Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 595862 )Un Dieu qui rassemble non pas dans l’uniformité, mais en laissant place aux différences de chacun. par yann-vanch (2011-05-18 21:44:19) 


Si les tâches de mon ministère ont pu varier au long des années, un des aspects qui l’unifie profondément est ce service du rassemblement des personnes dans un amour de Dieu qui les rejoint bien au delà des frontières de notre Eglise. Un Dieu qui rassemble non pas dans l’uniformité, mais en laissant place aux différences de chacun. Il me semble que l’Esprit nous partage quelque chose de sa propre joie lorsqu’il nous est donné d’être serviteur d’un telle Eglise !

Père François Fonlupt, 56 ans
Vicaire épiscopal
Délégué de l’archevêque pour la Formation permanente du peuple de Dieu
Responsable du dialogue inter-religieux
images/icones/vatican.gif  ( 595870 )“Profession de la même foi et participation aux mêmes sacrements” par Vianney (2011-05-18 23:34:59) 
[en réponse à 595862]

L’Eglise militante renferme deux sortes de personnes, les bons et les méchants. Les méchants participent aux mêmes Sacrements et professent la même Foi que les bons ; mais ils diffèrent d’eux par la conduite et les mœurs. Les bons ne sont pas ceux qui sont unis seulement par la profession de la même Foi et la participation aux mêmes Sacrements, mais ceux qui sont attachés les uns aux autres par l’esprit de Grâce et le lien de Charité.


De ce que nous venons de dire il résulte que trois sortes de personnes seulement sont exclues de l’Eglise : premièrement les infidèles, ensuite les hérétiques et les schismatiques, et enfin les excommuniés.
— Les infidèles, parce que jamais ils n’ont été dans son sein, qu’ils ne l’ont point connue, et qu’ils n’ont participé à aucun Sacrement dans la société des Chrétiens.
— Les hérétiques et les schismatiques, parce qu’ils l’ont abandonnée, et que dès lors ils ne peuvent pas plus lui appartenir qu’un déserteur n’appartient à l’armée qu’il a quittée. Cependant, on ne saurait nier qu’ils ne restent sous sa puissance. Elle a le droit de les juger, de les punir, de les frapper d’anathème.
— Enfin les excommuniés, parce qu’elle les a chassés de son sein par sa Communion, tant qu’ils ne se convertissent pas.
Pour tous les autres, quelque méchants et quelque criminels qu’ils soient, il n’est pas douteux qu’ils font encore partie de l’Eglise. Et c’est une vérité qu’on ne saurait trop redire aux Fidèles, afin que si par malheur la vie de leurs Chefs spirituels devenait scandaleuse, ils sachent bien que même de tels Pasteurs appartiendraient toujours à l’Eglise, et ne perdraient rien de leur autorité.


Catéchisme du Concile de Trente, Du neuvième article du Symbole.
images/icones/1f.gif  ( 595873 )Comment définir cela? Où ranger l'auteur de cette déclaration? par Gentiloup (2011-05-19 01:33:32) 
[en réponse à 595870]

Merci! Toujours la bonne citation bon moment!

Et toujours des citations qui font autorité.

Les pauvres Aveyronnais, les voilà encore avec un bien étrange successeur des Apôtres qui leur enseigne le contraire de ce que l'Eglise a toujours enseigné... Comment s'y retrouveront-ils?
A la lecture de votre citation, les fidèles qui croiraient l'enseignement de Mgr Fonlupt, font-ils encore partie de l'Eglise ou sont-ils seulement de "méchants" chrétiens?

Mais participent-ils "aux mêmes Sacrements et professent la même Foi que les bons"? Alors que par ailleurs ils pourraient avoir de bonnes mœurs..?

Bien triste de penser à tous ceux qui se font égarer par de si "méchants" pasteurs.


afin que si par malheur la vie de leurs Chefs spirituels devenait scandaleuse, ils sachent bien que même de tels Pasteurs appartiendraient toujours à l’Eglise, et ne perdraient rien de leur autorité.


Il n'est pas question de mœurs ici, alors doit-on considérer Mgr Fonlupt comme hérétique? Infidèle? Excommunié?

Il n'est pas déclaré hérétique, il n'est pas excommunié et il n'est pas infidèle au sens défini par le "Catéchisme du Concile de Trente, Du neuvième article du Symbole".

Dans quelle catégorie le ranger?
images/icones/5b.gif  ( 595886 )En citant ces extraits... par Vianney (2011-05-19 10:19:47) 
[en réponse à 595873]

...de l’enseignement de l’Église, j’avais seulement pour but d’illustrer toute la distance qui sépare sa précision d’avec le flou de tant de déclarations actuelles, dont beaucoup ne sont pas hérétiques à proprement parler – celle-ci en particulier, il me semble – mais n’en favorisent pas moins, trop souvent, une interprétation hérétique.

Et pour se rendre compte qu’un tel risque existe bien, il suffit de mesurer l’état des connaissances religieuses de la majorité des fidèles “conciliaires” qui, à en juger par leurs propos les plus courants, n’arrivent pas à la cheville du paroissien illettré décrivant au saint curé d’Ars en quoi consistait concrètement sa prière : “Monsieur le Curé, je ne Lui dis rien, je L’avise et Il m’avise, je Le regarde et Il me regarde”.

V.
images/icones/1b.gif  ( 595894 )la foi catholique et la croyance en Dieu par jejomau (2011-05-19 11:21:23) 
[en réponse à 595886]

"... la Déclaration conciliaire sur les relations de l'Église avec les religions non chrétiennes affirme: « L'Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu'elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu'elle-même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes ». Continuant dans la même direction, la tâche ecclésiale d'annoncer Jésus-Christ, « chemin, vérité et vie » (cf. Jn 14,6) emprunte aujourd'hui encore la voie du dialogue interreligieux qui ne remplace certainement pas la missio ad gentes mais l'accompagne plutôt, à cause de ce « mystère d'unité » dont « découle que tous ceux et celles qui sont sauvés participent, bien que différemment, au même mystère de salut en Jésus-Christ par son Esprit ». Ce dialogue, qui fait partie de la mission évangélisatrice de l'Église, comporte une attitude de compréhension et un rapport de connaissance réciproque et d'enrichissement mutuel, dans l'obéissance à la vérité et le respect de la liberté...

(Cependant)il faut réaffirmer avant tout que la révélation de Jésus-Christ est définitive et complète. On doit en effet croire fermement que la révélation de la plénitude de la vérité divine est réalisée dans le mystère de Jésus-Christ, Fils de Dieu incarné, qui est « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14,6): « Nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler »....

.... Le Concile Vatican II enseigne: « La profonde vérité que cette révélation manifeste, sur Dieu et sur le salut de l'homme, resplendit pour nous dans le Christ, qui est à la fois le médiateur et la plénitude de toute la révélation ».

.... Est donc contraire à la foi de l'Église la thèse qui soutient le caractère limité, incomplet et imparfait de la révélation de Jésus-Christ, qui compléterait la révélation présente dans les autres religions....

.... On doit donc tenir fermement la distinction entre la foi théologale et la croyance dans les autres religions. Alors que la foi est l'accueil dans la grâce de la vérité révélée, qui « permet de pénétrer le mystère, dont elle favorise une compréhension cohérente », la croyance dans les autres religions est cet ensemble d'expériences et de réflexions, trésors humains de sagesse et de religiosité, que l'homme dans sa recherche de la vérité a pensé et vécu, pour ses relations avec le Divin et l'Absolu...."

