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images/icones/fleur.gif  ( 600892 )05 Juil - Le Saint du Jour et sa Pratique : Sts Antoine-Marie Zaccaria et Pierre de Luxembourg par Castille (2011-07-05 00:03:50) 



SAINT ANTOINE-MARIE ZACCARIA
Fondateur de la Congrégation des Barnabites
(1502-1539)


Saint Antoine-Marie Zaccaria
naquit à Crémone, en Italie, d'une famille d'opulents patriciens. Son père, enlevé par une mort soudaine alors qu'Antoine-Marie était encore au berceau, laissa sa mère veuve à l'âge de dix-huit ans. Elle se consacra tout entière à l'éducation de son fils. Chrétienne fervente, elle s'appliquait surtout à former le petit Antoine-Marie à la vertu. A son école, il apprit vite à soulager les pauvres avec une grande compassion. Cet enfant au bon coeur allait jusqu'à se priver volontairement de nourriture pour pouvoir nourrir et vêtir les indigents. Sa sincère charité lui attira d'abondantes bénédictions et des grâces de choix.

Le jeune Antoine-Marie Zaccaria étudia la philosophie à Pavie, puis à Padoue. Reçu docteur en médecine à l'âge de vingt-deux ans, il choisit sa ville natale pour exercer son art. Tout en soignant les corps, il cherchait à faire du bien aux âmes. Une inspiration intérieure le poussait à embrasser l'état ecclésiastique. Pour se préparer à l'apostolat des âmes, il se mit à étudier avec ardeur la théologie, les écrits des Pères de l'Église. Il reçut l'ordination sacerdotale à l'âge de vint-six ans. (1528)

Pendant ses études, il ne perdit jamais de vues sa propre sanctification ni celle de son prochain. Il visitait les malades dans les hôpitaux, rassemblait les petits enfants abandonnés et leur enseignait le catéchisme.

Devenu prêtre, il œuvra à Crémone où sa parole simple et persuasive ramena beaucoup de chrétiens à la pratique de leurs devoirs. «Allons voir l'ange de DIEU!» disaient ses compatriotes. Bien qu'il passa des heures au confessionnal, il ne suffisait pas à la tâche. C'est alors que saint Antoine-Marie Zaccaria songea à réunir autour de lui un certain nombre de prêtres zélés, qui tout en s'appliquant à se sanctifier eux-mêmes, travailleraient en plus à la sanctification de leurs frères en combattant l'ignorance, la paresse et la corruption du siècle.

Ces prêtres menaient une vie pauvre et frugale, prêchant surtout par l'exemple. «C'est le propre des grands cœurs, leur disait le Saint, de vouloir servir sans récompense, combattre sans ravitaillement assuré.» Le pape leur permit de constituer une nouvelle congrégation sous le nom de: Clercs réguliers de St-Paul. On leur confia l'église St-Barnabé à Milan, d'où leur vint le nom de: Barnabites.

Le zélé fondateur institua encore des Conférences spirituelles pour les prêtres. Les personnes mariées eurent une Congrégation spéciale où elles s'exercèrent aux bonnes œuvres corporelles et spirituelles de Miséricorde. Il fonda en outre un Ordre de religieuses, dites les "Angéliques de Saint-Paul" pour l'instruction des jeunes filles pauvres et l'entretien des linges des églises.

La dévotion à la Sainte Eucharistie fut son moyen de choix pour conquérir les cœurs à DIEU. En 1534, il commença à exposer publiquement le très Saint Sacrement durant quarante heures, en souvenir du temps que le corps du SAUVEUR demeura dans le tombeau. C'est à lui que l'on doit cette bienfaisante institution des Quarante-Heures.

Devant ce renouveau chrétien, les médiocres traitèrent les fervents de fanatiques et de superstitieux. Saint Antoine-Marie Zaccaria fut critiqué, moqué, décrié, mais une grande paix et sérénité ne cessait d'envelopper son âme.

En 1539, épuisé par une mission qu'il prêchait à Guastalla, sa santé fléchit soudainement. Le Saint se rendit à Crémone, chez sa mère; ses religieux vinrent l'y voir une dernière fois; il leur annonça sa mort prochaine qu'il venait d'apprendre par révélation. Après avoir reçu l'extrême-onction et le saint viatique, saint Antoine-Marie Zaccaria s'endormit paisiblement dans le SEIGNEUR, le 5 juillet 1539, à l'âge de trente-sept ans. On l'enterra à Milan où il fut vite honoré comme un saint. Le pape Léon XIII l'a canonisé.




BIENHEUREUX PIERRE DE LUXEMBOURG
Cardinal
(1369-1387)


Ce bienheureux vint au monde le 20 juillet 1369, d'une famille illustre parmi les plus illustres de l'Europe entière. Sa mère ne voulut jamais permettre qu'il fût nourri d'un autre lait que du sien, afin de l'éloigner de toute influence perverse, et de répandre en son cœur, avec le lait, les premiers germes de la vertu.

Ses mœurs intègres, son humilité, sa modestie, attirèrent sur lui l'admiration de tout le monde; sa dévotion savait s'allier avec les exigences extérieures, et il se faisait remarquer, en même temps que par sa gravité, par une aisance et une amabilité charmante.

A six ans, il voua à DIEU sa virginité, et poussa au même vœu sa sœur Jeanne, âgée de douze ans. Ayant appris que la charité était une vertu traditionnelle dans sa famille, il l'exerça dès son enfance avec le plus grand soin.

Chanoine à quinze ans, il dut, à seize ans, accepter l'évêché de Metz, sans toutefois avoir reçu encore les ordres sacrés, et il gouverna ce diocèse, ayant pour coadjuteur un évêque choisi dans l'Ordre de Saint-Dominique. L'épiscopat était au-dessus de l'âge de Pierre, mais non au-dessus de ses mérites.

