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images/icones/hein.gif  ( 594779 )Un point d’histoire : La lettre du 11 février 2005 Par Jean Madiran. par Diafoirus (2011-05-10 14:34:37) 

Un point d’histoire
La lettre du 11 février 2005


En février 2005, après avoir combattu pendant cent années le fait, le concept et le mot de « Séparation » entre l’Eglise et l’Etat, l’Eglise a officiellement admis le mot, le concept et le fait comme étant désormais le vrai « principe de laïcité » selon la « doctrine sociale » catholique.

C’était pendant la tragique et douloureuse agonie du bienheureux Jean-Paul II.

On connaît mieux aujourd’hui les circonstances de cette agonie. Le dernier numéro de Daoudal-Hebdo nous en parle :

« A partir du début de février [2005], le Pape allait de mieux en mieux selon les communiqués. Alors qu’on voyait le contraire, de façon terrible. Le comble, ce fut ce scandaleux montage quand on mit un papier blanc dans les mains du Pape et qu’on diffusa par haut-parleur quelques mots qu’il était censé dire, pour montrer qu’il pouvait encore parler alors qu’il ne pouvait plus rien dire à haute voix. »

Daoudal-Hebdo nous rappelle la chronologie :

« Le 1er février 2005, le Pape est hospitalisé. On dit que c’est à cause d’une mauvaise grippe, et le 10 il est prétendument guéri et retourne au Vatican. Mais le 12, il a du mal à dire l’Angelus et le 24 il est de nouveau hospitalisé. Cette fois on doit pratiquer une trachéotomie pour lui permettre de respirer… »

Alors se pose la question de savoir comment insérer dans une telle chronologie ce que La Documentation catholique relatait dans son numéro 2331 du 6 mars 2005, page 202 :

« Le 11 février le pape Jean-Paul II a adressé [aux évêques français] une lettre à l’occasion de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. Elle a été rendue publique le 12 février. »

Quelle rapidité ! Tout à fait inhabituelle. La lettre est en effet datée du 11 février. Elle est envoyée le même jour. Et elle est rendue publique, en France, dès le lendemain, le 12 février. On n’a jamais vu, en matière de documents pontificaux, une telle hâte.

A l’époque l’authenticité de cette lettre pontificale avait été mise en doute par Henri Buttin dans un mémoire envoyé à une quinzaine de cardinaux et d’évêques. Il n’en reçut que de rares réponses, évasives et embarrassées. Aux arguments chronologiques qu’il invoquait s’ajoutait l’observation que le style du document ressemblait davantage au style ordinaire de l’épiscopat français qu’à celui des documents romains.

Cette lettre du 11 février 2005 contenait une radicale innovation, en rupture fort apparente avec le vocabulaire et la doctrine de l’Eglise. Au lieu de la « saine et légitime laïcité de l’Etat » selon Pie XII, qui comportait la distinction et la coopération entre l’Etat et l’Eglise, la lettre adoptait comme « principe de laïcité » la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Elle s’exprimait ainsi :

« Le principe de laïcité, auquel votre pays est très attaché, s’il est bien compris, appartient aussi à la doctrine sociale de l’Eglise. Il rappelle la nécessité d’une juste séparation des pouvoirs. »

Cette séparation jusqu’alors vivement condamnée par l’Eglise devenait au contraire une nécessité, et il s’agissait explicitement du « principe de laïcité » auquel notre « pays » est officiellement « très attaché » ; donc, le « principe républicain » de notre Constitution, auquel notre épiscopat manifeste, depuis lors, en commun avec les autres religions, une adhésion « sans réserve » et sans cesse renouvelée.

Il y a là un problème qui n’a pu être omis, on le suppose, dans la « liste des éléments à éclaircir » qu’a eu à examiner le procès en béatification. Préfet de la congrégation romaine pour la cause des saints, le cardinal Angelo Amato l’assurait au Figaro (23-24 avril) : « Dans le cas de Jean-Paul II, toutes les questions qui pouvaient laisser une ombre ont trouvé une réponse claire. » La question de l’authenticité de la lettre pontificale du 11 février 2005 a donc dû être clairement traitée, on le saura un jour.

