Le Forum Catholique
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( 603492 )
l'Eglise est confrontée à une crise de la Foi par jejomau (2011-08-01 16:25:01)
Un interressant article de
Sandro Magister vient de paraître. Il relève qu'une attaque récente contre l'Eglise catholique part à la fois du sein de celle-ci et en même temps de l'extérieur :
EXTRAITS :
"La crise de l'Église ne peut pas être résolue par les changements pratiques que demandent ceux qui la critiquent, mais par une foi plus vive et plus authentique."
"Au cœur de l’été, les attaques contre Benoît XVI, en provenance de l’extérieur et de l’intérieur de l’Église, ont brusquement repris de la vigueur."
"Venant de l’extérieur il y a eu l’attaque frontale – d’une violence sans précédent – du premier ministre irlandais Enda Kenny, qui a accusé la hiérarchie catholique, jusqu’à ses plus hauts niveaux, de protéger les prêtres pédophiles des foudres de la justice terrestre"
"Au sein de l’Église, elle émane de groupes de prêtres d’Autriche, des États-Unis, d’Australie puis, peu à peu, d’autres pays, qui demandent l'abolition du célibat pour le clergé, l’ordination sacerdotale pour les femmes, ou la communion pour les divorcés remariés."
"
Ce que toutes ces attaques ont en commun, c’est la pression qui est exercée sur l’Église pour qu’elle s’aligne sur les législations des démocraties modernes et qu’elle se mette en conformité avec les courants culturels dominants"
"C’est bien de cela que Benoît XVI est accusé : d’insister sur la vérité de la doctrine et de refuser les innovations pratiques dont l’Église a besoin."
"Ceux qui défendent la doctrine trinitaire, la christologie, la structure sacramentelle de l’Église, le fait qu’elle ait son origine dans le Christ, la fonction de Pierre ou l'enseignement moral fondamental de l’Église, etc., et qui doivent en combattre la négation dans la mesure où celle-ci est incompatible avec l'institution ecclésiale,
frappent dans le vide si l'opinion se répand que tout cela [cet ensemble de vérités] est sans importance. Dans ces conditions une institution devient une carcasse vide et elle tombe en ruines, même si extérieurement elle reste puissante ou si elle donne l’impression d’avoir des bases solides."
"C’est pour cette raison que
les décisions institutionnelles du magistère ne peuvent devenir fécondes qu’à condition d’être liées à une lutte sérieuse et convaincue pour une nouvelle évidence des choix fondamentaux de la foi".

( 603498 )
Crise de la Foi ou de la discipline? par le torrentiel (2011-08-01 18:08:15)
[en réponse à 603492]
Ce n'est pas la même chose.
Toutes les revendications dont vous faites états relèvent de la seconde.
Bien sûr, il ne faut pas se voiler la face, et la première n'est pas en reste. Mais pourquoi?
Au risque de me répéter, de revenir sur ma marotte, la foi est en crise, non parce qu'on pratique moins bien, mais parce qu'on ne la pense pas, à la fois de manière traditionnelle et à frais nouveaux.
Faute d'avoir cette audace, mais aussi parce qu'on est dans cette paresse, les seuls penseurs de la foi se réfugient dans le rationalisme le plus étroit et desséchant.
Les autres sont traditionalistes. Ils sont des tenants de ce que Bergson appelait "la pensée close", mais ils déploient une énergie qu'on ne trouve nulle part ailleurs, une vraie créativité. La réaction est beaucoupplus créative que le prétendu parti du mouvement qui soulève les masses et les laissent retomber d'elles-mêmes, et les laissent tomber tout court.
En vertu de ce qui précède, je crois que l'opposition n'est plus tellement entre les traditionalistes et les progressistes qu'entre les traditionalistes et les rationalistes. Car les vrais progressistes ne font guère de progrès. Ils gèrent les affaires courantes.

( 603499 )
crise de la foi avant tout par Luc Perrin (2011-08-01 18:14:52)
[en réponse à 603498]
Il est évident que les pétitionnaires n'ont plus la foi catholique, ils adhèrent à un néo-christianisme, une autre foi.
La crise de la discipline vient non pas d'eux mais des détenteurs de l'autorité au sein de l'Église dont la tâche est de protéger le peuple des "néo-chrétiens" et autres hérésies en tout genre.
La crise de la foi précède donc bien la crise de la discipline et ne touche pas les mêmes.