Il fit son entrée à Metz pieds nus et monté sur un âne: il bannit de son palais et de son entourage tout luxe et tout éclat; il ne fut magnifique qu'à l'égard des pauvres et pour la construction de nouveaux temples au SEIGNEUR.

Il avait une extrême délicatesse de conscience et tenait son corps dans une grande servitude. Lorsqu’il se croyait coupable de quelque faute, il se punissait lui-même en se donnant la discipline jusqu’au sang.

Il vécut dans une telle pureté de cœur, que, de l'aveu de ceux qui dirigeaient son âme, il ne commit jamais un péché mortel, ce qui ne l'empêchait pas de se regarder comme le plus grand des pécheurs. Il s'exhalait de sa personne une odeur si suave, qu'on eût cru qu'il se parfumait; mais ce n'était que la bonne odeur de JÉSUS-CHRIST.

Plein de DIEU, il ne Le perdait jamais de vue, et sa vie fut une oraison continuelle; la prière, l'étude, le soin de son diocèse occupaient tout son temps: "Puisqu'on a voulu me faire évêque, disait-il, il n'est plus de saison d'être un jeune homme." Plus d'une fois on le vit tomber en extase, environné de lumière.

Dans une de ces occasions, il se jeta à genoux dans la boue et y demeura longtemps, sans avoir sali ses vêtements. Le Pape, frappé de sa sainteté, le créa cardinal; mais, dix mois après, Pierre tomba malade; sentant venir sa fin, il obligea ses domestiques à le flageller, pour expier les scandales qu'il disait leur avoir donnés.

Il mourut le 2 juillet 1387 à l'âge de dix-huit ans, riche en vertus comme les grands saints qui ont fourni une longue carrière.

Pratique. Donnez-vous à DIEU dès votre jeunesse ; ne remettez pas à demain votre sanctification.

INTROIBO : Saint Antoine-Marie Zaccaria, confesseur Mardi dans l’Octave du Sacré-Cœur (avant 1955)

HODIEMECUM : Saint Antoine-Marie Zaccaria, prêtre, fondateur de la congrégation des Clercs réguliers de Saint-Paul, dits B

MAGNIFICAT : Saint Antoine-Marie Zaccaria

L'Evangile du Jour sur PerIpsum les Lectures du Jour

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
images/icones/coeur.gif  ( 600893 )Sermon de Saint Antoine-Marie Zaccaria par ami de la Miséricorde (2011-07-05 01:49:29) 
[en réponse à 600892]

SERMON

Nous sommes fous à cause du Christ ; Saint Paul, notre guide et notre protecteur, disait cela de lui-même, des autres Apôtres et de tous ceux qui professent la vie chrétienne et apostolique. Mais, frères très chers, cela ne doit pas nous étonner ou nous effrayer, car le serviteur n’est pas plus grand que son maître, l’esclave n’est pas plus grand que son seigneur. Ceux qui s'opposent à nous se font tort à eux-mêmes, mais ils nous procurent des mérites, car ils embellissent notre couronne de gloire éternelle, tandis qu'ils attirent sur eux la colère divine ; nous devons donc les plaindre et les aimer plutôt que les détester et les haïr. Nous devons même prier pour eux et ne pas nous laisser vaincre par le mal, mais vaincre le mal par le bien et amasser sur leurs têtes des charbons ardents, comme nous y exhorte l'Apôtre, c'est-à-dire leur prodiguer des témoignages d'affection. C'est ainsi qu'en voyant notre patience et notre douceur, ils reviendront à une meilleure conduite et seront gagnés par le feu de l'amour envers Dieu.
Malgré notre indignité, Dieu nous a choisis en nous tirant du monde, selon sa miséricorde, pour que nous le servions en progressant de vertu en vertu, pour que nous méritions beaucoup de fruits par la persévérance, en trouvant notre gloire non seulement dans l'espérance de la gloire des fils de Dieu, mais encore dans nos épreuves.
« Voyez bien quelle est votre vocation », frères très chers. Si nous voulons la considérer attentivement, nous verrons facilement ce qu'elle exige. Nous qui avons entrepris de suivre, quoique de loin, les traces des Saints Apôtres et des autres soldats du Christ, ne refusons pas de participer à leurs souffrances. « Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée les yeux fixés sur Jésus, qui est à l'origine et au terme de la foi. »
Nous qui avons choisi ce grand Apôtre comme notre guide et notre père, et qui faisons profession de le suivre, essayons d'exprimer par notre conduite son enseignement et sa vie. Il ne faut pas que, sous un tel chef, nous soyons des soldats lâches ou fuyards, ni que nous soyons les fils dégénérés d’un si noble père.

Antoine-Marie Zaccaria

Source : missel.free.fr

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 600894 )Méditation avec l'Imitation de Jésus-Christ par ami de la Miséricorde (2011-07-05 01:55:27) 
[en réponse à 600892]

Livre III Qu'il faut écouter la parole de Dieu avec humilité

3. [...] Le monde promet peu de chose et des choses qui passent, et on le sert avec une grande ardeur; je promets des biens immenses, éternels, et le coeur des hommes reste froid.
Qui me sert et m'obéit en toute chose, avec autant de soin qu'on sert le monde et les maîtres du monde ? Rougis, Sidon, dit la mer, et si tu en demandes la cause, écoute, voici pourquoi: Pour un petit avantage, on entreprend une longue route; et pour la vie éternelle, à peine en trouve-t'on qui veuillent faire un pas. On recherche le plus vil gain: on plaide honteusement quelquefois pour une pièce de monnaie; sur une légère promesse et pour une chose de rien, on ne craint pas de se fatiguer le jour et la nuit.

Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde