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images/icones/fleur.gif  ( 595879 )19 Mai - Le Saint du Jour et sa Pratique par Castille (2011-05-19 08:26:02) 



Pierre, le onzième des douze enfants d'un pauvre fermier italien, naquit en 1221 ; il reçut une éducation plus soignée que ses frères, grâce aux dispositions extraordinaires d'intelligence et de piété qu'il montra dès son bas âge.

Tout enfant, il racontait naïvement à sa mère les visites qu'il recevait des anges et de la Sainte Vierge. La mère, pour éprouver la réalité de ces visions, lui ordonna, par un temps de famine, d'aller couper du blé, à l'époque où il était encore vert ; Pierre y courut et rapporta du blé très beau et très mûr.

Jeune encore, il résolut de quitter le monde pour la solitude. Sa première retraite fut une forêt, où il demeura six jours dans un jeûne et une prière ininterrompus ; puis il gravit une montagne sauvage et se retira dans une caverne sombre comme un tombeau, sans autre lit que la terre, sans autre vêtement qu'un cilice.

Pendant trois ans, malgré son jeûne quotidien, il fut assailli de toutes sortes de pensées de découragement, de sensualité, de volupté ; mais il était fortifié par les fréquentes visions des anges. Il consentit à recevoir le sacerdoce, afin de trouver dans l'Eucharistie un soutien contre les tentations.

La sainteté du solitaire lui attira des disciples : ce fut l'origine de cette branche de l'ordre de saint Benoît dont les religieux sont appelés Célestins. Ils vivaient sons des huttes faites avec des épines et des branches, mais DIEU réjouissait leur affreuse solitude par de suaves harmonies célestes et par la visite des bienheureux esprits.

Bien plus austères que ses religieux, Pierre ne mangeait que du pain de son très noir et très dur, jeûnant quatre carêmes, ne prenant généralement que des herbes crues, une seule fois tous les trois jours.

Couvert d'instruments de pénitence, il couchait sur le fer plutôt que sur la terre : une voix céleste vint lui ordonner de diminuer cette pratique excessive de la mortification.

Il opérait tant de merveilles, pour ainsi dire sans le vouloir, qu'il supplia DIEU d'avoir pitié de sa misère et de se servir d'autres instruments. Qui croirait qu'après une vacance inouïe du Saint-Siège pendant vingt-sept mois, le choix des cardinaux alla chercher le pauvre moine au fond de son désert?

Pierre, âgé de soixante-douze ans, subit en pleurant la violence qui lui fut faite ; mais, quelques mois après, craignant les responsabilités, se jugeant au-dessous d'une charge si lourde, à laquelle, il est vrai, il n'était préparé que par sa sainteté, il abdiqua le souverain pontificat, reprit l'habit de moine et voulut retourner dans sa solitude.

Le nouveau pape, Boniface VIII, redoutant bien à tort qu'à cette époque troublée des hommes de parti n'érigeassent Pierre en antipape, le fit prendre et garder étroitement dans une citadelle.

La mort de Pierre Célestin fut aussi sainte que sa vie ; elle arriva l'an 1296.

Pratique. Soyez humble, ayez des goûts modestes; rien ne trouble le cœur comme l'ambition.

1905 sur INTROIBO : Saint Pierre Célestin, pape et confesseur Sainte Prudentienne, vierge Saint Yves,confesseur, patron des Juristes

HODIEMECUM : Saint Pierre-Célestin, Célestin V, pape, fondateur de la branche bénédictine des Célestins. 1296. Saint Yves, tertiaire franciscain, juge, avocat, official et prêtre. 1303.

MAGNIFICAT : Saint Pierre Célestin, Pape

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par Saint Léon le Grand

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 595900 )Méditation avec l'Imitation de Jésus-Christ par ami de la Miséricorde (2011-05-19 12:14:04) 
[en réponse à 595879]

Livre II De la reconnaissance pour la grâce de Dieu

1. Pourquoi cherchez-vous le repos lorsque vous êtes né pour le travail ? Disposez-vous à la patience plutôt qu'aux consolations, et à porter la croix plutôt qu'à goûter la joie. Quel est l'homme du siècle qui ne reçut volontiers les joies et les consolations spirituelles, s'il pouvait en jouir toujours ? Car les consolations spirituelles surpassent toutes les délices du monde et toutes les voluptés de la chair. Toutes les délices du monde sont ou honteuses ou vaines; les délices spirituelles sont seules douces et chastes, nées des vertus et répandues par Dieu dans les coeurs purs. Mais nul ne peut jouir toujours à son gré des consolations divines, parce que la tentation ne cesse jamais longtemps.

Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde