-+IHS+-
"La Tradition, c’est le vote de la plus obscure de toutes les classes, celle de nos ancêtres. C’est la démocratie des morts. La Tradition, c’est le refus de se soumettre à cette oligarchie arrogante de ceux qui se sont contenté de naître."
Voilà comment je comprends ces phrases :
ils se contentent de naître ceux dont les parents ont assurés les arrières. Qu'ont-ils besoin d'autre chose ? Qu'ont-ils besoin que cela change ? Au contraire : pourvu que ça dure, et que leur importe que cela soit seulement matériel : ils ont le pourvoir.
Cette oligarchie, au temps de Chesterton, était puissante, mais que dire de ce qu'elle est devenue aujourd’hui ?
Qui de nos jours peut encore "faire son trou" -comme on dit trivialement-, sans un père dans la place ?
Nos pères ne se sont pas soumis : ils ont maintenu l’Église. Ce qui n'a rien d'évident : l’Église est bien le dernier des empêcheurs d'esclavager en rond.
Par comparaison, voyez l'école : elle n'a plus aucune ambition pour ses élèves. Les maîtres (ce n'est plus le mot) ne voient plus l'intérêt d'assurer la formation de quelques uns -au moins- qui représenteront les autres. Quand je dis les maîtres, je pense autant aux hussards noirs qu'à ceux des écoles catholiques.
L'antithèse de votre citation ?
Après moi la fin du monde !
N'y a-t-il pas quelque chose de curieux dans le fait que la communion des saints nous permet de bénéficier des mérites de nos devanciers alors même que le salut de ceux-ci ne saurait dépendre de leurs seuls mérites?
Au contraire. De mon point de vue (raisonnement valable seulement si je vous ai bien compris), c'est réciproque : notre salut dépend des bénéfices que nous acceptons de recevoir de nos devanciers, comme eux de ceux qui les ont précédés. Et, même : nous qui les suivons pouvons les aider à atteindre la lumière :
l’Église ne nous encourage-t-elle pas à prier pour les âmes du purgatoire ?
Quand je me dis qu'entre moi et Notre Seigneur il y a 80 générations au plus, et que je me rends compte que cela ne fait que quatre vingt personnes, je me dis que la vie de Jésus-Christ est aussi palpable que celle de bien des "people". Et même plus !
Dieu est infini et sa volonté (infiniment bonne) créé le monde.
A chaque instant.
(

Quel flatteur vous êtes !)