JEAN MADIRAN


Article extrait du n° 7346 de Présentdu Mercredi 11 mai 2011

images/icones/rose.gif  ( 594837 )question de vocabulaire par Luc Perrin (2011-05-10 22:23:34) 
[en réponse à 594779]

Le pape très affaibli a-t-il rédigé cette Lettre en tout comme beaucoup d'autres lettres, allocutions, messages signés par le Saint-Père ?
Sans doute pas et il n'y a là pas grand scoop, c'est usuel dans l'histoire du Magistère. De même qu'on peut penser, et espérer, que le pape n'étudie pas dans les moindres détails chacune des propositions de nominations à l'épiscopat qui lui sont présentées.
Les journées, même à Rome, ont encore 24 heures et le pape a le droit de dormir à la différence du Duce qui prétendait ne pas le faire.

Plus sérieusement, il y aurait une évolution radicale entre la "saine et légitime laïcité" et ceci :
« Le principe de laïcité, auquel votre pays est très attaché, s’il est bien compris, appartient aussi à la doctrine sociale de l’Eglise. Il rappelle la nécessité d’une juste séparation des pouvoirs. »

En fait, il y a chaque fois le même procédé rhétorique qui permet au Saint-Siège de parler, en apparence, le langage libéral en gardant pourtant son quant-à-soi doctrinal. De Pie XII à Jean-Paul II, le procédé est identique.
Tout est évidemment dans ce qu'on met dans "sain", comme dans "s'il est bien compris" et "juste". Le laïcisme est chaque fois rejeté à travers ces petits mots qui semblent si anodins.
Un peu comme les républiques communistes d'antan qui étaient souvent "démocratiques et populaires", soit radicalement différentes de ce que les pays occidentaux mettent sous ces 2 mots.

Le rapport Église/État a par ailleurs été abordé plus explicitement dans plusieurs textes pontificaux, de plus haute importance qu'une lettre de circonstance comme celle de 2005 : je renvoie le commentateur à Ecclesia in Europa (2003). Jean-Paul II y rejette le laïcisme tout en ne réclamant pas le retour à l'État confessionnel dans la logique de Dignitatis humanae. Le document de 2005 ne dit rien de neuf.

nb. Mgr Doré avait été associé au document épiscopal sur la laïcité pour ajouter lors d'une soirée avec les élus, à laquelle j'avais participé ainsi que le Doyen de ma Faculté : "la laïcité c'est bien, le concordat c'est mieux". Ce qui est dans le droit fil du Magistère post-conciliaire et rappelons que Rome a appliqué le régime concordataire français avant, pendant et depuis Vatican II de Pie VII à Benoît XVI sans discontinuer.
images/icones/abbe4.gif  ( 594848 )Voilà le problème! par John L (2011-05-11 02:58:13) 
[en réponse à 594837]

'En fait, il y a chaque fois le même procédé rhétorique qui permet au Saint-Siège de parler, en apparence, le langage libéral en gardant pourtant son quant-à-soi doctrinal. De Pie XII à Jean-Paul II, le procédé est identique.'

Ce procédé est en effet le problème de fond du magistère contemporain, dont le sérieux dépasse énormément l'histoire que Jean Madiran raconte. La penséee, et donc le langage, libéral est en contradiction avec la doctrine de l'Église; le libéralisme en effet a été conçu avec le but de détruire et remplacer la foi catholique. L'idée que le libéralisme peut être concilié avec le catholicisme, qu'avec assez d'effort on peut apaiser le monde libérale et se faire aimer par les libéraux, que l'aversion des libéraux pour le catholicisme est causée par l'intransigence catholique et non pas par une contradiction doctrinale, fut l'idée de fond de Lamennais et du catholicisme libérale du 19e siècle. Cette idée a été condamnée à maintes reprises par les papes - le plus notamment par Léon XIII, qui a élaboré les fondements philosophiques et théologiques de cette condamnation dans ses grands encycliques Libertas, Diuturnum, Immortale Dei, Sapientiae Christianae, Arcanum, Humanum Genus, Aeterni Patris, et Rerum Novarum. Sa fausseté est une évidence aujourd'hui. Le projet de Vatican II était d'embracer cet idée, de faire revivre le catholicisme libéral. La toleration du modernisme est un résultat nécessaire de ce projet, puisque les modernistes embracent le libéralisme. Les papes depuis le concile ont suivi ce projet aveuglément, en parti parce que les dégâts que le projet a entrainé sont si énormes qu'ils trouvent que son abandon serait trop douloureux. Entretemps, le procédé rhétorique que vous décrivez favorise l'abandon de la foi par ces fidèles qui restent dans un monde libéral.
images/icones/fleche2.gif  ( 594853 )Oui, le problème est doctrinal par Vianney (2011-05-11 07:33:19) 
[en réponse à 594848]

La situation actuelle de la France, de l’Europe, du monde entier apparaît fortement défavorable aux principes fondamentaux et aux points essentiels de la doctrine sociale de l’Église tels qu’ils ont été explicités « de Léon XIII à Pie XII ». On peut trouver là un motif prudentiel (suffisant ?) de ne pas réclamer pour le moment ce qu’il est impossible d’obtenir aujourd’hui, et d’esquisser plutôt une troisième tentative de Ralliement. En tout cas ce n’est pas une raison suffisante pour modifier ou amputer la doctrine, pour ne plus s’y tenir et ne plus l’enseigner aux prêtres et aux fidèles. Car même si cet enseignement intégral ne peut pour un temps avoir un effet temporel direct et prochain, il garde un effet direct et certain sur le salut éternel des âmes, qui demeure tout de même la principale responsabilité de l’Église : et d’abord un effet direct et certain sur le salut éternel de chaque « évêque, docteur de la foi ». La doctrine sociale de l’Église, fondée sur la loi (morale) naturelle et sur la révélation surnaturelle, fait partie intégrante des vérités nécessaires au salut. Tout baptisé a le droit d’en être instruit selon son niveau culturel, et la vocation d’en être, selon son état, le témoin. Et l’évêque a, lui, le devoir d’en être le gardien et l’intendant fidèle.


J. Madiran, La laïcité dans l’Église, Consep, 2006, p. 18-19.
images/icones/neutre.gif  ( 594873 )essayons d'y voir plus clair par Luc Perrin (2011-05-11 12:20:15) 
[en réponse à 594853]

1. la "doctrine sociale de l'Église", à laquelle se réfère J. Madiran dans l'extrait - autre et décalé par rapport au sujet du fil comme souvent - n'est pas en cause : de Léon XIII à Benoît XVI, elle se déploie inchangée quant à ses principes fondamentaux et elle ne cherche guère à séduire le chaland libéral, pas même avec des mots semblables. Le catholicisme intransigeant et intégral s'y est maintenu.
Hors sujet donc.

2. Le rapport à l'État est le sujet de la lettre de 2005.
Là incontestablement, le langage de l'Église s'est rapproché du langage libéral. Dans les mots employés, mais dans le sens qu'on leur donne ?

Quant Jean-Paul II dit "droits de l'homme", au bout de 10 ans environ, il redit "droits de la personne" ce qui est tout autre que la définition du Grand Orient de France. "Liberté de conscience" a un sens en novlangue catholique bien différent de celui de la langue des libéraux/laïques.

Quand le même pape réclame des droits spécifiques pour les religions et les Églises, il n'est pas dans le catholicisme libéral - pas de séparation stricte - il n'est plus, je vous l'accorde, dans le catholicisme intransigeant "pur" du Syllabus.
Mais Madiran constate lui-même les faits, qui sont têtus :
"On peut trouver là un motif prudentiel (suffisant ?) de ne pas réclamer pour le moment ce qu’il est impossible d’obtenir aujourd’hui, et d’esquisser plutôt une troisième tentative de Ralliement" (J. Madiran)

Le "aujourd'hui" dure depuis plus de 2 siècles et demain paraît fondé sur plus d' "aujourd'hui" (sécularisation) encore. L'avènement de la "chrétienté sacrale" (pour reprendre la formule de Maritain) n'est pas pour le XXIè siècle à vue humaine. En maintenant, malgré une convergence lexicale qu'on peut trouver excessive - la confusion des mots n'est pas ce que je préfère -, une différence qualitative, l'Église du "troisième Ralliement" n'insulte ni le présent ni l'avenir. La "saine" laïcité de Pie XII est assez plastique pour récupérer bien des droits et exigences de l'Église d'antan, dès avant Vatican II (Pie XII est mort en 1958 rappelons ce fait), Église d'antan qui juxtaposait une revendication maximaliste avec un compromis pratique quotidien généralisé. Était-ce plus convaincant d'aller en chaire avec cet adage "croyez ce que j'écris, oubliez ce que je fais" ? Pas sûr.

