Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=602001
images/icones/carnet.gif  ( 602001 )pourquoi un divorcé-remarié ne peut accéder aux sacrements par jejomau (2011-07-17 08:51:00) 

C'est une question récurrente chez de nombreux catholiques : "pourquoi, ayant divorcé et m'étant remarié avec quelqu'un que j'aime et qui m'aime, ne puis-je enfin pas accéder à la communion eucharistique ? "

C'est méconnaître totalement la réalité du sacrement. Nous avons retrouvé un très beau texte écrit par un Frère Dominicain de Chéméré écrit en 1995. Très concis, il rappelle l'essentiel.



L'accès des divorcés-remariés aux sacrements


"Il est bien connu que certain divorcés-remariés et certains ecclésiastiques voudraient pouvoir respectivement recevoir et donner les sacrements de réconciliation de l'eucharistie sans exiger des premiers la renonciation a l'usage du second mariage, seulement civil.

Tous ceux qui, plus ou moins profondément, partage ce désir ont éprouvé une profonde déception devant la Lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, en date du 14 septembre 1994, aux évêques catholiques, car car ils y ont perçu le refus de leur pétition.

La source de cette déception semble facile à comprendre : ces personnes croyaient que l'église refuse ainsi ce quelle pourrait accorder ; elles pensaient qu'il s'agit d'un problème surtout disciplinaire, sans grandes implications doctrinale.

Nous voudrions montrer ici brièvement le sens doctrinal profond de cette lettre. Elle signifie que, comme à propos de l'ordination des femmes, l’Église ne se juge pas capable de donner utilement, fructueusement, validement l'absolution et l'eucharistie à ceux ou celle qui veulent - subjectivement - persévérer dans une situation objective d'adultère.

Autrement dit, l’Église pourrait pouvoir leur donner, non pas d'une manière fictive ou mensongère, mais toute en réalité, par les sacrements qu'ils demandent. L'Eglise est mené à constater douloureusementà la lumière de la révélation divine comme la Tradition apostolique et les déclarations passés et solennelle de son Magistère, qu'une pareille concession dépasse son pouvoir et violerait les désirs profond des intéressé, comme leur mission dans la société humaine.

Voici en effet ce qui résulte et de l’Évangile et de la doctrine catholique sur le mariage, le sacrement de réconciliation et l'eucharistie.

En premier lieu , « le mariage conclut et consommé entre baptisés ne peut jamais être dissous (…). Le lien matrimonial (…) est une réalité désormais irrévocables (…). Il n'est pas au pouvoir de l’Église de se prononcer contre cette disposition de la sagesse divine. Car l’Église affirme, par fidélité à la parole de Jésus-Christ, qu'elle ne peut reconnaître comme valide une nouvelle union, si le premier mariage l'était. Soulignons et précisons la raison: « par fidélité à la parole de Jésus-Christ "; les deux documents, la lettre comme le catéchisme de l'église catholique, citent explicitement Mc 10, 11-12 : "Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère à l'égare de la première ; et, si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère."

Admettre les divorcés-remariés aux sacrements de pénitence et d'eucharistie serait donc admettre à ces sacrements des baptisés voulant vivre dans la polygamie ou l'adultère. Pareille admission dépasse évidemment le pouvoir de l’Église.

Sans doute, nombre de divorcés-remariés n'ont pas une conscience claire de ce qui vient être dit ; mais cela ne change pas la réalité objective. Surtout leur désir le plus profond et permanent est d'être en paix avec leur conscience, l’Église et Dieu : un mariage invalide et non sacramentel, avec violation de leur engagement antérieur, ne pourrait leur donner cette paix.

Cela constituerait une grave complicité avec la violation d'un droit fondamental de la promesse humaine et chrétienne ; à savoir le droit du conjoint innocent ou du moins non remarié civilement à la permanente fidélité de son conjoint légitime.

Les fidèles et ecclésiastiques qui jugeront possible pour un divorcé-remarié impénitent d’accéder à la communion eucharistiques seraient en opposition patente avec la doctrine de l’église sur les sacrements. Il ne s'agit donc pas d'un problème purement disciplinaire. La non-admission des divorcés-remariés aux sacrements est une pratique et une coutume constante et universelle de l’Église, fondé sur l’Écriture. Elle constitue par suite une partie intégrante du dépôt de révélation et de la foi. La négation obstiné de cet enseignement de l’église s’apparenterait à une hérésie. L’église juge ne pas avoir mission ni droit de leur conférer les sacrements.

Comme le dit magnifiquement la lettre en sa conclusion, nous, pasteurs et fidèles, souffrons avec tous les divorcés-remariés. Nous voulons les aimer en vérité, en les aidant à reconnaitre, au sein de leur épreuve, que le Seigneur et son Eglise y prennent part, et à rendre ainsi leur fardeau doux et léger, car les séparations que Dieu commande n'ont rien d'impossible, puisqu'il nous aide par sa grâce à les acomplir, en nous inspirant le désir pour obtenir la force. C'est ce que nous rappellent Saint Augustin et le Concile de trente (Concile de Trente : "Car Dieu ne commande pas de choses impossibles, mais en commandant il t'invite à faire ce que tu peux et à demander ce que tu ne peux pas ", et il t'aide pour que tu le puisses; ses commandements ne sont pas pesants (1Jn 5,3)son joug est doux et son fardeau léger(Mt 11,30) En effet, ceux qui sont enfants de Dieu aiment le Christ; ceux qui l'aiment (comme il en témoigne lui-même) gardent ses paroles (Jn 14,23) ce qui leur est toujours possible avec l'aide de Dieu)."

Bertrand de Margerie - SJ -

images/icones/info2.gif  ( 602003 )J'ai toujours pensé par Jean Ferrand (2011-07-17 09:37:49) 
[en réponse à 602001]

J'ai toujours pensé que le combat de certains chrétiens, voire de certains évêques (comme feu Mgr Armand Le Bourgeois par exemple), pour obtenir que les divorcés-remariés puissent communier sacramentellement revenait à nier l'indissolubilité du mariage, affirmée dans l'Evangile.
images/icones/neutre.gif  ( 602049 )Mais vous êtes-vous posé la question par le torrentiel (2011-07-17 21:25:33) 
[en réponse à 602003]

...si l'on punit de sanctions sacramentelles un péché sexuel, pourquoi pouvons-nous communier sur la langue, quand même nous avons une mauvaise langue? Question pas plus absurde que la position qui décrie la communion dans la main sous prétexte que nous n'aurions pas les mains propres...
images/icones/1p.gif  ( 602060 )Mains propres ? par Baskerville (2011-07-17 23:44:12) 
[en réponse à 602049]

Où êtes-vous allé chercher des interprétations aussi tarabiscotées ?

La façon de recevoir la communion n'a jamais eu rien à voir avec un quelconque péché... Comme si le péché touchait le membre plus que la personne. Ou vous jouez le pharisien, ou vous êtes ce qu'on appelle sur le www un troll : un fauteur de troubles !

Cela fait longtemps que je n'avais pas entendu de pareilles inepties. J'en reste ébahi !!!!

Que le péché soit sexuel n'a jamais rien eu à voir avec la bouche ou la main, il est tout simplement dans ce cas présent mortel et public. Cela vaut pour TOUS les péchés mortels PUBLICS : refus de la communion. Lisez l'abondante littérature américaine sur le refus de la communion aux politiciens pro-avortement ! On ne leur demande pas de quelle main ils votent.

Abhérant...
images/icones/5a.gif  ( 602061 )aberrant d'ailleurs par Baskerville (2011-07-17 23:46:12) 
[en réponse à 602060]

j'en perds mon latin
images/icones/neutre.gif  ( 602065 )Sidérant, aberrant? par le torrentiel (2011-07-18 00:45:08) 
[en réponse à 602060]

Ah bon? Le refus de communier dans la main n'a rien à voir avec le péché? Alors, d'une part, d'où vient-il et, de l'autre, comment expliquez-vous que le prêtre se lave les mains avant de consacrer les offrandes en demandant à dieu de le laver de ses fautes?

Quant aux divorcés remariés, qu'ils soient canoniquement en situation d'adultères et, partant, de pécheurs publics, soit! Mais sont-ils dans le cas de commettre un péché mortel? Pouvez-vous justifier cela par une référence un peu sérieuse?

Car si vous dites vrai, je ne sache personne ou presque qui n'aille cuire en enfer.

L'adultère, même public, commet-il un péché mortel? Que ce soit un péché grave, d'accord! Mais un péché mortel? Si c'est vrai, ce n'est pas loin d'être fou. Et qu'après que je vous l'ai dit aussi franchement, vous pensiez que je sois un trole, libre à vous !

Mais quand bien même auriez-vous raison, quand bien même le fait de communier sur la langue ne serait attaché à aucune symbolique corporelle, il y a un point que vous ne pourrez nier :

le médisant et a fortiori le calomniateur est lui aussi un pécheur public. Alors à quel titre interdire de communion celui-ci, l'adultère, plutôt que celui-là, l'homme dont la langue est un venin? Répondez à cette autre question si vous pouvez. Je vous en remercie d'avance, tout trole que je suis.
images/icones/neutre.gif  ( 602070 )Vous avez de trolles d'idées par Maïe (2011-07-18 08:53:31) 
[en réponse à 602065]

-+IHS+-
Lors de l'ordination, l'évêque pratique l'onction des mains
du nouveau prêtre avec le Saint Chrême


° L'onction des mains : l'onction est le signe du don de l’Esprit. Lors de l'ordination presbytérale (du prêtre), l'onction se fait dans les mains car tous les sacrements administrés par le prêtre sont des sacrements de consigne qu’à travers ces mains vides, c'est l’Esprit Saint que dispense ses dons. Ces mains doivent être perméables à l'action de Dieu. Seules des mains vides peuvent recevoir ce que Dieu ne cesse d'y déposer. L'onction avec le Saint Chrême exprime le souhait que ces mains qui touchent les personnes, par leur tendresse, leur permettent de percevoir l'Amour de Dieu.



Avez-vous reçu l'onction des mains ? Non ? Alors recevez le corps du Christ de la main du prêtre sur votre langue.

Vous écrivez :

Car si vous dites vrai, je ne sache personne ou presque qui n'aille cuire en enfer.



Hé oui, mieux vaut en être conscient car quand vous serez mort, il sera trop tard.
Le mariage est un sacrement, comme l'hostie. Dans une religion, quand on ne respecte plus ce qui est sacré, on en arrive à écrire les absurdités que vous écrivez.

Bien sûr que des divorcés remariés sont en état de péché mortel, à moins que vous puissiez nous expliquer qu'ils se sont remariés sans s'en rendre compte et qu'ils vivent en mari et femme sans en être conscients... mais ce sera difficile à plaider.

Celui qui pêche en conscience et qui en plus recommence délibérément commet ce qu'il est convenu d'appeler un péché mortel.
Le péché n'est pas que contre ceux que nous lésons en les tuant, en les volant, en les abandonnant, en les diffamant, en les trahissant... par exemple. Le péché est contre Dieu lui-même.

Mais il y a sur ce forum de grands catéchistes qui vont vous expliquer tout cela très bien.

images/icones/iphone.jpg  ( 602076 )Petite nuance par Vincent F (2011-07-18 09:11:54) 
[en réponse à 602070]

La différence entre péché grave et mortel est que le péché mortel est un péché grave commis en pleine connaissance et pleine volonté. Cette différence est donc située au for interne. Nul ne sait ce qu'il en est de la conscience qu'ont ces personnes de commettre un adultère ni de la gravité de l'adultère (surtout à notre époque).
Il n'en demeure pas moins qu'ils commettent un péché grave au for externe, ce qui oblige l'Eglise à leur refuser les sacrements.
images/icones/bravo.gif  ( 602077 )Précisément  ! par Vianney (2011-07-18 09:49:52) 
[en réponse à 602076]


Il n'en demeure pas moins qu'ils commettent un péché grave au for externe, ce qui oblige l'Eglise à leur refuser les sacrements.


Et à l’inverse, il arrive qu’un prêtre ne puisse pas refuser de donner la communion à quelqu’un dont il a pourtant de très bonnes raisons de croire qu’il est en état de péché mortel : par exemple, si cette conviction personnelle repose seulement sur un aveu du pécheur en confession sans que le prêtre ait pu lui donner l’absolution.

V.
images/icones/neutre.gif  ( 602081 )Votre réponse par le torrentiel (2011-07-18 10:21:44) 
[en réponse à 602070]

est convaincante quant au bien fondé de la communion sur la langue.

Mais elle n'explique toujours pas les raisons du rite d'ablution des mains du prêtre au moment de l'offertoire qui emploie explicitement ces paroles, dans le rite ordinaire:

"Lave-moi de mes fautes, seigneur, purifie-moi de mon péché" (sous-entendu: afin de me rendre digne de procéder au Saint sacrifice que tu vas opérer par mes mains."


Que la vie soit une affaire grave qu'il ne faut pas prendre trop au sérieux, j'en suis également convaincu.


Que le péché soit toujours grave, là encore, je n'en disconviens pas.


Mais ma mise en cause du "deux poids, deux mesures" entre un péché sexuel, animal, et un péché de calomnie, plus humain en quelque sorte puisque les animaux n'ont pas la parole, tient toujours la route.


En quoi commettez-vous moins un péché mortel lorsque vous dites du mal de votre prochain que lorsque vous forniquez avec qui n'est pas votre conjoint?


Comment pouvez-vous m'expliquer que le fait de recevoir la sainte Communion sur la langue avec laquelle vous commettez ce péché n'est pas de nature à aggraver ce péché?


En quoi, enfin, tout le monde à l'exception des saints ne commet-il pas journellement un péché mortel puisqu'il est censé, en confession, "avoir le ferme propos de ne plus offenser dieu", ce qu'il sait impossible en pratique, non seulement parce qu'il aime trop ses travers pour ne pas y retomber, mais parce que, de fait, il ne cesse d'en remettre une couche?


Une vraie bonne confession serait celle où le pénitent dirait ce qu'il en est de sa résolution réelle de se convertir au jour le jour en combattant tous ses travers.


Mais, à ce compte, peu nombreuses seraient les confessions où nous serions déliés de nos péchés et invivable serait la vie, de devoir être vécue sous tension permanente.


Dieu qui nous assiste de sa Grâce est Infiniment sage et sait fort bien ce qu'il en est de nous et de notre hommerie.
images/icones/neutre.gif  ( 602072 )Péché mortel ? par Meneau (2011-07-18 08:59:05) 
[en réponse à 602065]

Les conditions d'un péché mortel sont bien connues :

- matière grave
- pleine connaissance
- plein consentement.

La matière grave, vous la reconnaissez : "que ce soit un péché grave, d'accord !". De la pleine connaissance et du plein consentement, n'étant pas dans la conscience des personnes concernées, nous ne pouvons juger directement. Mais compte-tenu des nombreux rappels du Magistère à ce sujet, on peut quand même les présumer. Je vous accorde que compte-tenu de l'enseignement douteux de certains catéchistes ou ecclésiastiques, il pourrait y avoir des personnes qui se trompent de bonne foi, mais l'Eglise est quand même claire à ce sujet, et il est difficile d'ignorer son enseignement en la matière.

De plus, quand bien même il y aurait ignorance de bonne foi des sujets concernés, à la première confession, le prêtre se devrait de leur rappeler la doctrine catholique, et ne pourrait leur accorder l'absolution sans l'engagement de faire cesser cette situation objective d'adultère. Cesserait alors aussitôt l'ignorance invincible desdits sujets.

Enfin, l'Eglise ne pourrait cautionner publiquement par l'administration des sacrements une situation notoirement peccamineuse. Elle serait alors cause de scandale.

Le rapport avec la communion dans la main ? J'avoue ne pas voir.

Mais qu'il s'agisse de communion dans la main (y a-t-il sacrilège, n'ayant pas les mains consacrées pour cet usage, à toucher le Corps et le Sang du Christ ?) ou de médisance ou de calomnie, les questions sont toujours les mêmes en ce qui concerne le péché mortel : y a-t-il matière grave, pleine connaissance et plein consentement ?

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 602086 )plein consentement par le torrentiel (2011-07-18 10:57:36) 
[en réponse à 602072]

Cher Meneau,

Comme d'habitude, vos réponses sont pleines de sagesse, de mesure et de charité.


Permettez-moi simplement devous faire observer de ne pas négliger la nature psychologique ou psychoaffective du consentement.


Vous pouvez très bien savoir qu'une situation dans laquelle vous vivez n'est pas conforme à la loi de l'eglise, mais n'être pas affectivement ou psychologiquement libre d'y y mettre fin.


Si l'on prend un cas moins extrême, encore que considéré comme "péché capital", vous pouvez très bien aimer le chocolat au point de ne pouvoir passer un jour sans en abuser. En confession, le prêtre vous prescrira de ne pas dépasser une certaine quantité; mais voilà que vous passez devant une boulangerie ou, pire, une chocolaterie, et là... Il arrive que la tentation soit si forte que, ni vu, ni connu, en vous éclipsant du champ de vision de votre entourage inattentif, vous entrez dans la boulangerie et vous achetez le chocolat que vous dévorez séance tenante. Chose vue faire, non faite par moi-même: les exemples seraient moins avouables dans ce cas.


