Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=594734
images/icones/1g.gif  ( 594734 )Le "credo" on s'en fout, le "gloria" on s'en passe... par FilsDeMarie (2011-05-10 07:35:45) 

Tel est peut-être le problème des messes multiples. Il y a 11 messes le dimanche. Dimanche dernier le prêtre officiant a décidé de se passer du gloria ET du credo et de la seconde lecture (lettre de Saint Pierre).

Allez tien : on va faire du rapide et du court.

Le pauvre... il a du dire lui même et lui seul les lectures. Trop de travail sans doute pour un prêtre gérant de la communauté catholique de ma ville.

Trop de pression ? On se passe du Credo et du Gloria et on se passe de beaucoup d'autres choses. Par contre, on ne va pas se passer du tapis rouge pour l'évêque prêt à confirmer de jeunes âmes..

Et après on s'étonne pourquoi les jeunes abandonnent l'église et les sacrements.

C'est du n'importe quoi. Une misère spirituelle qui engendre d'autres misères.

La "quantité" à défaut de la qualité. C’est clair et tragique.
images/icones/neutre.gif  ( 594736 )Hé oui par Job (2011-05-10 08:36:33) 
[en réponse à 594734]

C'est pour ça qu'il va falloir abandonner les églises vides !

Peut on concentrer la majorité de notre clergé dans les campagnes alors qu'elles ne représentent que 18 % des français qui vivent majoritairement en ville ?

C'est la question qu'il faut poser. Ces églises rurales témoignent d'une époque où les français étaient ruraux et travaillaient la terre. Il va falloir se rendre compte que c'est terminé tout ça.

Je dis avec d'autant plus de tristesse que je viens de la campagne. Toutefois il faut recentrer les priorités missionnaires maintenant.
images/icones/1a.gif  ( 594741 )Vous posez bien le problème par Nemo (2011-05-10 09:01:27) 
[en réponse à 594736]

Abandonner je ne crois pas.
Pourtant il faut adapter le parc immobilier de l'Eglise à la réalité.
Il faudra prendre une décision concernant les églises rurales et beaucoup d'églises et chapelles urbaines guère fréquentées.
Les plus belles seront, on l'espère, protégées à titre de monuments historiques tant qu'il restera un peu de culture en France.
Les moins intéressantes sont inexorablement vouées à la destruction ou à la transformation, quelles que soient nos souffrances.
Sauf si des conversions en masse les remplissaient à nouveau mais il ne faut pas rêver, le mouvement inverse continue.
Encore une fois, l'Eglise qui est en France se montre lamentable en n'anticipant pas le mouvement : des choix devraient clairement être faits, des priorités définies.
En particulier ceux qui peuvent entretenir ces édifices sans les dénaturer, je pense autant aux associations dites Ecclesia Dei qu'à la SSPX et associés, devraient se voir attribuer ou prêter les plus beaux édifices pour leur conserver leur vie propre avant qu'il ne soit trop tard.
Et un programme devrait être clairement défini, plutôt que d'accepter de se laisser dépasser par les événements qui sont pourtant trop clairement prévisibles.
images/icones/1a.gif  ( 594753 )Excellente question par 8Charly (2011-05-10 10:13:19) 
[en réponse à 594741]

Excellente question qu'il convient de se poser dès à présent car la concentration urbaine est aujourd'hui telle que l'on manque paradoxalement d'églises dans certaines zones fraichement urbanisées (je pense aux villes nouvelles autour de Paris).

Le souci est qu'avec la loi de séparation Eglise / Etat la construction est à la charge des diocèses (parfois plusieurs millions d'€)

A l'inverse les diocèses ruraux ont un patrimoine dont ils sont seulement (en règle générale) affectataire. Cela signifie qu'aujourd'hui le choix des diocèses n'est pas tant immobilier que pastoral : où dire la messe au profit de quelle zone, au détriment de laquelle ? L'Etat lui assume la charge de l'entretien des églises. C'est lui qui décide en dernier ressort du sort des bâtiments, d'où la vente ou la destruction de certaines églises ces derniers temps.

