Le Forum Catholique

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images/icones/fleur.gif  ( 596457 )24 Mai - Le Saint du Jour et sa Pratique par Castille (2011-05-24 09:53:56) 



Au temps de la persécution de Dioclétien, il y avait à Nantes un jeune homme nommé Donatien, d'une haute naissance, mais recommandable surtout par ses vertus.

Plus heureux que son frère Rogatien, il avait embrassé la foi chrétienne et travaillait à faire connaître JÉSUS-CHRIST autour de lui.

Il eut le bonheur d'éclairer son frère et de lui donner le courage de professer une religion dont les disciples étaient voués à la souffrance et à la mort. Le zèle de Donatien l'avait mis en vue : il fut, le premier de tous, conduit devant le gouverneur, qui, le regardant avec un visage irrité, lui dit : « J'apprends, Donatien, que, non content de refuser à Jupiter et Apollon les honneurs qui leur sont dus, vous les déshonorez par vos discours et cherchez à répandre la religion d'un crucifié.

-On ne vous a dit que la vérité, répond Donatien; j'adore Celui qui seul doit être adoré.
-Soyez sage, et cessez de propager cette doctrine; sinon, la mort vous attend.
-La mort, je ne la crains pas pour moi, mais pour vous. »

Pendant que Donatien était livré aux tortures et jeté dans un cachot, Rogatien parut à son tour : « J'ai été informé, lui dit le gouverneur, de votre résolution d'abandonner notre culte pour vous déshonorer en professant la religion des chrétiens. Prenez bien garde d'encourir la colère de l'empereur, et, avant d'avoir reçu le baptême, revenez au culte de vos pères. »

La réponse du jeune homme ne fut pas moins ferme que celle de son frère, et le juge décida que le lendemain les deux prisonniers auraient la tête tranchée, pour avoir outragé les dieux et les empereurs. Une seule chose chagrinait Rogatien : il n'était encore que catéchumène et n'avait pas reçu le baptême ; mais Donatien et lui prièrent ensemble toute la nuit, afin que DIEU voulût bien accepter que l'effusion du sang produisît dans le martyr l'effet du saint Baptême.

Le lendemain, le juge, assis à son tribunal, se fit amener les deux confesseurs de la foi et chercha encore à les épouvanter par la menace des supplices : "Nous sommes prêts, répondirent-ils, à souffrir pour JESUS-CHRIST tout ce que pourra inventer la cruauté des bourreaux ; car donner sa vie pour le DIEU de qui on l'a reçue, ce n'est point mourir, mais vivre à une vie nouvelle et plus heureuse que cette vie passagère. »

Les généreux enfants, à la suite de cette belle réponse, sont placés sur le chevalet et tourmentés cruellement ; mais leur courage surpasse la fureur des bourreaux, et ils soutiennent sans faiblir ce douloureux supplice.

On leur donna ensuite le coup de la mort en leur tranchant la tête. La ville et le diocèse de Nantes ont conservé une dévotion traditionnelle à ces deux illustres martyrs, populaires en ce pays sous le nom immortel des deux Enfants nantais.

Pratique. Soyez toujours pour vos frères et vos sœurs un sujet d'édification; portez-les à la vertu par vos exemples.

2405 sur INTROIBO : 4ème Dimanche après Pâques Saint Vincent de Lérins, abbé

HODIEMECUM : Notre Dame Auxiliatrice

MAGNIFICAT : Notre Dame Auxiliatrice / Saint Donatien et Saint Rogatien, Martyrs

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par Saint Grégoire de Nazianze

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 596472 )Méditation avec l'Imitation de Jésus-Christ par ami de la Miséricorde (2011-05-24 11:34:04) 
[en réponse à 596457]

Livre II De la reconnaissance pour la grâce de Dieu (Réflexion)

L'homme est si pauvre, qu'il n'a pas même une bonne pensée, un bon désir qui ne lui vienne d'en haut. De lui-même il ne peut rien, pas même souhaiter d'être affranchi de sa misère, qu'il ne connaît que par une lumière surnaturelle.

Si la Divine Miséricorde ne le prévenait, il languirait dans une éternelle impuissance de tout bien. Plus la grâce lui est donnée avec abondance, plus il a raison de s'humilier, en voyant ce qu'il serait sans elle, ce qu'il est par son propre fonds.

Créature insensée qui t'enorgueillis des dons de Dieu, qu'as-tu que tu n'aies reçu, et si tu l'as reçu pourquoi te glorifier, comme si tu ne l'avais pas reçu ?

Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/marie.gif  ( 596480 )Marie Auxiliatrice dans l’histoire de la chrétienté par Vianney (2011-05-24 13:54:06) 
[en réponse à 596457]


Le culte rendu à la Sainte Vierge sous le titre de Marie Auxiliatrice, Maria Auxilium Christianorum, remonte fort loin. Mais ce fut surtout après la bataille de Lépante, en 1571, qu’il reçut, en quelque sorte, sa consécration officielle.
La flotte chrétienne mit en déroute la flotte turque au cri de : Vive Marie, et le Pape Pie V, qui avait connu, par révélation, cette insigne victoire avant l’arrivée d’aucun messager, ordonna que dans la litanie Lorétienne serait désormais inscrite l’invocation : Maria Auxilium Christianorum, ora pro nobis.

Un siècle plus tard, en 1683, deux cent mille Turcs vinrent mettre le siège devant Vienne. Le prince Charles de Lorraine n’avait que trente mille hommes à opposer à cette formidable invasion. Ce fut un Pape, Innocent XI, qui sauva pour ainsi dire la Chrétienté, en ordonnant des prières publiques et en appelant les princes chrétiens au secours de la ville assiégée.
Un seul d’entre eux répondit à l’appel : Jean Sobieski, de glorieuse mémoire. Avec une poignée d’hommes il pénétra dans Vienne, devenue un monceau de ruines. Le 12 septembre, il alla, avec le prince Charles, assister à la sainte Messe, qu’il voulut servir lui-même, les bras en croix ; puis il s’écria : « Avec la protection de la Sainte Vierge, marchons avec confiance à nos ennemis, et nous aurons la victoire. »
En effet, après un court combat, les Turcs se retirèrent en désordre de l’autre côté du Danube, abandonnant un butin immense. Toute la Chrétienté fut unanime à attribuer à la protection de la Sainte Vierge une aussi étonnante victoire, qui délivrait non seulement l’Autriche, mais encore l’Europe, de l’invasion des Turcs ; et, à cette occasion, fut érigée, à Munich en Bavière, la première confrérie en l’honneur de Marie Auxiliatrice.

Pie V avait introduit dans les litanies l’invocation de Maria Auxilium Christianorum ; ce fut Pie VII qui institua sa fête au 24 mai.
Transporté à Fontainebleau par Napoléon Ier, il fit la promesse d’honorer Marie sous le nom d’Aide des chrétiens, dès qu’il lui serait accordé de reprendre possession de sa ville papale.
Sa rentrée triomphale à Rome ayant eu lieu le 24 mai 1814, il fixa au 24 mai la fête de Marie Auxiliatrice.


Le docteur Charles d’Espiney, qui relate ses faits dans sa Vie de Bon Bosco, rappelle aussi quel rôle joua la dévotion à Notre-Dame Auxiliatrice dans l’oeuvre du saint :

Pour étendre cette dévotion à Marie-Auxiliatrice, si populaire à Turin, Don Bosco résolut d’élever, en son honneur, une belle église au Valdocco.
Ce quartier, centre de plus de trente-cinq mille âmes, était alors fort dépourvu d’églises. Les petites chapelles de la Providence, et de l’Oratoire de Saint-François de Sales étaient parfaitement insuffisantes à recevoir les fidèles les jours de fêtes et même les dimanches.
D’ailleurs, s’il avait pu exister un doute sur l'utilité de cette entreprise, il aurait été levé par l’auguste Pie IX qui, à peine instruit de ces desseins, répondit, tout aussitôt, que le titre de Marie Auxiliatrice attirerait certainement les faveurs de la Reine du Ciel. Il envoya un don de cinq cents francs pour coopérer à la construction de l’église, et il accompagna cette offrande d'une bénédiction toute spéciale.
Fort de cette approbation, Don Bosco choisit un terrain convenable, tout à côté de l’Oratoire.
Puis l’architecte Spezia traça le plan d'une église, en forme de croix latine, qui devait couvrir une superficie de douze cents mètres carrés.
La pose de la pierre angulaire eut lieu solennellement le 27 avril 1865.
Quand la première main fut mise aux travaux, il n’y avait en caisse que quarante centimes, les cinq cents francs envoyés par le Saint-Père ayant été absorbés par le payement du terrain.
On comptait sur diverses promesses faites soit par la municipalité, soit par des personnes charitables. Mais, sous je ne sais quels prétextes, ces engagements ne furent pas tenus tout d'abord.
Si l’aide des hommes fit ainsi défaut, ce fut sans doute pour que l’intervention de la Reine du Ciel se manifestât d’une façon plus éclatante, et pour qu’il fût clairement démontré qu’elle voulait non seulement un édifice idéal dans les cœurs, mais encore un édifice réel, où son divin Fils serait honoré par son intermédiaire.
Sans se laisser arrêter par ces difficultés, Don Bosco mit résolument les ouvriers à la besogne, et fit creuser les fondations.
Après la première quinzaine de ce travail, il se trouva dû, aux terrassiers, mille francs. Ces braves gens ne pouvaient attendre plus longtemps leur salaire, et il fallait absolument payer les journées faites.

Dans cet embarras, Don Bosco pensa à une personne qui avait commencé une neuvaine quelques jours auparavant et qui avait promis une offrande en cas de réussite.
C’était une dame qu’il avait eu l'occasion de visiter dans l’exercice de son saint ministère. Elle était fort gravement malade, retenue dans son lit, depuis trois mois, par une fièvre continuelle, avec grande toux et épuisement complet.
— Oh ! lui avait-elle dit, pour recouvrer un peu de santé, je serais bien disposée à dire toutes les prières qu’on m’indiquera, et à faire quelque offrande. Ce serait une grande faveur pour moi si je pouvais seulement sortir du lit, et faire quelques pas dans ma chambre.
— Ferez-vous ce que je vous indiquerai ?
— Bien certainement.
— Alors commencez tout de suite une neuvaine à Notre-Dame Auxiliatrice.
— Comment cela ?
— Pendant neuf jours, vous direz, trois fois par jour, le Pater, Ave, Gloria et Salve Regina.
— Je le ferai. Et quelle œuvre de charité faudra-t-il joindre ?
— Si vous le voulez, et si vous éprouvez quelque amélioration dans votre santé, vous ferez une offrande pour l’église de Notre-Dame Auxiliatrice qui se commence au Valdocco.
– Oui, oui, bien volontiers : si dans le cours de cette neuvaine j’obtiens seulement de pouvoir sortir du lit et faire quelques pas dans ma chambre, j’enverrai une offrande pour l’église qu’on élève en l’honneur de la Sainte Vierge Marie.
Cette promesse était la seule ressource sur laquelle pût compter Don Bosco à l’heure présente.
On était précisément au huitième jour de la neuvaine, et ce ne fut pas sans une certaine anxiété qu’il alla s’enquérir du résultat. La servante, qui lui ouvrit la porte, s’écria en le voyant :
— Madame est guérie ; elle est déjà sortie deux fois pour aller à l’église rendre grâce à Dieu.
En effet, la maîtresse survint toute joyeuse :
— Je suis guérie, mon Père. Je suis déjà allée remercier la sainte Vierge. Voici l’offrande que j’ai préparée ; c'est la première, mais ce ne sera certainement pas la dernière.
Et elle remit à Don Bosco un petit paquet.
Quand il fut chez lui, il l’ouvrit et trouva précisément cinquante napoléons d'or.
On peut dire que les mille francs dont il avait besoin ce jour-là tombèrent vraiment de la main de la Sainte Vierge.
Quoique Don Bosco eût évité soigneusement de parler de ce fait, il ne tarda pas à s’ébruiter et à se répandre comme par une étincelle électrique ; et presque aussitôt il se produisit un concours extraordinaire de personnes faisant des neuvaines à Notre-Dame Auxiliatrice, et promettant des dons à son église si elles étaient exaucées.
Qui pourrait raconter les guérisons sans nombre qui eurent lieu, les grâces de toutes sortes, spirituelles et temporelles qui furent accordées !


images/icones/neutre.gif  ( 596482 )Avec un croissant, pur beurre ! par Maïe (2011-05-24 14:06:03) 
[en réponse à 596480]

-+IHS+-
Très intéressant.
Mais vous oubliez un petit quelque chose, certes sans grand intérêt du point de vue qui vous occupe, mais quand même.
C'est à l'occasion de la débandade de ces turcs pilleurs de Vienne que les Viennois mirent au point le croissant, ce délicieux triangle de pâte feuilletée roulée et cuit au four.
Nous devons donc ce délice des dimanches matin o Notre Dame. De mon point ce due, ils en sont encore meilleurs.
Dîtes, vous continuerez vos histoire sur Don Bosco ? C'est tellement loin de ce que sont devenus (par endroit) les Salésiens.
images/icones/1b.gif  ( 596490 )Un croissant ordinaire plutôt, Maïe!... par Hepzibah (2011-05-24 15:07:31) 
[en réponse à 596482]

Le croissant "au beurre" n'a plus la forme d'un croissant. Je n'achète plus.
Merci pour vos précisions, en tous cas.
Enfin, ceci nous éloigne un tout petit peu de la raison d'être du forum, du Motu Proprio, des pèlerinages, de la déclaration d'impôts...

Je file faire la sieste avec une pensée émue pour les collègues qui tapent sur leur clavier dans l'air conditionné de leur entreprise.

Bons croissants, Maïe!

H.
images/icones/1e.gif  ( 596491 )À consommer avec un café turc ! par Vianney (2011-05-24 15:17:10) 
[en réponse à 596482]

Merci beaucoup pour ce détail... croustillant !

V.