Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 595962 )[Question] Double quête par Tolkien (2011-05-19 18:12:43) 

Bonjour à tous,

petite question : j'étais dimanche dernier dans une chapelle de la FSSPX pour la messe dominicale, en région parisienne. A la quête, il y a eu succesivement deux paniers présentés et il s'agit visiblement de quelque chose d'habituel.

Question : est ce habituel dans les chapelles FSSPX? Ou propre à cette hcapelle ? Dans les deux cas, quelle en est la raison?

Je précise :
- il n'y a pas eu d'annonce pour une quete particuliere organisée ce jour
- je connais la tradition dans certaines église paroissiales bourguignonnes dans les lesquelles deux quêtes sont succesivement organisées : une pour la paroisse, une pour le diocése. Mais il s'agit d'église diocésaine de l'Est
- il s'agit d'une chapelle de la réguion parisienne (Conflans ste honorine)


Tolkien
images/icones/1v.gif  ( 595973 )Une réponse par Jean-Paul PARFU (2011-05-19 20:42:48) 
[en réponse à 595962]

Je fréquente habituellement la chapelle de la FSSPX à Versailles et me rends de temps en temps à St Nicolas du Chardonnet à Paris.

Il peut se trouver toutefois que je fréquente d'autres chapelles à l'occasion, y compris hors FSSPX lorsque, par exemple, je suis en vacances ou en déplacement, ce qui était le cas ces deux derniers dimanches.

Hors les cas exceptionnels cités par vous et qui existent dans les chapelles de la FSSPX comme partout ailleurs, je n'ai jamais été sollicité à deux reprises dans une chapelle ou église de la FSSPX.

images/icones/neutre.gif  ( 595975 )Je crois qu'il y'a eu une quête par Donapaleu (2011-05-19 21:01:55) 
[en réponse à 595973]

pour les séminaires, peut être pas annoncée !
images/icones/neutre.gif  ( 595976 )Autrefois... par Steve (2011-05-19 21:18:45) 
[en réponse à 595962]


Là où il y avait "deux" collectes, on considérait deux destinations différentes.
- Une pour l'offertoire.
- Une pour la location de la chaise occupée.
images/icones/neutre.gif  ( 595980 )Autrefois... par Sic transit (2011-05-19 21:44:10) 
[en réponse à 595962]

c'est à dire dans les années 50 et 60, (après, bizarrement, mes souvenirs sont plus flous -effet du nomadisme dominical...): il y avait toujours et dans toutes les paroisses que je fréquentais (Paris, Normandie, Maine-et-Loire et quelques autres lieux) deux quêtes, dont le produit avait des destinations différentes; c'est, je crois, la deuxième quête pour laquelle on précisait à chaque fois à quoi elle allait servir.
Maintenant en effet, il n'y en a plus qu'une, mais je vais rarement dans des églises paroissiales.
images/icones/fleche2.gif  ( 595985 )Actuellement par Amette (2011-05-19 21:54:59) 
[en réponse à 595962]

toujours 2 quêtes, sans destination précisée, dans de nombreuses paroisses du Pas de Calais....
images/icones/bible.gif  ( 595988 )les deux quêtes par blamont (2011-05-19 22:17:15) 
[en réponse à 595985]

l'une pour le curé,l'autre pour le diocèse ou autres causes, étaient présentes tant à Paris qu'en Normandie;

il y avait la chaisière qui passait dans les rangées et qui facturait le fidèle en lui laissant un ticket.

Ce dernier point notamment à La Madeleine.

on parle des années cinquante et début soixante et de là l'expression, allure et l'esprit de "chaisière".

Ceci n'était pas seulement dans les églises mais aussi dans le Jardin des Tuileries.
L'on assistait alors au spectacle de course-poursuite entre des dames d'âge canonique réclamant, le carnet à souche tenu véhémentement, quelques centimes (anciens) à des jeunes garnements qui s’enfuyaient gaiement.
une location coûtait environ 20 à 30 centimes soit le prix d'une glace simple.
Sans compter le carnet de présence à la Messe signé par le bedeau.
images/icones/fleche2.gif  ( 595990 )Il m'est arrivé par Jean-Paul PARFU (2011-05-19 22:36:02) 
[en réponse à 595988]

autrefois, notamment en Espagne, Autriche, Italie etc ..., pendant des vacances, d'assister à des messes "ordinaires" dans des paroisses "normales", parfois même dans la cathédrale de la ville importante où je me trouvais, d'être "quêté" à deux reprises, sans très bien comprendre pourquoi.
images/icones/neutre.gif  ( 595991 )Chaisières et carte de présence par Sic transit (2011-05-19 22:40:14) 
[en réponse à 595988]

Deux éléments très différents!
Les chaisières n'étaient pas dans toutes les églises, déjà en voie de disparition à mon époque me semble-t-il.
Dans les jardins parisiens (Tuileries, Luxembourg) elles ont sévi assez longtemps, encore dans les années 70 peut-être.

La carte de présence à la messe, qu'il fallait montrer au catéchisme, était tamponnée ou signée après la messe par un vicaire, même pendant les vacances (ah, aller à une sacristie inconnue pour expliquer que...; dans les paroisses rurales où M.le curé connaissait tout son monde, et à une époque où on restait sur place le dimanche, je me demande s'il y en avait).

Il me semble que cela serait un signe visible de l'importance de l'assiduité à la messe si on demandait de nouveau aux enfants de produire cette carte
images/icones/fleche2.gif  ( 595993 )A St Honoré d'Eylau par Jean-Paul PARFU (2011-05-19 22:51:22) 
[en réponse à 595991]

à Paris, ma mère m'a expliqué qu'il y avait dans les années 30-50 systématiquement deux quêtes tous les dimanches : l'une pour "les pauvres de la paroisse" et l'autre pour telle ou telle raison ..., les raisons étant annoncées avant les quêtes ...
images/icones/coeur.gif  ( 595996 )eh oui sic transit... par blamont (2011-05-19 22:54:15) 
[en réponse à 595991]

faire signer ce fameux carnet de messe quand on est en vacances...

Un grand moment et selon mes souvenirs d'Houlgate en début d'années 60, le bedeau en référait au curé, un saint homme, truculent et vêtu comme Don Camillo, érudit comme Pic de La Mirandole, charitable comme saint Vincent et et flingueur des nouveautés modernistes comme un frère Volfoni.

"moi vivant, on ne touchera pas à la Communion solennelle à Saint Aubin", clamait-il en chaire.

Malheureusement, il mourut en exil diocésain et on y toucha.
images/icones/fleche2.gif  ( 596038 )A 4 kilomètres ... par le paca (2011-05-20 09:04:06) 
[en réponse à 595996]

... d'Houlgate, à Gonneville-sur-mer, je me souviens dans les années 60 des deux quêtes.
Dans mon souvenir, la première était faite par le curé lui-même dans l'ordre normal.
La seconde était faite par une autre personne en commençant par le banc du conseil municipal (il existait alors, dans le choeur à droite, avec, bien entendu, la place réservée au maire).
images/icones/croix_byzantine.png  ( 596139 )et votre serviteur fut de 2°quête par blamont (2011-05-21 09:32:44) 
[en réponse à 596038]

et comme cela se déroulait durant le Credo, je dus m'agenouiller à "l'Incarnatus est" et vlan! comme de juste je fis tomber le plateau et tout l'argent se répandit sur le sol de façon sonore*.

Sans doute l'argent de Judas, pensèrent certains.

En tout cas, déjà timide, je n'en menais pas large car le curé, esprit fin et charitable au demeurant, ne supportait pas les "incidents" des garnements durant les offices.

* à l'époque il y avait aussi des billets de cinq Nouveaux Francs.
images/icones/1a.gif  ( 595992 )A propos de chaises par Sic transit (2011-05-19 22:46:24) 
[en réponse à 595988]

Dans les paroisses rurales il y avait des bancs, parfois fermés, toujours avec une étagère pour poser les missels.
L'horreur c'était d'aller dans un banc "appartenant" à une famille qui faisait décamper les intrus...
Habituellement nous avions la jouissance d'un banc rarement occupé par son titulaire, mais dans cette grande église il fallait bien compter les rangées pour ne pas se tromper, des tas de souvenirs me reviennent!
images/icones/1e.gif  ( 595997 )et les plaques nominatives, alors par blamont (2011-05-19 22:57:10) 
[en réponse à 595992]

est-ce pour les chiens et leur collier?

le traité sur l'inégalité du genre humain commençait hélas dès les bancs d'église.
images/icones/croix.gif  ( 595999 )Au temps béni de la messe grégorienne ordinaire par Maïe (2011-05-19 23:07:33) 
[en réponse à 595962]

-+IHS+-
c'est à dire du temps où j’étais fillette, il y avait deux quêtes. L'une était faite dans une jolie corbeille ornée de dentelle blanche, l'autre dans une boite noire et carrée et on l'appelait la quête des morts. Son contenu servait à payer les messes des défunts et pour les âmes du purgatoire. Ainsi, ceux qui n'avaient plus de famille, ou des familles très pauvres, ou des familles très lointaines, ou dont la famille n'était pas très catholique trouvaient tout de même des messes à leur intention par monsieur le curé.
Cela se faisait dans l'église du village de ma grand-mère, mais aussi partout où nous allions à la messe en Bretagne alors.
images/icones/ancre2.gif  ( 596077 ) Dans un village voisin, par Steve (2011-05-20 15:27:49) 
[en réponse à 595999]

et ailleurs sans doute, la messe pour les morts démunis est financée autrement. Là-bas, cela se dit : la passée des morts.

C'est un curieux petit marché où, une fois par an en sortie de messe, des paroissiens proposent à la vente des produits de chez eux : des légumes, des fruits, des confitures, une volaille, etc.
Les plus généreux partent de là avec un achat dont ils n'ont pas besoin. Et les connaisseurs avec un lot "bio de chez bio".

Le produit de la vente est intégralement laissé au bedeau. Entre nous, pourvu que ça dure.
images/icones/1a.gif  ( 596032 )Deux quêtes également dans ma paroisse par Leopardi (2011-05-20 08:36:19) 
[en réponse à 595962]

Je précise : dans ma paroisse NOM et jusque dans les années 70. Une seule quête aujourd'hui.

Il y a encore en sacristie un tableau avec les différents tarifs de chaises selon le rang, comme au théatre!!!
images/icones/1d.gif  ( 596035 )leopardi, le tarif n' a pas par blamont (2011-05-20 08:46:02) 
[en réponse à 596032]

changé dans l'Eglise moderne:

si les fidèles sont à l'orchestre, les loges y sont toujours présentes,
les baignoires disparues pour les bénitiers et quant au Paradis, il est en quête d'enfants.
images/icones/neutre.gif  ( 596109 )Il y a des fleurs dans le bénitier par Maïe (2011-05-20 21:54:48) 
[en réponse à 596035]

-+IHS+-
et un épais manteau de poussière et d'araignées mêlées dans les fonds baptismaux. Monsieur le curé baptise au milieu du chœur dans une bassine à confiture des nourrissons d'un âge canonique en nombre grandissant.
Cela se fait en fin de messe, tout le monde en profite, applaudit à tout rompre et quand vous rentrez le rôti est cramé.
Y a du boulot!