Enfin, pour ma part je n'imagine pas que les instituts ED aient franchement envie d'aller évangéliser dans les zones rurales...vides. Plus interessant serait d'observer si les ED obtiennent des paroisses dans les zones urbaines et quels en sont les résultats.

J'attends avec impatience par exemple de voir un evèque de la petite couronne, attribuer une paroisse à un institut ED et d'en voir les fruits.

images/icones/1d.gif  ( 594759 )LA solution par Leopardi (2011-05-10 10:56:01) 
[en réponse à 594753]

images/icones/neutre.gif  ( 594752 )Les campagnes représentent 18% par etienne_rg (2011-05-10 10:09:14) 
[en réponse à 594736]

Et alors ????? Croyez vous qu'il soit normal d'avoir un prêtre pour 20 clochers en campagne alors qu'il y en a 4 ou 5 par église à Paris ?

Je ne sais pas si ce pauvre prêtre a célébré 11 messes un même jour mais en tout cas il aurait besoin d'un vicaire rapidement :).

Il faudrait que les prêtres des régions "riches" (Paris, Versailles) sortent un peu de leur confort matériel (parce que pour certains, c'est vraiment ça !)et se rendent compte de ce que les campagnes vivent.

Après, il faudrait aussi ouvrir les diocèses aux communautés religieuses...
images/icones/1f.gif  ( 594757 )Question de nombre de fidèles par Leopardi (2011-05-10 10:49:54) 
[en réponse à 594752]

A ce stade, il faut peut-être raisonner en nombre de fidèles plutôt qu'en nombre de clochers.
Quand nous allons à la Messe à la campagne, dans une paroisse NOM locale, nous doublons l'assistance habituelle.
images/icones/neutre.gif  ( 594758 )Certes par etienne_rg (2011-05-10 10:53:41) 
[en réponse à 594757]

Mais je ne pourrai jamais m'enlever de la tête le fait que certaines personnes agées sans voitures ne pourront aller à la messe avec ce raisonnement
images/icones/neutre.gif  ( 594762 )Il faut arrêter le mythe des vieux grabataires par Job (2011-05-10 11:16:48) 
[en réponse à 594752]

Ecoutez je commence à en avoir ma claque de cette mythologie sur la fameuse "personne âgée incapable de se déplacer" qui serait prétexte à tous les caprices. Je le sais là encore d'autant plus que je viens d'un vrai trou d'un canton de moins de 2000 hab perdu au fond des bois. Plusieurs constats :

- manifestement il n'y a jamais eu personne mort de faim dans ces endroits. Visiblement ils arrivent à s'organiser voir même (ô surprise), à faire du covoiturage !

- De plus ces gens là qui ne supportent pas l'idée de ne pas avoir la messe devant leur porte ne sont pas dérangés pour aller "à la ville" pour voir le dernier match ou aller dans un restaurant sympatoche.

Il faut arrêter un peu. Au Brésil les gens sont prêts à faire des dizaines voir des centaines de kilomètres pour aller à la messe. Le problème c'est qu'on est des enfants gâtés. Faire ne serait ce que 15 min de voiture, en zone rurale, relève du scandale.

Sauf qu'en ville, quand je vais à la messe, je ne mets pas 1 min mais si je prends le tram cela peut aller jusqu'à 20 minutes parfois. Mais là, les petits vieux ils n'ont pas l'air embêté.

Donc il faut prendre des décisions courageuses.

Ainsi dans les zones rurales regrouper les paroisses autour d'un ou deux lieu de culte actif en organisant des covoiturages si les gens sont impotents à ce point.

Ce que je dis pour la messe vaut également pour le reste : services publics, médecins, écoles etc.

