Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=601630
images/icones/carnet.gif  ( 601630 )tout catholique doit s'opposer à une législation en faveur des homosexuels par jejomau (2011-07-12 17:04:41) 

L'homosexualité est un comportement déviant. C'est ce que souligne la Congrégation pour la doctrine de la Foi : "L'Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l'approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l'union matrimoniale comme base de la famille".


I. NATURE ET CARACTÉRISTIQUES ESSENTIELLES DU MARIAGE

L'Eglise rappelle que "le mariage n'est pas une union quelconque entre personnes humaines. Il a été institué par le Créateur avec sa propre nature, doté de finalités et de propriétés essentielles. Aucune idéologie ne peut effacer de l'esprit humain cette certitude: le mariage n'existe qu'entre deux personnes de sexe différent"

Le livre de la Genèse parle de trois données fondamentales du dessein créateur sur le mariage :

- L'homme et la femme, créés à l'image de Dieu "sont égaux en tant que personnes et complémentaires en tant que « masculin et féminin ».

- Le mariage est institué par le Créateur comme un état de vie dans lequel s'effectue la communion de personnes qui engage l'exercice des facultés sexuelles. «Aussi l'homme laisse-t-il son père et sa mère pour s'attacher à sa femme et ils deviennent une seule chair» (Gn 2, 24).

- Dieu a voulu conférer à l'union de l'homme et de la femme une participation spéciale à son œuvre créatrice. C'est pourquoi, il les a bénis en ces termes: « Soyez féconds et multipliez vous» (Gn 1, 28)

La Congrégation pour la Foi rappelle que "dans le dessein du Créateur, la complémentarité des sexes et la fécondité appartiennent donc à la nature même de l'institution du mariage.

En outre, l'union matrimoniale entre l'homme et la femme a été élevée par le Christ à la dignité de sacrement. L'Église enseigne que le mariage chrétien est signe efficace de l'alliance du Christ et de l'Église (cf. Ep 5, 32). Ce sens chrétien du mariage, loin de diminuer la valeur profondément humaine de l'union matrimoniale entre l'homme et la femme, la confirme et la renforce (cf. Mt 19, 3-12; Mc 10, 6-9).
Il n'y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille. Le mariage est saint, alors que les relations homosexuelles contrastent avec la loi morale naturelle"

Dans l'Écriture Sainte, les relations homosexuelles «sont condamnées comme des dépravations graves... (cf. Rm 1, 24-27; 1 Cor 6, 10; 1 Tm 1, 10). Ce jugement de l'Écriture ne permet pas de conclure que tous ceux qui souffrent de cette anomalie en sont personnellement responsables, mais il confirme que les actes d'homosexualité sont intrinsèquement désordonnés ».

Selon l'enseignement de l'Église, les hommes et les femmes ayant des tendances homosexuelles « doivent être accueillis avec respect, compassion, délicatesse. À leur égard, on évitera toute marque de discrimination injuste ». Ces personnes sont en outre appelées comme les autres chrétiens à vivre la chasteté. Mais l'inclination homosexuelle est « objectivement désordonnée » et les pratiques homosexuelles sont des « péchés gravement contraires à la chasteté ».


II. ATTITUDES VIS-À-VIS DU PROBLÈME DES UNIONS HOMOSEXUELLES

L'Eglise rappelle que "lorsqu'on est confronté à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, ou au fait d'assimiler juridiquement les unions homosexuelles au mariage, leur donnant accès aux droits qui sont propres à ce dernier, on doit s'y opposer de manière claire et incisive. Il faut s'abstenir de toute forme de coopération formelle à la promulgation ou à l'application de lois si gravement injustes, et autant que possible ne pas coopérer matériellement à leur application. En la matière, chacun peut revendiquer le droit à l'objection de conscience"

Il apparaît donc clairement que pour tout parent catholique la résistance doit désormais se faire au sein de l'Education Nationale en France. Pour tout catholique également, le moment vient de revendiquer l'objection de conscience . Les politiques doivent clairement être mis devant leur responsabilité . Le vote des catholiques doit tenir compte de cette nouvelle donne au sein d'un Etat qui prétendrait accorder un "droit au mariage" aux homosexuels. L'Eglise nous y appelle et nous y encourage.


III. ARGUMENTATIONS RATIONNELLES CONTRE LA RECONNAISSANCE JURIDIQUE DES UNIONS HOMOSEXUELLES

Selon l'ordre relatif à la droite raison

"Les législations favorables aux unions homosexuelles sont contraires à la droite raison car elles confèrent des garanties juridiques, analogues à celles de l'institution matrimoniale, à l'union entre deux personnes du même sexe. Étant donné les valeurs en jeu, l'État ne peut légaliser ces unions sans manquer au devoir de promouvoir et de protéger le mariage, institution essentielle au bien commun."

