-+IHS+-c'est un voisin du nôtre, d'évêque...
-+IHS+-Notre Seigneur a offert Le Seul L'Unique Sacrifice par lequel nous sommes tous rachetés si et seulement si nous voulons bien l'admettre.
Le sacrement qui concerne le culte divin dans l’action sacramentelle elle-même, c’est l’Eucharistie en quoi consiste comme en son principe le culte divin, en tant qu’elle est le sacrifice de l’Église
IIIa, qu. 63, a. 657. La concélébration
§ 1. La concélébration, qui manifeste heureusement l’unité du sacerdoce, est restée en usage jusqu’à maintenant dans l’Église, en Occident comme en Orient. Aussi le Concile a-t-il décidé d’étendre la faculté de concélébrer aux cas suivants :
1. a) le Jeudi saint, tant à la messe chrismale qu’à la messe du soir ;
b) aux messes célébrées dans les conciles, les assemblées épiscopales et les synodes ;
c) à la messe de la bénédiction d’un abbé.
2. En outre, avec la permission de l’Ordinaire, à qui il appartient d’apprécier l’opportunité de la concélébration :
a) à la messe conventuelle et à la messe principale dans les églises, lorsque le bien spirituel des fidèles ne requiert pas que tous les prêtres présents célèbrent individuellement ;
b) aux messes des assemblées de prêtres de tout genre, aussi bien séculiers que religieux.
§2. 1. Il appartient à l’évêque de diriger et de régler la concélébration dans son diocèse.
2. Cependant, on réservera toujours à chaque prêtre la liberté de célébrer la messe individuellement, mais non pas au même moment dans la même église, ni le Jeudi saint.
Le sacrifice de la Croix est certes unique, en ce sens que par lui Notre-Seigneur a acquis tous les mérites nécessaires pour nous sauver.
Mais le sacrifice de la Messe est réellement un sacrifice : c’est à chaque fois Jésus-Christ qui s’offre par les mains des prêtres, quoique sans effusion de sang, en nous appliquant les fruits de sa Passion et de sa Mort. Ceux qui participent aux fruits de la sainte Messe sont non seulement le prêtre et les assistants, mais tous ceux, vivants ou morts, pour qui la Messe est célébrée.
V.
-+IHS+-vous au moins, Vianney, vous n'oubliez personne.
... a droit actuellement aux honneurs d'une belle réédition en intégrale (c'est la mode/crise), plus un beau livre qui offre le prétexte à une exposition à la Maison de la BD.
Ath
... on pouvait éditer nos posts, comme ailleurs...
At
Quant à l'offrande du sacrifice eucharistique, il y a autant d'actions du Christ Souverain Prêtre qu'il y a de prêtres à célébrer, et non à écouter pieusement la messe de l'évêque ou du prêtre qui célèbre ; ceux-ci en effet, lorsqu'ils assistent à la messe, ne représentent nullement le Christ dans l'acte du sacrifice, mais ils sont à comparer aux laïcs qui assistent à la messe.
La liturgie de la Messe a comme but d'exprimer sensiblement la grandeur du mystère qui s'y accomplit, et les efforts actuels tendent à y faire participer les fidèles d'une manière aussi active et intelligente que possible. Bien que cet objectif soit justifié, on risque de provoquer une baisse du respect, si l'on détourne l'attention de l'action principale, pour la diriger vers l'éclat d'autres cérémonies.
Quelle est cette action principale du sacrifice eucharistique ? Nous en avons parlé explicitement dans l'Allocution du 2 novembre 1954 (Acta Ap. Sedis, a. 46, 1954, p. 668-670). Nous y citions d'abord l'enseignement du Concile de Trente : In divino hoc sacrificio, quod in Missa peragitur, idem ille Christus continetur et incruente immolatur, qui in ara crucis semel se ipsum cruente obtulit... Una enim eademque est hostia, idem nunc offerens sacerdotum ministerio, qui se ipsum tunc in cruce obtulit, sola offerendi ratione diversa [7] (Conc. Trid., Sess. XXII, cap. 2). Et Nous poursuivions en ces termes : Itaque sacerdos celebrans, personam Christi gerens, sacrificat, isque solus, non populus, non clerici, ne sacerdotes quidem, pie religioseque qui sacris operanti inserviunt ; quamvis hi omnes in sacrificio activas quasdam partes habere possint et habeant [8] (Acta Ap. Sedis, l.c., p. 668). Nous soulignions ensuite que, faute de distinguer entre la question de la participation du célébrant aux fruits du sacrifice de la Messe et celle de la nature de l'action qu'il pose, on était arrivé à la conclusion : Idem esse unius Missae celebrationem, cui centum sacerdotes religioso cum obsequio adstent atque centum Missas a centum sacerdotibus celebratas [9]. De cette affirmation, Nous disions : Tamquam opinionis error reici debet [10]. Et Nous ajoutions en guise d'explication : Quoad sacrificii Eucharistici oblationem, tot sunt actiones Christi Summi Sacerdotis, quot sunt sacerdotes celebrantes, minime vero quot sunt sacerdotes Missam episcopi aut sacri presbyteri celebrantis pie audientes ; hi enim, cum sacro intersunt, nequaquam Christi sacrificantis personam sustinent et agunt, sed comparandi sunt christifidelibus laicis, qui sacrificio adsunt [11] (Acta Ap. Sedis, l.c., p. 669). Au sujet des congrès liturgiques, Nous avons dit en cette même occasion : Hi coetus interdum propriam sequuntur regulam, ita scilicet, ut unus tantum sacrum peragat, alii vero (sive omnes sive plurimi) huic uni sacro intersint in eoque sacram synaxim e manu celebrantis sumant. Quod si hoc ex iusta et rationabili causa fiat, ...obnitendum non est, dummodo huic modo agendi ne subsit error iam supra a Nobis memoratus [12] ; c'est-à-dire l'erreur sur l'équivalence entre la célébration de cent Messes par cent prêtres et celle d'une Messe à laquelle cent prêtres assistent pieusement.
[7] Dans le sacrifice divin qui s'accomplit à la messe est contenu et immolé de façon non sanglante le même Christ qui sur l'autel de la croix s'offrit une fois pour toutes de manière sanglante... C'est en effet une seule et même hostie, c'est la même personne qui s'offre actuellement par le ministère des prêtres et qui s'offrit alors sur la croix. Seule la manière de s'offrir est différente.
[8] Aussi le prêtre célébrant, représentant le Christ, sacrifie-t-il, et lui seul; ce n'est pas le peuple, ce ne sont pas les clercs, ce ne sont pas même les prêtres qui assistent pieusement le célébrant, bien que tous ceux-ci puissent et doivent avoir une part active au sacrifice.
[9] La célébration d'une seule messe à laquelle assistent religieusement cent prêtres équivaut à cent messes célébrées par cent prêtres.
[10] Elle doit être rejetée comme une opinion erronée.
[11] Quant à l'offrande du sacrifice eucharistique, il y a autant d'actions du Christ Souverain Prêtre qu'il y a de prêtres à célébrer, et non à écouter pieusement la messe de l'évêque ou du prêtre qui célèbre ; ceux-ci en effet, lorsqu'ils assistent à la messe, ne représentent nullement le Christ dans l'acte du sacrifice, mais ils sont à comparer aux laïcs qui assistent à la messe.
[12] Ces réunions suivent parfois un règlement spécial, si bien qu'un seul prêtre célèbre la messe et que les autres (ou en totalité ou en très grand nombre) assistent à cette messe unique et y communient de la main du célébrant. Si cela se fait pour une cause juste et raisonnable... il n'y a pas à s'y opposer, pourvu que l'erreur rappelée par Nous plus haut ne soit pas à l'origine de cette manière de faire.
D'après ceci l'élément central du sacrifice eucharistique est celui où le Christ intervient comme se ipsum offerens, pour reprendre les termes mêmes du Concile de Trente (Sess. XXII, cap. 2). Cela se passe à la consécration où, dans le même acte de la transsubstantiation opérée par le Seigneur (cf. Conc. Trid. Sessio XIII, cap. 4 et 3), le prêtre célébrant est personam Christi gerens. Même si la consécration se déroule sans faste et dans la simplicité, elle est le point central de toute la liturgie du sacrifice, le point central de l'actio Christi cuius personam gerit sacerdos celebrans [13], ou les sacerdotes concelebrantes en cas de véritable concélébration.
[13] L'action du Christ représenté par le prêtre célébrant.
Nam in hac ratione Missam celebrandi plures sacerdotes, in virtute eiusdem Sacerdotii et in persona Summi Sacerdotis simul una voluntate et una voce agunt, atque unicum Sacrificium unico actu sacramentali simul conficiant et offerunt.
Juste une petite remarque, que dans ce qui est cité de Pie XII, il y a 2 fois le mot concélébration et 2 fois concélébrants entre guillemets...
c'est-à-dire l'erreur sur l'équivalence entre la célébration de cent Messes par cent prêtres et celle d'une Messe à laquelle cent prêtres assistent pieusement
et non pas "la concélébration d'une Messe par cent prêtres".QUANT A L'OFFRANDE DU SACRIFICE EUCHARISTIQUE, IL Y A AUTANT D'ACTIONS DU CHRIST SOUVERAIN PRÊTRE QU'IL Y A DE PRÊTRES A CELEBRER
Nam in hac ratione Missam celebrandi plures sacerdotes, in virtute eiusdem Sacerdotii et in persona Summi Sacerdotis simul una voluntate et una voce agunt, atque unicum Sacrificium unico actu sacramentali simul conficiant et offerunt
(s'il n'y a qu'un seul "acte sacramentel", il n'y a qu'une seule offrande du sacrifice par le Souverain Prêtre, dont le rôle est tenu par les prêtres concélébrants), et le fait que la majorité des théologiens partageaint l'avis contraire à celui que vous tirez de Pie XII.Le prêtre en tant que ministre du Christ. - Dès son Allocution du 2 novembre 1954, Acta Apost. Sedis, 1954, pp. 668-670, Pie XII précisait que seul le prêtre qui célèbre et tient le rôle du Christ, sacrifie ; non le peuple ou les clercs, même prêtres, qui, entourant l’autel, prennent cependant une part active au sacrifice. Ce serait donc une erreur de penser qu'une seule Messe à laquelle assisteraient dévotement cent prêtres, puisse équivaloir à cent Messes. « Est-il question d’offrir le sacrifice eucharistique, il y a autant d’actions du Christ souverain prêtre [532] , qu'il y a de prêtres qui célèbrent, mais non pas de prêtres qui assistent au sacrifice. »
« D’après ceci, est-il dit dans la présente Allocution, l’élément central du sacrifice eucharistique est celui où le Christ intervient comme s'offrant lui-même, seipsum offerens, pour reprendre les termes mêmes du concile de Trente. Cela se passe à la consécration où, dans l’acte même de la transsubstantiation opérée par le Seigneur, le prêtre célébrant tient le rôle du Christ, est personam Christi gerens. Même si la consécration se déroule sans faste et dans la simplicité, elle est le point central de toute la liturgie du sacrifice, le point central de l’action du Christ, dont le rôle est tenu par le prêtre célébrant, ou, en cas de véritable concélébration, par les prêtres célébrants. »
3. La question de la concélébration [533] . - Cela conduit le Souverain Pontife à distinguer deux sortes de concélébrations -. l’une propre, qui aboutit à consacrer le pain et le vin ; l’autre, impropre, qui aboutit, selon l’expression de l’encyclique Mediator Dei, à « offrir l’hostie posée sur l’autel ».
« Dans le cas d’une concélébration au sens propre du mot, le Christ, au lieu d’agir par un seul ministre, agit par plusieurs. Par contre, dans la concélébration de pure cérémonie, qui pourrait être le fait d’un laïque, il n'y a point de consécration simultanée. »
Autant il y a d’actions transsubstantiatrices opérées par le Christ, autant il y a de sacrifices non sanglants et, dirons-nous, autant de présences de l’unique sacrifice sanglant.
Un mot de la concélébration. Imaginons plusieurs personnes s'unissant pour baptiser simultanément un petit enfant. Il y aurait plusieurs baptisants mais une seule action baptismale, plures baptizantes, una baptizatio. En concélébration, on aura pareillement plusieurs consacrants, plures ex aequo consecrantes, mais une seule action consécratoire, una consecratio : c'est-à-dire un seul rite non sanglant, une seule offrande-enveloppante non sanglante, et bien sûr une seul présence du sacrifice sanglant de la Croix, une seule offrande-enveloppée, dont la valeur est infinie et ce fait inépuisable, et où chaque célébrant puise selon son amour.
Journet, qui donc, on vient de le voir, a bien lu l'allocution de Pie XII et s'appuie même dessus, est encore plus clair dans Le mystère de l'Eucharistie, ed. Pierre Téqui, 1981 :
Un mot de la concélébration. Imaginons plusieurs personnes s'unissant pour baptiser simultanément un petit enfant. Il y aurait plusieurs baptisants mais une seule action baptismale, plures baptizantes, una baptizatio. En concélébration, on aura pareillement plusieurs consacrants, plures ex aequo consecrantes, mais une seule action consécratoire, una consecratio : c'est-à-dire un seul rite non sanglant, une seule offrande-enveloppante non sanglante, et bien sûr une seul présence du sacrifice sanglant de la Croix, une seule offrande-enveloppée, dont la valeur est infinie et ce fait inépuisable, et où chaque célébrant puise selon son amour.
... le cardinal Journet prend bien soin d'utiliser le terme "assisteraient". "Ce serait donc une erreur de penser qu'une seule Messe à laquelle assisteraient dévotement cent prêtres, puisse équivaloir à cent Messes".
Il est dès lors logique de penser que si ces cent prêtres concélébraient au lieu d'assister, on aurait bien l'équivalence.
De toute manière, cette façon de vouloir comptabiliser la valeur d'un tel acte est un peu puérile et malheureusement signe de notre esprit trop cartésien.
Mais c'est vous qui citiez cet extrait afin d'appuyer votre position critique vis-à-vis de ... la concélébration ... pour venir nous dire maintenant qu'il n'a rien à voir avec ... la concélabration.