Le Forum Catholique

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images/icones/hum2.gif  ( 595560 )Réaction d'un "moderniste" à l'Instruction sur le Motu Proprio par CMdelaRocca (2011-05-16 11:49:35) 

Celle d'Andrea Grillo, doyen de théologie sacramentaire (sources: blog du P. Augè - traduction en français personnelle) qui n'est pas tendre et à limite de l'irrespect envers le Souverain Pontife, mais qui témoigne sinon d'une méconnaissance des réalités, du moins d'une peur panique face à une évolution inexorable.

"Grandes incertitudes après la malheureuse Instruction Universae Ecclesiae de la Commission “Ecclesia Dei”



"Prophétiquement, le jour suivant l'émanation de juillet 2007, le Card. Ruini avait vu juste sur "le risque qu'un Motu Proprio promulgué pour unir la communauté chrétienne soit au contraire utilisé pour la diviser" . Après un Motu Proprio, une lettre aux évêques qui l'accompagnait, et maintenant cette récente Istruzione, il semble justement que cette prophétie se réalise: la division est une possibilité réelle qui peut se faire jour avec une grande facilité.
Il faut le reconnaître,le “monstruum” était déjà inscrit dès le commencement. Lorsque l'on veut relire une tradition en réanimant un rite tombé en désuétude, comme celui de 1962, et en s'obstinant à présumer des faits qui ne sont pas et à échafauder des règles juridiques sans fondements réels, avec la prétention qu'un équilibrisme hasardeux et très risqué conçoive un double usage de deux formes diverses du même rite romain, le nœud des contradictions est destiné à s'entremêler toujours plus, et pour autant de commissions que l'on institue, pour autant de consultation que l'on prévoit, pour autant de droits des fidèles que l'on reconnait, la confusion ne fait qu'augmenter toujours plus et le désarroi ne diminue pas...
Le dernier anneau de la chaîne, l'Istruzione Universae Ecclesiae - est mis en échec par un problème insoluble: comment "instruire" face à une contradiction patente ? Plus on instruit et moins l'on comprend. Si, et l'on ne sait encore sur quelle base, juridique ou traditionnelle,un rite en désuétude, inférieur à sa version réformée, revient comme par magie en vigueur et prétend à un pied d'égalité à celui qui l'avait volontairement amendé, , rénové et remplacé, le tout subit une sorte de déformation irrémédiable.
On ne va jamais loin avec les attachements et les nostalgies érigés en principes...En fait, sur la base de cette façon de voir hautement problématique, n'importe quel prêtre pourra aujourd'hui choisir de célébrer le rite de l'Eucharistie avec la forme rituelle qu'il préfère, pour peu qu'il célèbe en privé. Vraiment instructif: deux contradictions s'opposant ne réalisent autre chose que une forme paradoxale de non célébration et de non identité.
D'autre part, du coté des fidèles, un quelconque groupe peut avoir le droit à voir célébrer une messe selon un rite en désuétude. Et maintenant on dit avec la précision d'une écclesiologie de supermarché ou de multiplexe, qu'est "groupe valide" même celui formé par un fidèle de Bergame, un de Vicence, trois de Côme (mais de paroisses diverses, évidemment) et un de Novarre. Celà aussi est vraiment très instructif sur la nature communautaire de l'Eglise.
Mais ce n'est pas tout, la logique du rite extraordinaire est tellement exceptionnelle que, quand elle coince avec la réalité, elle a force de plier même la loi. Pour celà, quand le Code de droit canonique en cours n'est plus cohérent avec les rubriques du rite désuet, aucun problème: doit être appliquée la loi qui existait en 1962, soit le Code de 1917, qui pourtant aujourd'hui n'existe plus.Aucune crainte, il est juste que, au rite désuet corresponde la loi désuette. Quoi de ^plus instructif que cette cohérence entre rite et loi dans la désuetude ?
Mais encore, si l'on reconnait qu'il ne se donne aucune forme d'ordination dans le rite extraordinaire, toutefois, dzns certains czs,une exception est possible et pour certains est donné faculté d'ordonner selon le rite préconciliaire. Comment ne peut être instructive cette ponctuelle clarification ?

Et puis il y a la définition du prêtre retenu idoine à la célébration selon le rite désuet. Il est vrai qu'il doit s'y entendre en latin, connaitre les cinq déclinaisons et avoir quelque expérience des paradigmes pour que, “satis est”, la forme la plus formelle soit sauve et donc valide. Qu'il connaisse enfin le rite dans sa structure, cela doit se présumer à la façon spontanée avec laquelle le prêtre fait sa demande. L'effet instructif dénote ici une subtile et complaisante ironie.
Les nombreux détails de la nouvelle Instruction- de laquelle nous n'avons cité que le florilège- illustrent bien la chaîne de paradoxes dans laquelle on s'enferre, lorsque l'on perd le sens des réalités et que l'on prend la voie des songes, de l'illusion et de la mystification. Que signifie qu'aujourd'hui nous devrons inscrire, dans le Missel de 1962, de nouveaux saints et de nouvelles préfaces ? Comment fait on pour penser qu'il faille réformer ce rite qui a déjà été réformé , avec tous ses nouveaux saints, ses nouvelles préfaces, collectes, lectures bibliques, prières eucharistiques, postcommunions ?
Avons-nous besoin d'une nouvelle réforme qui ajoute saints et préfaces au rite en désuétude de 1962 ? Nous serions nous révéillés après un songe de 49 ans ? Comment est-il possible de ne pas comprendre que tout cela ne sert qu'à la confusion et à la dispersion des énergies et forces ?
Tout bien pesé, on s'est déjà trop occupé de ces chimères sans avenir. Le rite de 1962 est tombé en désuétude quand a été approuvée la nouvelle forme du rite par Paul VI. De ce point de vue, le rite romain est rendu vivant et florissant par la tradition de la nouvelle forme, alors que la forme et l'usage définis provisoirement par explicite déclaration de Jean XXIII, sont aujourd'hui dépassés, en désuétude et sans tradition. Toute tentative de nier cette évidence ne produit que des illusions, contradictions et désorientation.
L'intention du Motu Proprio était de cicatriser les blessures du schisme lefebvrien. A presque 4 ans de distance nous pouvons dire, avec tout ce qui est survenu depuis 2007 nous pouvons dire avec certitude: non expedit. L'Instruction dit au contraire que le Motu Proprio “a rendu plus accessible à l'Eglise universelle la richesse de la liturgie romaine ”. Ainsi on oublie la justification contingente qui l'avait motivé originellement. D'une Instruction l'on attend qu'elle résolve lesproblèmes, mais ici rien n'est résolu, et l'on se hasarde à le faire avec désinvolture.
La cerise sur le gâteau est son titre: Universae Ecclesiae. L'Eglise universelle en fait ne s'intéresse pas aux thèmes de cette instruction et ne s'y reconnait pas. Il s'agirait au contraire d'une Eglise “Multiversa Ecclesia”, voire “Controversa Ecclesia” . La Commission même qui a élaboré le texte a pour nom “Ecclesia Dei”, mais son nom complet est “Ecclesia Dei adflicta” . Las, il s'agit bien d'affliction, et non de réconciliation , qui semble découler de cette très malheureuse Instruction. "
images/icones/coeurbrise.gif  ( 595567 )hélas un reflet du fanatisme néo-liturgique par Luc Perrin (2011-05-16 12:35:05) 
[en réponse à 595560]

Le Prof. Grillo, un laïc, n'est rien moins que professeur à l'Athénée pontifical St-Anselme ! il donne aussi des cours à la Grégorienne, a été consulteur en liturgie auprès des évêques italiens, impliqué dans la traduction italienne d'un rituel ... Bref il expose le point de vue, idéologique et venimeux, de l'establishment néo-liturgique qui de Rome à nos diocèses occupe tous les posts d'enseignement de la (néo)liturgie.

Son texte très violent est un reflet de ce qui s'enseigne tous les jours, c'est cela qu'on met dans les têtes des séminaristes et des prêtres comme des diacres et des laïcs engagés. La guerre des 2 Formes est d'abord le fait constant du très puissant réseau néo-liturgique.
Son propos n'est pas tant d'analyser U.E. que de récuser S.P. dans son principe-même, au mépris des textes et des faits, je cite :

"Tout bien pesé, on s'est déjà trop occupé de ces chimères sans avenir. Le rite de 1962 est tombé en désuétude quand a été approuvée la nouvelle forme du rite par Paul VI. De ce point de vue, le rite romain est rendu vivant et florissant [SIC] par la tradition de la nouvelle forme, alors que la forme et l'usage définis provisoirement par explicite déclaration de Jean XXIII, sont aujourd'hui dépassés, en désuétude et sans tradition [re-sic]. Toute tentative de nier cette évidence ne produit que des illusions, contradictions et désorientation." (A. Grillo)

Il ne déplore donc pas tant les supposées avancées d'U.E. mais que l'Istruzione ne fait que confirmer le Motu proprio, à l'identique, alors que comme les autres idéologues (et certains évêques), il aurait voulu que le pape supprimât complètement la messe traditionnelle.

Je note cependant qu'il fait la même lecture que moi quant à l'article 31 : "si l'on reconnaît qu'il ne se donne aucune forme d'ordination dans le rite extraordinaire, toutefois, dans certains cas,une exception est possible et pour certains est donné faculté d'ordonner selon le rite préconciliaire" (A. Grillo).

Le néo-liturgiste Grillo toutefois n'a pas dû faire de droit canonique. Tout son "raisonnement" - mouvement d'humeur plus que raison - tient à une vision uniforme et totalitaire de l'Église : une seule messe partout à la façon des rêves de Dom Guéranger.
Mais cela n'est pas l'Église du Christ qui est diverse, dont la diversité a été réaffirmée hautement par Vatican II en outre.
Ce qui semble tant indigner le professeur romain s'appelle le "droit particulier" qui déroge au droit général en effet. Rien de nouveau sous le soleil et avec une bonne dose de mauvaise foi mon éminent et fougueux collègue fait mine d'ignorer cette donnée basique, particulièrement vraie dans son domaine la liturgie.
images/icones/bravo.gif  ( 595569 )rite de 1962 est tombé en désuétude par blamont (2011-05-16 12:45:10) 
[en réponse à 595567]

effectivement vous avez raison de relever cette expression extrêmement forte de la part de ce monsieur.
Lequel évite d'en exposer la cause, fondée notamment sur la violence faite aux clercs et laics et le culte de l’obéissance aveuglée dans l'éradication de ce rite.

Pas de chance pour ce monsieur et heureusement pour la Chrétienté, le rite tridentin est plus résistant à l’éradication dans le monde que la variole.

Quant au terme de "chimères", que de mépris, de suffisance!
images/icones/livre.gif  ( 595580 )expression fausse en outre par Luc Perrin (2011-05-16 13:51:34) 
[en réponse à 595569]

Le Prof. Grillo se trompe lourdement quant au simple fait.

Il est faux de dire que le rit de 1962 - formule douteuse d'ailleurs pour la messe romaine traditionnelle selon le missel en vigueur en 1962 -était tombé "en désuétude". C'est déjà l'affirmation faite par Mgr Weakland, le scandaleux archevêque émérite américain.

D'une part Paul VI n'a pas osé abroger formellement l'usage du rit traditionnel : il est maintenu pour les prêtres âgés sine populo en 1969, l'indult de 1971 est maintenu au-delà de 1974, le diocèse de Campos le garde jusqu'en 1981 ; par ailleurs en marge de la communion ecclésiale, le rit se maintient de par le monde jusqu'à ce que l'indult de 1984 confirme cet état de fait.

Au-delà de cette erreur volontaire et de cette idéologie outrancière, il est important de noter le ton et la violence du rejet de la liturgie traditionnelle. Le professeur de l'Athénée pontifical romain, consulteur officiel, nous montre qu'il est parfaitement loisible d'émettre des jugements très dépréciatifs et sans complexe sur telle forme rituelle.
Reconnaître la "légitimité" d'un rit n'implique pas d'en chanter les louanges. Ce que font les néo-liturgistes les plus officiels, tels le Dr. Grillo, les traditionalistes et les "ratzingériens" ont autant le droit de critiquer - et à meilleur escient - les "invraisemblables faiblesses" de la Forme ordinaire qu'idolâtre mon collègue italien.

nb. cette vitupération contre la Tradition et le Magistère est le plus souvent le type de bourrage de crâne qu'on inflige à nos séminaristes et aux étudiants dans les meilleures institutions comme l'Athénée pontifical St-Anselme ou la prestigieuse université pontificale grégorienne sans parler des autres. C'est la source des abus observables partout, les élèves répétant ou dépassant les errements de leurs maîtres.


images/icones/1a.gif  ( 595586 )mon grain de sel par jejomau (2011-05-16 14:09:57) 
[en réponse à 595580]

La crise Liturgique des années 60 est l'aboutissement d'une crise la Foi .

Cette crise de la Foi perdure jusqu'à aujourd'hui puisqu'on ne s'y est pas vraiment attelé.

Mieux (ou pire) : elle va en croissant aujourd'hui à travers les modernistes qui sont maintenant prêts à tout lâcher . Donc : pourquoi pas un nouveau shisme "habillé" du nouveau rit ? ... Alors que PARADOXALEMENT il existe une renaissance du rit extraordianaire qui a 1°) su faire le dos rond pendant toutes ces années et qui 2°) est en train de refleurir, tel une bouture sur le vieux sarment... parce que la FOI a pu être Transmise par un ENSEIGNEMENT rigoureux.

Voilà surtout comment je vois la chose.

La guerre Liturgique (messe NOM contre messe VOM) est en fait l'ASPECT VISIBLE de l'iceberg qui s'intitutle : "crise de la FOI dans l'Eglise catholique"

signé : un catholique né dans la liturgie Paul VI , qui n'a rien appris en catéchisme tant qu'il est demeuré au sein de "cette église" et qui a découvert l'Eglise catholique quand il a découvert le rit dit extraordinaire. OR, comme il n'y a pas de cause sans effet....
images/icones/find.gif  ( 595620 )Là, nous ne sommes plus dans la théologie, mais dans la calomnie par Athanase (2011-05-16 18:08:48) 
[en réponse à 595580]

quasi ordurière et suante d'ignorance crasse !

La critique de l'ancien missel est possible, mais sans tomber dans la bêtise, c'est malheureusement ce que ne fait pas le professeur en question qui écule des clichés, voire des accusations sans fondement.

A mon avis, nous ne sommes plus dans la controverse théologique, mais dans les basses attaques.

Je pense que l'on perd son temps quand on polémique à ce niveau.

Cette haine à l'égard de la liturgie traditionnelle est bête. Elle est tellement idiote que ceux qui la détestent finissent par rejeter le système sacramentel.
images/icones/neutre.gif  ( 595591 )Une précision, Messieurs Perrin et Blamont par CMdelaRocca (2011-05-16 14:29:45) 
[en réponse à 595567]

Il s'agit d'une traduction personnelle comme je l'ai signalé, et donc j'espère ne pas avoir trop mal traduit les termes employés. J'ai ainsi retranscrit, n'étant pas parfaitement italophone, par "tombé en désuétude" l'expression employée par M. Grillo pour la forme du rite en 1962 qui est exactement celle-ci: un rito “caduto fuori della vigenza”
J'avoue ne pas avoir su mieux dire...mais d'aucun pourront être plus précis que moi. Merci d'ailleurs de me corriger sur ces points s'il y a lieu.
Charles-Marie
images/icones/neutre.gif  ( 595594 )Un bon point pour lui par Leopardi (2011-05-16 14:45:52) 
[en réponse à 595560]

C'est quand il met en parallèle la soi-disant égalité des deux messes et le fait qu'un prêtre ne peut dire une messe VOM sans autorisation particulière, que si c'est sine populo.

Où est l'égalité des deux rites dans ce cas?
images/icones/hein.gif  ( 595602 )Demande de précisions sur Dottore Grillo: par Eucher (2011-05-16 16:17:33) 
[en réponse à 595560]

Quel fut son parcours académique? Où a-t-il été formé, et par qui? Important pour la continuité idéologique: son venin reflète sans doute celui de ses maîtres.

-Eucher, qui se délecterait d'un débat Grillo/Perrin. Cela vaudrait le déplacement.
images/icones/rose.gif  ( 595604 )Quel âge a-t-il, ce monsieur? par Rikiki (2011-05-16 16:32:26) 
[en réponse à 595602]

Il me semble que ces "fanatiques néoliturges", comme dit Luc Perrin, sont à peu près toujours des veteres en fin de parcours...

Se peut-il que dans 10 ans, nous n'en parlions plus?
images/icones/neutre.gif  ( 595605 )Il est jeune par Leopardi (2011-05-16 16:34:14) 
[en réponse à 595604]

images/icones/1a.gif  ( 595666 )wahouuuuu! Le Phénix par blamont (2011-05-16 23:55:42) 
[en réponse à 595605]

du fabuliste: on s'étonnait du ramage mais quand on en voit le plumage, tout s’explique.

matez la cravate: on a affaire à un cador du style soixante-huitard conciliaro-laicard.

Faut oser, tout de même.

On dirait Michel Lonsdale, le génie de l'acteur et sa foi sereine en moins.
images/icones/3f.gif  ( 595729 )ce qu'endeigne le Dott. Andrea GRILLO à St Anselme par Presbu (2011-05-17 17:30:02) 
[en réponse à 595602]

A. Grillo 33043 Teologia pastorale 2 cr. = 3 ECTS
le concept théologique “desiderium naturale videnti (sic)
( je me suis demandé si ce n'était pas un lapsus calami pour "videndi Deum", mais chez les latinistes de St Anselme, est-ce possible?) est selon P. Ricoeur le noyau le plus profondde toutes les praxis religieuses des humains. Ceci vaut indépendamment des diverses configurations institutionnelles.Il est donné aujourdhui d'observer dans le champ anglosaxon et européen que les églises durant les offices sont toujours plus vides, de même que sont toujours plus vides les couvents et monastères. Le cours voit dans ces "vides" d'aujourdhui un "signe" et cherche à mettre en place, sur le fond de la parabole de la "multiplication des pains et des poissons", une architecture spirituelle du "vide". Il veut prouver à travers des réflexions herméneutiques que tous puissent être nourris à leur faim dans leur désir "naturel".
Bibliogr.: P. Mercier, "Train de nuit pour Lisbonne" trad. de “Nachtzug nach Lissabon”, éd. Hanser, Munich. (...)
Grillo est heureux d'avoir obtenu avec ses complices néo-liturgistes ce vidage des églises et des couvents: Cette détresse serait-elle miraculeusement suffisante pour que le NOM comble "le désir naturel de celui qui voit Dieu"
--> Je laisse à Eucher et à Luc Perrin d'épiloguer. En fait, l'Athénée Pontifical St Anselme est la forteresse des bénédictins modernos, technocrates du NOM.
images/icones/radioactif.gif  ( 595736 )Grillo dévoilé sur lrsite "Incontri di Fine di Settimana" par Presbu (2011-05-17 18:38:40) 
[en réponse à 595602]

Andrea GRILLO, marié, deux enfants, a accumulé les doctorats en droit, puis en philosopphie (en se référant à WITTGENSTEIN et à HERRMANN) puis en théologie. Je ne sais si son passage à Savone, à la faculté "ut unum sint", a joué un rôle dans ses opinions; doctorat en theologie en 1994, à l'ILP de Padoue, pour"Théologie fondamentale et liturgie le rapport entre immédiateté et médiation dans la réflexion théologique".
De 1996 à 2000 membre de la Commission de la Conférence Episcopale Italienne chargée de traduire et d'adapter le nouveau rite du sacrement de Mariage. En 2002 élu au Conseil de Présidence de l'Associazione Professori di Liturgia, dont il est devenu Vice- President.
Actuellement il est Professore Ordinario di Teologia Sacramentaria presso la Facoltà Teologica del Pontificio Ateneo S. Anselmo di Roma e docente di teologia presso l'Istituto di Liturgia Pastorale di Padova e l'Istituto Teologico Marchigiano di Ancona.
Clairvoyant dès le début:
Le Motu proprio sur le missel: le problême n'est pas la langue latine mais l'ecclésiologie interview d' Andrea Grillo a cura di Vittoria Prisciandaro dans la revue Jesus N° 8 Août 2007
"Le Motu proprio démentit Paul VI et Jean-paul II, qui avaient concédé l'indult pour la célébration selon le rite antique seulement dans des cas exceptionnels"..." Ce n'est pas le problême du latin mais de gestes, de mentalités, de rapports ecclésiaux de distance entre clergé et laïcs, de vision dd l'Église et des rapports avecles autres communautés de foi, que ce rite présuppose pour être célébré. »