( 603505 )
Depuis le péché originel par Jean-Paul PARFU (2011-08-01 19:40:12)
[en réponse à 603499]
l'humanité est blessée. Dès lors, il existe d'un côté le projet divin sur l'humanité et de l'autre les conceptions erronées d'une humanité livrée à elle-même et au démon.
Le projet divin est celui d'un Dieu transcendant et personnel qui veut renouer avec l'humanité, pour la remettre debout et capable d'une éternité de gloire avec Lui après une vie de lutte dans la grâce. Ce projet a un début et une fin, il est linéaire : "Je suis l'Alpha et l'Oméga" dit le Seigneur dans le Livre de l'Apocalypse.
L'humanité livrée à elle-même et au démon, au contraire, est privée ou/et se prive elle-même de toute transcendance, de tout projet de grâce et de gloire et végète dans le panthéisme, le temps circulaire absurde et le gnosticisme, c'est-à-dire une prétendue sagesse réservée à une élite soi-disant rationnelle qui tend à se diviniser elle-même.
Le miracle grec sur le plan naturel et la Révélation sur le plan surnaturel ont permis à l'humanité de se relever, mais le péché et le démon, toujours présents bien entendu, tendent perpétuellement à tout remettre en cause et à ramener l'humanité à ses mauvaises habitudes et à son vomi, pour reprendre un terme utilisé dans les Ecritures.
La crise de la Foi que subit l'Eglise, et avec elle tout l'Occident, ce "néo-christianisme" dont parle à juste titre Luc Perrin, n'est donc rien d'autre que la révolte parvenue à maturité, si l'on peut dire, de la part pécheresse de l'humanité dans les pays anciennement chrétiens contre la vérité, contre le plan divin et la vraie philosophie, la vraie sagesse et n'est donc rien d'autre que le "détricotage" méthodique de tout ce qui a été construit avec l'aide de Dieu depuis Abraham et Socrate.

( 603506 )
Cet article me remémore par megnace (2011-08-01 20:03:52)
[en réponse à 603505]
la formule que j'avais bien appréciée de mon ancien curé, Nomiste et liturgiste peu rigoureux : "L'Eglise n'a pas besoin de réformateurs, mais de saints". Etait-ce de lui, je ne sais.

( 603512 )
on notera également par jejomau (2011-08-01 20:45:18)
[en réponse à 603506]
que les attaques sont toujours ciblées contre :
- le Saint-Père et
- proviennent à la fois de l'extérieur et de l'intérieur EN MEME TEMPS.

( 603516 )
Puisque vous en parlez par Maïe (2011-08-01 21:33:37)
[en réponse à 603499]
-è+IHS+-
Professeur Perrin, pourriez-vous nous dire si, de votre point de vue, les points litigieux de Vatican 2, le pape devenu simplement un pair parmi ses paires, la liberté religieuse... etc, sont conséquences de cette crise de foi, ou à l'origine de cette crise de foi?
Yves Daoudal souligne ici-même un point antérieur au concile qui semblerait montrer que la crise de foi précède la crise d'autorité.
Il me semble important de réussir à éclairer ce point, car si la foi est sapée sur quoi peut bien reposer l'autorité de quelques hommes... de foi ?

