Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=603341
images/icones/1e.gif  ( 603341 )honoraires de messe: comparaison avant et après l'euro par Presbu (2011-07-30 12:50:19) 

appel aux liseurs pour faire le point Août 2011 sur les honoraires de messe les plus coûteux et les plus modestes dans la provisoire Zone Euro de l'Union Européenne (avant leur unification au profit du Fonds Ecclésial de Solidarité Européenne, c/o IOR Milano):
diocèses: 01/8/2011___Août 2012 (project# cambistes CEF)
Paris #: € 18.-_______" " FR€ 19.- ("franqeuros")
Madrid:.... ..,-_______" " ES€ 25,- ("douros")
Rome:...... ..,-_______" " IT€ 22,- ("leggeuros")
Munich:.. ..,-_______" " DE€ 18,- ("euros")
Amsterdam: ,-_______" " NL€ 18,- ("euros")
Lisbonne:. .,________" " PO€ 30,- ("luseuros")
etc...
Bien entendu, sous réserve de non-élection de Martine AUBRY, qui forcerait la CEF à réévaluer les honoraires à FR€ 20- après consultation de la Conférence Épiscopale €uropéenne.
---> vos commentaires et contre-projections sont les bienvenus!
images/icones/neutre.gif  ( 603342 )Province de Besançon par abbé F.H. (2011-07-30 13:08:34) 
[en réponse à 603341]

13,72 € (90 FRF) avant 2002

14 € de 2002 à novembre 2008

15 € aujourd'hui

les tarifs s'appliquent aux diocèses de Besançon, Belfort, St-Claude, St-Dié, Verdun, Nancy et Toul, tant pour les diocésains que pour les sociétés de vie apostoliques (en pleine communion ou pas...); nul prêtre n'a le droit d'exiger plus, même si le tarif conseillé par la conf. épiscopale est de 16 € (en ce domaine, seul l'évêque diocésain est maître, la conférence épiscopale ne peut pas le forcer).

A priori, la politique des diocèses de la province est d'augmenter le traitement des prêtres (+ 0,8 % par an) plutôt que d'augmenter les honoraires de messes (ce qui entraînerait ipso facto un baisse des demandes de messes)
images/icones/neutre.gif  ( 603361 )Une messe ne s'achète pas par le torrentiel (2011-07-30 20:03:44) 
[en réponse à 603342]

...d'où le nom d'honoraires pour qualifier l'offrande des fidèles au prêtre ou à son église.


Parler de "tarifs" introduit une confusion fâcheuse.


Je vous passe les accusations de simonie et autres joyeusetés générées par ce terme.


"La grâce de dieu ne s'achète pas": c'est ce que me répondit un prêtre, le Père Pierre ballereau, alors co-aumônier de Necker, comme je lui demandais de célébrer une messe pour un ami décédé.
"Une messe ne s'achète pas, vous ne me devez rien, vous me devez ce que vous pouvez si vous pouvez et si vous voulez."
Or à l'époque, je pouvais peu.


Dans les affres (ou le déshonneur peu honoraraial) de la Tradition, il y a eu aussi ces enterrements à plusieurs classes... Comme à la SNCF et autrefois dans le métro. La SNCF qui ne trouve rien de plus urgent, pour faire des économies, que de supprimer aujourd'hui les trains de pèlerins...


Des enterrements de troisième classe... Vraiment, tout n'est pas pire aujourd'hui!
images/icones/hein.gif  ( 603403 )Intentions multiples par Nemo (2011-07-31 16:35:03) 
[en réponse à 603342]

Quelque chose me chagrine.
Il est arrivé souvent à ma famille de demander de céléébrer des messes pour nos défunts, généralement à dates anniversaires.
Et quend nous y assistons (dans la forme vulgaire) on nous annonce que la messe est dite pour plein de gens, y compris notre défunt.
Est-ce pratique normale dans la litugie réformée et dnas le droit canon nouveau ?
images/icones/1a.gif  ( 603424 )C'est commun mais par Baskerville (2011-07-31 20:55:10) 
[en réponse à 603403]

Le prêtre qui célèbre n'a le droit de célébrer que pour une intention. Il doit en fait reverser les autres intentions (argent et noms) à d'autres prêtres du diocèse, ou de missions étrangères, qui manquent de demandes de messes.

La citation de la "liste" n'est donc que formelle, pour ne pas "froisser" les familles. Ce n'est pas CETTE messe qui est célébrée pour tel ou tel défunt (en fait il y en a un, mais difficile de savoir lequel).

En l'occurence, pour des messes "anniversaire", il y a suspicion de "tromperie sur la marchandise". (on s'entend bien sûr).

Dans le pire des cas, le prêtre a effectivement encaissé tous les honoraires et débité la liste sans transmettre à qui que ce soit... mais là cela devient carrément du "vol".
images/icones/ancre2.gif  ( 603426 )Je confirme et précise par Paterculus (2011-07-31 21:32:21) 
[en réponse à 603424]

Je confirme et précise ce que dit notre cher Baskerville.

On peut procéder comme il l'indique, dans les cas où plusieurs intentions ont été demandées pour la même messe, ou bien dire soi-même, à d'autres jours, les messes non dites à la date demandée.

Bon, mais puisqu'on parle d'honoraires de messes, moi je signale que j'ai droit à un taux "africain", de moitié moindre que celui indiqué par la CEF : je les ai par une institution qui en distribue beaucoup, mais qui, comme elle en reçoit de différents pays à des taux divers, s'arrange ainsi, puisque la vie est censée être moins chère en Afrique.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleche3.gif  ( 603345 )Intentions de Messes par Michel (2011-07-30 14:28:18) 
[en réponse à 603341]

Rien compris à votre message (vous faites allusion à l'écroulement imminent de l'euro et des monnaies ?).
Ce sujet des honoraires de messe est à traiter avec dignité et respect, puisqu'il touche à la Messe.
Il existe une grande diversité dans les honoraires, car dans certains pays les prêtres touchent un petit quelque chose de l'Etat, ou de l'impôt ecclésiastique : ils n'ont donc pas les mêmes besoins qu'en France ; de même, les niveaux de vie et des prix ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre.
Le Code interdit tout ce qui pourrait ressembler à du commerce sur les honoraires, et même "l'apparence de commerce ou de trafic" (C. 947).
Merci à Mr l'Abbé F.H. pour ses indications.
J'aimerais en savoir plus sur l'évolution historique du montant des honoraires. Par exemple,lorsque Mr Martin a fait célébrer des messes pour sa fille Thérèse, indique-t-il le montant ? Je crois qu'il parle d'un rouleau de pièces d'or ?


Chapitre III
L’OFFRANDE POUR LA CÉLÉBRATION DE LA MESSE
Can. 945 – § 1. Selon l’usage approuvé de l’Église, tout prêtre célébrant ou concélébrant la Messe peut recevoir une offrande, pour qu’il applique la Messe à une intention déterminée.

§ 2. Il est vivement recommandé aux prêtres, même s’ils n’ont pas reçu d’offrande, de célébrer la Messe aux intentions des fidèles, surtout de ceux qui sont dans le besoin.

Can. 946 – Les fidèles qui donnent une offrande pour que la Messe soit appliquée à leur intention contribuent au bien de l’Église et participent par cette offrande à son souci pour le soutien de ses ministres et de ses œuvres.

Can. 947 – En matière d’offrande de Messes, on écartera absolument jusqu’à l’apparence de commerce ou de trafic.

Can. 948 – Des Messes distinctes doivent être appliquées aux intentions de chacun de ceux pour lesquels une offrande, fût-elle modique, a été donnée et acceptée.

Can. 949 – Celui qui est obligé de célébrer et d’appliquer la Messe à l’intention de ceux qui ont donné l’offrande continue d’être tenu de le faire, même si les offrandes reçues viennent à disparaître sans faute de sa part.

Can. 950 – Si une somme d’argent est offerte pour l’application de Messes, sans spécification du nombre de Messes à célébrer, ce nombre sera déterminé selon le taux fixé dans le lieu où le donateur réside, à moins que son intention ne doive être légitimement présumée autre.

Can. 951 – § 1. Le prêtre qui célèbre plusieurs Messes le même jour peut appliquer chacune d’elles à l’intention pour laquelle une offrande a été donnée ; néanmoins, hormis le jour de Noël, il gardera l’offrande d’une seule Messe et destinera les autres aux fins fixées par l’Ordinaire, une certaine rétribution à un titre extrinsèque étant toutefois admise.