Plutôt que d'en appeler au Syllabus ou à la série de ces textes théoriques jamais appliqués, la critique pourrait se concentrer sur l'explicitation des différences de sens (le catholique post-Vatican II, le laïque) que cache l'emploi d'un lexique commun. Différences de sens qui entraînent des conséquences pratiques et juridiques : le catholicisme néo-intransigeant.
images/icones/1i.gif  ( 594890 )“Textes théoriques jamais appliqués” par Vianney (2011-05-11 14:39:26) 
[en réponse à 594873]


Plutôt que d'en appeler au Syllabus ou à la série de ces textes théoriques jamais appliqués, la critique pourrait se concentrer sur l'explicitation des différences de sens (le catholique post-Vatican II, le laïque) que cache l'emploi d'un lexique commun. (Luc Perrin)


L’enseignement rappelé par le Syllabus est celui de l’Église depuis qu’elle a été amenée à se prononcer sur ces questions : il n’y a aucune différence de doctrine entre saint Grégoire le Grand et Pie IX.

“Textes théoriques jamais appliqués” ? Cette doctrine a été d’application pendant tout le Moyen Âge et même après. C’est d’ailleurs ce que les ennemis de l’Église lui reprochent (“intolérance”, “inquisition”...). Ce qui a seulement changé ces derniers siècles, du moins jusqu’à Vatican II, ce n’est pas la doctrine de l’Église, c’est la coopération des pouvoirs temporels à la mise en pratique de cette doctrine.

Quant à “l’explicitation des différences de sens”, elle paraît d’autant plus illusoire que l’exemple vient d’en haut : c’est Benoît XVI lui-même qui reconnaît que “la liberté religieuse et sa pratique” constituent de “vraies conquêtes des Lumières”. Conquêtes (théoriques et pratiques) auxquelles se sont opposés tous les papes de cette époque, autrement dit l’Église, puisque “c’est un dogme de foi que l’Eglise jouit de l’infaillibilité dans la dénonciation des erreurs” (Tanquerey, Théologie dogmatique, 1949, p. 634).

Naturellement, Benoît XVI désapprouve le matérialisme et le relativisme, “principes laïcs associés aux Lumières”. Mais ces principes, Lamennais les désapprouvait aussi, et ça ne l’a pas empêché d’être condamné et de mourir sans sacrements ! Signe indubitable que le désaccord portait bien sur le principe de la liberté religieuse. La différence est que ce principe opposait alors le pape et les libéraux, et qu’il oppose à présent Benoît XVI et les anti-libéraux...

V.
images/icones/iphone.jpg  ( 594891 )Principe ou contenu ? par Vincent F (2011-05-11 14:49:26) 
[en réponse à 594890]

Vous mettez sous le terme de liberté religieuse les " libertés" condamnées par les Papes du XIXeme siècle. Mais vous ne démontrez pas qu'il s'agit des mêmes réalités.
images/icones/fleche2.gif  ( 594901 )Mais c’est Benoît XVI lui-même... par Vianney (2011-05-11 16:14:45) 
[en réponse à 594891]

...qui reconnaît, dans l’allocution que j’ai citée, qu’il y a identité entre la “liberté religieuse” telle que l’entend Dignitatis Humanæ et celle qui était prônée par les “Lumières”, laquelle est condamnée, non seulement par le Syllabus et tous les documents pontificaux parus sur ce sujet depuis la Révolution française jusqu’à Vatican II, mais aussi par l’enseignement constant et la législation de l’Église.

Le seul fait, par exemple, que l’Église ait institué l’Inquisition est particulièrement significatif, car il est de foi que l’Église est infaillible dans la promulgation de telles lois (Pie VI, Auctorem Fidei). Or le principe même de l’Inquisition s’oppose à celui de la liberté religieuse, et en particulier au droit de propagande que Dignitatis Humanæ reconnaît à toutes les religions.

V.
images/icones/iphone.jpg  ( 594905 )Tout d'abord par Vincent F (2011-05-11 16:29:00) 
[en réponse à 594901]

Dignitatis Humanæ ne reconnait aucun droit aux fausses religions. Elle reconnait des droits aux personnes. De plus ces droits sont encadrés par "de justes limites". Le problème c'est qu'on ne sait pas lesquelles. Je ne suis pas convaincu que le droit de propagande y entre.

Quant l'allocution de Benoit XVI, elle est trop vague pour en tirer des conclusions.
images/icones/info2.gif  ( 594910 )Pas seulement aux personnes par Vianney (2011-05-11 16:50:45) 
[en réponse à 594905]


Les communautés religieuses ont aussi le droit de ne pas être empêchées d’enseigner et de manifester leur foi publiquement, de vive voix et par écrit.

(Dignitatis Humanæ, § 4.)


Remarquez, quand le “droit de manifester publiquement leur foi” ne serait reconnu qu’aux personnes, il condamnerait déjà le principe même de l’Inquisition, pourtant approuvé par l’Église...

D’autre part, les justes limites dont vous parlez, c’est le même paragraphe 4 qui les précise : “dès lors que les justes exigences de l’ordre public ne sont pas violées”. En fait, Lamennais admettait exactement la même limite – le pape Grégoire XVI le signale explicitement – et ça n’a pas empêché la condamnation de ses idées...

V.
images/icones/iphone.jpg  ( 594912 )Les justes exigences de l'ordre public par Vincent F (2011-05-11 17:14:06) 
[en réponse à 594910]

incluent-elles le droit de propagande ?
Quant à la condamnation de Lamenais, il faudrait prouver que l'identite de ce qu'il prônait avec Dignitatis Humanæ.
images/icones/neutre.gif  ( 594922 )Sujet rebattu... par Meneau (2011-05-11 17:47:20) 
[en réponse à 594912]


Quant à la condamnation de Lamenais, il faudrait prouver que l'identite de ce qu'il prônait avec Dignitatis Humanæ.


Sujet déjà moult fois débattu ici-même. Quanta Cura et Mirari vos sont la condamnation des thèses de Montalembert et de Lamennais. Il suffit d'analyser ce qui est condamné dans Mirari vos. DH prône la même liberté religieuse.

Je n'ai pas le temps de faire une recherche plus fine et précise, mais :
Ici
Ici
Ici
Ici
Etc

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 594923 )Et par Meneau (2011-05-11 17:51:23) 
[en réponse à 594922]



Désolé si certaines références du post précédent se rapportaient plus à Montalembert qu'à Lamennais...

Cordialement
Meneau
images/icones/1a.gif  ( 595013 )jamais appliqués je maintiens par Luc Perrin (2011-05-12 16:14:52) 
[en réponse à 594890]

Le Syllabus ne s'adresse pas à l'Europe des Croisades ni à celle de Charlemagne. Le texte est de 1864.

Là est toute la difficulté. Depuis la période révolutionnaire, les prétentions affichées dans ce texte n'ont pas été appliquées.

Je sais les faits sont durs, têtus, incontournables. La "chrétienté sacrale" médiévale n'existe plus depuis plus de 200 ans.

Question : la voyez-vous poindre en 2020 ? 2030 ? 2050 ? 3000 ?

A vue humaine, 3000 paraît presqu'optimiste. Comprenez que, comme Madiran l'écrit lui-même d'ailleurs, l'Église du XXIe siècle fasse comme celle du XIXe et du XXe et vive dans "l'hypothèse" comme le disait ce bon Mgr Dupanloup et ne perde pas son temps à réécrire la "thèse" en caractères gothiques et à la plume d'oie.

En 3000 quand cette chrétienté sacrale sera revenue en Europe, on ressortira le Syllabus, Mirari vos, Singulari nos des bibliothèques électroniques, rassurez-vous. Ni vous ni moi ne seront là pour en débattre, cela c'est certain.
images/icones/neutre.gif  ( 595016 )Toujours le même débat par Meneau (2011-05-12 16:53:39) 
[en réponse à 595013]

Vous refusez encore et toujours de distinguer entre la doctrine et son application pratique.

La doctrine est immuable. La doctrine exprimée par le Syllabus était déjà valable à l'époque de NSJC, les erreurs doctrinales qui sont condamnées dans le Syllabus étaient déjà condamnées à l'époque des Croisades et de Charlemagne.

Et donc on peut dire que la doctrine en question était appliquée au temps de Charlemagne ou des Croisades, et qu'elle n'est malheureusement plus appliquée de nos jours, pour des raisons prudentielles et/ou conciliaires.

Cordialement
Meneau