Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=600031

( 600031 )
Quel roman par XA (2011-06-26 18:29:10)
Auriez-vous aimé écrire ?
Pourquoi ?
XA

( 600040 )
1984, livre prophétique par Effata (2011-06-26 20:17:54)
[en réponse à 600031]
Parce qu'il annonce intégralement le totalitarisme vers lequel notre société bascule, avec une très troublante exactitude.
Dans le roman : "télécrans"
Dans la réalité : vidéosurveillance partout, télévision omniprésente
Dans le roman : "Novlangue"
Dans la réalité : les mots sont galvaudés, les glissements de sens allant parfois jusqu'à l'inversion, le vocabulaire de nos contemporains s'appauvrit, on veut simplifier à outrance l'orthographe et la grammaire, etc.
Dans le roman : la "double-pensée"
Dans la réalité : un homme mâle est aussi un homme non-mâle (gender), etc.
Dans le roman : la politique du bouc émissaire
Dans la réalité : on élève régulièrement des niveaux de menace terroriste pour maintenir la population dans la crainte et dans la haine d'un ennemi, pour mieux masquer les problèmes intérieurs.
Dans le roman : un monde divisé en grands pôles
Dans la réalité : des Etats-Unis d'Europe dont on nous impose la construction
Dans le roman : un pouvoir politique aux mains d'un seul homme, ayant à son service le "parti intérieur", groupuscule d'initiés, au-dessus du "parti extérieur", vitrine pour le peuple
Dans la réalité : un pouvoir politique aux mains d'un président omnipotent soutenu par des lobbies, une fausse alternance UMPS pour tromper le peuple
Dans le roman : une Histoire truquée et systématiquement réécrite
Dans la réalité : une prétendue "Education Nationale" qui "allège" les programmes en supprimant les grands noms qui ont fait notre pays.
etc. etc. etc.

( 600044 )
S'il n'y en avait qu'un... par La mère Castor (2011-06-26 21:06:25)
[en réponse à 600031]
... Ce serait "Chaque homme dans sa nuit" de Julien Green. Pourquoi ? Parce qu'il m'a pour ainsi dire sauvé la vie. Je sais bien que ça peut paraître prodigieusement "autocentré" comme justification mais les choix et les goûts littéraires ne le sont-ils pas inéluctablement ? Et puis, en dire plus ce serait en dire trop.
"Chaque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumière"...

( 600053 )
LOTR par Personne (2011-06-26 22:36:52)
[en réponse à 600031]
Pour ma part, je penche pour "Le seigneur des anneaux"
Pour pleins de raisons bien sûr!
Je dirai juste que j'envie celui qui va le lire pour la première fois!

( 600054 )
Le maître de la terre par Caius (2011-06-26 22:52:04)
[en réponse à 600031]
Du père Benson, livre étrange incroyablement prophétique et qui un siècle à l'avance décrit une réalité apocalyptique qui est déjà la nôtre.
Il faut lire ce livre, cela donne la chair de poule tellement ce qu'il décrit est exactement ce qu'il va nous arriver et ce que nous vivons déjà pour partie.
Un 1984 en quelque sorte mais qui décrit un autre totalitarisme plus doucereux, qui endormira beaucoup de gens. Je m'étonne que ce livre ne soit pas plus connu.
caius

( 600058 )
Le Président... par von Loustique (2011-06-26 23:12:14)
[en réponse à 600031]
... de Jean Raspail.
Tout y est: les ambitieux prêt à tout saloper, ceux qui sont prêts à toutes les bassesses pourvu qu'on leur en donne l'ordre, les naïfs qui croient à l'honneur et au panache.
Le pouvoir, la gloire, l'amour, la haine et la vengeance.
L'inexorable échec des héros, face aux retords qui jouent avec plus d'un tour d'avance!
Le monde dans lequel nous vivons, tel qu'il est...

( 600059 )
Sire par MG (2011-06-26 23:40:35)
[en réponse à 600031]
de Jean Raspail

( 600062 )
Je plussoie par Semetipsum (2011-06-27 00:11:07)
[en réponse à 600059]
de l'histoire faisons un présent (avec une autre conclusion que dans Sire)

( 600061 )
[réponse] par J Beau (2011-06-26 23:46:44)
[en réponse à 600031]

( 600118 )
Ayn Rand, ici? par Babakoto (2011-06-27 13:16:01)
[en réponse à 600061]
Mais qu'est-ce-qui se passe? Mais kicekisepasset-il?
Ayn Rand?
Atlas Shrugged?
Ici?
Comme quoi, on se fait des idées.
Chef d’œuvre absolu, bien sûr.
Trop de choses à dire...
Toujours pas de traduction officielle. Nous sommes en 2011. Livre paru en 1957. A sa façon, plus prémonitoire que 1984 ou Brave New World.
Hallucinant.

