Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 599668 )Jean Madiran et le catéchisme pour les jeunes (Présent) par XA (2011-06-23 12:35:55) 

D’un évêque en France au patriarche de Venise

Il porte un drôle de nom, ce nouveau « catéchisme de l’Eglise catholique pour les jeunes » : le saviez-vous, c’est le Youcat. Le nom était déjà pris par Facebook, mais tant pis. La première chose que j’ai sue du Youcat, c’est qu’il a 308 pages. Trois cent huit. Je n’avais pas envie d’en savoir davantage. Trois cent huit pages, ce n’est toujours point le plus urgent, ce n’est donc pas le Petit catéchisme pour enfants baptisés, celui qui manque le plus !

Une trentaine d’années après la suppression, dans les diocèses, de tous les catéchismes pré-conciliaires, on avait eu l’édition typique du Catéchisme de l’Eglise catholique (CEC), un très gros volume pour l’instruction des évêques, et cinq ans plus tard, corrigée, sa seconde édition typique. Puis, en 2005, nous avons eu le Compendium, ou abrégé, qui était moins énorme. Et maintenant voici le Youcat : la cure d’amincissement se poursuit, on est tombé à trois cent huit pages. Il faudra encore un réel effort. Les « Premières notions de catéchisme » de saint Pie X avaient 14 pages. Et son « Petit catéchisme », 60.

Le Youcat actuel existe en une vingtaine de langues. Sa traduction française a été « révisée par Mgr Michel Dubost », l’évêque le plus idoine : il est hautement apprécié, Golias nous l’assure, comme « un responsable avisé et inspiré du renouveau catéchétique », il a déjà « accompli un travail remarquable » en qualité de président de la « commission épiscopale de la catéchèse et du catéchuménat ». Cet éminent spécialiste déclare avoir « beaucoup de respect pour le dogme », mais, ajoute-t-il au sujet du catéchisme, « nous ne sommes pas dans l’expression dogmatique, nous sommes dans la recherche des mots qui traduisent l’expérience ». Voilà sans doute pourquoi, depuis quarante-cinq ans, il n’y a plus le petit livre du catéchisme pour enfants baptisés.

Notez-le : ce qui remplace l’« expression dogmatique », ce sont « les mots qui traduisent l’expérience ». Quelle expérience ? Eh bien, la supposée expérience mystique des petits enfants, qu’il ne faudrait pas devancer, mais seulement suivre, en recherchant « les mots qui la traduisent ». Depuis quarante ans cette pure ânerie prétend s’imposer à la place du catéchisme traditionnel, et c’est ainsi que s’est évaporée dans les diocèses l’instruction religieuse des enfants.

Une « catéchèse » qui, tout en les « respectant », écarte les dogmes, n’a plus rien à voir avec la religion catholique. Sauf peut-être avec la religion du cardinal Ange Scola, actuel patriarche de Venise. Il est « compté parmi les papabili » selon La Croix du 6 mai dernier qui s’empresse dans un tel compte, insolent et prématuré ; et qui nous rapporte la déclaration du Patriarche, elle est importante, elle est grave, lisez-la bien :

« Désormais, le christianisme ne sera plus un fait de naissance, mais le résultat d’un choix conscient. »

Pour l’enfant baptisé, le baptême est pourtant un « fait de naissance », le fait, auquel il ne peut rien, d’être né dans une famille chrétienne. C’est de la part des parents que ce baptême est, non pas d’ailleurs un choix, mais un acte conscient. Pour l’immense majorité des chrétiens, le baptême n’est pas « le résultat d’un choix » personnel, il est un fait de naissance et d’héritage. Et, n’en déplaise à Mgr Dubost, il donne aux enfants baptisés une aptitude à recevoir la parole de Dieu, il crée en eux une soif des dogmes. C’est pourquoi il faut un petit catéchisme pour enfants baptisés, il n’a pas besoin d’être malencontreusement retardé par les patientes lenteurs d’une catéchèse pour adultes n’ayant jamais eu ou ayant étouffé en eux le baptême chrétien.

Nous avons reconnu chez le patriarche de Venise la religion MK, la religion de La Croix, celle que Michel Kubler y a enseignée pendant des années, prônant « le passage d’une foi héritée à une foi choisie » (cf. nos Chroniques, voir « MK » et « Kubler » à l’index alphabétique). Le cardinal Scola n’est pas le seul dans sa rêverie. Cet envahissement de la hiérarchie catholique par la religion MK, nous n’allons pas le laisser passer rien dire.

JEAN MADIRAN

Article extrait du n° 7376 du Vendredi 24 juin 2011 du quotidien PRESENT
images/icones/neutre.gif  ( 599698 )Mgr Dubost, que de souvenirs! par le torrentiel (2011-06-23 18:25:38) 
[en réponse à 599668]

C'était notre évêque référend aux JMJ de 1993 à denver, avant de devenir l'organisateur et le responsable des JMJ de 1997 à Paris. Il avait une curieuse conception de l'adoration eucharistique, qui consistait à ne pas imposer le silence et à pénétrer le coeur des jeunes gens de la certitude que dieu les aimait. Est-il si facile de se sentir aimé de dieu? Adorer pour mgr Michel dubost (qu'il me détrompe si je déforme sa pensée), c'était "se laisser regarder par le christ". Il est vrai que l'adoration comporte un Mystère d'acceptation et que c'est en se sentant gratuitement aimé de dieu qu'on se prédispose à recevoir le don de la foi. A l'époque, mgr Dubost était aussi en charge du diocèse aux armées. Je me souviens de lui avoir chanté des chansons antimilitaristes de ma composition qui n'entraînèrent chez lui que cette seule réaction, sympathisante et comme bienveillante par profession:
"T'en fais pas, j'en ai chanté d'autres avant toi!"
Ce qui ne l'empêcha pas, quelques années plus tard, d'être, sur "radio courtoisie", l'invité du professeur françois-georges dreyfus, à qui il voulait essayer de faire partager sa conception de "la guerre juste", qui n'allait certes pas jusqu'à la "guerre préemptive" dont mgr René cost, de la compagnie de saint-sulpice, a tenté quelques années plus tard de faire une apologie emberlificotée pour préparer les esprits à ce que l'Eglise soutienne l'offensive états-uniennes contre l'Irak en 2003.

2. "Laisse-toi aimer par le christ" pour L'adorer, Il te précède dans la gallilée de ton "expérience". A n'en pas douter, un peu simpliste comme conseil évangélique; mais pour autant, faux et entièrement faux? Cette méthode inductive est-elle un catéchisme entièrement condamnable? Evidemment, le catéchisme comporte prioritairement une "lex credendi" et une "lex orandi", soit un "art de croire" et un "art de prier"; mais faut-il tout à fait en proscrire une "deductio existendi"? L'âme est-elle faite pour le dogme ou le dogme pour l'âme? La vérité ne se trouve-t-elle pas entre les deux? Et le pressentiment de la vérité n'émane-t-il pas de cette kyrielle de "pourquoi" dont sont jalonnés à l'envi les "mots d'enfants" qui ont tant émerveillé Karl Jaspers? Un hindouiste me dit un jour (et cela me frappa) qu'il interprétait le péché originnel, moins de la manière dont l'eglise l'avait disqualifié que comme une "expérience" qui, puisqu'elle avait été faite, devait être dictée par quelque nécessité. Sur le moment, cela me parut hérétique, jusqu'à ce que je m'aperçoive que l'hymne pascale ne disait pas autre chose quand elle chantait:
"Felix culpa!"
"Bienheureuse faute de l'homme
qui nous valut
Un tel sauveur!"

3. Je conçois que la théologie baptismale du cardinal schola soit quelque peu anabaptiste et que cela soit de nature à heurter Jean Madiran. Il n'empêche: le baptême ne se devrait-il pas d'être, pour la part que nous y prenons, l'acte le plus conscient de notre vie? Ne dit-on pas que, pour qu'un sacrement soit dispensé validement, il importe que celui qui le donne et que celui qui le reçoit veuillent faire "ce que veut faire l'eglise"? Or de quel droit a-t-on donné aux parents une délégation de conscience sur leurs enfants qui procède de "la pensée magique", pour ne pas dire qu'elle les y replonge? Tellement que la Confirmation doit devenir un autre sacrement pour que le baptême soit parachevé dans l'enfant qui l'a reçu! Le baptême est-il une onction personnelle ou une trace de conditionnement civilisationnel? Sans compter qu'étant indélébile, il n'est pas possible à celui qui l'a reçu d'être débaptisé, si bien que, dans l'acception moderne de ce terme, l'Eglise pourrait être assimilée à une secte, dans laquelle on vous fait entrer de force, mais dont vous ne pouvez pas sortir,... J'ai bien conscience que toutes ces questions ne sont pas nouvelles; mais tant qu'elles n'auront pas obtenu de réponses satisfaisantes, on ne pourra se lasser de les ressasser.
images/icones/fleche2.gif  ( 599711 )Le baptême par Jean-Paul PARFU (2011-06-23 20:24:31) 
[en réponse à 599698]

1) est un sacrement qui n'a pas besoin de la confirmation pour exister et pour produire pleinement ses effets et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle on le confère aux petits enfants.

Il efface le péché originel et permet aux petits enfants qui pourraient mourir prématurement d'entrer directement au Paradis.

Il façonne, en outre, l'âme de ceux qui passent le cap de la petite enfance de telle manière que la réception de la grâce, et ultérieurement des autres sacrements, s'en trouve faciliter.

2) Les parents de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui ont accompli à son égard presqu'immédiatement après sa naissance tout ce que la loi de Moïse prescrivait, auraient ainsi été très surpris par votre argumentation.

Je ne pense pas, en effet, que la Très Ste Vierge et St Joseph aient été des sectaires lorsqu'ils ont fait circoncire leur enfant.

Ce qui se passait avec les catéchumènes dans la Chrétienté primitive s'expliquait par le fait que, dans un premier temps, ce furent, par la force des choses, des adultes qui adhéraient à la foi chrétienne et donc recevaient le baptême, ce qui ne devait et ne pouvait durer dans une société devenue chrétienne.
images/icones/5a.gif  ( 599712 )Euh par Jean-Paul PARFU (2011-06-23 20:25:57) 
[en réponse à 599711]

s'en trouve "facilitée", bien sûr !
images/icones/neutre.gif  ( 599742 )Autre est le baptême, autre la circoncision par le torrentiel (2011-06-24 01:04:51) 
[en réponse à 599711]

Mais surtout avez-vous pensé à ceci? Lorsque vous écrivez, ce qui est théologiquement exact :
"Le baptême efface le péché originel",
cela n'a pas seulement pour conséquence de faire entrer en paradis le petit enfant qui mourrait prématurément; cela a aussi pour conséquence que tout enfant qui pécherait commettrait un acte dont il serait au même degré responsable qu'adam à l'instant de commettre le premier péché?
images/icones/neutre.gif  ( 599745 )la comparaison a ses limites par hugues76 (2011-06-24 05:33:55) 
[en réponse à 599711]

On a compris le parallèle que vous faites entre le rite de purification de la Ste Vierge, l'offrande de Jésus au temple, et la circoncision de Jésus et le baptême des tous petits. Mais cette comparaison a ses limites car justement Marie et Joseph sont là dans le registre du rite sacré.

Jésus va expliquer pendant sa vie publique qu'il faut dépasser le cadre strict de la Loi pour aller jusqu'au don de sa vie par amour et que c'est cela notre vocation fondamentale.

Quelles sont les conséquences pratiques de cette prédication :
- De nos jours les femmes qui ont accouché n'ont plus besoin de faire un rite de purification car ce n'est pas du corps mais du coeur que vient l'impureté.
- il n'est plus nécessaire d'offrir des animaux à Dieu dans le cas d'un premier né male car le seul sacrifice qui plait à Dieu est celui de son propre Fils sur la Croix.
- les chrétiens ne sont plus circoncis car la Foi n'est désormais plus réservée au seuls membre du peuple élu mais est proposé à tous les hommes.

Les trois rites pratiqués par Marie et Joseph ont disparu, étonnant non ? C'est l'expression concrète du passage de la Loi ancienne à la Loi nouvelle.

Marie et Joseph étaient des juifs pratiquants très respectueux des préceptes de leur religion et je ne critique pas leur obéissance à la Loi de Moise, cela n'en fait en rien des sectaires mais des religieux humbles et obéissants.

Je souhaite ajouter que le bapteme que l'on célèbre aurait tout avantage à se fonder d'abord sur une réelle Foi en Jésus sauveur plutot que sur le souci de respecter un rite familial, une tradition, un commandement de l'Eglise (meme si cela n'est pas condamnable en soi).

Et si je devais prendre une figure qui évoque l'appel à la conversion de nos jeunes génération, je prendrais davantage l'appel de Jean Baptiste que l'offrande des tourterelles par Marie et Joseph.

images/icones/neutre.gif  ( 599744 )je ne vois pas le problème par hugues76 (2011-06-24 05:03:53) 
[en réponse à 599698]

Lorsque vous dites que Mgr Dubost vous a enseigné qu'adorer c'est se laisser regarder par le Christ ?
Comme disait le paysan d'Ars : "Je l'avise et il m'avise"
Je ne savais pas qu'adorer pouvait etre autre chose qu'un face à face avec son Dieu aussi je serai interessé que vous me donniez votre conception de l'adoration.

Merci d'avance

hugues

images/icones/neutre.gif  ( 600068 )Ma conception de l'adoration? par le torrentiel (2011-06-27 02:46:51) 
[en réponse à 599744]

Cher Hugue,

Elle est la même que celle de mgr dubost. Je dirai même que l'adoration du christ passe par l'acceptation de soi. Mais cet étape n'est qu'un passage. Adorer le christ, c'est certes commencer par reconnaître que c'est Lui qui nous a aimés le premier, mais pas au risque d'en rester à cet émerveillement narcissique. Je veux dire qu'adorer le christ, c'est finir par regarder le Christ; et, pour ce faire, éventuellement adopter les formes de l'adoration: le silence, pour entrer dans la transcendance. Mettons que Mgr dubost aura essayé d'"inculturer les jeunes à l'adoration eucharistique" en ne leur imposant pas de faire silence, ni de respecter les formes extérieures de l'adoration. Il l'aurait pu une fois au moins au cours de ces JMJ. Cela aurait permis à l'intériorité de s'installer, avant que ces jeunes, pour la plupart plus touristes que pèlerins, ne s'en retournent chez eux.

Cordialement

Le torrentiel
images/icones/neutre.gif  ( 600069 )C'est clair par hugues76 (2011-06-27 03:15:20) 
[en réponse à 600068]

Votre reponse Torrentiel est parfaitement claire et j'abonde en ce sens.
Merci d'avoir repondu

Hugues

images/icones/hein.gif  ( 599719 )??? Curieuse critique ??? par AB Gédéon (2011-06-23 21:37:19) 
[en réponse à 599668]

Monsieur Madiran parle que de l'absence d'un catéchisme plus léger pour les enfants, mais ne parle absolument pas du Catéchisme pour les jeunes, sinon de son titre, de son nombre de page, et de l'un de ses relecteurs.

Admettez que la critique est légère.

Le nom : abréviation de "Youth Catéchism". On se serait bien passé de l'anglicisme ratiboisé, mais de là à jeter le discrédit sur le contenu...

Le nombre de page : doit-on se plaindre que l'église offre trop de contenu catéchétique et doctrinal (j'allais dire dogmatique, si, si) à sa jeunesse ? Étrange regret.

La personnalité de Mgr Dubost (et quelques mots de lui) : on pense ce que l'on veut de cet évêque, mais il faut admettre que la "révision" de la traduction française (par ses soins ou par d'autres, peu m'importe) a été suffisamment vigilante pour envoyer au pilon les traductions défectueuses doctrinalement.

A noter que nulle part il n'est affirmé dans ce fameux Youcat que l'ambition de cet instrument soit de supprimer l'affirmation du dogme ou de remplacer l’« expression dogmatique » par « les mots qui traduisent l’expérience ». C'est un court procès d'intention fait à cet ouvrage qui entend justement présenter et expliquer le dogme aux jeunes intelligences "capax Dei".
Pour s'en persuader, M. Madiran n'aurait pas eu à lire plus que le premier chapitre ( 6 paragraphes). Ou même la préface de Benoît XVI. Ou le simple paragraphe 143 sur l'infaillibilité pontificale, qui explique aux jeunes ce qu'est un dogme.