( 603555 )
Crise de la foi ou confessionalisation? par le torrentiel (2011-08-02 09:48:08)
[en réponse à 603499]
Cher Luc Perrin,
J'ai conscience, par ce message, de ne pas complètement répondre au vôtre, ce dont je ne ferais que m'excuser si je n'avais aussi l'ambition d'en expliquer l'arrière-plan à travers un préalable qui n'est pas de moi, mais qui a été proposé hier soir, sur "radio courtoisie", par M. l'abbé de tanoüarn, que j'ai trouvé lumineux, et que je vais essayer de vous restituer de mon mieux, en l'assortissant de quelques considérations personnelles.
L'abbé de Tanoüarn expliquait que le contexte de la condamnation de l'action française s'inscrivait dans une volonté du pape Pi XI, à travers l'action catholique, de confessionaliser l'ensemble de la vie des catholiques. Cette confessionalisation, allait-il jusqu'à dire, a rétréci "l'horizon spirituel" de sorte que, là où les catéchismes diocésins eux-mêmes répondaient avant Pi XI:
"Je suis chrétien" à la question:
"De quelle religion êtes-vous?"
après Pi Xi, ils répondaient:
"Je suis catholique."
Ici, je reprends les rennes de l'analyse et vous aurez donc tout le loisir d'en contester la pertinence.
Se reconnaître catholique avant de se reconnaître chrétien, c'est faire valoir sa propre identité culturelle ou spirituelle ou, si vous préférez, son milieu d'appartenance aux dépends ou avant le dieu Personnel Auquel on a donné sa foi, auquel on appartient: le verbe incarné, le christ, de Qui procède l'adjectif chrétien, quand celui de catholique insiste sur l'aspect universel du Corps institué par le divin Sauveur, bref, anticipe sur "le Christ cosmique". Je sais bien qu'il est facile de m'objecter l'interprétation de "Dominus Iesus" sur le "subsistit in", qui aboutit en pratique à une indivision entre le christianisme et l'Eglise catholique. Inutile de vous dire que je ne partage pas ce point de vue, mais ce désaccord étant subjectif, je n'en ferai pas ici matière à discussion par respect du refus du subjectivisme professé par la plupart des liseurs de ce forum. Je dirai simplement que ce recentrage de "dominus Iesus" peut être un effet éloigné de la confessionalisation amorcée par Pi XI.
En voilà un premier, en voici quelques autres:
-La confessionalisation a conduit l'Eglise qui a reçu le dernier concile à un certain éclésiocentrisme, tout comme elle a conduit ceux qui refusaient le concile vatican II à ce que j'appellerai du tradicentrisme.
-Pour donner un exemple flagrant d'éclésiocentrisme post-conciliaire, je vous citerai "les cahiers de l'école cathédrale" publiés par mgr d'Ornellas, encore évêque auxiliaire de Paris, à l'occasion de la rencontre "Paris toussaints 2003" (je me trompe peut-être d'une année). Il y était dit que l'eglise était le peuple des "bienheureux", le peuple des béatitudes, que nous étions le peuple des "pauvres de coeur", des "doux", des "artisans de paix", des "miséricordieux", sans que nous ayons rien à faire pour devenir ce que nous étions ontologiquement déjà. Du moins je n'ai vu nulle part, dans ce document, d'exhortation à pratiquer les béatitudes. La pratique en était facultative puisque nous les avions reçues par notre baptême.
-Quant au tradicentrisme qui est symétrique à l'éclésiocentrisme post-conciliaire, il n'est qu'à voir les préoccupations qui s'égrainent sur ce forum. Elles sont essentiellement d'ordre liturgique, elles sont souvent en opposition violente ou larvée avec certaines mauvaises pratiques (ou dénoncées comme telles) de l'épiscopat, elles sont parfois d'ordre politique, elles abordent souvent avec des points de vue intéressants des sujets théologiques, elles citent abondamment les docteurs de l'Eglise, le droit canon ou les encycliques papales, elles sont rarement dans la relecture fine, attentive et personnelle de la Parole de dieu.
Un autre effet de cette confessionalisation concerne l'anathème le plus grave que jettent les fidèles sur leurs frères d'une autre sensibilité catholique, d'autres herméneutiques, mais qui habitent pourtant la maison catholique. Cet anathème est:
"vous n'êtes pas catholique."
Il est jeté par des fidèles qui ne sont pas en droit d'excommunier un autre fidèle. Il est jeté par des personnes qui regrettent que l'eglise n'anathématise plus, mais que, depuis Vatican II, elle ait trouvé plus opportun de parler un langage plus conciliant. Opportunité réelle! Car à quoi servirait, sinon à l'en éloigner davantage, d'anathématiser un monde qui s'est éloigné de la simple compréhension du langage de l'eglise, pour ne rien dire de ses prescriptions morales? Qu'on le veuille ou non, "l'ouverture au monde" était une nécessité; si elle n'a pas réussi à l'eglise, c'est qu'en dépit de ses intentions, elle a continué de parler un langage alambiqué, moins sur le fond que sur la forme. Honnêtement, les encycliques ou les décrets du dernier concile, à l'exception peut-être de certains passages de "gaudium et spes", voire les prières eucharistiques de la messe ordinaire (dont je m'étonne, au passage, cher Luc Perrin, que vous prétendiez que seule, la première (dite canon romain) est prescrite par le concile), ne sont digérables que par des phraseurs tels que moi, amateurs de longues phrases qu'ils prennent pour de la littérature. Quand j'étais enfant, j'avais coutume de dire que j'aimais bien la messe parce qu'elle était très littéraire.
Un effet encore plus innatendu de cette confessionalisation, mentionné explicitement par l'abbé de tanoüarn (et sur lequel je ne doute pas que votre expertise ne soit précieuse) est que la plupart des évêques qui sont actuellement en fonction sont issus de l'action catholique, laquelle relevant moins de la spiritualité que d'un "agir" et d'une "praxis", est devenue de plus en plus subjectiviste à mesure que la sécularisation gagnait du terrain et que l'action catholique examinait moins le contenu de la foi qu'elle ne procédait à des "révisions de vie" ou à des "relectures" permanentes de la semaine écoulée, Conséquence de cette origine des mouvements d'action catholique de la plupart de nos évêques:
-ils n'ont pas perdu la foi, mais il n'est pas certain qu'ils la connaissent intégralement, si tant est que cela puisse être;
-ils sont conditionnés à croire dans la structure de leurs mouvements plus qu'à développer une compréhension claire des articles de foi;
-Partant, ils se noient dans un structuralisme pastoral qui enfonce les prêtres dans l'activisme et dans la réunionnite, sans gouverner leur diocèse autrement que d'une manière bureaucratique et qui ne consolide pas, ce qui me paraît le plus grave, les liens de la charité à l'intérieur de leurs diocèses, non seulement pour qu'il n'y ait pas un mur du silence entre les prêtres de différentes sensibilités catholiques qui y exercent un ministère, mais pour que les plus démunis ou les plus esseulés d'entre leurs fidèles (ou d'entre ceux qui vivent là où s'exerce leur juridiction épiscopale) ne soient pas seulement évoqués au moment de la prière universelle, mais qu'ils soient effectivement visités, accompagnés, soutenus par des conférences saint-vincent de Paul qui aient encore de vrais vestiaires (comme à saint-Nicolas du chardonnet), ou qui sachent à l'occasion orienter les SDF (ou les clochards) vers des hébergements d'urgence.
Philippe Prévost, qui était invité conjointement à l'abbé de tanoüarn dans cette émission, pour analyser la crise de l'eglise à travers le prisme de son dernier ouvrage:
"L'eglise et le ralliement", dont j'avais lu une partie de la première édition, a ajouté cette remarque qui me paraît pleine de bon sens et que je ne suis capable que de reformuler de mémoire:
"Comme l'avait compris Napoléon bonaparte, tant que le pape était en possession de ses Etats, il devait s'affronter à des problèmes temporels qui ne l'éloignaient pas des préoccupations naturelles. Une fois qu'il ne les a plus eus, la diplomatie vaticane s'est évaporée dans le surnaturel."
Je vois une autre conséquence à tirer de cette remarque:
Le catholicisme confessionaliste (différent du catholicisme confessant) a majoré le surnaturel tout en minorant le merveilleux, pour, sous prétexte de majorer le rôle de la "loi naturelle" confondue avec l'idéalisme de "l'ordre naturel", confondre la nature en l'opposant plus que jamais à la grâce... En l'opposant pour l'y soumettre. Mais, comme l'homme n'est jamais à un paradoxe près, ce mouvement de "retour à la nature" qui cachait mal une méfiance profonde pour le naturalisme, voire une dénaturalisation en bonne et due forme, s'est faite sous couvert de rationalisme. Non pas que le magistère ait appelé à pratiquer "une religion dans les limites de la simple raison"; mais il a estimé que la raison pouvait être confirmative de sa dogmatique alors que, si les dogmes sont surnaturels, la raison ne peut pas les confirmer.
Il est exact que les années 1970 ont paru exalter la conscience. Mais, à bien lire "veritatis splendor" par exemple, on s'aperçoit que ce n'était nullement pour en faire une instance de décision, mais seulement une instance de jugement de la conformité des actes moraux au bien révélé par la loi naturelle et le dépôt sacré de la Révélation.
En vous priant de m'excuser de vous avoir infligé ce pensum
J. weinzaepflen (dit le torrentiel)