Déclaration Dominus Jesus
images/icones/1n.gif  ( 595907 )[réponse] par Gentiloup (2011-05-19 12:51:32) 
[en réponse à 595894]


«L'Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu'elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu'elle-même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes»



Même ci ces propos n'étaient pas en contradiction avec l'enseignement constant de l'Eglise, il serait peut-être temps de douter du "rayon de la vérité qui illumine tous les hommes" au vu des persécutions de plus en plus nombreuses, de la part des autres religions d'amour et de paix, partout dans le monde, à l'encontre des chrétiens et dans notre propre pays à l'encontre du catholicisme en particulier.

Dire que des religions qui ne reconnaissent pas

le mystère de Jésus-Christ, Fils de Dieu incarné, qui est « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14,6): « Nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler »....

puissent être saintes par certains côtés, me trouble énormément.

Ou l'une affirmation est vraie, ou l'autre, mais les deux sont incompatibles.
images/icones/fleche2.gif  ( 596015 )Le symbole et le symptôme du "parti pris" : Nostra Aetate. par Scrutator Sapientiæ (2011-05-19 23:59:36) 
[en réponse à 595907]

Bonsoir Gentiloup,

Très rapidement :

1. Pourquoi, dans NA,

- la présentation "iréniste" des "mérites" des "dif-errantes" religions non chrétiennes, présentation qui se termine par cette phrase :

"L'Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions",

- n'a t'elle pas été suivie par une phrase comme celle-ci, moins "iréniste" et plus réaliste :

"Mais l'Église catholique n'ignore pas pour autant tout ce qui est faux et malsain dans ces religions",

phrase qui aurait introduit à une présentation, de même longueur, des "limites", de ces "dif-errantes" religions non chrétiennes ?

2. Il y a eu, au Concile, dans NA, un véritable détournement de sens des notions de "rayons de vérité" et surtout de "semences du verbe", car cette notion, à l'origine, dans l'esprit de Saint Justin (non cité dans NA), renvoyait à la lumière et aux semences de la seule raison naturelle, chez les philosophes et les poètes de l'Antiquité, et non aux mythologies et religions paiennes.

3. Si vous relisez attentivement NA, ce dont je ne doute pas, vous pouvez remarquez ceci, à la fin du numéro 2 :

"L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes.

Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses [4].

Elle exhorte donc ses fils pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux."

Vous avez ainsi :

- "la thèse" : "l'Eglise ne rejette rien", "considère avec un respect sincère" ;

- "l'antithèse" : "TOUTEFOIS, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse" (...), "dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse" (...), "dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses" ;

- "la synthèse", le dépassement de l'antinomie : "Elle exhorte DONC (?!) ses fils pour que,

- avec prudence et charité,

- par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions,

- et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes,

ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles (?), morales (?) et socio-culturelles (?) qui se trouvent en eux"

- "en eux", en tant qu'êtres humains, certes plus ou moins éclairés par la raison naturelle, mais qui ont encore pleinement vocation, non encore satisfaite, à la réception de la Lumière surnaturelle ?

OU

"en eux", en tant qu'êtres humains déjà bien éclairés par telle ou telle religion erronée, et qui ont donc déjà presque d'autant moins vocation, non encore satisfaite, à la réception de la Lumière surnaturelle ?

Cette rédaction de NA est d'autant plus équivoque qu'elle entre en contradiction indirecte, mais réelle, avec ce que l'on trouve, au sein même du corpus conciliaire, dans d'autres passages : en LG 17, LG 25, GS 28, GS 43, GS 58, CD 11, DH 14, passages dans lesquels on évoque bien plus clairement l'articulation, la complémentarité, entre l'annonce de la vérité, la promotion de la vérité, et la dénonciation des erreurs, la protection contre les erreurs.

4. Et pour finir, une petite précision : pourquoi est-il question ici, mais sous ma plume, des "dif-errantes" religions non chrétiennes ?

Voici pourquoi :

- elles sont toutes plus ou moins dif-errantes de la religion chrétienne ;

- elles sont toutes plus ou moins dif-errantes les unes des autres,

- et surtout, elles sont toutes plus ou moins errantes, chacune errant différemment, de telle ou telle manière, sur telle ou telle matière.

