Le Forum Catholique
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( 597004 )
A propos de la théorie du "gender" au programme de SVT par Quiquinette (2011-05-30 21:58:34)
Le gender au programme des lycées
Inscrite officiellement dans les nouveaux programmes de SVT de Première (S, L et ES), la doctrine du gender fera désormais partie de l’enseignement obligatoire des lycées français à partir de la rentrée 2011.
Le gender nie la complémentarité naturelle entre les sexes
S’il fallait désigner un seul nom pour illustrer la doctrine du gender, ce serait assurément celui de la philosophe américaine Judith Butler qui viendrait immédiatement à l’esprit. L’ouvrage qu’elle a publié aux Etats-Unis en 1990 – Gender Trouble : Feminism and the subversion of Identity – demeure le modèle incontournable des programmes universitaires anglo-saxons sur la question . De l’autre côté de l’Atlantique, aucun campus digne de ce nom n’est dépourvu de son département de gender studies. Toutefois, cette théorie n’aurait pu acquérir l’influence qu’elle exerce aujourd’hui sur la scène internationale sans la tenue en 1995 de la Conférence des Nations-Unies de Pékin sur la femme qui en a fait le cadre porteur d’une société nouvelle où les comportements sexuels seraient enfin débarrassés de leurs « archaïsmes moraux et religieux », comprenez chrétiens.
Derrière le concept de gender se cache en effet une idéologie qui nie la différence sexuelle et la complémentarité naturelle entre l’homme et la femme. Le mot sexe qui renvoie trop à une détermination objective et naturelle est remplacé par celui de genre où féminin et masculin sont des constructions socioculturelles purement arbitraires qu’il est possible de défaire.
Le gender qui fait déjà l’objet d’un enseignement obligatoire à Science-Po sera également au menu des cours de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) dans toutes les classes de première à partir de la prochaine rentrée. Le ministère de l’Education l’a en effet inclus dans le module « Féminin/Masculin » au programme de cette matière et plus particulièrement dans les nouveaux chapitres « Devenir homme ou femme » et « Vivre sa sexualité », qui prendront place après la partie consacrée à la « Maîtrise de la procréation » (Bulletin officiel spécial n. 9 du 30 septembre 2010, Thème 3-A).
Avertie la semaine dernière par le lycée saint Joseph de Draguignan (Dominicaines du Saint-Esprit) qui venait de recevoir les tout nouveaux manuels de SVT des classes de 1ere L et ES issus de cette réforme (Nathan, Bordas et Belin), la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon a pu mesurer la gravité des changements opérés par le ministère de l’Education nationale par rapport aux précédents programmes. De même, la direction diocésaine de l’enseignement catholique a été immédiatement alertée.
Défaire la « matrice hétérosexuelle » de la société
D’une manière générale, les chapitres en question sont une attaque en règle contre la loi morale naturelle, rejetant toute signification anthropologique et éthique à la différence naturelle des sexes. « Dans ce nivelage, la différence corporelle, appelée sexe, est minimisée, tandis que la dimension purement culturelle, appelée genre, est soulignée au maximum et considérée comme primordiale (…) Selon cette perspective anthropologique, la nature humaine n’aurait pas en elle-même des caractéristiques qui s’imposeraient de manière absolue : chaque personne pourrait se déterminer selon son bon vouloir, dès lors qu’elle serait libre de toute prédétermination liée à sa constitution essentielle » .
Pour le gender en effet, l’homme et la femme n’ont pas de dynamisme naturel qui les pousserait l’un vers l’autre, seuls les conditionnements sociaux rendraient compte de cette soi-disant inclination. A l’appui de cette thèse, Nathan cite ce texte hautement contestable : « Les sociétés forgent des modèles et des normes associés au féminin et au masculin. Dès le plus jeune âge, chacun va inconsciemment être imprégné par un schéma identitaire auquel il doit se conformer pour être accepté et reconnu par le groupe social. Ces attitudes sont tellement intériorisées que nous reproduisons les stéréotypes sans nous en rendre compte » (p.190). Le gender promeut une anthropologie alternative refusant que la différence sexuelle inscrite dans le corps possède naturellement un caractère identifiant pour la personne.
Bordas fait lui aussi découler la prédominance de l’hétérosexualité du contexte culturel et social dans lequel nous baignons : « « Si dans un groupe social il existe une très forte valorisation du couple hétérosexuel et une forte homophobie, la probabilité est grande que la majorité des jeunes apprennent des scénarios hétérosexuels » (p. 182).
Pour illustrer leur démonstration, les manuels citent l’existence dans d’autres espaces culturels de « troisièmes genres », « ni homme ni femme », comme les Hijras en Inde (Belin, p. 145) ou les Mahu en Polynésie (Bordas, p. 176).
Une fois inculqué aux élèves que la différence des rôles assignés à l’homme et à la femme dans une société donnée est produite par la culture, il est loisible de s’affranchir du modèle hétérosexuel et de relativiser l’inclination naturelle vers l’autre sexe. Ne s’agit-il pas de dissocier la société de sa matrice hétérosexuelle comme le préconise Judith Butler ?
Le gender dissocie identité sexuelle et orientation sexuelle
Conséquence logique du raisonnement, l’orientation sexuelle est clairement déconnectée de l’identité sexuelle, l’homosexualité ou la transsexualité relevant de la liberté souveraine des individus. L’hétérosexualité n’a en aucun cas le privilège de l’universalité : « Je peux être un homme et être attiré par les femmes. Mais je peux aussi me sentir 100% homme viril et être attiré par les hommes. Et je peux être une femme attirée par les hommes ou une femme attirée par les femmes » (Belin, p. 133).
Bordas fait état d’« une étude récente qui montre bien l’influence du contexte culturel et social : à Hambourg en 1970, dans les années de la révolution sexuelle, 18% des adolescents avaient des activités homosexuelles alors qu’en 1990, avec le SIDA et les changements culturels, ils n’étaient plus que 2% » (p. 182). L’homosexualité serait donc élue d’autant plus facilement que la société l’accueillera « sans discrimination » (Nathan, p. 181).
Les bases biologiques du plaisir sexuel
D’une manière générale, c’est la sexualité humaine qui est totalement « désacralisée » au fil des pages. La masturbation, martèle Belin, jadis encouragée dans l’Antiquité, n’est devenue un « péché » qu’avec « l’avènement du monothéisme en Occident ». Heureusement, depuis les années 70 elle est à nouveau considérée « comme une activité sexuelle normale » (p. 139). Le même éditeur fait d’ailleurs de cette pratique un critère de puberté ou indicateur de maturité sexuelle (p. 132).
Mais surtout, les nouveaux programmes font dépendre l’activité sexuelle de l’activation du « système de récompense » présent dans le cortex cérébral des primates hominoïdes (chimpanzé, bonobo, homme). Contrairement aux autres mammifères (mouton, rat,…) dont le comportement sexuel est contrôlé essentiellement par les hormones, la sexualité humaine est la résultante d’un circuit de récompense commandé par des aires cérébrales selon le schéma suivant : désir – action – satisfaction.
L’évolution chez l’animal a abouti à une diminution de la dépendance hormonale au profit d’un contrôle cérébral devenu prépondérant chez l’homme. Pour Nathan, « le système de récompense fournit la motivation à notre comportement dans l’attente d’une gratification. Le comportement sexuel est ainsi guidé par la recherche du plaisir attendu » (p. 195). Son collègue Belin cite les propos d’un chercheur en neurosciences et sexologie : « Au cours de l’évolution, l’influence des hormones et des phéromones diminue tandis que l’influence de la cognition et du système de récompense cérébral augmente. Libérées des contraintes hormonales, les activités sexuelles peuvent exister dans de nombreuses situations qui n’ont plus aucun rapport avec la reproduction. Les récompenses cérébrales, perçues comme sensations érotiques intenses, deviendraient le principal facteur à l’origine des activités sexuelles » (p. 137). Pour ce chercheur, le système de récompense présent dans notre cerveau permet un comportement érotique essentiellement fondé sur « la maximalisation du plaisir ».
Dissocier sexualité et procréation
Ce modèle d’explication induit deux conséquences majeures sur le plan anthropologique.
Premièrement, le cortex cérébral étant le support des fonctions cognitives de l’être humain (Nathan, p. 197), elles-mêmes modelées par le contexte culturel et éducatif de la société, l’idéologie du gender est « validée » sur le plan scientifique dans un raccourci saisissant. Nous adoptons certains comportements stéréotypés parce que notre cerveau a été stimulé depuis la plus petite enfance par des messages véhiculés par la société. Scientifiquement, l’hétérosexualité n’est pas une réalité fondatrice des relations humaines mais la conséquence de l’imprégnation du milieu social sur la composante cognitive de notre cortex.
Les primates hominoïdes et singulièrement l’homme ayant dissocié leur comportement sexuel de la fonction de reproduction, la « maitrise technique de la procréation » est en quelque sorte un « produit culturel » qui s’inscrit nécessairement dans le cadre explicatif de la théorie de l’évolution. La procréation doit être radicalement désolidarisée de la sexualité. Les droits à la contraception, à l’avortement et à la procréation artificielle sont bien les nouveaux impératifs catégoriques de la (r)évolution culturelle en cours, ceux qui permettront aux individus d’exercer un pouvoir effectif sur leurs corps sans lequel il n’y a pas de remise en cause possible des « valeurs traditionnelles ». N’est-ce pas les « féministes du gender » qui ont forgé dans les années 90 le concept de « santé reproductive » ? Aussi les trois manuels que nous avons pu étudier insistent-ils tous sur l’IVG médicamenteuse et la contraception d’urgence – dont la nouvelle pilule du lendemain EllaOne occupe déjà une place de choix –, qui sont autant de moyens de contrôler chimiquement la fonction de reproduction (cf. Nathan, p. 178).
On l’a compris, le gender est particulièrement difficile à contrer intellectuellement. Vous aurez beau accumuler des arguments fondés sur la nature et la raison, vos adversaires vous rétorqueront qu’ils ne sont que la résultante de facteurs culturels, et qu’ils vous semblent d’autant plus évidents qu’ils ont une position hégémonique dans la société.
Le langage de l’amour vrai
Experte en humanité, l’Eglise a pris la mesure depuis la Conférence de Pékin de la désintégration de l’ordre éthique et politique véhiculé par cette doctrine. Dans un document remarquable signé par celui qui n’était encore que le cardinal Ratzinger, elle nous rappelle que « le masculin et le féminin se révèlent comme faisant ontologiquement partie de la création », qu’il existe des « valeurs masculines » et un « génie féminin » sur lesquels s’appuyer pour bâtir la civilisation de l’amour.
Au cours de magnifique allocution du 13 mai devant les membres de l’Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, Benoît XVI a proposé de « conjuguer la théologie du corps avec celle de l’amour » pour redécouvrir la beauté, la bonté et la vérité de la sexualité conjugale. Le Pape a en effet rappelé qu’il y a dans le corps de l’homme et de la femme « un langage qu'ils n'ont pas créé, un eros enraciné dans leur nature, qui les invite à se recevoir mutuellement par le Créateur, pour pouvoir ainsi se donner. (…).La véritable fascination de la sexualité naît de la grandeur de cet horizon qui s'ouvre : la beauté intégrale, l'univers de l'autre personne et du « nous » qui naît dans l'union, la promesse de communion qui se cache, la fécondité nouvelle, le chemin que l'amour ouvre vers Dieu, source de l'amour. L'union en une seule chair se fait alors union de toute la vie, jusqu’à ce que l'homme et la femme deviennent également un seul esprit (…). Dans cette lumière, la vertu de la chasteté reçoit un nouveau sens. Ce n'est pas un « non » aux plaisirs et à la joie de la vie, mais le grand « oui » à l'amour comme communication profonde entre les personnes, qui exige temps et respect, comme chemin parcouru ensemble vers la plénitude et comme amour qui devient capable d'engendrer la vie et d'accueillir généreusement la vie nouvelle naissante ». Un discours à dix mille lieues de l’idéologie du gender, mais surtout capable de reproposer de manière convaincante aux jeunes qui nous sont confiés le dessein originel de Dieu et la vocation à laquelle ils sont appelés à répondre pour réaliser leur vraie nature d’homme ou de femme.
Vers une objection de conscience ?
Les promoteurs du gender n’ont jamais caché vouloir faire de la subversion de l’éducation un axe essentiel de leur combat. Rien de tel pour formater les consciences des jeunes de tout un pays que de contrôler les programmes et les manuels scolaires. L’importance des changements opérés dans les classes de 1ère est telle qu’on peut parler sans exagérer d’une « zapatérisation » des programmes de l’Education nationale. Or, si l’on regarde de l’autre côté des Pyrénées, on s’aperçoit que des dizaines de milliers de familles catholiques avec le soutien appuyé de la Conférence épiscopale espagnole et le concours de juristes compétents se sont d’ores et déjà organisées pour contester les cours obligatoires sur le gender du gouvernement Zapatero, voire retirer leurs enfants en posant un acte d’objection de conscience. Allons-nous devoir en arriver là en France ?

( 597005 )
Intéressante analyse par Sic transit (2011-05-30 22:15:07)
[en réponse à 597004]
Merci pour ce texte.
C'est là que nous allons avoir besoin d'évêques qui ne soient pas frileux...
L'idée d'objection de conscience me plait bien!

( 597010 )
Bonne analyse, d'autant que le gender est toujours à sens unique : par Armavir (2011-05-30 23:10:27)
[en réponse à 597004]
effectivement, s'il est relativement facile pour un homme de retrancher certaines parties de son anatomie et d'avaler des hormones pour limiter son système pileux, allez donc essayer d'ajouter ce qui manque à une femme pour en faire un homme (excusez moi d'être un peu crue, mais la nature est ce qu'elle est, je n'y peux rien !)
Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles !
Après s'en être pris à la religion de Jésus-Christ en démolissant la civilisation chrétienne, ils se sont attaqués aux commandements de Dieu.
Ces commandements sont une obligation pour l'humanité tout entière, croyant ou païen, agnostique ou adorateur de l'oignon.
C'est une révolte totale contre Dieu, l'homme, la création, une haine viscérale contre tout ce qu'a fait Dieu depuis la création du monde.

( 597014 )
comment benoît XVI décrit la "théorie du genre" par jejomau (2011-05-31 00:11:56)
[en réponse à 597010]
"Etant donné que la foi dans le Créateur est une partie essentielle du Credo chrétien, l'Eglise ne peut pas et ne doit pas se limiter à transmettre à ses fidèles uniquement le message du salut. Celle-ci a une responsabilité à l'égard de la création et doit faire valoir cette responsabilité également en public. Et en le faisant, elle ne doit pas seulement défendre la terre, l'eau et l'air comme des dons de la création appartenant à tous.
Elle doit également protéger l'homme contre la destruction de lui-même. Il est nécessaire qu'il existe quelque chose comme une écologie de l'homme, entendue d'une juste manière. Il ne s'agit pas d'une métaphysique dépassée, si l'Eglise parle de la nature de l'être humain comme homme et femme et demande que cet ordre de la création soit respecté. Ici, il s'agit de fait de la foi dans le Créateur et de l'écoute du langage de la création, dont
le mépris serait une autodestruction de l'homme et donc une destruction de l'œuvre de Dieu lui-même. Ce qui est souvent exprimé et entendu par le terme "
gender", se résout en définitive dans l'auto-émancipation de l'homme par rapport à la création et au Créateur.
L'homme veut se construire tout seul et décider toujours et exclusivement tout seul de ce qui le concerne. Mais de cette manière, il vit contre la vérité, il vit contre l'Esprit créateur. Les forêts tropicales méritent, en effet, notre protection, mais l'homme ne la mérite pas moins en tant que créature, dans laquelle est inscrit un message qui ne signifie pas la contradiction de notre liberté, mais sa condition. De grands théologiens de la Scolastique ont qualifié le mariage, c'est-à-dire le lien pour toute la vie entre un homme et une femme, de sacrement de la création, que le Créateur lui-même a institué et que le Christ - sans modifier le message de la création - a ensuite accueilli dans l'histoire du salut comme sacrement de la nouvelle alliance. Le témoignage en faveur de l'Esprit créateur présent dans la nature dans son ensemble et de manière particulière dans la nature de l'homme, créé à l'image de Dieu, fait partie de l'annonce que l'Eglise doit apporter. Il faudrait relire l'Encyclique
Humanae Vitae à partir de cette perspective: l'intention du Pape Paul VI était de défendre l'amour contre la sexualité en tant que consommation, l'avenir contre la prétention exclusive du présent et la nature de l'homme contre sa manipulation."
Benoît XVI

( 597017 )
Ouf, merci! par Leopardi (2011-05-31 00:22:49)
[en réponse à 597014]
J'ai crû que pas un intervenant n'écrirait "genre" comme il se doit. Ce mimétisme anglicisant même dans nos milieux est désespérant.

( 597024 )
Ouai ... ben franchement... par Antoine (2011-05-31 08:59:27)
[en réponse à 597017]
Je préfère laisser le terme anglosaxon derrière cette théorie...
Au contraire, utiliser un terme bien français et aussi usiel que "genre" permettrait à nos adversaires de nous familiariser avec ces théories écoeurantes...
Au moins, quand on parle de "gender", le seul fait de prononcer ce mot, on prend conscience qu'il s'agit d'un système de pensé qui nous est imposé...
Donc oui au "gender" et non au genre...
Laissons aux anglosaxon la responsabilité de leurs débilités...

( 597027 )
Mais oui, en effet par Maïe (2011-05-31 09:08:28)
[en réponse à 597024]
-+IHS+-
gender, je ne dirais plus autrement et avec ce qui me sert d'accent anglais, en plus.
Et puis c'est tellement
gay,le
gender.

( 597037 )
gender? par blamont (2011-05-31 11:34:30)
[en réponse à 597027]
prononcé à la française =jeandé, cela devient ridicule, tout comme chaque terme anglo-saxon ainsi traité.
francisé, cela donne "le genre" et comme chacun sait, dire de quelqu'un qu'il a mauvais genre signifie avoir affaire à un malotru, un plouc ou un moins-que-rien.
Si l'on suit la logique de ces bobos acéphales, le genre ne peut être que bon, chose réservée à peu, toujours selon l'adage du savoir vivre.
un malotru, nourri à défaut d'être éduqué, de moeurs invertis sera donc d'un genre ni bon ni mauvais.
Et encore!
être "du genre" est-ce de l'acquis ou de l'Inné?
Avoir un genre,se rattache à l'acquis, accessoire de la civilisation.

( 597019 )
Adorateurs de l'oignon ! Comme vous y allez... par Maïe (2011-05-31 00:40:29)
[en réponse à 597010]
-+IHS+-
En fait, c'est pire. Ces gens proposent comme idéal, non pas seulement de vie sexuelle mais d'organisation sociale, la vie des bonobo. Une sorte de chimpanzé dont tous les conflits (personnels ou sociaux) se règlent par l'acte sexuel. C'est tellement reposant, vous ne trouvez pas ?
Donc, en effet, vous avez raison :
C'est une révolte totale contre Dieu, l'homme, la création, une haine viscérale contre tout ce qu'a fait Dieu depuis la création du monde.
Aujourd’hui ils arrivent à l'école avec leurs petites histoires genre paradis terrestre sans Dieu ni maitre. Et le diable a l'air bien innocent, avec son déguisement approprié. En serpent!
Mais voilà des années qu'ils préparent le terrain à la télévision. Vous croyez être tranquille en laissant les petits regarder les documentaires animaliers. Quelle erreur ! On vous parle de Tania, la mère de famille (lionne !) qui est inquiète pour Mina (lionçonne) qui "fait ses dents". D'Albert, le chef incontesté qui en... tout le monde (Bonobo) et qui ainsi fait régner l'ordre et la paix dans la plus grande douceur... mais si : ils s'aiment tant. D'ailleurs, regardez si vous ne le croyez pas sur parole. Etc.
Et nos chères têtes blondes ainsi catéchisées n'auront aucun mal à "intégrer" la théorie du genre...
Nous sommes loin de ce qu'écrit Benoît XVI dans le texte cité par Jejomeau
L'Esprit Saint est l'Esprit du Corps du Christ. Dans l'ensemble de ce corps nous trouvons notre devoir, nous vivons les uns pour les autres et les uns dépendant des autres, en vivant dans la profondeur de Celui qui a vécu et souffert pour nous tous et qui, au moyen de son Esprit, nous attire à lui dans l'unité de tous les fils de Dieu: "Veux-tu toi aussi vivre dans l'Esprit du Christ? Alors, sois dans le Corps du Christ", dit Augustin à ce propos (Tr. in Jo. 26, 13).
Dans le corps du Christ : non, nous ne sommes pas des bonobos, le paradis terrestre a fermé ses portes voilà bien longtemps. Et nous sommes sauvés !
A condition de le vouloir.

( 597022 )
théorie du genre : les parents doivent réagir par jejomau (2011-05-31 07:04:45)
[en réponse à 597019]
Gérard Leclerc sur
France Catholique nous interpelle sur l'éviction des parents dans leur rôle éducatif. C'est l'Etat (via le Ministère de l'Education Nationale)qui, outrepassant ses droits, et agissant comme les nazis (ou les soviétiques) embrigadant la Jeunesse en son temps qui va s'occupper de pervertir nos enfants .
"
La nouvelle est tombée ces jours derniers, sans avoir été reprise encore par les grands moyens d’information. Pourtant son importance morale la situe au niveau des enjeux supérieurs de civilisation dont parlait le cardinal André Vingt-Trois à propos de la révision de la législation sur la bioéthique. Que la théorie du gender soit inscrite dans les programmes officiels de SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) en classe de Première constitue une agression caractérisée de nos consciences de pères et mères de familles, d’éducateurs et, tout simplement, d’êtres humains. Il s’agit, en effet d’imposer une idéologie fabriquée aux États-Unis et dont le caractère philosophique, militant, voire intrusif, est patent. L’Éducation nationale veut faire avaliser, sous le biais de la science, un échafaudage intellectuel qui s’oppose aux grandes traditions de l’humanité, à l’aune d’un constructivisme généralisé qui fait de l’arbitraire la clé de notre humanité.
Il s’agit d’abord d’une arme à déconstruire l’identité sexuelle. Nous ne sommes plus définis comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels. Les libéraux-libertaires ont fait une propagande effrénée dans le monde entier pour banaliser cette conception et délégitimer les représentations communément admises jusque-là. Ce qu’on ne sait pas encore en France, c’est que la "théorie des genders" se trouve actuellement en crise et provoque des remises en cause de la part de ses concepteurs, comme Judith Butler. En effet, on finit par s’apercevoir que c’est la structure morale fondatrice de notre humanité qui se trouve finalement détruite par l’arbitraire. Le refus des interdits les plus structurants débouche sur un nihilisme absolu qui permet toutes les transgressions, notamment celles qui se sont produites sous la férule totalitaire au XXe siècle.
La décision du ministre de l’Éducation nationale d’imposer cette idéologie irrationnelle et inhumaine à des adolescents est un scandale considérable. Seule la mobilisation des consciences fera reculer ce qu’il faut dénoncer sans relâche comme un crime contre l’Esprit, d’autant plus odieux qu’on prend la jeunesse en otage"
Gérard Leclerc soulève quelques points importants.
Le rôle que l'Etat veut s'arroger en faisant passer une Loi en douce, sans rien dire à personne (et surtout pas aux parents) montre ses limites :
l'Etat, en effet, a besoin de de l'accord implicite des parents.
En clair : si vous ne dites rien, c'est que vous serez d'accord et que vous êtes partants pour que votre enfant soit initié à la pédérastie ou à la homosexualité ou à tout autre gnre de pratiques perverses !
En revanche, si les parents montrent une claire détermination en portant l'affaire en Justice ou en s'opposant de quelque autre manière.. Celà montrera aussi que désormais les aprents n'entendent plus sans laisser compter dans un systême éducatif à la dérive et qui a pratiquement sombré en France.

( 597034 )
Dissocier sexualité et procréation par blamont (2011-05-31 11:22:32)
[en réponse à 597004]
comme de boire sans avoir soif:
il s'agit des deux prérogatives de l'Homme sur l'animal et le végétal, hormis la spiritualité, celle-ci expliquant cela.
prendre comme référence universelle pour les descendants des bâtisseurs de cathédrales et des lanceurs de fusées, les mœurs archaïques de peuplades perdues dans leurs contrées, quelle avancée de la part de ces bobos dégénérescents.

( 597045 )
C'est même pas ça par castelrey (2011-05-31 13:25:24)
[en réponse à 597034]
C'est que ces gens qui jurent par le primitif et l'instinctif (curieusement teinté de raffinement intellectuel), jouissent moins dans "l'acte" que les gens spirituels.(et il n'y a de spirituel que de chrétien). Que pensez -vous de cette réflexion? (je peux développer)

( 597048 )
castelrey, tel que vous partez, par blamont (2011-05-31 13:36:03)
[en réponse à 597045]
vous avez liberté de développer ou de vous étendre sur le sujet pour en traiter l'objet.
Attention, à vous croire, tout est spirituel du pied à la tête, il n'y a pas de milieu.
c'est drôle ces processus primitifs que l'on calque sur des idées pré-conçues.
Ainsi on parle de "prendre à la hussarde" pour désigner une charge des moins référentes alors que le cuirassier conviendrait mieux dans l'image ou le dragon s'il s'agit d'une Hugenote.

( 597058 )
Non mais alors par castelrey (2011-05-31 14:19:12)
[en réponse à 597048]
je ne dénie pas vôtre esprit de répartie, des naturalistes (prétentieux) ont ergoté sur l'équilibre du diplodocus vu son anatomie (équilibre de la queue par rapport à la tête)....
.(pour parler du milieu cher au Zen et autre orientaux)

( 597038 )
C'est l'hypocrisie maximum! par castelrey (2011-05-31 11:35:17)
[en réponse à 597004]
D'abord on nous chante que l'homme est un animal avant toute chose et que donc il est sensible sexuellement à des stimuli, autrement dit "le pauvre il a des pulsions il n'est pas responsable, ou du moins c'est normal". Une sorte de bonobo amélioré quoi.....Ca c'est pour justifier les agressions sexuelles par exemple.
Et maintenant on nous chante qu'il est cérébral qu'il a des fantasme évolués, et gnagnagna.
Là c'est pour justifier les (vraies) déviances, celles qui naissent dans le coeur de gens qui se comportent en homosexuels non pas à cause d'une pathologie (homosexualité véritable) mais par une réelle perversion, et un goût réel pour le crado et la ragougniasse. (version perverse du gloubiboulga).
Je peux témoigné de cela : j'ai fait comme tout homme jeune et animé de désirs, dans ce domaine, seulement, (par ce que je ne tiens pas compte de ces discours faux culs), j'ai regretté mes actes. Et ce qu'ils veulent c'est que les gens ne regrettent pas en argumentant de la manière suivante : si vous regrettez c'est que vous n'assumez pas et que vous êtes malade càd frustré (encore des relents freudiens).