Le Forum Catholique
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( 595120 )
Quand des filles servent la messe en forme extra par Jean Kinzler (2011-05-13 10:30:01)
Women servers at the Traditional Latin Mass: what point is the chaplain to Cambridge University trying to prove? damian thompson

( 595124 )
pourquoi pas ? Au fait par blamont (2011-05-13 11:48:44)
[en réponse à 595120]
au pied de la Croix, combien d'hommes et combien de femmes pour assister Notre-Seigneur?
Le sexe (selon la formule du XVII° siècle) fut à la douleur lors du Sacrifice sanglant, il est bon qu'il soit à l'honneur y compris de servir aussi dans le Sacrifice non sanglant.

( 595134 )
usage très récent et contesté par Luc Perrin (2011-05-13 12:35:39)
[en réponse à 595124]
même dans la Forme ordinaire.
Contrairement à la pratique actuelle en France qui tendrait à n'utiliser que des filles pour le service de l'autel ou presque, ce n'est pas ce que demande le Magistère. C'était même un abus condamné en 1980 jusqu'à ce que Rome l'autorise ou plutôt le tolère par une décision du Conseil pour l'interprétation des textes législatifs un peu surprenante.
Il reste que Jean-Paul II, dans de multiples textes, a rappelé que la priorité doit être donnée aux garçons pour la raison simple et aveuglante que le service de l'autel est, très souvent, un vivier remarquable pour les vocations sacerdotales.
Favoriser les filles est un moyen 1) de tarir les vocations 2) de promouvoir de façon subreptice la théorie condamnée de l'ordination des femmes (cf. Ordinatio sacerdotalis 1994).
Une instruction de 1994 précise cependant :
"Le Saint-Siège rappelle qu'il sera toujours opportun de suivre la noble tradition du service de l'autel confié à de jeunes garçons. On sait que ce service a permis un développement encourageant des vocations sacerdotales. L'obligation de continuer à favoriser l'existence de ces groupes d'enfants de choeur demeurera donc toujours".
En 2001, la Congrégation pour le culte divin a stipulé que si l'évêque a autorisé le recours aux servantes d'autel, le curé/prêtre est toujours libre de s'en tenir aux seuls garçons. La présence des filles est donc d'ordre dérogatoire et non un droit intangible a fortiori une obligation universelle.
La sociologue engagée Céline Béraud a d'ailleurs souligné (en s'en réjouissant) ce dernier point comme une forme de compromis pratique avec la modernité libérale. Son analyse est très juste même s'il est plus logique à mon sens de déplorer cet état de fait.
Il y a un bon dossier dans Ceremoniaire.net
Pour la Forme extraordinaire, l'article 28 de la nouvelle Instruction prohibe, à mon sens, clairement cet abus :
"28. De plus, en vertu de son caractère de loi spéciale, le Motu
Proprio Summorum Pontificum déroge, dans son domaine propre, aux
mesures législatives sur les rites sacrés prises depuis 1962 et
incompatibles avec les rubriques des livres liturgiques en vigueur en
1962."

( 595170 )
C'est compter sans les lobbies féministes paroissiaux et autres extrémistes de la jupe par Meneau (2011-05-13 14:19:06)
[en réponse à 595134]
On se souviendra l'abbé de Mesmay à Bayonne, qui avait voulu mettre un terme au service d'autel des filles et privilégier celui des garçons, en prenant pourtant un certain nombre de précautions oratoires et en expliquant bien que lesdites filles n'étaient pas pour autant écartés du ministère paroissial, et qu'elle pouvaient se tourner vers d'autre formes de service.
Que n'avait-il pas fait là ! Il s'est attiré les foudres de ces dames, et il me semble qu'une paroissienne avait même fait appel à la Halde pour discrimination !
Car certaines dérogations ou exceptions ont malheureusement force de loi en France. On pourrait également prendre l'exemple de la communion dans la main, ou celui de l'utilisation du latin dans la liturgie.
Cordialement
Meneau

( 595206 )
Je me permets... par etienne_rg (2011-05-13 18:11:22)
[en réponse à 595134]
de revenir sur votre intervention, Luc Perrin... même si je dois encore me faire huer.
La pratique actuelle ne tend pas à utiliser plus de filles pour le service d'autel. Je fréquente un grand nombre de paroisses différentes (statut d'étudiant...). TRES peu de filles sont présentes dans le choeur.
Dans certaines paroisses, pour contrer le lobby féministe, on met certes certaines jeunes filles en aube mais avec un scapulaire par dessus. Elles n'entrent pas dans le choeur mais restent dans les premiers rangs. Leur rôle ? Faire la quête, tenir des cierges pendant la communion...
Alors, en effet, si vous dites que ça c'est du service d'autel...
Merci par contre pour la référence liée à l'autorisation de l'évêque !

( 595219 )
Vous n'avez pas encore assez voyagé, alors par Maïe (2011-05-13 19:24:46)
[en réponse à 595206]
-+IHS+-
cher Étienne, car ici, en Bretagne, c'est très fréquent.
Il faut espérer que la vague du féminisme idiot va laisser place à un nouvel équilibre social, ce qui évitera les frustrations et leur mises en scène médiatiques.
Car c'est vrai que l'exclusion de la prêtrise n'implique pas l'éviction des jeunes filles du service de l'autel, et que les femmes ont accompagné le Seigneur jusqu’au bout au Calvaire; encore faut-il que cela ne soulève pas des vagues d'indignation et les huées de la foule en délire.

( 595376 )
bien sûr Maïe par Luc Perrin (2011-05-14 19:49:39)
[en réponse à 595219]
L'expérience d'Etienne, malgré ses nombreux voyages, ne reflète pas du tout la réalité. Je connais le Père Gitton à Provins qui s'oppose à cette pratique de façon héroïque mais rares sont les prêtres "ordinaires" qui font comme lui et suivent les orientations du Saint-Siège.
La sociologue Céline Béraud avait le projet - peut-être est-ce fait ? - d'écrire sur cette question du service d'autel par les filles comme l'une des manières de subvertir discrètement les normes canoniques, de l'intérieur, et d'accoutumer ainsi les esprits à la revendication du diaconat puis sacerdoce féminins.
J'avais moi-même suivi un étudiant qui avait bâti un projet de recherche sur ce sujet mais s'est orienté autrement par la suite.

( 595236 )
La femme n'est pas du côté du sacrifice par louisdefunes (2011-05-13 20:52:39)
[en réponse à 595124]
mais du côté de la naissance, de la vie...
Marie à la Croix représente l'Eglise, aucunement les "servantes de messe". En fait, on pourrait dire que les femmes de l'assistance tiennent la place de Notre-Dame.