Bonne nuit, Gentiloup.

Scrutator.
images/icones/fleur.gif  ( 596020 )Thèse, antithèse, synthèse par Gentiloup (2011-05-20 00:27:11) 
[en réponse à 596015]

Merci Scrutator pour cet excellent commentaire et notamment cette mise en évidence de la forme: thèse, antithèse, synthèse de ce texte.

Excellente nuit!
images/icones/1y.gif  ( 595905 )Ambigüité? par Gentiloup (2011-05-19 12:42:33) 
[en réponse à 595886]


Ces derniers jours, un rappel de certains de ses écrits passés a révélé qu'il n'a pas hésité à tenir et publier des propos qui n'ont rien de commun avec la foi puisqu'ils lui sont franchement contraires

« Le corps du Seigneur, a-t-il écrit, sa présence de Ressuscité, sont accueillis à travers le pain et le vin, mais de manière tout aussi réelle et signifiante dans l’assemblée » (1)

A écouter le nouvel évêque, Notre Seigneur serait présent de la même manière dans la Sainte Eucharistie que dans l'assistance. Ou bien Notre Seigneur serait réellement présent parmi les fidèles, ce qui est une hérésie ; ou bien il ne serait que symboliquement présent dans l'Hostie, ce qui est une hérésie aussi.

SOURCE

Effectivement les propos qui étaient cités plus haut dans ce fil sont ambigus, plus qu'hérétiques à proprement parler:

ce service du rassemblement des personnes dans un amour de Dieu qui les rejoint bien au delà des frontières de notre Eglise.

Puisque c'est de "l'amour de Dieu" dont il est question, "amour de Dieu" et non Dieu Lui-même, qui doit évidemment se répandre sur tous les hommes, même ceux qui ignorent Son existence, ou La méconnaissent.

Mais si on ajoutent ces propos à ceux que je cite plus haut, l'ambigüité s'éclaircit un peu.
images/icones/hum2.gif  ( 595912 )Oui, en effet... par Vianney (2011-05-19 13:22:54) 
[en réponse à 595905]


« Devant des propos aussi stupéfiants, nous ne pouvons pas comprendre que de tels clercs deviennent évêques, c'est-à-dire ceux qui se doivent d'être les guides, les témoins de la foi alors que l'un des plus grands dogmes, la présence réelle de Jésus-Christ dans la Sainte Eucharistie, est bafoué publiquement au point de faire des luthériens de pâles innovateurs. » (Côme Prévigny)


Difficile, dans ces conditions, d’assurer que de tels pasteurs, pour reprendre les termes du catéchisme cité plus haut, “ne perdent rien de leur autorité”. Ma conviction est qu’en pareil cas, on peut se référer à l’attitude observée par l’Église à l’égard de Nestorius : ces pasteurs appartiennent encore (au moins au for externe) à l’Église, mais concrètement leur autorité est réduite au néant...

V.
images/icones/hein.gif  ( 595914 )Sempiternelle question par Gentiloup (2011-05-19 13:44:13) 
[en réponse à 595912]


Autrement dit, en déviant de la foi catholique, Nestorius avait déjà perdu son autorité, mais seul le pape pouvait obliger tous les catholiques à en convenir.

(Vianney)

Donc en attendant, les catholiques, ceux qui ont été baptisés dans l'Eglise romaine, ignorant de bonne foi la vraie foi en suivant un pasteur qui en enseigne une autre, peuvent souscrire à la fausse sans risque d'être eux-mêmes hérétiques devant Dieu?

images/icones/hein.gif  ( 595926 )le problème de fond c'est d'abord de discerner par jejomau (2011-05-19 14:19:25) 
[en réponse à 595914]

... ce que l'Eglise nommerait (au conditionnel) ici "la parcelle de vérité" contenue dans les autres religions.

Pour moi, mais il est vrai que je l'ai toujours entendu comme celà sans aller "fouiller" plus loin, celà concerne la part de ce qui reste de bon dans certaines civilisations, part non atteinte par le pêché de l'homme encore.

Un exemple. La société asiatique enseigne l'immense respect à avoir envers les grands-parents, les parents, etc.. Au point d'ailleurs de mettre des tableaux ou des photos de ceux-ci dans les maisons. Leur autorité ne doit jamis être discutée. Si on le fait, on doit toujours s'adresser avec le plus grand respect envers eux. Etc..

Celà n'est-il pas le 5° commandement donné par Dieu à Moïse : " Honore ton père et ta mère" ?

Cette civilisation qui honore un faux dieu (ou plutôt des faux dieux!)et qui n'a pas d'origine judéo-chétienne.. paradoxalement ne nous donne-t-elle pas des leçons ?

N'est-ce pas celà "la part de vérité" que Dieu a imprimé dans le coeur des hommes à l'origine ? Vérités naturelles qui se sont égarées au fil des siècles et de l'histoire humaine à cause du pêché mais que l'on retrouve sous certains aspects dans certaines civilisations ?
images/icones/1g.gif  ( 595942 )Il ne faut pas confondre jejomau par Jean-Paul PARFU (2011-05-19 15:56:52) 
[en réponse à 595926]

l'ordre naturel et l'ordre surnaturel, même si Dieu a estimé nécessaire, à cause du péché originel, de rappeler la loi morale naturelle inscrite au coeur de tout homme, dans le cadre de Sa Révélation, donc surnaturelle, sous la forme des Dix Commandements donnés par Lui à Moïse sur le Mont Sinaï.

Vous avez raison de parler de "vérités naturelles" qui peuvent encore être partiellement portées par des hommes ou des civilisations n'ayant jamais été chrétiens.

Il en va tout autrement, en revanche, lorsqu'il s'agit de vérités surnaturelles, lesquelles supposent un enseignement et une adhésion par la foi : "Allez enseigner toutes les nations. Celui qui croira etc ...".
images/icones/fleche2.gif  ( 595967 )je ne vois pas où est le problème par jejomau (2011-05-19 19:02:12) 
[en réponse à 595942]

Le texte du Vatican II dit : "L'Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir et de vivre, ces règles et ces doctrines etc..."

OU voyez vous que l'Eglise parle de vérités surnaturelles en laquelle elle nous demande d'adhérer chez les autres religions ??????

En tout cas, ce n'est pas ainsi que je le comprends.



images/icones/hein.gif  ( 595974 )À quoi peut bien servir ce “respect”... par Vianney (2011-05-19 21:00:59) 
[en réponse à 595967]

“L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines etc...” (Vatican II)


Ce “respect” ne contribue-t-il pas, très concrètement, à diminuer le zèle pour la conversion des non catholiques ? Au point de renoncer à prier pour celle-ci (par exemple, pour les juifs le Vendredi saint) ?

Or s’il est de foi que Dieu accorde à tous les hommes les grâces nécessaires pour leur salut, il est non moins certain que, lorsqu’ils n’appartiennent pas à l’Église catholique, ces grâces divines tendent à les y faire entrer et par conséquent à leur faire quitter leur fausse religion, quel que soit le degré de “respectabilité” de celle-ci :

“Nous les invitons tous et chacun à céder librement aux impulsions intimes de la grâce divine et à s’efforcer de sortir d’un état où nul ne peut être sûr de son salut éternel” (Pie XII, Mystici Corporis).


Et le pape de rappeler que, dans cet état, “ils sont privés de tant et de si grands secours et faveurs célestes, dont on ne peut jouir que dans l’Église catholique”.

V.
images/icones/bible.gif  ( 595935 )La réponse de saint Alphonse de Liguori par Vianney (2011-05-19 14:58:03) 
[en réponse à 595914]


Donc en attendant, les catholiques, ceux qui ont été baptisés dans l'Eglise romaine, ignorant de bonne foi la vraie foi en suivant un pasteur qui en enseigne une autre, peuvent souscrire à la fausse sans risque d’être eux-mêmes hérétiques devant Dieu ?