Bien d'autres extraits polémiques anti-Vetu Ordo sur ce site, que vous pourres aisément faire traduire par un babelfish quelconque.
images/icones/hein.gif  ( 595632 )Je ne comprends pas par Nemo (2011-05-16 19:59:45) 
[en réponse à 595560]

De ce point de vue, le rite romain est rendu vivant et florissant par la tradition de la nouvelle forme, alors que la forme et l'usage définis provisoirement par explicite déclaration de Jean XXIII, sont aujourd'hui dépassés, en désuétude et sans tradition.

Si tradition signifie transmettre ce qui est reçu, il s'agit donc d'une chaîne, je ne comprends pas comment le maillon qui précède puisse-t-être sans tradition lui même.

Je crois aussi que le professeur ne va pas vraiment au bout des choses :
Quoi de plus instructif que cette cohérence entre rite (désuet) et loi dans la désuetude ?

Il devrait ajouter qu'il y a aussi cohérence entre rite désuet et foi désuette... Hélas ça correspond souvent aussi à la réalité sur le terrain, le fameux lex orandi legem credendi statuat.
images/icones/fleche2.gif  ( 595738 )Comme beaucoup, il se trompe ... par Ion (2011-05-17 19:07:50) 
[en réponse à 595560]

... à mon avis, sur le seul changement significatif qu'introduit l'Instruction par rapport au MP lui-même, je veux parler de la disparition de la contrainte d'unité géographique.

Cette nouveauté, loin d'élargir le MP, devrait permettre de lever la pression sur certains curés qui pourront ainsi mieux motiver leur refus sur leur propre paroisse dans la mesure où des fidèles d'origines géographiques diverses peuvent maintenant se regrouper dans d'autres lieux où la forme extraordinaire est déjà célébrée ou pourrait l'être.

Ion
images/icones/neutre.gif  ( 595741 )Pas vraiment à mon sens par Meneau (2011-05-17 19:27:57) 
[en réponse à 595738]


15. Un cœtus fidelium pourra se dire stable (stabiliter exsistens ), au sens où l’entend l’art. 5 § 1 de Summorum Pontificum , s’il est constitué de personnes issues d’une paroisse donnée qui, même après la publication du Motu Proprio, se sont réunies à cause de leur vénération pour la liturgie célébrée dans l’usus antiquior et qui demandent sa célébration dans l’église paroissiale, un oratoire ou une chapelle ; ce cœtus peut aussi se composer de personnes issues de paroisses ou de diocèses différents qui se retrouvent à cette fin dans une église paroissiale donnée, un oratoire ou une chapelle.

16. Si un prêtre se présente occasionnellement avec quelques personnes dans une église paroissiale ou un oratoire en souhaitant célébrer dans la forme extraordinaire, comme le prévoient les articles 2 et 4 du Motu Proprio Summorum Pontificum , le curé, le recteur ou le prêtre responsable de l’église acceptera cette célébration, tout en tenant compte des exigences liées aux horaires des célébrations liturgiques de l’église elle-même.



La première partie de l'article 15 établit la norme générale, et celle-ci est sans changement. La deuxième partie permet quelque chose en plus, et, associée à l'article 16 fait que n'importe quel groupe peut demander "une église paroissiale donnée".

Cordialement
Meneau