( 603562 )
luc perrin a raison par John L (2011-08-02 10:56:01)
[en réponse à 603499]
C'est décourageant de trouver qu’il y en a qui ne sont pas d’accord avec lui sur ce sujet. Je m’étonne parfois du manque de comprehension de la situation de la théologie dans l’église aujourd’hui, hors de la petite monde des théologiens (dont je suis membre; j’ai fait mon licence en théologie chez les dominicains, et mon doctorat à Oxford). Dans les seminaries et les universités catholiques, avec quelques exceptions partiels, la foi n’est pas en crise; elle n’existe plus. Dans ces institutions, l’existence de la révélation divine est niée; on enseigne que la croyance dans la ‘révélation propositionnelle’, c’est-à-dire dans la communication de vérités par Dieu à l’homme, vérités qu’il faut croire avec l’adhésion de la foi théologale, est une fondamentalisme irrationel. La résurrection de Jésus est niée, suivant Schillebeeckx, et la divinité de Jésus est niée, suivant Rahner; pas avec des expressions crus, mais dans une manière qui ne laisse aucune doute dans la pensée des initiés – initiés qu’il faut rejoindre pour avoir un poste dans ces institutions. Plus on monte dans les niveaux universitaires catholiques, plus on trouve que ces idées sont dominantes. La situation s’empire avec le temps, parce que la minorité croyante parmi les théologiens qu’on n’a pas réussi à congédier dans les années 60 et 70 est presque disparue. Je trouve que la FSSPX fait parfois erreur en concentrant sur les aspects discutables du concile Vatican II quand elle dénonce les erreurs contemporains; sans minimiser les problèmes avec ces aspects discutables, c’est maintenant les attaques sur les vérités les plus fondamentales qui servent comme schwerpunkt pour l’assaut du diable.
Sur la question de crise de discipline; il y a un crise de discipline parce que les hommes qui ont le devoir d’imposer la discipline partagent, pour la plupart, ces erreurs. L’hérésie est beaucoup plus répandu chez les évêques que chez les curés, phénomène assez curieuse que je ne parviens pas à expliquer.
John Lamont