Oui, chère Gentiloup, aux conditions rappelées par saint Alphonse de Liguori (Theologia Moralis, Lib. II, tract. I, n° 19, resol. 3) :

Personne n’est hérétique tant qu’il est prêt à soumettre son jugement à celui de l’Église, ou qu’il ne sait pas que la vraie Église du Christ tient le contraire, alors qu’il tient opiniâtrement à sa position en vertu d’une ignorance même coupable et crasse.


C’est pourquoi du reste, à mon humble avis, on ne peut pas affirmer en toute certitude – comme on l’entend couramment faire dans les milieux sédévacantistes – que tous les évêques ont apostasié à la suite de Paul VI en souscrivant aux erreurs enseignées par Vatican II.

Au regard du magistère antérieur, nous sommes convaincus qu’il s’agit pourtant bien d’erreurs, et même d’erreurs dans la foi, mais la... mauvaise foi, si j’ose dire, de tous ceux qui adhèrent, à des degrés divers, à ces erreurs est impossible à prouver. Dans la mesure où, comme l’écrit saint Alphonse :
– ils sont “prêts à soumettre leur jugement à celui de l’Église”, ce qui est a priori leur cas puisqu’ils ne font que suivre ceux qu’ils reconnaissent comme papes ;
– ils ignorent (même de façon coupable, souligne le saint) “que la vraie Église du Christ tient le contraire”, et c’est a priori le cas de tous ceux qui ne cessent de nous répéter que Vatican II est dans le prolongement des conciles précédents (la fameuse “herméneutique de la continuité”...).

Attendons donc patiemment le jugement de l’Église, qui interviendra au moment où Dieu le décidera, et prenons surtout bien garde de ne pas succomber nous-mêmes : c’est encore saint Alphonse (docteur de l’Église, rappelons-le) qui explique qu’ordinairement ce ne sont pas les motifs théologiques qui ébranlent la foi, mais bien l’habitude du péché (et spécialement du péché mortel, il va sans dire).

V.
images/icones/bravo.gif  ( 595940 )Merci Vianney ! par Jean-Paul PARFU (2011-05-19 15:47:27) 
[en réponse à 595935]

pour vos toujours magnifiques démonstrations !
images/icones/coeur.gif  ( 595982 )Un Dieu qui rassemble non pas dans l’uniformité, mais en laissant place aux différences de chacun. par yann-vanch (2011-05-19 21:51:56) 
[en réponse à 595940]

Merci Vianney.
Si j'ai choisi le point d'interrogation, c'est que je ne savais pas trop quoi penser de cette citation trouvée sur le site CEF.
Il est vrai que je suis demandeur d'enseignements si rares dans les homélies (que nous ne pourrions pas appeler des sermons) au lieu de paraphraser la Parole de Dieu. Dieu merci maintenant il y a le catéchisme (nous avions déjà les catéchismes de la Tradition).
Donc notre connaissance de Dieu est si pauvre que nous hésitons à interpréter les écrits de nos pasteurs.

Je copie à nouveau cet extrait:
Un Dieu qui rassemble non pas dans l’uniformité, mais en laissant place aux différences de chacun.
I have a dream!
Dieu rassemble les tradis et les conciliaires en laissant place aux rites ordinaires et extraordinaires...

Mais je rêve... pourtant ce qui nous rassemble nous catholiques n'est il pas plus important que ce qui nous sépare ?
L'oecuméniste est il crédible s'il écarte ses frères catholiques ?

Yann-Vanch
images/icones/abbe1.gif  ( 596026 )Hourra! par Fatherjph (2011-05-20 06:07:05) 
[en réponse à 595862]

Avec un tel respect des différences, nous pouvons nous attendre à une application généreuse et sans réserve de "Summorum pontificum" dans le diocèse de Rodez.