Ce processus est le même pour toutes les addictions. Je trouve ce mot très peu conforme au génie de notre langue, mais son emploi se généralise. N'importe le mot, revenons au processus! Il y a une dépendance affective comme il y a une dépendance au chocolat. Elle n'est évidemment pas de même nature. Mais le danger d'une société qui refuse toute dépendance est de devenir tellement antiaddictive et indépendantiste qu'elle se déclare aussi indépendante de dieu. Méfiez-vous des "autonomistes" et des séparatistes! Méfiez-vous des gens qui ne se voudraient dépendants de personne. Ils risquent fort d'avoir bien peu de coeur.


Enfin, tout renoncement est une amputation. Le problème, lorsque cette amputation engage le psychisme, c'est qu'on n'en a pas encore inventé l'anesthésie. Raisonnablement et humainement, on peut concevoir que l'on fuie une amputation à vif, de sorte que l'on diffère à se convertir au sens plein qu'exigerait une vraie bonne confession, c'est-à-dire en se promettant devant dieu d'être parfait pour sa gloire. On ne peut, étant donné nos forces, que tendre à la perfection, qu'avoir "l'angoisse d'être meilleur", selon la magnifique expression d'un de mes Pères spirituels, un rédemptoriste âgé qui n'est plus de ce monde.


Face à cette réalité, qui me paraît être celle de notre condition humaine, la vraie question est de savoir dans quelle mesure il nous est loisible de recevoir l'absolution lorsque nous ne sommes, en fait, qu'en voie de conversion et que nous n'avons pas la contrition parfaite. Je gage que ceux-là mêmes qui tiennent que l'eglise ne pourra jamais accorder la communion à des divorcés remariés, même si le prêtre essaie de discerner dans quelle mesure leur consentement à leur situation est vraiment libre en vertu de la dépendance affective, consentiraient eux-mêmes à vivre en ne recevant que des demi absolutions, ce qui serait plus conforme à l'interrogation sans fard de qui se demanderait en conscience, en allant se confesser, s'il a la contrition parfaite. Rares sont ceux qui pourraient répondre par l'affirmative.


images/icones/iphone.jpg  ( 602087 )Le plein consentement comme la pleine connaissance par Vincent F (2011-07-18 11:02:19) 
[en réponse à 602086]

sont de l'ordre du for interne, Dieu seul en est juge.
Le problème de l'admission aux sacrements est de l'ordre du for externe.
images/icones/neutre.gif  ( 602089 )En droit, par le torrentiel (2011-07-18 11:16:58) 
[en réponse à 602087]

cher Vincent, vous avez sans doute raison. Mais le fait de considérer que l'"administration des sacrements" ne "relève" que "du fort externe" conduirait sans doute le christ à vous dire que vous commettez la même erreur que les pharisiens. N'oublions pas que la lettre tue et que "l'esprit vivifie". D'ailleurs, la version latine du symbole de Nicée constantinople dit de l'esprit-saint qu'Il est "vivificantem". C'est une notion sur laquelle je reviendrai dans un poste ultérieur un de ces jours.
images/icones/iphone.jpg  ( 602091 )Pas seulement en droit par Vincent F (2011-07-18 11:56:08) 
[en réponse à 602089]

Le droit fixe les règles générales, pas les cas particuliers. Et on ne fixe pas la règle générale en fonction des cas particuliers.
En revanche, un confesseur, un directeur de conscience, peuvent évaluer une situation particulière. Ils peuvent proposer de donner la communion de manière privée ou demander d'aller communier dans un lieu où la situation de divorcé remarié est inconnue, afin de ne pas laisser croire qu'il est autorisé divorcer et de se remarier.

Mais ceux qui réclament de pouvoir communier, en général, ne sont pas satisfaits par ces solutions particulières, ils veulent voir leur situation légitimée par un acte public.
images/icones/neutre.gif  ( 602127 )la communion ne saurait constituer une revendication, par le torrentiel (2011-07-18 19:06:20) 
[en réponse à 602091]

nous en sommes bien d'accord.
images/icones/1j.gif  ( 602105 )Je ne suis pas certain par Baskerville (2011-07-18 14:45:48) 
[en réponse à 602072]

Mais il me semble, selon Saint Thomas, que même la matière grave n'est pas nécessaire à un péché mortel. Il suffit que l'auteur LE PENSE grave.

