Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=598882
images/icones/fleur.gif  ( 598882 )16 Juin - Le Saint du Jour et sa Pratique par Castille (2011-06-16 00:57:17) 



1606 sur INTROIBO : Jeudi de la Pentecôte

Saint Jean-François Régis naquit le 31 janvier 1597, au village de Fontcouverte, dans le diocèse de Narbonne.

Il fut l'un des plus illustres missionnaires de la Compagnie de Jésus et l'émule de Saint François Xavier ; toutefois son apostolat ne s'exerça pas hors de France ; il se dévoua surtout à l'évangélisation des pauvres et des habitants de la campagne.

Il était né apôtre ; il le fut dès le collège, où il exerça une grande influence parmi ses condisciples. C'est à la suite d'une maladie mortelle, dont il guérit contre tout espoir, qu'il résolut de se donner à DIEU.

Au noviciat des Jésuites de Toulouse, où il entra à dix-neuf ans, il parut bien vite le modèle de tous, particulièrement dans les œuvres de zèle et de charité.

Celui qu'on nommait autrefois l'Ange du collège était devenu l'Ange du noviciat. Les succès de son premier ministère, à Tournon, furent magnifiques.

Le dimanche, il parcourait les villages et les bourgs d'alentour, se faisant précéder d'une clochette; il réunissait les enfants, leur enseignait le catéchisme et leur apprenait l'amour de JÉSUS-CHRIST.

L'ivrognerie, les jurements, l'impureté régnaient en maîtres en certaines paroisses : il les détruisit par l'énergie de sa parole et par la pratique des sacrements.

C'est à ce jeune apôtre de vingt-deux ans que l'Église est redevable du premier germe de ces confréries du Saint-Sacrement destinées à faire tant de bien.

Ce premier ministère n'était qu'un essai ; l'obéissance exigea de lui de nouvelles études. Huit ans plus tard il est prêtre, armé pour la lutte; une année de retraite achève sa préparation : désormais il n'a qu'un but, qu'une occupation, sauver des âmes.

Il commence par évangéliser Fontcouverte, sa paroisse natale, où l'ont appelé des affaires de famille : catéchismes, confessions, visite des pauvres; prédications, occupent ses jours; ses œuvres humilient sa famille, on rougit de le voir porter sur son dos une paillasse à un malade; mais les conversions qu'il opère sont sa réponse.

On le voit rester jusqu'au soir au confessionnal sans prendre de nourriture. « Les personnes de qualité, disait-il, ne manqueront pas de confesseur; mon partage, ce sont les brebis abandonnées. » II disait au peuple : « Venez, mes chers enfants ; vous êtes mon trésor et les délices de mon cœur. »

La carrière de Régis fut courte, mais bien remplie ; elle dura dix ans ; mais, en dix ans, que de travaux, que de sueurs, que de privations, que de courses, que de conversions, que de miracles ! Plusieurs fois il s'expose à la mort pour sauver les âmes.

Un jour, il se casse la jambe dans les montagnes; le lendemain, sans remède, elle est guérie. Régis meurt au champ d'honneur pendant la mission de la Louvesc, dans l'exercice de son zèle tout de feu, le 31 décembre 1640, à l'âge de quarante-trois ans.

Pratique. Ayez un cœur de fer pour vous-même, et un cœur tendre pour vos semblables.

INTROIBO : Saint Jean-François Régis, confesseur

HODIEMECUM : Saint Cyr et sainte Julitte, martyrs, patrons du diocèse de Nevers. 304.

MAGNIFICAT : Saint Jean-François Régis, Confesseur

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par le Vénérable François Libermann

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
images/icones/fleche2.gif  ( 598891 )Témoignage d’une calviniste par Vianney (2011-06-16 07:55:44) 
[en réponse à 598882]

Louise de Romezin était une protestante farouche née au Chambon-de-Tence : « J’étais hérétique, raconte-t-elle, et j’avais été élevée depuis mon enfance, comme mes parents, dans la religion de Calvin, où j’étais étrangement obstinée. » Au moment de faire connaissance avec saint Jean-François Régis, elle avait vingt-deux ans et, venant de perdre son mari, elle s’était enfermée avec son jeune fils dans la solitude du domaine familial. Lors de sa déposition faite au procès de 1702, elle se souviendra parfaitement de l’état d’esprit qui était le sien :

Dans ce pays, tout à l’inverse du Chambon, sou bourg natal, les protestants n’étaient que l’exception. Louise surprit de ses gens qui disaient : « Le saint Père fera la mission en tel temps. Le saint Père viendra bientôt dans nos quartiers. »

« Le saint Père... » Outrecuidance de papistes ! pensa-t-elle. Mais comme du missionnaire « nul ne parlait autrement », la curiosité s’en mêla. Ce saint Père, assurait-on, était d’une bonté sans égale, à l’égard de tous, mais « avec plus d’empressement pour les grossiers et les rustiques ». « Jour et nuit il travaillait à leur sanctification. Il les écoutait avec une patience et un zèle héroïques. » Les malades, il les « caressait » plus que tous. Ce qu’on affirmait de sa mortification était plus surprenant encore. Comment concilier ces éloges avec tant de racontars qui lui avaient donné pour les Jésuites une extrême aversion ?
Chez les paysans fermiers de Marcoux, le branle vers Montregard, malgré la distance et le froid, ne tarda pas à s’établir. Parmi ses serviteurs même, Louise de Romezin s’aperçut que certains, sitôt leur travail accompli, s’éclipsaient, toujours pressés, comme s’ils craignaient de manquer une fête de famille.
Un beau jour, Louise n’y tint plus. Cet enthousiasme collectif était anormal. Ne provenait-il pas de l’illusion ? peut-être d’une supercherie ? En tout cas, quelle occasion de contrôler de ses yeux ce qu’on lui avait répété sur les prêtres papistes, le faste orgueilleux de leur vie, la pauvreté de leur enseignement !
Le lendemain, Régis devait prêcher avant lever du soleil. Profitant de l’obscurité, la dame de Marcoux alla l’entendre. L’impression fut profonde. « Quoique les discours du saint homme, déclare-t-elle, fussent très simples, ils avaient une onction divine si forte que tout le monde en était touché. Je le fus moi-même. » Si pénétrant, sans éclat ni invective, et si pacifiant avait été ce premier sermon, qu’elle résolut de n’en perdre aucun.
François ne tarda pas à savoir quelle âme d’élite se trouvait dans son auditoire. Un entretien privé s’ensuivit, qui roula seulement sur les vérités communes à toutes les confessions chrétiennes. Louise en sortit, charmée. Sur son désir, un second colloque lui fut accordé, puis d’autres, où, d’elle-même, pour montrer sa science, elle s’engagea de plus en plus dans la dispute.

« Si vous saviez le don de Dieu ! »

« Je me donnais sottement tous les airs d’une personne savante. » Et cependant, « lorsque je lui opposais à tout propos avec opiniâtreté un tas de textes de la Bible dont nos ministres avaient rempli ma mémoire, en particulier contre la réalité du corps de Jésus-Christ dans l’adorable Eucharistie — j’avais contre ce mystère une opposition d’esprit que je ne saurais exprimer, — jamais ce bon Père ne me dit un seul mot qui pût m’offenser ; il ne me reprocha jamais mon orgueil ni mon ignorance. Mais il me regardait et m’écoutait avec une douceur sans égale, souriant seulement à l’ardeur dont je combattais la vérité »... Sur la manière « apologétique » du saint, ce regard et ce sourire ne sont-ils pas plus instructifs qu’un texte de controverse ?

Quant à l’effet produit par sa réponse, il échappe à l’analyse et manifeste à l’évidence une touche directe de la grâce. « D’un seul mot il effaça toutes les erreurs de Calvin dont on m’avait trompée depuis mon enfance, vainquit mon obstination, me persuada la réalité du corps de Jésus-Christ dans l’adorable Eucharistie et remplit mon esprit de tant de lumière que depuis cet instant je n’ai plus éprouvé le plus léger doute sur ce mystère. »
Sans se déclarer encore catholique, cette âme droite profita au mieux de la mission. A soixante-trois ans de distance, elle se sent toujours pénétrée de ces entretiens et ne sait comment « exprimer ce qu’elle éprouvait et ce que tout le monde éprouvait », simplement « en voyant » le saint. En particulier, elle se rappelle combien « tendre », combien « éminente » était « sa dévotion envers la Mère de Dieu » ; pour l’affermir dans sa conversion, il l’ « exhortait sans cesse à cette dévotion » et dès cette époque il lui « apprit à réciter le saint rosaire ».

Par la suite, Louise rejoindra souvent Régis dans ses autres missions. Elle y verra des gens passer les jours entiers sans prendre aucune nourriture, pour ne manquer aucune de ses instructions ».


Source : R.P. Georges Guitton, Saint Jean-François Régis, Spes, 1941, p. 216-218.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 598904 )Méditation avec l'Imitation de Jésus-Christ par ami de la Miséricorde (2011-06-16 10:21:24) 
[en réponse à 598882]

Livre II De la sainte voie de la Croix

13. Plût à Dieu que vous fussiez digne de souffrir quelque chose pour le nom de Jésus ! Quelle gloire vous serait réservée ! Quelle joie parmi tous les saints ! Quelle édification pour le prochain ! Car tous recommandent la patience, quoique peu cependant veuillent souffrir. Avec quelle joie vous devriez souffrir quelque chose pour Jésus, lorsque tant d'autres souffrent beaucoup plus pour le monde !

Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/fleche2.gif  ( 598906 )Saint Jean-François Régis par Jean Ferrand (2011-06-16 10:38:43) 
[en réponse à 598882]

Saint Jean-François Régis, apôtre du Velay, priez pour nous.

Je suis vellave : du Puy-en-Velay, et dans mon enfance j'ai souvent entendu, ou réciter cette prière.