( 600151 )
Effectivement par Polydamas (2011-06-27 17:53:15)
[en réponse à 600118]
Etonné de voir la Bible des libertariens et autres anarcho-capitalistes apparaitre en ces lieux !

( 600206 )
[réponse] par J Beau (2011-06-28 00:46:49)
[en réponse à 600151]

( 600077 )
Les 223 douloureuses par louisdefunes (2011-06-27 09:32:30)
[en réponse à 600031]
En janvier 1788, Louis de Funès écrit un livre de science fiction dans lequel se déroule l'histoire que nous connaissons...
A la fin du livre, le lecteur se réveille en se disant : ouf, ce n'était qu'un mauvais rêve...
Et en tire les enseignements pour que soit évité le fameux drame des ... 223 dernières années...

( 600082 )
Et bien, puisque le Saint-Siège considère que c'est un roman, et même un mauvais roman... par Michel (2011-06-27 09:49:57)
[en réponse à 600031]
même si en réalité, il est clair que jamais l'auteur n'aurait pu matériellement écrire de son propre chef un tel chef d'oeuvre de plusieurs milliers de pages, tout en étant seule, infirme et cloué au lit, sans aucune documentation sous la main : l'admirable "Poème de l'homme-Dieu", dont le titre en français est : "l'Evangile tel qu'il m'a été révélé", de Maria Valtorta.
Un livre d'une profondeur extraordinaire.
Et à mon avis, il est évident que ce n'est pas un roman.
La prochaine génération de Clercs lui rendra certainement justice, comme cela commence déjà à s'apercevoir.

( 600114 )
et j'en profite .... par MG (2011-06-27 12:57:04)
[en réponse à 600082]
pour refiler un coup de Valtorta !!!

( 600083 )
La puissance et la gloire par Ænigma (2011-06-27 09:50:19)
[en réponse à 600031]
de Graham Greene.
Pour les dialogues de haut vol entre les deux ennemis. «Le coeur est une bête dont il est prudent de se méfier. L'intelligence en est une autre, mais elle au moins, ne parle pas d'amour.»

( 600088 )
Le Journal d'un curé de campagne, par Yves Daoudal (2011-06-27 10:28:22)
[en réponse à 600031]
de Bernanos.
Parce que c'est beaucoup plus qu'un roman. J'ai essayé de dire pourquoi dans le livre posthume de Dom Gérard ("50 livres") - je m'aperçois que j'ai oublié de dire qu'on y trouve aussi l'une des plus belles pages qui aient été écrites sur la Sainte Vierge.
Le Journal d’un curé de campagne : ce livre de Georges Bernanos est une sorte de miracle. Voilà un roman (?), journal intime d’un jeune prêtre souffreteux auquel il n’arrive absolument rien de « romanesque », qui est devenu un « best seller », et qui est universellement considéré comme un chef-d’œuvre de la littérature du XXe siècle toutes langues confondues.
Si ce livre a obtenu un tel succès, alors qu’il aurait dû avoir pour destin, a priori, d’aller moisir sur des étagères de sacristie ou de faire éventuellement les délices d’intellectuels catholiques torturés, c’est qu’il est criant de vérité. De la vérité sur l’homme, sur Dieu, sur l’Eglise. La vérité la plus nue, la plus rude, et la plus profonde. Et cela ne peut laisser personne indifférent, croyant ou incroyant. A moins d’avoir abandonné toute idée d’humanité.
C’est pourquoi l’incroyant (?) Robert Bresson, adaptant ce livre à l’écran, sans renoncer en rien à l’austérité du texte, l’accentuant même, a signé de son côté un chef-d’œuvre du cinéma français et mondial.
Le génie de Bernanos est de faire que ce texte, présenté comme celui d’un jeune prêtre maladif et maladroit qui raconte sa vie ordinaire, dans un style d’une extrême simplicité, plonge au plus profond de l’âme humaine, non seulement par l’entremise de ce jeune curé, mais par les personnages qu’il rencontre et qui forment une galerie de l’humanité (ou une danse macabre…).
Au centre du livre se trouve le thème central de Bernanos, l’angoisse. Il tente de la définir à plusieurs reprises, jusqu’à ce sommet absolu : « Je crois de plus en plus que ce que nous appelons tristesse, angoisse, désespoir, comme pour nous persuader qu’il s’agit de certains mouvements de l’âme, est cette âme même, que, depuis la chute, la condition de l’homme est telle qu’il ne saurait plus rien percevoir en lui et hors de lui que sous la forme de l’angoisse. » C’est la blessure du péché originel, que l’homme tente d’oublier par une agitation permanente. Mais la plaie reste béante, et la seule façon de la traiter est la prière. Il y a des pages d’un mysticisme sublime sur la prière, sur la difficulté de la prière, mais aussi sur la vraie joie surnaturelle qu’elle engendre.
Une lecture rapide du livre donne l’impression qu’il est extrêmement sombre, que Bernanos se complaît dans le désespoir. C’est une terrible erreur de perspective. Car le thème de l’angoisse est inséparable du thème de la joie. Une joie profonde, inaltérable, la joie du Royaume, celle que donne l’Eglise. Tout ce que vous avez fait contre l’Eglise, dit le curé de Torcy, vous l’avez fait contre la joie.
Et le curé de Torcy (sorte de double du narrateur, mais au caractère diamétralement opposé) venait de parler de l’esprit d’enfance. Autre thème majeur, lié aussi à celui de la pauvreté, et à celui de l’importance des « petites choses ». Ici Bernanos montre sa proximité avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, dont la spiritualité irrigue toute son œuvre. Et l’écrivain et la carmélite se retrouvent aussi dans la vénération de Jeanne d’Arc, ce qui conduit à des pages admirables sur la chrétienté.
Comment des non-croyants peuvent-ils se passionner pour tant de considérations religieuses qui leur sont étrangères ?
C’est que Bernanos ne fait pas un traité de théologie. Son discours est concret, incarné dans des êtres qui vivent, qui souffrent, qui se débattent… C’est dans la vie concrète que se révèlent les abîmes de la condition humaine. Et l’on ne peut qu’être captivé par l’extraordinaire combat surnaturel entre le petit curé et la comtesse, entre un prêtre apparemment médiocre et une châtelaine apparemment stupide, combat dont le monde ne saura rien, mais dont l’enjeu est pourtant la vie ou la mort, spirituelle comme physique…
C’est par cette incarnation de la foi et de son refus, dans le concret des personnages, que le Journal d’un curé de campagne est en effet un vrai et grand roman, en même temps qu’il est une source de vie spirituelle.

( 600092 )
La femme Pauvre, par Stephane (2011-06-27 10:46:03)
[en réponse à 600088]
de Leon Bloy.

( 600099 )
j'aurais aimé écrire par castelrey (2011-06-27 11:25:46)
[en réponse à 600031]
des histoires pour les enfants (et les adultes raisonnables, je veux dire qui ont gardé cette jeunesse et cette capacité à rêver), donc "Les Chroniques de Narnia" me vient à l'esprit. J'apprécie d'ailleurs plus l'oeuvre de C.S Lewis que celle de son "maître spirituel" Tolkien. Trop difficile pour moi Tolkien? Je dirait trop dense à mon goût.

( 600102 )
Quelle question! par Sam Gamegie (2011-06-27 11:43:17)
[en réponse à 600031]
Le Seigneur des anneaux car Tolkien a eu l'art, sur une histoire simple, d'inventer un monde et un langage.

( 600107 )
Je ne lis pas de romans ! par Jean-Paul PARFU (2011-06-27 12:07:49)
[en réponse à 600102]
Je n'y arrive pas !
Je ne lis que des livres de théologie, philosophie, sciences-politiques, histoire (biographies ou autres), etc ...

( 600109 )
Michel Strogoff par Anne Charlotte Lundi (2011-06-27 12:15:12)
[en réponse à 600031]
L'aventure, le courage, l'héroïsme... et puis l'histoire se termine bien... Les mauvais meurent et les bons sont récompensés ! ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants!!!!!!!

( 600123 )
Sur les falaises de marbre par Denis SUREAU (2011-06-27 14:00:27)
[en réponse à 600031]
...d'Ernst Jünger. Le plus beau roman de la littérature allemande au vingtième siècle. Une vision allégorique de la confrontation entre la civilisation (chrétienne) et la barbarie (moderne, totalitaire).

( 600133 )
Au nom du Bien, du Beau, du Vrai… par origenius (2011-06-27 15:07:40)
[en réponse à 600031]
Un contre Da Vinci Code…
Pour rétablir la vérité dans ce bazar grotesque et ridicule qui sent le soufre. Pour convier les personnes, non à des voyages en forme de jeux de pistes pour adolescents attardés et ignorants, mais pour retrouver le sens du Sacré, le sens du Grand Voyage, du Grand Pèlerinage, qui mène au Ciel…
Bref, pas d’enfantillages, mais tacher de retrouver l’esprit d’enfance…
Ce Roman verra peut-être le jour ce qu’à Dieu ne plaise…
Cordialement
Origenius
PS : pour faire aussi la nique au sinistre Umberto Eco et consorts…

( 600148 )
Le Cheval Rouge d'Eugenio Corti par RLP31 (2011-06-27 17:27:40)
[en réponse à 600133]
Le Cheval d'Eugenio Corti sans doute le plus grand roman catholique de cette fin de 20ème siècle....
A lire sans modération....
Quoique l'écrivain qui a écrit ce livre a vécu une si terrible expérience durant la 2nd Guerre Mondiale que je me pose la question si véritablement j'aurais souhaité être l'auteur de cet ouvrage exceptionnel......

( 600168 )
Réponse(s) par Marchenoir (2011-06-27 20:35:44)
[en réponse à 600031]
J'aurais bien dit Le Désespéré, de Léon Bloy, mais Marchenoir ayant aimé écrire Le Désespéré, c'est, comment dire ?....
Peut-être alors Les Grands Cimetières sous la Lune, de Bernanos, pour voir comment c'est quand on vole à cette hauteur.
Marchenoir.

( 600170 )
Le Montage par Maïe (2011-06-27 20:41:57)
[en réponse à 600031]
-+IHS+-
de Vladimir Volkoff, et l'avoir écrit à l'époque où il a été écrit : à l'époque du programme commun de la gauche, à l'orée de la prétendue perestroïka... Bref, l'avoir écrit lorsqu'il pouvait changer le monde, comme il est certain qu'il a contribué à changer le monde, ce roman.
Mais là encore, comme dans le cas de Raspaïl ou de Bernanos, ces ouvrages sont au delà du roman.

( 600172 )
Un seul ? Le Bouclage par Glycéra (2011-06-27 20:49:06)
[en réponse à 600031]
Chacun des livres qui m'ont révélée à moi est tellement au delà de ce que je pourrais même rêver de faire jaillir de la plume ...
Un des rares dont je n'arrivais pas à décrocher, relu deux fois de suivre sans reprendre souffle ?
Le bouclage de Volkoff...
Fouillé, osé, libre (prudent au sens magnanime du terme).
Sans cesse documenté, capable de changer de ton, et d'angle de vue.
Renseigné au delà de l'imaginable.
Stimulant au delà du religieux standard...
Courageux, et habité de bout en bout.
Le petit Pedro est un coeur fort, chéri de Dieu. Un Tarcisius.
En fait,
dans leur genre, je crois que j'aurais mieux aimé écrire les Langelot...
L'art de dire du vrai pour donner de l'âme aux coeurs enfantins.
Mais ces pages, sont-ce vraiment des romans ?
Glycéra

( 600183 )
MALEVIL de Robert Merle par blamont (2011-06-27 21:53:43)
[en réponse à 600172]
œuvre de science-fiction temporellement profonde sur la nature de l'homme et la survie de communauté mais inquiétante pour le côté de spiritualité complètement faussé.
Ce qui ne cache pas le besoin de religion.
le film qui en fut tiré est une mauvaise action envers cette œuvre malgré des acteurs remarquables.
Quel besoin de saccager une histoire?
Lire Malevil, c'est donner à chacun l'envie d'en faire la réalisation cinématographique.
Film écolo avant la lettre qui permet de comprendre la valeur et l'importance des objets les plus simples et des actes les plus naturels ou réfléchis:
valeur d'un clou ou le fait de n'avoir pas castré un cheval de labour et prosaïquement d'avoir attendu pour subir un appendicectomie, d'avoir un fusil chez soi.