Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=601352
images/icones/mitre4.png  ( 601352 )Perpignan:le diocèse précise l'attitude face à la forme extra par Jean Kinzler (2011-07-09 12:05:14) 

Dans une note publiée jeudi 30 juin par le chancelier du diocèse, avec l’approbation de Mgr André Marceau, le diocèse de Perpignan a précisé l’attitude à adopter devant les demandes de célébrations de mariages, baptêmes ou obsèques dans la forme extraordinaire du rite romain.

Cette note est une application de l’instruction Universae Ecclesiae dans laquelle, le 30 avril dernier, la Commission pontificale Ecclesia Dei précisait l’application du motu proprio Summorum Pontificum dans lequel Benoît XVI libéralisait l’usage de la liturgie en vigueur avant le concile Vatican II.perpignan.catholique.fr
images/icones/carnet.gif  ( 601355 )« La vérité est une composante essentielle de la charité » par Gaspard (2011-07-09 12:29:25) 
[en réponse à 601352]

Heureux diocèse de Perpignan, qui doit être épargné de toutes les extravagances litugiques ou doctrinales répandues dans les autres diocèses avec ce genre de ferme rappel de la doctrine catholique...

Document complet du chancelier de l'évêché de Perpignan
images/icones/fleche2.gif  ( 601418 )très fort en effet par Vassilissa (2011-07-09 22:20:06) 
[en réponse à 601355]

dans l'art de la discrimination peu charitable, le diocèse de Perpignan - et en tout ce qui va avec, bonne conscience, suffisance, hypocrisie, etc.
images/icones/neutre.gif  ( 601362 )« Qu'aucune ambiguïté ne mette personne dans l'erreur » par Gaspard (2011-07-09 13:33:53) 
[en réponse à 601352]

Cette simple "Note" du diocèse de Perpignan est décidément très riche. Même si son français n'est peut-être pas parfait, le sens est quant à lui parfaitement compréhensible. Que nulle ambiguïté ne vienne induire quiconque en erreur ! On dirait du Saint Pie X.

On ne peut que souhaiter que tous les diocèses français prennent modèle sur celui de Perpignan afin d'enseigner la doctrine et protéger les fidèles non pas simplement contre l'erreur mais aussi contre les ambiguïtés qui pourraient y mener !
images/icones/bravo.gif  ( 601387 )Très clair par PEB (2011-07-09 16:30:36) 
[en réponse à 601362]

Ce document est très clair et rappelle les normes du droit ecclésiastique.

On voit aussi l'impasse canonique dans laquelle est, encore aujourd'hui, la Fraternité Saint-Pie-X. Leurs braves prêtres, privés de tout gouvernement, n'ont pas un caillou où reposer la tête. Cette privation les suspend du ministère de sanctification par voie de conséquences.

Le statut ED est infiniment plus confortable. Un peu de bonne volonté de la part des uns et des autres et on peut organiser une vie liturgique selon les rituels en vigueur du temps du bienheureux Jean XXIII, et ce toute légalité civile et canonique*.

La Fraternité Saint-Pie-X est donc contrainte de louer ou d'acheter en son nom propre ses propres chapelles.

D'où encore la nécessité de régler le statut ecclésial de la Fraternité. Un ordinariat couvert par la commission ED serait une bonne piste.

* Le cas de Saint-Nicolas-du-Chardonnet relève d'une occupation illégale tant sur le plan canonique que civil, l'association diocésaine présidée par S. E. Mgr André Cal Vingt-Trois étant le seul affectataire légal du lieu de culte.
images/icones/1z.gif  ( 601390 )Ras le bol par Semetipsum (2011-07-09 17:07:07) 
[en réponse à 601387]

Ce sont toujours les mêmes pisses-vinaigre qui viennent déverser leurs déjections acides sur ce Forum.
Les fiers à bras !
Les courageux !
Les légalistes de la dernière heure (voire de la première) qui volent au secours de la Victoire !
Franchement, vous nous l’aurez cent fois remis sur le zinc votre obéissance à tout crin !
Vos beuglements de veaux qu’on égorge, méthode Halal (ne gâchons pas notre plaisir) parce qu’à Saint Nic : on ne nique pas la Fronce!
Ras le bol de vos rodomontades, qu’avez-vous fait dans votre vie ?
Toujours suivi Giscard, Chirac, Sarko (Présidents de ce que je n’ose nommer poliment)?
Marty, Lustiger, Vingt Trois (révérendissimes archevêques de Paris, fossoyeurs de leur diocèse).
Votre bouillon est imbuvable.
Au secours Le Souricier
images/icones/5b.gif  ( 601396 )Qu'y puis-je? par PEB (2011-07-09 18:41:42) 
[en réponse à 601390]

Je comprend votre colère mais il s'agit d'un simple rappel du droit. Le chancelier de l'évêque a rappelé le réglement comme l'aurait fait un secrétaire général de préfecture avec une clarté remarquable.

Elevé dans l'Eglise "conciliaire" depuis ma plus tendre enfance, je ne vole au secours d'aucune et prétendue victoire. Je ne goûte guère le hallal. Je respecte mon pays, fier du double héritage gaulliste (vaguement bonapartiste) et royaliste de ma famille.

Il est manifeste que, depuis 1988, la Fraternité Saint-Pie-X, dont je ne méprise pas les mérites spirituels et matériels évidents, est dans une situation juridique bancale.

La prise de Saint-Nicolas-du-Chardonnet était antérieure à la consommation du schisme. L'occupation pouvait être légitmée jusqu'à cette journée douleureuse de juin 1988. Désormais, en théorie, rien n'empêcherait à Son Eminence de faire donner la troupe pour vous en déloger. Par charité, pour l'ordre public et pour le bien des âmes, il s'en gardera bien: rassurez-vous!

Le paradoxe de la situation née d'Ecclesia Dei afflicta et de Summorum Pontificum est l'isolement technique de la fraternité. N'ayant plus le momonopole de la "messe en latin", sa spécifité tient essentiellemet en la présence d'évêques quasi-schismatiques en son sein. Eux-mêmes, ils ne règnent de jure sur aucun diocèse!

Je ne me réjouis donc pas de l'irrégularité de telle ou telle situation mais je soutiens qu'il est urgent de pouvoir donner un statut, un place, une étable dans la bergerie à l'institut dont vous vous réclamez. C'est cette situation présente qui explique que, brandissant les dernières bulles, on accueille de moins en moins volontiers les vôtres dans divers lieux de culte. Paradoxe: on n'a jamais été aussi prêt de s'entendre mais les nerfs sont de plus en plus tendus.

La gravité du problème porte sur le recoupement entre le gouvernement et la sanctification du Peuple chrétien. Il ne peut y avoir de sacrement valide et licite sans ministre idoine revêtu de la pleine autorité légitime. Le schisme doit donc se résorber le plus vite possible, d'autant que vos amis pèsent 10% du jeune clergé français. Nous avons besoin de leurs forces et de leur enthousiasme.

Encore une fois, le droit est au secours de la vérité. Cette vérité sur vous-mêmes, c'est vous-mêmes qui la portez: "Suis-je ou non una cum Papa nostro Benedicto? Reconnais-je sa pleine autorité? Au niveau disciplinaire, suis-je prêt à recevoir son enseignement éclairé par une tradition qui ne s'est pas interrompue en 1962? Suis-je dehors ou suis-je dedans?"

Cela n'interdit nullement une discussion musclée sur le contenu de Vatican II et sur sa contextualisation. Au contraire! Mgr Lefevbre n'a pas manqué de courage mais il a malheureusement franchi un Rubicon dont il est difficile de revenir.
images/icones/1a.gif  ( 601398 )Même au Vatican, par Philippe F. (2011-07-09 19:15:25) 
[en réponse à 601396]

on juge l'arbre à ses fruits, et la FSSPX a des fruits magnifiques.
images/icones/neutre.gif  ( 601401 )Le problème, par Semetipsum (2011-07-09 20:25:34) 
[en réponse à 601396]

Cher Monsieur, est qu'un évêque n'est pas un préfet de la RRRépublique car, à ma connaissance, la devise de ladite RRRépublique n'est pas "Vérité, Justice, Charité", mais bien LIBERTE, mort aux ennemis de ladite, EGALITE, grâce au tranchoir républicain,FRATERNITE, entre fils de la Gueuse.

Vous faites preuve d’une grande ignorance et du sujet (la FSSPX) et de l’objet (ma pomme !)
Comme vous, j’ai été élevé dans l’Église « conciliaire » (Vatican I, Trente, Nicée et bien d’autres) avant d’assister au déplorable V2.
Voici quarante ans
En ce qui me concerne, je suis, comme vous, fier de mon pays et des quarante rois qui firent la France mais pas de l’héritage gaulliste qui livra la France aux communistes et encore moins (bien que Corse) de celui de Napoléon qui inscrivit dans le marbre les « acquis » de la Révolution et mit l’Europe à feu et à sang.

«L’institut dont vous vous réclamez »


Je ne me réclame d’aucun Institut, même si j’ai des sympathies… et fut un fidèle de certaines granges, salles de sport, chapelles voire écoles pour mes enfants.

Pour le sujet :

« Il est manifeste que, depuis 1988, la Fraternité Saint-Pie-X, (…) est dans une situation juridique bancale.
(…) L'occupation pouvait être légitimée jusqu'à cette journée douloureuse de juin 1988. Désormais, en théorie, rien n'empêcherait à Son Eminence de faire donner la troupe pour vous en déloger. Par charité, pour l'ordre public et pour le bien des âmes, il s'en gardera bien: rassurez-vous!
Le paradoxe de la situation née d'Ecclesia Dei afflicta et de Summorum Pontificum est l'isolement technique de la fraternité. N'ayant plus le monopole de la "messe en latin", sa spécificité tient essentiellement en la présence d'évêques quasi-schismatiques en son sein. Eux-mêmes, ils ne règnent de jure sur aucun diocèse! »


Tout cela c’est du laïus parfaitement approximatif. La situation de la FSSPX fut « bancale » presque dès le début, Mgr Lefebvre fut suspens et interdit d’ordonner des prêtres bien avant les sacres de 88 et la situation de St Nic à toujours été illégale autant avant qu’après 88. Et Son Éminence aurait pu, à tout moment, « faire donner la troupe » avant ou après 88. L’ «isolement technique » de FSSPX ne date donc pas des sacres ni d’Ecclésia Dei, ni de Summorum Pontificum Cura.
Les consécrations de 88 ne sont qu’un degré de plus dans la « désobéissance » ce qui rend incompréhensible la scission de l’époque (à mon avis).
Voir ici le témoignage de Mgr Thomas : On le poussera au schisme Ils y sont presque arrivés.

Cette histoire de monopole est ridicule et bien dans l’esprit du temps, on raisonne en chapelle et en parts de marché. La FSSPX n’a que faire, en termes de « clientèle », de ED et de SPC… il n’y a pas eu de baisse dans ses effectifs. Quant aux évêques, ils n’ont pas été consacrés pour régner (de jure ou pas) sur un diocèse.

« Mgr Lefevbre (…) a malheureusement franchi un Rubicon dont il est difficile de revenir. »


Nous sommes d’accord.
Mais ce n'est pas en rabâchant :

"Il ne peut y avoir de sacrement valide et licite sans ministre idoine revêtu de la pleine autorité légitime."

que vous résoudrez le problème et ramènerez au bercail des fidèles pour qui des ministres non-idoines et non-revêtus de la pleine autorité ont été et sont encore des bouées de sauvetage et des havres de sureté dans une Église chahutée par la tempête.
images/icones/3f.gif  ( 601414 )Effectivement... par PEB (2011-07-09 21:49:07) 
[en réponse à 601401]

Je comprend votre rancoeur.

J'ai eu l'heur de naître vers la fin du règne de Paul VI. Je n'ai connu que le monde d'après Vatican II qui fait, pour moi, partie intégrante de la Tradition comme Vatican I, Trente, Latran IV, Nicée et Jérusalem.

Le Gaullo-pompidolisme, ce n'est pas que cela, c'est aussi la formidable industrialisation et modernisation du pays. Bonaparte permit le rétablissement heureux de la paix civile en permettant la restauration de la Religion. (Chose amusante: ici, je passe pour le gauchiste de service alors que dans mon milieu professionnel et politique, je passe pour une sorte de vieux réac!)

Des évêques non consacrés pour régner même in partibus infidelium, c'est vraiment très curieux. Je pensais que tout évêque devait avoir un peuple et une ville, même enfouie sous le sable chaud de l'Afrique, comme à Partenia par exemple. Comment peut-on être évêque sans terre? Cela souligne la question de l'autorité pastorale de la fraternité.

A propos de la Gueuse comme vous dîtes si bien, j'ai lu un bouquin où l'auteur québéquois eut la révélation lors de la sainte messe de Noël que la République modela ses institutions sur celles de notre Sainte Mère.

Par rapport à juin 1988 et à avant: oui, je sais qu'il y a eu des suspensions a divinis. On pouvait aussi arguer que, désormais privé de charge pastorale effective depuis son départ de Tulle, il n'avait pas de raison d'ordonner des prêtres sauf, par exemple, à la demande expresse d'abbayes. Ce n'est pas la raison principale des censures qu'il a subies. Le risque systémique était cependant d'avoir des prêtres séculiers qui ne fussent pas réellement diocésains.

Mais les ordinations de cette année ont été un coup de tonerre. Ils ont constitué la consommation d'un schisme latae setentiae que Rome n'a pu que constater. Par cet acte grave, Mgr Macel Lefebvre a mis en branle un mécanisme dangereux. En effet, le risque systémique est beaucoup plus élevé. Les évêques disposent de la plénitude du sacerdoce d'un point de vue sacramentel et de la pleine autorité (Lumen Gentium §18-27). Le risque est donc grand de voir apparaître une Eglise parallèle, de type Vieux-Catholique mais à l'envers.

Dans la situation actuelle, je soutiens que, malgré les folles rumeurs sur un accord prochain, les bulles Ecclesia Dei afflicta et Summorum Pontificum cura ont eu l'effet de rendre acceptable les fraternités qui ont fait machine arrière dès 1988. Leur simple existence fournit un prétexte en or pour fermer les sanctuaires officiels à la seule fraternité Saint-Pie-X. Je ne raisonnais pas en terme de part de marché mais de légitimité: "FSPX? Connais pas. Adressez-vous plutôt à la FSP, à l'IBP ou à l'ICRSP." Le chancelier de l'évêque ne dis pas autre chose!

De fait, reconnaissant les beaux fruits de la fraternité, il est chaque jour plus urgent de préparer sa réintégration selon un modus vivendi normalisé dans un esprit de reconnaissance mutuelle des charismes des uns et des autres. Je ne suis pas de ceux qui passent par pertes et profits les efforts spirituels des prêtres de la fraternité pour maintenir les fidèles dans la Foi face aux incertitudes du monde. C'est pourquoi, et je le redis, il est nécessaire de donner à cet institut une place légitime dans l'Eglise. Qu'ils deviennent parfaitement idoine et légitime.

Sur ce, bon dimanche!
images/icones/pelerouin1.gif  ( 601488 )Il n'y a pas de rancoeur par Semetipsum (2011-07-10 17:40:26) 
[en réponse à 601414]

Il y a les faits, rien que les faits, le reste est littérature.
Quand je vois le soutien appuyé que vous apportez à votre ami d'enfance, Nicolas Senèze, dans ce fil (on peut être fidèle en amitié, mais pas au prix de la vérité)je comprend mieux vos remarques très légalistes...
images/icones/1e.gif  ( 601507 )Démasqué! par PEB (2011-07-10 20:39:05) 
[en réponse à 601488]

Je suis démasqué! Ention et damnafer!

Il est vrai que Nicolas fut mon président d'aumônerie à la Catho de Lille où nous organisions des évènements assez Jesus reviens dans le style. Eh! non, ce n'est pas un ami d'enfance mais un condisciple universitaire. Pour tout vous dire, il a une maîtrise de droit. Et moi, je suis dans l'administration du chiffre et du droit, ce qui explique sans doute mon légalisme. Rappelons-nous que le droit canon est là pour protéger les intérêts de l'Eglise et des fidèles en vérité et que sans vérité, il ne peut y avoir de charité authentique.

Benoît XVI est le Pontife du retour aux fondamentaux, et dans cela il y a la redécouverte qu'avec un peu plus de droit moins de choses auraient été à l'envers.

Je pense que le droit est là aussi pour (re)mettre les choses à l'endroit. Je sais comme l'état actuel est douleureux, même pour un gauchiste éhonté comme votre humble serviteur. Cependant, le droit peut encore remettre les choses à l'endroit. Les quatre évêques devront sans doute passer par la case Canossa a un moment ou à un autre mais ils survivront. L'essentiel est qu'ils vitalisent l'Eglise de la pointe de leur esprit.

Vous voyez que je suis plus ouvert que lui sur le monde de la tradition.

Notez que je ne nie pas les qualités de la Fraternité, ses charismes, sa et ses vocations authentiques et ses grâces qui sont réelles. Mgr Marcel Lefebvre par son obstination a sans doute limité l'iconoclastie des années de ma naissance. Il avait voulu conserver des trésors inestimables. Comme mon grand-oncle, il avait appris la Romae amor en ses jeunes années de séminaire. C'est pourquoi le 30 juin 1988 fut comme un geste de folie, presque de désespoir pour être enfin entendu. Et il commence à l'être. Ou alors, voulait-il brûler ses vaisseaux?

Reste que beaucoup de dégât a été fait et que me demande si le prélat ne s'était pas aventuré un pont trop loin au risque de séparer des frères et des familles. Espérons que les discussions doctrinales sinon métadoctrinales vont déboucher sur une déclaration ouvrant la fraternité à la normalisation canonique (qui n'exclue pas la spécificité de la mission pastorale). Dans ce cas, que tout l'institut suive.

Qui vivra verra.
images/icones/1x.gif  ( 601524 )Vous allez finir par Semetipsum (2011-07-10 23:18:05) 
[en réponse à 601507]

par me plaire...
N'étant pas un inconditionnel de la FSSPX, je lui trouve, comme vous, de grands mérites ainsi qu'à son fondateur, pour qui j'ai la plus haute estime.
Il est vrai que notre Saint Père a accompli des gestes importants de réconciliation, mais pas seulement, de remise en valeur du patrimoine spirituel, théologique et liturgique de l’Église.
Les discutions doctrinales, pour indispensables qu'elles soient, si elles constituent un préalable à tout accord canonique me paraissent dangereuses "politiquement" car "le fruit n'est pas mûr"; de forts courants anticatholiques sont encore trop présents dans l’Église pour pouvoir réaffirmer sereinement la "foi de toujours" avec les mots d'aujourd'hui.
La FSSPX, comme levain dans la pâte, avec les autres et sans exclusive, son humilité dut-elle en souffrir, serait un fantastique outil au service de la "nouvelle évangélisation" et du renouveau tant attendu de notre Sainte Mère l’Église.

AMDG
images/icones/heho.gif  ( 601417 )JAMAIS d'odinariat sous la commission ED ! par Pellicanus (2011-07-09 22:17:27) 
[en réponse à 601387]

Sachez cher monsieur que la FSSPX ne dépendra jamais d'une commission appelée ED !

ED veut en effet dire : Ecclesia Dei [adflicta], l'Eglise de Dieu affligée... Or cet abonimable texte n'était pas nécessaire. Après les sacres effectués par NN. SS. Lefebvre et de Castro Mayer, Jean Paul II aurait pu être plus ratzingérien et tempérer en ne confirmant pas les excommunications. Il a fait tout le contraire. Il a ajouté le scandale au scandale !

ED veut en réalité dire Ecclesia Dei affligens, l'Eglise de Dieu affligeante !

Si un jour il devait y avoir un ordinariat, il dépendrait de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ou d'une commission qui aurait un autre nom.

Pellicanus




images/icones/2a.gif  ( 601444 )Hélas! par PEB (2011-07-09 23:52:32) 
[en réponse à 601417]

Si c'est une question d'appellation, ça peut toujours se changer. On ne parle plus aujourd'hui du Saint-Office de la Suprême Inquisition romaine et Universelle mais de la Congrégation à la doctrine de la Foi. En tout cas, cette commission ad hoc est bien un instrument rattaché au plus éminent dicastère romain. N'était-ce pas votre désir le plus fou?

A propos du motu proprio Ecclesia Dei afflicta, le Siège Apostolique était dans l'obligation de constater les excommunications latae sententiae. Ces excommunications sont de la seules respopnsabilités des ordinateurs et ordinands de la funeste journée. Je rappelle qu'il s'agit d'un attentat au can. 1013 dont la peine est prévu au can. 1382: Episcopus qui sine pontificio mandato aliquem consecrat in Episcopum, itemque qui ab eo consecrationem recipit, in excommunicationem latae sententiae Sedi Apostolicae reservatam incurrunt. C'est le droit de l'Eglise. Mgr Marcel Lefebvre était au courant des peines encourrues et du risque, y compris spirituel, impliqué par ce dernier coup d'éclat.

Ne pas confirmer les excommunications: ç'aurait été une folie et un scandale bien pire de la part de l'autorité romaine. La presse, les télévisions, tout le monde étaient là pour assister au drame. Si encore, ç'avait été au fond d'un couvent, en secret... Mais non, toute la publicité a été faite. Mgr Lefebvre était certes un peu remué mais c'est bien lui et lui seul qui avait organisé au premier chef cette affaire et à tout fait pour la monter en épingle, jouant à une surenchère dangereuse. Au moment même où ils imposaient les mains, les ordinateurs étaient déjà excommuniés avec les ordinands. Dura lex sed lex mais pas la peine d'attendre Rome.

Ne faites pas de l'inversion accusatoire! Rome a jugé selon le droit traditionnel de l'Eglise. Roma locuta est, causa finita est. Même un Benoît XVI n'aurait pas fait mieux, ni même autrement que de siffler le hors-jeu. Les six pieds nickelés, si vous me passez l'expression, ne pouvaient s'en prendre qu'à eux-mêmes. C'est bien leur acte aventureux qui a forcé la main du Siège Apostolique. La bulle ED qui en est sorti a permis à nombre de prêtres et de fidèles attachés à la forme ancienne de la liturgie de continuer à la pratiquer tout en se désolidarisant formellement des schismatiques puisqu'il faut les appeler par leur nom.

L'ordinariat est donc une bonne piste pour réduire le schisme. J'imagine qu'il aura un cardinal protecteur à la commission ED. Cela permettra de restaurer l'autorité et normalisera beaucoup de chose sur le plan canonique et appaisera les esprits. La commission ED aprofondira les réflexions des uns etdes autres et sera garante de l'orthodoxie des pasteurs de l'institut.
images/icones/interdit.gif  ( 601447 )Non, c'est faux absolument faux ! par Pellicanus (2011-07-10 00:11:57) 
[en réponse à 601444]

De même que Benoît XVI a levé les excommunications sans que les évêques manifestent le moindre regret par rapport aux sacres de 1988, Jean-Paul II aurait eu l'autorité pour suspendre l'excommunication latae sententiae, laissant la FSSPX dans la situation intermédiaire d'aujourd'hui et attendant une clarification de la situation. Il ne l'a pas fait.

Bonne nuit à vous, et à tous.

Pellicanus

images/icones/1n.gif  ( 601451 )Tout est une question d'interprétation par PEB (2011-07-10 02:25:35) 
[en réponse à 601447]

Le bienheureux Jean-Paul II pouvait-il passer outre? Je ne le crois pas.

Il fallait prendre une sanction exemplaire au nom de l'implacable et tragique discipline romaine. C'est d'ailleurs pour cela que le code prévoit une censure immédiate. L'enjeu était que ça ne donne d'idée à personne d'autres. La thèse de la nécessité passait encore pour l'ouverture d'Ecône mais quand les bornes sont franchies, il n'y a plus de limites.

Ne confondez pas le condamné avec celui qui a droit de grâce. Lui-même est un sujet de la loi ecclésiastique quoique hiérarque suprême. Comme on dit en langage policé: "Ils ont pris leurs responsabilités; à nous de prendre les nôtres!"

Par rapport à 2009 et à la levée des excommunications, il me semble que ce geste avait plusieurs raisons, liées à l'évolution du contexte:
- maintenir l'unité formelle du troupeau de l'Eglise en évitant que le schisme ne s'approfondisse.
- Les ordinateurs sont tous décédés en 1991. On ne pouvait plus guère attendre de geste de leur part. Pour les ordonnés, que leur demander?
- Un nouveau Pape a été appelé à régner: c'est plus facile de réformer une décision de son prédécesseur que d'avoir l'air de se contredire.
- La bulle SP avait clos la querelle liturgique.
- La Fraternité représente 10% des ordinations françaises.
- Restait la doctrine.

Pour ouvrir les discussions doctrinales un geste de bonne volonté était nécessaire. Le préalable était de rétablir les canaux de communication et donc de rapporter les excommunications.

De fait, la situation juridique actuelle est moins claire. Laissons les négociations se faire dans le clair-obscur des antichambres du Palais apostolique.

Voilà où nous en sommes.

Encore une fois, je me situe sur un plan juridique. Je souhaite ardamment qu'on puisse recoller les morceaux au vu de la qualité des jeunes gens travaillant à la FSPX.

Les gars, on a besoin de vous!