Selon l'ordre biologique et anthropologique

"Dans les unions homosexuelles, sont complètement absents les éléments biologiques et anthropologiques du mariage et de la famille qui pourraient fonder raisonnablement leur reconnaissance juridique. Ces unions ne sont pas en mesure d'assurer, de manière adéquate, la procréation et la survivance de l'espèce humaine"... et "l'absence de la bipolarité sexuelle crée des obstacles à la croissance normale des enfants, éventuellement insérés au sein de ces unions, auxquels manque l'expérience de la maternité ou de la paternité"

Selon l'ordre social

"Les unions homosexuelles ne remplissent pas les tâches pour lesquelles le mariage et la famille méritent une reconnaissance spécifique et qualifiée. Par contre, il y a de bonnes raisons pour affirmer que de telles unions sont nuisibles pour le juste développement de la société humaine, et qu'elles lui nuiraient dans la mesure où augmenterait leur incidence effective sur le tissu social"

Selon l'ordre juridique

"Le droit civil confère aux couples mariés une reconnaissance institutionnelle parce qu'ils remplissent le rôle de garantir la suite des générations et sont donc d'un intérêt public majeur... L'argumentation selon laquelle la reconnaissance juridique des unions homosexuelles serait nécessaire pour éviter que des homosexuels vivant sous le même toit ne perdent, par le simple fait de leur vie ensemble, la reconnaissance effective des droits communs qu'ils ont en tant que personnes et en tant que citoyens, n'est pas vraie. En réalité, ils peuvent toujours recourir – comme tous les citoyens et sur la base de leur autonomie privée – au droit commun pour régler les questions juridiques d'intérêt réciproque. Ce serait par contre une injustice grave que de sacrifier le bien commun et le droit de la famille, pour obtenir des biens qui pourraient et devraient être protégés par des moyens non nocifs pour l'ensemble du corps social"


IV. COMPORTEMENTS DES HOMMES POLITIQUES CATHOLIQUES VIS-À-VIS DE LÉGISLATIONS FAVORABLES AUX UNIONS HOMOSEXUELLES

"Le parlementaire catholique a le devoir moral d'exprimer clairement et publiquement son désaccord et de voter contre ce projet de loi. Accorder le suffrage de son vote à un texte législatif aussi nuisible pour le bien commun de la société serait un acte gravement immoral."


Congrégation pour la Doctrine de la Foi


... Il n'y a pas plus clair que ce texte. A lire. Prendre un peu de temps pour celà (je le concède) : tous les arguments dont pourraient avoir besoin les cathos. pour s'opposer à la folie qui dirige nos dirigeants (et en particulier cette soi-disant droite) s'y trouvent...
images/icones/heho.gif  ( 601632 )Très clair en effet, mais alors ? par Lamy (2011-07-12 17:41:48) 
[en réponse à 601630]

Cela veut-il dire que, si de telles unions contre-nature venaient à être légalisées en France(c'est a dire probablement dans un an !), alors : tout les catholiques doivent démissionner des mandats de maires et d'adjoints qui font d'eux des officiers d'état-civil.
Sont-ils prêts à le faire ???
Sont-ils prêts à rester et à refuser "certains mariages" (ils risqueraient alors l'accusation d'homophobie !!) ?
Faut-ils laisser toutes nos mairies aux non-catholiques ?
Les temps sont durs ...
images/icones/neutre.gif  ( 601638 )Evolution du mariage laïc ... par Benoît (2011-07-12 19:24:09) 
[en réponse à 601632]

Vous avez raison, l'arrivée du mariage civil de couples homosexuels est inéluctable, plus ou moins proche selon le résultat des urnes en 2012.

Le travail de sape a déjà commencé il y a une dizaine d'années avec l'apparition du PACS (il m'a donné l'occasion d'aller manifester à Paris), ouvert à tous, mais conçu pour cette minorité. Maintenant que ce PACS est entré dans les moeurs, il est temps pour certains de vouloir passer la surmultipliée.

Alors certes, comme Lamy le relève si justement, doit'il y avoir une vague de démissions dans les mairies ? Je ne peux répondre car ce sera aux intéresses de prendre leur décision en conscience. Mais a t'on observé une désertion dans nos hôpitaux suite à la légalisation de l'IVG ?

En union de prières,
Benoît
images/icones/4b.gif  ( 601674 )Ce n'est pas tout-à-fait comme avec l'avortement... par Lamy (2011-07-13 10:51:40) 
[en réponse à 601638]

Ce n'est pas tout-à-fait comme avec l'avortement : il n'y avait pas de raison de déserter toute profession médicale lors de la légalisation de l'infanticide en 1975 : rien (en théorie !!) n'oblige un professionnel à pratiquer ce meurtre ou à y participer. (Mon père, urgentiste de 1978 à 2001, n'a jamais trempé dans cette infâmie : au contraire : il n'a cessé de consoler, rassurer, encourager toute femme enceinte en proie au doute qu'il a pu rencontrer a mener sa grossesse à terme ...)
Dans le cas du "mariage" civil : aucun officier d'Etat-Civil ne peut s'y soustraire : il serait très étonnant qu'une clause de conscience soit reconnue ...
Pour autant : faut-il déserter nos mairies et les laisser aux pires ?

L'Eglise devrait interdire tout bonnement de marier religieusement des époux unis civilement par une telle parodie de mariage : là on aurait un réel rapport de force, et le marige civil resterait une espèce de PACS amplifié qui n'aurait aucun rapport avec la fondation d'une famille ... mais on rêve je pense.
images/icones/barbu2.gif  ( 601639 )nos évêques devraient refuser de donner la communion par jejomau (2011-07-12 19:52:00) 
[en réponse à 601632]

à tout homme politique qui prétendrait donner un coup de pouce à ce genre de législation . C'est celà qu'il faut voir aboutir. En effet :

"Accorder le suffrage de son vote à un texte législatif aussi nuisible pour le bien commun de la société serait un acte gravement immoral." (Congrégation pour la Foi)

Si c'est un acte gravement immoral, il me semble qu'on fait un pêché mortel . Lequel, pour un homme public se double du "scandale".

Il n'y a pas plus clair.
images/icones/neutre.gif  ( 601785 )Les parents d'élèves, par Pom (2011-07-14 13:43:08) 
[en réponse à 601630]

à mon avis, doivent se mobiliser et faire partie des parents délégués dans toutes les écoles où ils ont des enfants.

Ce ne sont pas des actions grandioses et visibles, c'est ingrat, mais cela peut orienter les décisions des écoles, que ce soit dans les conseils d'école, dans les APEL, ou les OGEC et autres organisations à sigles...

J'invite chacun à se présenter sur les listes pour les élections de délégués-parents-d'élèves, et à écrire à l'inspecteur de circonscription dont l'école des enfants dépend, à la fois pour demander le respect de la loi dans les écoles et pour demander à l'inspecteur d'avoir une position claire sur le sujet.

Catholiques en Campagne

Conseil d'école : Revendication homosexuelle hors la loi
Écrit par Alix Depézeville
Jeudi, 30 Septembre 2010 21:44


Catholiques en Campagne est présent à tous les scrutins politiques depuis 2007. Aujourd'hui, nous vous invitons à exercer votre vigilance sur des élections plus discrètes mais importantes, les élections des parents délégués au "conseil d'école" qui se tiennent cette année le vendredi 15 ou le samedi 16 octobre. (2010, NDLR)
Les parents d'élèves

Des militants homosexuels en profitent pour faire cheminer le non-sens de l'homoparentalité. "Dans les écoles que mes enfants fréquentent, une maman vit avec une femme, qui souhaite non seulement voter, mais aussi se présenter et être élue." témoigne une maman d'élève à Catholiques en Campagne.
Aujourd’hui, ne peuvent se présenter et voter que les parents ou tuteurs ayant l’autorité parentale. "Pour le moment, la loi est claire, pas d’autorité parentale, pas de voix." fait remarquer cette personne.
Pour le moment.
Cependant "la maman demande un passe-droit, demande aux organisateurs d’être hors-la-loi. […] Le conseil d'école n'est pas le lieu de revendications politiques. La loi telle qu'elle est actuellement ne permet pas à cette femme de voter (sinon, pourquoi pas les parrains, marraines, les grands-parents, la nounou, qui participent à l'éducation des enfants et parfois à la vie quotidienne des enfants)".
Beaucoup hésitent à prendre position par rapport à l’homoparentalité. Peur du politiquement correct, du qu’en dira-t-on, manque d’arguments ? Il est pourtant primordial d’avoir une position claire sur ce problème : pas d'autorité parentale, pas le droit de voter et encore moins de se présenter. C'est une cause d'annulation des élections et nous vous invitons à écrire au service juridique de l'inspection de votre académie pour demander le respect de la loi. Avec une fermeté courtoise et charitable.
Autoriser, revendiquer l’homoparentalité n’est pas sans conséquence. Combattre pour faire respecter une loi claire et éviter les dérives n’est pas une option mais une nécessité. Comment nier l’impact et les conséquences que cela aurait : veto sur les manuels scolaires, prévisions de sorties orientées, peut-être même volonté de faire découvrir aux enfants une autre "alternative" comme ce fut le cas avec Le baiser de la lune, film faisant la promotion éhontée de l'homosexualité dans les école primaires.