Auquel cas il fait délibérément un acte de rupture de la grâce, puisqu'il pense commettre un acte grave et le fait sciemment. C'est en ce sens qu'il enseignait que le premier péché d'un enfant est par définition mortel, quelle que soit sa nature, puisque pour la PREMIERE FOIS, il décide de faire sciemment quelque chose de mal. C'est un peu comme un renouvellement du péché originel.

Je n'ai plus les références, mais cela me semble bien dans la logique thomiste, pour laquelle l'intention prime l'acte dans la mesure de la gravité (non dans la nature de l'acte).

??
images/icones/neutre.gif  ( 602129 )Mais s'il ne pense pas la matière être grave? par le torrentiel (2011-07-18 19:30:23) 
[en réponse à 602105]

Je pense évidemment à l'adultère moderne. L'adultère moderne est adultère dans un contexte d'irréligion et de sécularisation qui ne connaît pas la gravité de son péché.


Vous abordez d'autre part un problème qui me tient à coeur: le premier péché de l'enfant qui a reçu le baptême. Ne peut-on pas dire que ce péché renouvelle de façon éclatante le péché originel? Et plus gravement encore que pourrait ne le faire adam, puisqu'il en est préservé par la Grâce de l'onction rédemptrice qui le fait appartenir au Corps du christ.

Dans ce contexte, ce premier péché de l'enfant baptisé ne constitue-t-il pas, pour ainsi dire, un nouveau péché originel?


Au nombre de ces péchés, entre bien sûr la dimension adultérine des amoures de tout homme. Pourquoi adultérine? Parce qu'il ne se peut pas qu'un être humain n'ait aimé, si ce n'est de désir (et cela commence dès son enfance), plusieurs personnes en sa vie?


Cette dimension nécessairement adultérine des amoures humaines nous amène à considérer que, "pour les hommes, il est impossible" d'être sauvé puisqu'il est impossible de pratiquer les commandements de dieu, de pratiquer "La loi naturelle". Il est impossible d'être sauvé sans recours expresse à la Grâce du christ. Du christ Qui s'est fait Prêtre pour ces pécheurs que nous sommes.


Comme tous les prêtres qui, aujourd'hui encore, en donnant leur vie pour le christ, savent très bien qu'ils la donnent pour des pécheurs, ce qui est héroïque en soi.
images/icones/carnet.gif  ( 602144 )Ignorance par Baskerville (2011-07-18 22:40:35) 
[en réponse à 602129]

La question de la gravité et de la volonté sont intimement liés à l'ignorance.

Si cette ignorance est "invincible", c-a-d que la personne à ce moment ignore en toute bonne foi la gravité, voire l'aspect pécamineux, cela attenue grandement le caractère fautif.

Si elle est volontaire, alors cela ne fait que l'aggraver. Car la personne sait qu'elle ignore la Loi divine et ne fait rien pour la savoir.

On entre là dans le for interne, et je me garderai bien de jugement dans un sens ou dans l'autre envers qui que ce soit.

Mais cela ne change pas le problème de départ : lorsque la matière du péché est objectivement grave (que la personne en soit consciente ou non) et que cet état est PUBLIC. Alors on ajoute le scandale à la situation de la personne, et c'est en ce sens que le prêtre DOIT refuser le sacrement, sinon il contribue à l'ignorance des autres sur ces questions. (Encore une fois, il ne s'agit pas que d'adultère, bien d'autres sujets sont possibles : escroquerie de haut vol, meurtre, violences etc...).

Là se joue une difficulté qui est souvent masquée par la "compassion excessive" propre à notre époque sentimentalement déréglée. Il existe un caractère obectivement bon ou mauvais pour la plupart des actes. Et l'intention ne changera rien à ce caractère, ni à sa gravité.
L'intention peut changer la culpabilité personnnelle (au for interne), mais ne changera rien au scandale si la faute est PUBLIQUE.


D'accord avec vous sur le premier péché de l'enfant, c'est en fait très grave à mon sens.
Après, sur l'adultère proprement dit... C'est probablement trop long, voire impossible par écrit. Il est vrai que le dévergondage sensuel, sentimental et sexuel depuis des décennies fait que bien des gens ne savent plus du tout où est le bien ou le mal, mais cela ne peut pas remettre en cause le principe du SCANDALE et les Chrétiens n'ont pas à "s'adapter" aux modes déréglées du monde. L'attitude des premiers Chrétiens était édifiante à ce sujet.
images/icones/neutre.gif  ( 602196 )Bien vu par le torrentiel (2011-07-19 21:05:48) 
[en réponse à 602144]

et même imparable, la première partie de votre réponse.


Pour ce qui est de l'adultère commun à presque tous les hommes, le problème n'est pas de savoir si les chrétiens s'en abstiennent une fois que leur libre arbitre a pris de la force et de l'ampleur; le problème est qu'ils ne peuvent pas s'en abstenir par le développement naturel de leur individu.


Vous ne serez pas sans avoir remarqué que je suis gêné aux entournures, plus souvent qu'à mon tour, par l'idée de "loi naturelle". Reformulant une célèbre distinction maurrassienne, je dirai qu'il y a le légal et le factuel. La loi et le fait. Le légal est l'idéal. L'ennui, c'est que personne n'atteint jamais son "idéal du moi". Par impossible. Autrement dit, il y a une injonction contradictoire d'atteindre la perfection et l'impossibilité réelle, si vous préférez "réel" à "factuel", d'y parvenir. Cette inadéquation entre le chemin et le but, c'est ce qui fait le drame de la vie sur terre. Peut-être sera-t-il résolu lorsque nous verrons mieux.


J'ai toujours aimé dire que la fin de la l'harmonie, c'était la résolution des accords. La fin de l'homme aussi : il voudrait se résoudre. Mais, tant qu'il est en ce monde, il n'y parvient pas. La résolution n'est pas de ce monde. La guérison non plus sans doute, sinon temporairement. D'où cet adage bien connu qui n'est pas seulement drôle:

"La vie est une maladie incurable et constamment mortelle."


Les miracles des guérisons qu'a accomplies notre Seigneur ne sont que des avant-goûts d'éternité qui entretiennent la flamme de notre espérance. Et pourtant, nous devons prononcer cette parole dont j'aime l'énoncé en latin:
"Seigneur, je ne suis pas digne de Te recevoir; mais dis seulement une parole et mon âme sera guérie. "

Au passage, si nous mesurions la portée de cette parole avant d'approcher de la Table eucharistique, le problème qui nous occupe depuis le début de ce fil serait... résolu: la sainte communion ne pourrait plus faire l'objet d'une revendication.


Nous devons prier les uns pour les autres pour la guérison de chacun. C'est du moins une intention d'intercession que je me permets de vous suggérer. Pas seulement la guérison le plus possible et pour le plus longtemps possible, mais pour la guérison, telle qu'il nous est dit de la demander. Cette prière manifeste notre espérance, et nous devons avoir celle d'être exhaucés même si cela paraît impossible. Mais nous devons espérer dans le dieu de l'impossible.


UDP pour les deux petits Hugue, et émotion que l'un d'entre eux soit le fils de Marc b et d'Hermine, qui paraissaient tellement promis au bonheur et si peu faits pour les nuages!


Le paradis sera-t-il un ciel sans nuages? Sourire.
images/icones/1a.gif  ( 602201 )Loi naturelle par Baskerville (2011-07-19 21:35:28) 
[en réponse à 602196]

Si vous êtes gêné par la loi naturelle, et s'il vous faut voir qu'elle n'est finalement que Loi divine, insuflée dès la création (parfois perfectionnée après)... je ne sais que vous dire, sinon de vous résoudre à ce qu'aucune loi n'a de valeur sinon par la volonté du plus fort, du plus nombreux... Ce serait déprimant.

Il me semble, bien que ce concept ne m'ait jamais gêné aux entournures, et que le plus important est de chercher en profondeur de notre être ce qui semble effectivement pacifiant pour un bonheur naturel puis spirituel. Malgré le péché originel, la Loi divine se laisse sentir par ceux qui cherchent la Paix, davantage que le plaisir et autres balivernes égoïstes.

En union de prière
images/icones/1d.gif  ( 602104 )Torrentiel par Baskerville (2011-07-18 14:37:54) 
[en réponse à 602065]

Votre pseudo est bien choisi.

Vous êtes décidément torrentiel dans vos réponses qui dénottent surtout une méconnaissance crasse (je l'espère) de la doctrine catholique.

Vous m'excuserez (ou non), je ne peux ici vous refaire le catéchisme total :

- du péché mortel (de sa gravité, selon les situations, les actes, etc)
- du caractère public du péché (ce n'est pas parce qu'il concerne plusieurs personnes qu'il est public, comme la calomnie)
- du symbolisme liturgique
- de la réalité de l'enfer et de ce qu'on le risque réellement
images/icones/neutre.gif  ( 602004 )Jésuite français par Maïe (2011-07-17 09:57:56) 
[en réponse à 602001]

-+IHS+-
Bertrand de Margerie était un jésuite français.

