L'homosexualité est un comportement déviant. C'est ce que souligne la Congrégation pour la doctrine de la Foi : "L'Église enseigne que
le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l'approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l'union matrimoniale comme base de la famille".
I. NATURE ET CARACTÉRISTIQUES ESSENTIELLES DU MARIAGE
L'Eglise rappelle que "le mariage n'est pas une union quelconque entre personnes humaines. Il a été institué par le Créateur avec sa propre nature, doté de finalités et de propriétés essentielles.
Aucune idéologie ne peut effacer de l'esprit humain cette certitude: le mariage n'existe qu'entre deux personnes de sexe différent"
Le livre de la Genèse parle de trois données fondamentales du dessein créateur sur le mariage :
- L'homme et la femme, créés à l'image de Dieu "sont égaux en tant que personnes et
complémentaires en tant que « masculin et féminin ».
- Le mariage est institué par le Créateur comme un
état de vie dans lequel s'effectue la communion de personnes qui engage l'exercice des facultés sexuelles. «
Aussi l'homme laisse-t-il son père et sa mère pour s'attacher à sa femme et ils deviennent une seule chair» (
Gn 2, 24).
- Dieu a voulu conférer à l'union de l'homme et de la femme une participation spéciale à son œuvre créatrice. C'est pourquoi, il les a bénis en ces termes: «
Soyez féconds et multipliez vous» (
Gn 1, 28)
La Congrégation pour la Foi rappelle que "dans le dessein du Créateur,
la complémentarité des sexes et la fécondité appartiennent donc à la nature même de l'institution du mariage.
En outre, l'union matrimoniale entre l'homme et la femme a été élevée par le Christ à la dignité de sacrement. L'Église enseigne que le mariage chrétien est signe efficace de l'alliance du Christ et de l'Église (
cf. Ep 5, 32). Ce sens chrétien du mariage, loin de diminuer la valeur profondément humaine de l'union matrimoniale entre l'homme et la femme, la confirme et la renforce (
cf. Mt 19, 3-12; Mc 10, 6-9).
Il n'y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille.
Le mariage est saint, alors que les relations homosexuelles contrastent avec la loi morale naturelle"
Dans l'Écriture Sainte, les relations homosexuelles «
sont condamnées comme des dépravations graves... (
cf. Rm 1, 24-27; 1 Cor 6, 10; 1 Tm 1, 10). Ce jugement de l'Écriture ne permet pas de conclure que tous ceux qui souffrent de cette anomalie en sont personnellement responsables, mais il confirme que les actes d'homosexualité sont intrinsèquement désordonnés ».
Selon l'enseignement de l'Église, les hommes et les femmes ayant des tendances homosexuelles «
doivent être accueillis avec respect, compassion, délicatesse. À leur égard, on évitera toute marque de discrimination injuste ».
Ces personnes sont en outre appelées comme les autres chrétiens à vivre la chasteté. Mais l'inclination homosexuelle est «
objectivement désordonnée » et
les pratiques homosexuelles
sont des « péchés gravement contraires à la chasteté ».
II. ATTITUDES VIS-À-VIS DU PROBLÈME DES UNIONS HOMOSEXUELLES
L'Eglise rappelle que "lorsqu'on est confronté à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, ou au fait d'assimiler juridiquement les unions homosexuelles au mariage, leur donnant accès aux droits qui sont propres à ce dernier,
on doit s'y opposer de manière claire et incisive. Il faut s'abstenir de toute forme de coopération formelle à la promulgation ou à l'application de lois si gravement injustes, et autant que possible ne pas coopérer matériellement à leur application. En la matière, chacun peut revendiquer
le droit à l'objection de conscience"
Il apparaît donc clairement que pour tout parent catholique la résistance doit désormais se faire au sein de l'Education Nationale en France. Pour tout catholique également, le moment vient de revendiquer l'objection de conscience . Les politiques doivent clairement être mis devant leur responsabilité . Le vote des catholiques doit tenir compte de cette nouvelle donne au sein d'un Etat qui prétendrait accorder un "droit au mariage" aux homosexuels. L'Eglise nous y appelle et nous y encourage.
III. ARGUMENTATIONS RATIONNELLES CONTRE LA RECONNAISSANCE JURIDIQUE DES UNIONS HOMOSEXUELLES
Selon l'ordre relatif à la droite raison
"Les législations favorables aux unions homosexuelles sont contraires à la droite raison car elles confèrent des garanties juridiques, analogues à celles de l'institution matrimoniale, à l'union entre deux personnes du même sexe. Étant donné les valeurs en jeu, l'État ne peut légaliser ces unions sans manquer au devoir de promouvoir et de protéger le mariage, institution essentielle au bien commun."
Selon l'ordre biologique et anthropologique
"Dans les unions homosexuelles, sont complètement absents les éléments biologiques et anthropologiques du mariage et de la famille qui pourraient fonder raisonnablement leur reconnaissance juridique. Ces unions ne sont pas en mesure d'assurer, de manière adéquate, la procréation et la survivance de l'espèce humaine"... et "l'absence de la bipolarité sexuelle crée des obstacles à la croissance normale des enfants, éventuellement insérés au sein de ces unions, auxquels manque l'expérience de la maternité ou de la paternité"
Selon l'ordre social
"Les unions homosexuelles ne remplissent pas les tâches pour lesquelles le mariage et la famille méritent une reconnaissance spécifique et qualifiée. Par contre, il y a de bonnes raisons pour affirmer que de telles unions sont nuisibles pour le juste développement de la société humaine, et qu'elles lui nuiraient dans la mesure où augmenterait leur incidence effective sur le tissu social"
Selon l'ordre juridique
"Le droit civil confère aux couples mariés une reconnaissance institutionnelle parce qu'ils remplissent le rôle de garantir la suite des générations et sont donc d'un intérêt public majeur... L'argumentation selon laquelle la reconnaissance juridique des unions homosexuelles serait nécessaire pour éviter que des homosexuels vivant sous le même toit ne perdent, par le simple fait de leur vie ensemble, la reconnaissance effective des droits communs qu'ils ont en tant que personnes et en tant que citoyens, n'est pas vraie. En réalité, ils peuvent toujours recourir – comme tous les citoyens et sur la base de leur autonomie privée – au droit commun pour régler les questions juridiques d'intérêt réciproque. Ce serait par contre une injustice grave que de sacrifier le bien commun et le droit de la famille, pour obtenir des biens qui pourraient et devraient être protégés par des moyens non nocifs pour l'ensemble du corps social"
IV. COMPORTEMENTS DES HOMMES POLITIQUES CATHOLIQUES VIS-À-VIS DE LÉGISLATIONS FAVORABLES AUX UNIONS HOMOSEXUELLES
"Le parlementaire catholique a le devoir moral d'exprimer clairement et publiquement son désaccord et de voter contre ce projet de loi.
Accorder le suffrage de son vote à un texte législatif aussi nuisible pour le bien commun de la société serait un acte gravement immoral."
Congrégation pour la Doctrine de la Foi
...
Il n'y a pas plus clair que ce texte. A lire. Prendre un peu de temps pour celà (je le concède) : tous les arguments dont pourraient avoir besoin les cathos. pour s'opposer à la folie qui dirige nos dirigeants (et en particulier cette soi-disant droite) s'y trouvent...