Je trouve par ailleurs curieux de présenter le CEC comme "un très gros volume pour l’instruction des évêques". Il est pourtant clair pour qui est un rien attentif aux exhortations romaine que cet ouvrage est conçu comme un outil adressé aux évêques pour l'instruction du peuple de Dieu. Nuance conséquente. (Ce qui a d'ailleurs valu aux théologiens qui à l'époque l'ont critiqué comme trop dogmatique, de se ramassé une magistrale réponse du Cardinal Ratzinger sur le sens et la nécessité du dogme).

En bref, je suis toujours étonné de cet étrange capacité à faire de belles nouvelles des occasions renouvelés de ronchonner.

C'est vrai quoi, à la fin, la couleur jaune de la couverture m'agresse l'oeil !

Abbé Gédéon



images/icones/neutre.gif  ( 599727 )evitons les confusions par Aigle (2011-06-23 22:24:43) 
[en réponse à 599668]

Les propos de M Madiran (de son vrai nom Jean Arfel - ou Arfeld ?)ne sont pas absurdes mais à mon avis sont trop radicaux et créent une confusion entre deux choses :
d'une part, l'insuffisance du catéchisme qui est un problème connu et qui je l'espère sera réglé quand la génération d'évêques âgés attachés à des méthodes pédagogiques 68ardes sera éteinte (ce qui va arriver sous 10 ans)
d'autre part la question de la foi reçue ou choisie... et là tout se complique : quel lien entre "Youcath", le cardinal Scola et une quelconque hérésie antibaptismale ?

Ne peut on observer au quotdien que bien des baptisés n'ont pas la Foi ? qui à l'inverse a jamais prétendu que le baptême communiquait (presque miraculesuement) la Foi au baptisé ? le baptême des petits enfants est me semble-t-il justifié par St Augustin par d'autres res motifs (liés au péché originel).

Le catholicimse, n'en déplaise à M Arfel, n'est pas un judaisme : il ne se transmet pas héréditairement - et le baptême n'est pas une circoncision ...et un cardinal n'est pas un rabbin ! Les sacrements aussi importants soient ils ne sauraient se substituer à la Foi et aux Oeuvres !
images/icones/neutre.gif  ( 599743 )au contraire par hugues76 (2011-06-24 05:00:54) 
[en réponse à 599668]

A Jean Madiran,

Il y a véritablement un malaise de la façon dont la catéchèse est enseignée depuis bien des années et c'est une question sur laquelle les eveques peinent depuis bien longtemps. Je n'ai pas lu ce Youcat mais s'il contient en enseignement sérieux pourquoi pas ? Il faudrait y regarder de plus pres et ne pas faire un proces d'intention uniquement par le nombre de ses pages, c'est un peu léger.

Je me permets de joindre mon indignation sur la critique du CEC qui représente pour moi un outil de référence fort utile et qui faisait défaut auparavant. C'est vrai que c'est un peu gros mais la Foi catholique reste quand même une affaire assez compliquée lorsqu'on veut l'apprehender avec l'intelligence, alors ne nous plaignons pas que l'Eglise nous donne du grain à moudre.

Je termine en citant la phrase choc :

« Désormais, le christianisme ne sera plus un fait de naissance, mais le résultat d’un choix conscient. »



Je trouve cette phrase tres juste si on comprend son sens. Je ne la comprend pas du tout comme vous. Je n'associe pas le christianisme au sacrement de bapteme mais à l'adhésion de Foi du jeune ou de l'adulte, le Fiat de tout chrétien. Constat est fait que dans notre société moderne, on n'est pas culturellement chrétien, on le choisit (que l'on ait été baptisé enfant ou pas). C'est vrai qu'il existe des familles dans lesquelles tous les enfants croient mais j'en connais une plus grande quantité pour lesquelles il y a 1 ou 2 enfants de la tribu qui ne vont plus à la messe une fois mariés. (ils continuent de faire néanmoins baptiser leurs enfants par tradition).
Et meme chez les tradis, j'ai parfois croisé un vilain petit canard !