Les collaborateurs de la revue Sedes Sapientiae -faite et éditée par les Dominicains de Chémeré- sont très variés. On y trouve les meilleurs spécialistes sur tous les sujets. Mme Laurent sur l'Islam, par exemple.

Sur le fond, vous faites bien de ressortir ce texte.


La non-admission des divorcés-remariés aux sacrements est une pratique et une coutume constante et universelle de l’Église, fondé sur l’Écriture. Elle constitue par suite une partie intégrante du dépôt de révélation et de la foi.



Comme le rappelle le Père de Margerie,

"ceux qui sont enfants de Dieu aiment le Christ; ceux qui l'aiment (comme il en témoigne lui-même) gardent ses paroles (Jn 14,23)

, et ceux qui l'aiment savent que le Christ fait tout et dit tout par amour pour nous, pour notre bien.
Pas forcément pour notre plaisir, en effet.
Mais un plaisir cela se cultive.
images/icones/1b.gif  ( 602029 )c'est exact, merci Maïe et pour vous par jejomau (2011-07-17 15:54:10) 
[en réponse à 602004]


afin de positiver... cliquez !

Un très belle réalisation de notre Sainte Mère l'Eglise !!
images/icones/neutre.gif  ( 602030 )Le Père de Margerie par Archambaut (2011-07-17 16:03:36) 
[en réponse à 602029]

est-il de la même famille que Roland ?
images/icones/marie.gif  ( 602034 )Le sel de la terre par Maïe (2011-07-17 18:33:42) 
[en réponse à 602029]

-+IHS+-
le levain dans la pâte. Et l'afro-grégorien en prime. Merci.
Ces hommes sont certainement ce dont l'Afrique a le plus besoin : des civilisateurs doux et désintéressés, des paysans.
Puissent-ils, sous la protection de Notre-Dame de la Délivrance de Popenguine, susciter de nombreuses vocations dans ce continent maltraité depuis si longtemps.
images/icones/bravo.gif  ( 602035 )mais c'est pas tout ! Les kabyles rejettent l'Islam par jejomau (2011-07-17 18:46:01) 
[en réponse à 602034]

et adoptent le Vrai Dieu ! ... dans la joie, "les danses et les tambourins" !

Que le Seigneur est grand !
images/icones/1e.gif  ( 602038 )Vous y tenez vraiment ! par Miserere (2011-07-17 19:09:16) 
[en réponse à 602035]


A ce que Nemo fasse une crise cardiaque ?

Bien à vous .

Miserere
images/icones/abbe1.gif  ( 602039 )pour vous Nemo.. afin que vous ne vous sentiez pas isolé par jejomau (2011-07-17 19:30:04) 
[en réponse à 602038]



j'ai ce qu'il faut !!!
images/icones/1b.gif  ( 602068 )En tant que jésuite français par Meneau (2011-07-18 08:41:37) 
[en réponse à 602004]

... fait-il vraiment autant de fautes d'orthographe ? Notamment les accords des verbes ?

Cordialement
Meneau
images/icones/1i.gif  ( 602075 )Ah ouais ? Où ça les fôtes ? par Maïe (2011-07-18 09:09:59) 
[en réponse à 602068]

-+IHS+-
C'est incurable, hélas.

Sachez que lorsque je ne fais pas de faute (au premier jet), c'est accidentel, et non l'inverse. Et pourtant, je fais de gros efforts.

D'ailleurs, je ne les vois même pas. Si le correcteur orthographique ne tique pas, alors moi non plus.
Et là, j’ai relu, re relu, et rien vu...
images/icones/1b.gif  ( 602169 )Pas vous par Meneau (2011-07-19 08:58:33) 
[en réponse à 602075]

Ce n'est pas vous qui avez fait des fautes. J'ai répondu à votre post, car il parlait de "jésuite français". Je m'interrogeais donc sur les fautes d'orthographe du jésuite français... qu'il faut bien sûr chercher dans la citation originale dudit jésuite, donc dans le post initial de jejomau.

Cordialement
Meneau
images/icones/1d.gif  ( 602211 )Ah, bon ! par Maïe (2011-07-19 22:22:11) 
[en réponse à 602169]

-+IHS+-
C'est pas moi, alors ?
Tellement habituée à en faire... J’avais bien cherché, mais c'est pas parce que j’en trouvent pas qu'il y en a pas... Ah, je préfère ça.