE DIEU
1. Pour tromper l'homme et le perdre éternellement, le démon emploie sans cesse deux ruses. Après le péché, il le pousse au désespoir en lui mettant sous les yeux la divine justice avec toutes ses rigueurs.
Avant le péché, et pour l'y faire tomber, il excite dans son coeur une confiance excessive en la divine miséricorde. Cette seconde ruse lui réussit mieux que la première, et l'espoir du pardon perd beaucoup plus d'âmes que la crainte du jugement.
« Dieu est miséricordieux », telle est la réponse habituelle des pécheurs obstinés, quand on les presse de se convertir. Sans doute, Dieu est miséricordieux; mais il faut remarquer ce que dit la Sainte Vierge dans son cantique: « La miséricorde s'étende sur ceux qui le craignent » (Lc 1, 50); en d'autres termes, le Seigneur use de miséricorde envers ceux qui craignent de l'offenser, mais non pas envers ceux qui comptent sur sa miséricorde pour l'offenser davantage.
Seigneur, je vous remercie de la lumière que vous m'accordez en ce moment: vous me faites connaître votre longue patience à supporter mes égarements. Hélas! Je suis un de ces malheureux qui se sont prévalus de votre bonté pour multiplier leurs offenses.
2. « Dieu est miséricordieux. » Assurément, mais il est juste aussi. Les pécheurs voudraient que Dieu se contentât d'exercer la miséricorde sans jamais sévir.
Or, pardonner toujours et ne punir jamais, Dieu ne le peut pas; c'en serait fait de sa justice. « Si Dieu tolérait indéfiniment les pécheurs présomptueux qui s'appuyent sur sa miséricorde, – disait le vénérable Jean d'Avila, – il attenterait à sa justice » (Jean d'Avila, Oeuvres très complètes de sainte Thérèse, liv. 3, lettre 21, tome 4, Paris, 1845, 119). Il est obligé de châtier les ingrats. Il les supporte quelque temps, mais il finit toujours par les livrer aux rigueurs de sa colère.
Mon bien-aimé Seigneur, je vois que vous ne m'avez pas frappé comme je l'ai mérité; si vous l'aviez fait, à cette heure, je gémirais en enfer, ou, tout au moins, abandonné de vous, je m'obstinerais dans le mal. Je veux, au contraire, me convertir, je ne veux plus vous offenser; je déteste de tout mon coeur les offenses dont je me suis rendu coupable envers vous. Désormais, je veux vous aimer; même je veux surpasser tous les autres en amour, puisque votre patience à mon égard a surpassé votre patience à l'égard de tous les autres.
3. « On ne se moque pas de Dieu » (Ga 6, 7), dit l'Apôtre. N'est-ce pas se moquer de Dieu, que de vouloir l'offenser sans fin en cette vie, avec la prétention d'aller jouir de lui pendant l'Éternité?
« Ce que l'homme aura semé, dit encore l'Apôtre, c'est cela qu'il recueillera » (Ga 6, 8). Celui qui sème de bonnes oeuvres, recueillera des récompenses; celui qui sème des péchés, ne moissonnera que des châtiments.
Elle est en horreur aux yeux de Dieu, l'espérance de ceux qui pèchent parce que le Seigneur est enclin à pardonner: « Leur espérance, dit Job, est une chose détestable » (Jb 11, 20). Aussi n'a-t-elle d'autre résultat que d'attirer plus tôt sur eux l'exécution de ses menaces: est-ce qu'un roi tarde à frapper des sujets qui s'autorisent de sa bonté pour continuer à l'outrager?
Mon Jésus, je n'ai que trop imité ces sujets rebelles. Oui, parce que je vous savais très miséricordieux, j'ai fait peu de cas de vos commandements. Je confesse mon ingratitude et je déteste toutes mes offenses. Maintenant je vous aime plus que moi-même; je ne veux plus vous causer le moindre déplaisir. Quel malheur pour moi, si je venais encore à vous offenser par le péché mortel! Mon Dieu, ne le permettez pas, faites-moi plutôt mourir.
Ô Marie, vous êtes la Mère de la persévérance, aidez-moi.
Extrait de Saint Alphonse-Marie de Liguori
La Voie du salut
Source : jesusmarie.free.fr
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

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Méditation avec l'Imitation de Jésus-Christ par ami de la Miséricorde (2011-08-02 01:17:35)
[en réponse à 603535]
Livre III De l'épreuve du véritable amour
2. Celui dont l'amour est éclairé considère moins le don de celui qui aime que l'amour de celui qui donne. L'affection le touche plus que le bienfait et il préfère son bien-aimé à tout ce qu'il reçoit de lui. Celui qui m'aime d'un amour généreux ne se repose pas dans mes dons, mais en moi par-dessus tous mes dons. Ne croyez pas tout perdu cependant s'il vous arrive de sentir pour moi ou pour mes Saints moins d'amour que vous ne voudriez.
Cet amour tendre et doux que vous éprouvez quelquefois est l'effet de la présence de la grâce et une sorte d'avant-goût de la patrie céleste; il n'y faut pas chercher trop d'appui parce qu'il passe comme il est venu. Mais combattre les mouvements déréglés de l'âme et mépriser les sollicitations du démon, c'est un grand sujet de mérite et la marque d'une solide vertu.
Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

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Ce n'est pas le moindre des saints ! par FilsDeMarie (2011-08-02 07:19:15)
[en réponse à 603535]
Saint Alphonse ! Quel apôtre ! Quel génie ! Image même de la charité chrétienne dans toute sa splendeur !
Notre brave évêque se tirait les cheveux en constatant ce qu'est devenue l’Église "militante" et "combattante" !
Comment peut-on comparer un Saint Alphonse avec un Mgr Nourrichard et beaucoup d'autres !?
Que les rédemptoristes retrouvent la foi de leurs pères et de LEUR Père !
Saint Alphonse avait le génie d'expliquer et de défendre (il était avocat) la Foi de manière si simple et si claire dans tous ses écrits.
Un génie oui, un ami du Christ, un véritable successeur des apôtres, un père, un vrai père !