Le Forum Catholique
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( 596422 )
Retour sur l'instruction Universae Ecclesiae par Romanus (2011-05-23 23:03:19)
Annoncée depuis le 30 décembre 2007, par le cardinal Tarcisio Bertone, l’Instruction Universae Ecclesiae sur l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum (7 juillet 2007) a été rendue publique le 13 mai 2011 par la Commission pontificale Ecclesia Dei.
La suite
ici.

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commentaire assez équilibré par Luc Perrin (2011-05-24 00:24:08)
[en réponse à 596422]
Qui oublie toutefois le point qui était annoncé, au départ, comme la grande avancée : l'enseignement requis dans les séminaires que le cardinal Hoyos avait d'ailleurs énoncé dès 2008 en Angleterre.
Il est vrai que comme le dit Nicolas Senèze, l'Instruction a été bien rédigée par les anti-tradis pour rendre la disposition inopérante :
"contrairement aux craintes de certains évêques, il n’y a aucune obligation d’enseigner la forme extraordinaire dans les séminaires, mais une « possibilité » qui doit être offerte « si les exigences pastorales le suggèrent » (n° 21)." (La Croix, 13/5/2011).
En revanche, N. Senèze prend le contrepied de DICI et annonce au sujet du n°19 ce qui va en être la conséquence directe : "Cela exclut donc les prêtres de la Fraternité Saint-Pie-X, semble-t-il toujours suspens."
Au total, on peut en effet renvoyer comme DICI à la mise en oeuvre effective des pouvoirs de décision envers les évêques hostiles à la loi posée par Rome, pouvoirs rappelés par l'Instruction, pouvoirs que la PCED n'a quasiment jamais utilisés depuis ... 1988.
La Croix ne semble pas trop craindre un soudain usage.
Un lecteur commente :
"Lisibilité ? Alors que l'Eglise de France n'a pas, à mon avis, fait le nécessaire pour "intéresser" ses fidèles au contenu essentiel de Vatican II, je comprends mal que soit "réactualisé" le rite extraordinaire. Le malheur me semble-t-il est que ce rite ne soit demandé que par une partie infime des fidèles, voire des "réfractaires" à toute adaptation au monde actuel !!"
On relèvera la "qualité" de l'information de ce lecteur et la puissance de son "raisonnement" : s'adapter au monde actuel comme alpha et omega de la foi chrétienne ... Rien que ces quelques lignes montrent le degré d'effondrement de la foi catholique dans notre pays après toutes ces "pastorales" de "Renouveau" qui ont fait perdre jusqu'au sens commun à trop de baptisé(e)s.

( 596454 )
sur le très épineux n°19 par Luc Perrin (2011-05-24 09:46:49)
[en réponse à 596430]
DICI et N. Senèze se rejoignent : il est là pour semer la zizanie et être utilisé comme prétexte légal par ceux qui ne veulent pas entrer dans une démarche de rapprochement et de compréhension mutuelle entre Rome, les Églises locales et la mouvance traditionaliste en général, la F.S.S.P.X en particulier. Ce n'est pas une fatalité cependant si les uns et les autres entrent dans la mens du Saint-Père (cf. son discours programme aux évêques de France en 2008).
Sa source en est d'abord le retour à l'esprit restrictif de l'indult de 1984 qui stipulait :
"Qu’il soit bien clair que ces prêtres et ces fidèles n’ont rien à voir avec ceux qui mettent en doute la légitimité et la rectitude doctrinale du Missel Romain promulgué par le Pape Paul VI en 1970 et que leur position soit sans aucune ambiguïté et publiquement reconnue."
Un liseur me communique une 2è source, la lettre d'accompagnement du Motu proprio aux évêques de 2007 :
"Le fait que la Fraternité Saint-Pie X n’ait pas de position canonique dans l’Église, ne se base pas en fin de comptes sur des raisons disciplinaires mais doctrinales. Tant que la Fraternité n’a pas une position canonique dans l’Église, ses ministres non plus n’exercent pas de ministères légitimes dans l’Église. Il faut ensuite distinguer entre le niveau disciplinaire, qui concerne les personnes en tant que telles, et le niveau doctrinal où sont en question le ministère et l’institution. Pour le préciser encore une fois : tant que les questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies, la Fraternité n’a aucun statut canonique dans l’Église, et ses ministres – même s’ils ont été libérés de la punition ecclésiastique – n’exercent de façon légitime aucun ministère dans l’Église…"
Si l'on s'en tient au plan du droit canonique stricto sensu, la levée des excommunications de janvier 2009 n'a pas changé cet état de fait.
Il reste qu'en dehors du droit canonique appliqué à la lettre, il y a aussi une manière : la décision de 2007 et le geste de 2009 se veulent des jalons vers la réconciliation, ce que l'Instruction rappelle dans sa 1ère partie. Si l'accueil régulier, ordinaire, paraît exclu, l'accueil ponctuel de la F.S.S.P.X dans divers lieux de culte a presque toujours été possible avant 2007 et 2009 : ce serait une étrange distortion d'user de ce n°19 pour déchirer davantage la robe sans couture de l'Église.

( 596467 )
« Dici » change de langage. L’accord est peut être imminent… par Beauceron (2011-05-24 10:40:48)
[en réponse à 596422]
« C’est bien en raison des graves carences du Novus Ordo Missae et des réformes introduites sous Paul VI que la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X s’interroge sérieusement sinon sur la validité de principe, au moins sur la « légitimité de la Sainte Messe ou des sacrements célébrés selon la forme ordinaire »
Au sujet de la légitimité, on ne fait que « s’interroger » (quoique sérieusement) en raison de « graves carences »… c’est un énorme progrès !
La Fraternité est sur la bonne voie…Elle a compris qu’elle ne peut que « s’interroger »…
« Les paradoxes de cette Instruction traduisent les compromis diplomatiques mis en œuvre pour faciliter l’application… »
Quant à compromis diplomatiques , il y en aura d'autres....à Rome et....à Mentzingen

( 596484 )
Alors réjouissons nous par Anton (2011-05-24 14:41:13)
[en réponse à 596467]
C'est de bonnes nouvelles.