( 603564 )
Merci John pour votre beau témoignage ! par Jean-Paul PARFU (2011-08-02 11:25:24)
[en réponse à 603562]
Je souhaiterais très rapidement vous donner une explication, si vous me le permettez, sur le fait que les évêques auraient finalement moins la Foi que les prêtres ou les curés.
Selon moi, l'explication est simple :
- d'abord, les évêques sont choisis parmi les prêtres ou les curés les plus "modernes" ;
- ensuite, il y a, dans les universités autrefois catholiques, fréquentées par ces prêtres modernes futurs évêques, une mode intellectuelle qui va, comme vous l'expliquez, contre la Foi.
Ces évêques ou futurs évêques pensent donc que plus on est cultivé et intelligent, moins on doit croire et que la Foi se confond avec les croyances irrationnelles du peuple sans culture et sans intelligence et dont se détache à peine "le bas clergé" !

( 603531 )
chaque Église particulière doit être en accord avec l’Église universelle par jejomau (2011-08-01 23:48:10)
[en réponse à 603492]
Un
entretien avec mr. l"abbé Laguérie qui aborde sous un autre angle le problème disciplinaire.
Mr l'abbé Laguérie : «
chaque Église particulière doit être en accord avec l’Église universelle, non seulement sur la doctrine de la foi et sur les signes sacramentels, mais aussi sur les usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue ». Cette Instruction entend rappeler que la communion des églises locales suppose l’obéissance à la loi liturgique universelle édictée par Rome, et donc au Motu proprio, justement, que beaucoup rechignent à appliquer"
Un rappel qui, effectivement, vaut pour tous....

( 603577 )
Une crise de la Foi au sein de l'Eglise est impossible par Babakoto (2011-08-02 13:19:47)
[en réponse à 603492]
L'Eglise ne peut perdre la foi puisque perdre la foi, c'est sortir des conditions d'appartenance à l'Eglise.
Le problème, c'est que le pape, pour des raisons que j'ignore, refuse de déclarer hors de l'Eglise ceux qui visiblement n'en font plus partie. C'est donc exclusivement un problème de discipline. C'est comme si on voulait sauver les apparences et continuer de donner l'impression que nous sommes toujours très nombreux.
C'est aussi un problème de charité puisque le pape ne protège plus les fidèles en les mettant entre les mains de personnes censées avoir autorité sur eux. Il n'aide pas non plus ceux qui errent puisque sa faiblesse pourrait leur donner l'impression que ce qu'ils font n'est pas si grave. De là à dire que le Chef suprême laisse les âmes se perdre, je ne crois pas. Je suppose qu'il trouve d'autre moyens. Lesquels? Ah ça...