§ 2. Le prêtre qui concélèbre une deuxième Messe le même jour ne peut sous aucun prétexte recevoir une offrande à ce titre.

Can. 952 – § 1. Il revient au concile provincial ou à l’assemblée des Évêques de la province de fixer par décret pour toute la province le montant de l’offrande à donner pour la célébration et l’application de la Messe, et le prêtre n’est pas autorisé à demander une somme plus élevée ; il lui est cependant permis de recevoir pour l’application d’une Messe une offrande plus élevée que celle qui a été fixée si elle lui est offerte spontanément, et même une offrande moins élevée.

§ 2. À défaut d’un tel décret, la coutume en vigueur dans le diocèse sera observée. § 3. Les membres de tous les instituts religieux doivent s’en tenir aussi à ce décret ou à la coutume du lieu dont il s’agit aux §§ 1 et 2 du présent canon.

Can. 953 – Il n’est permis à personne de recevoir un nombre tel d’offrandes de Messes à appliquer par lui-même qu’il ne puisse les acquitter dans l’année.

Can. 954 – Si, dans certaines églises ou oratoires, la demande de messes à célébrer dépasse le nombre de celles qui peuvent y être dites, celles qui sont en excédent peuvent être célébrées ailleurs, à moins que les donateurs n’aient manifesté expressément une volonté contraire.

Can. 955 – § 1. Celui qui désire confier à d’autres la célébration de Messes à appliquer confiera leur célébration le plus tôt possible aux prêtres qu’il voudra, pourvu qu’il les sache au-dessus de tout soupçon ; il doit transmettre intégralement l’offrande reçue à moins qu’il ne sache avec certitude que ce qui dépasse le taux fixé dans le diocèse lui a été donné à lui personnellement ; et il est tenu par l’obligation de veiller à la célébration de ces Messes jusqu’à ce qu’il ait reçu l’avis de l’acceptation de l’obligation et de la réception de l’offrande.

§ 2. Le délai dans lequel les Messes doivent être célébrées commence du jour où le prêtre qui doit les célébrer les a reçues, sauf s’il s’avère qu’il en va autrement.

§ 3. Ceux qui confient à d’autres des Messes à célébrer inscriront sans tarder dans un registre tant les Messes qu’ils ont reçues que celles qu’ils ont confiées à d’autres, en notant aussi le montant des offrandes.

§ 4. Tout prêtre doit soigneusement noter les Messes qu’il a acceptées de célébrer et celles qu’il a acquittées.

Can. 956 – Tous et chacun des administrateurs des causes pies ou ceux qui sont obligés à un titre quelconque de veiller à la célébration des Messes, clercs ou laïcs, remettront à leurs Ordinaires, selon les modalités à définir par ceux-ci, les charges des Messes qui n’auraient pas été célébrées dans l’année.

Can. 957 – Le devoir et le droit de veiller à l’accomplissement des charges de Messes reviennent à l’Ordinaire du lieu pour les églises du clergé séculier, et à leurs Supérieurs pour les églises des instituts religieux ou des sociétés de vie apostolique.

Can. 958 – § 1. Le curé et le recteur d’une église ou d’un autre lieu de piété, dans lesquels des offrandes de Messes sont ordinairement reçues, tiendront un registre particulier dans lequel ils noteront soigneusement le nombre de Messes à célébrer, l’intention, l’offrande et la célébration accomplie.
§ 2. L’Ordinaire est tenu par l’obligation de contrôler ces registres chaque année, par lui-même ou par d’autres.

images/icones/1b.gif  ( 603508 )bien sûr, l'éparpillement de l'euro 2011 en cinq ou plus monnaies plus réalistes 2012 par Presbu (2011-08-01 20:19:58) 
[en réponse à 603345]

était sous-entendu dans mon tableau comparatif!
Au lieu de concocter un "indice MacDo" des parités réelles... Vous voyez que l'offrande recommandée au Bénin de Paterculus vous permettrait de faire vivre deux fois plus de prêtres, au plus grand bénéfice aussi de vos trépassés!