Mais en tout cas il faut arrêter de se disperser de cette façon parce qu'au final on ne fait que gérer les affaires courantes en attendant que les quatre vieux qui vont à la messe aient tous disparu. De plus on bacle la mission pastorale dans ces coins. Il vaut mieux avoir des lieux dynamiques avec des services efficaces puis des relais dans les paroisses par les laïcs.

Ensuite non ce n'est pas un "scandale" qu'il y ait plus de prêtres en ville qu'en campagne. C'est même logique. C'est là que sont les jeunes générations et les forces vives.

D'ailleurs à titre historique, regardez comment s'est faite l'évangélisation de la France : d'abord on évangélise les villes, puis on s'étend à la campagne.

Réinvestissons les villes, les facultés, les lieux de vie puis après on pourra s'intéresser au surplus.

Je sais que ce n'est pas "pastoralement correct", mais gouverner c'est aussi prévoir non ?
images/icones/neutre.gif  ( 594765 )Très bien ! par etienne_rg (2011-05-10 11:28:17) 
[en réponse à 594762]

Alors laissons nos églises vides ! Après tout, si y célébrer la messe deux fois l'an vous convient tout à fait. Pas à moi ! C'est vrai que les églises font de belles salles de conférence, ou de bons entrepots communaux (ben oui, on la met où la tondeuse ?)
Le mythe de la personne agée n'est pas un mythe ! Savez vous que beaucoup se font livrer leur courses, reçoivent la visite du médecin, n'ont pas forcément de voiture...

images/icones/1a.gif  ( 594766 )Malheureusement oui par 8Charly (2011-05-10 11:48:57) 
[en réponse à 594765]

Malheureusement oui il faut se résigner à avoir des églises vides dans nos campagnes et réinvestir les forces restantes sur les zones urbaines en développement et y constituer un maillage incluant les établissement scolaires catholiques.

Le saupoudrage des forces est néfaste.


Maintenant sur l'aspect spirituel : dans un contexte de raréfaction du nombre de messes à proximité de son domicile, reste-t-il obligatoire d'avoir un office chaque semaine ?

Question que je pose sans avoir la réponse.
images/icones/iphone.jpg  ( 594771 )Dire la messe deux fois l'an dans une église par Vincent F (2011-05-10 12:12:33) 
[en réponse à 594765]

n'est pas satisfaisant, mais en dire une tous les dimanches dans 10 églises avec 4 fidèles dans chaque ne l'est pas plus.
En regroupant les messes, on peut imaginer que le curé puisse aller chercher les personnes n'ayant pas de voiture.
images/icones/1i.gif  ( 594738 )il a du dire lui même et lui seul les lectures. par blamont (2011-05-10 08:49:36) 
[en réponse à 594734]

le pauvre, vraiment.

pas de miss Quiglousse* pour intervenir au pupitre de lectures, d'un air doux, bénin et pénétré?
Tout fout le camp...

une économie de temps pour le dimanche de œcuménisme: zapper la Consécration; ainsi on sera plus vite à l'apéro avec le pasteur huguenot qui présidait le "temps fort".

*en semaine, secrétaire attentionnée de M. De Maesmecker, client excédé de Fantasio et Gaston Lagaffe.
images/icones/3b.gif  ( 594763 )A la manière de Saint François... par FilsDeMarie (2011-05-10 11:18:15) 
[en réponse à 594734]

qui disait que sans la grâce de Dieu, il aurait commis tous les péchés.

J'ai beau obéir à la loi de l'église qui nous oblige à assister à la messe du dimanche. MAIS quand on voit ce prêtre qui se fiche du monde, de Jésus son maître et le "peuple", les âmes, je me révolte.

Ce n'est pas une révolte démoniaque mais sainte qui se base sur la qualité et la valeur de la célébration de la messe qui m'offense.

Nous sommes tous conscients. Même les pécheurs, dont je fais parti, sont conscients de la sainteté du sacrifice de la messe. Après tout on ne demande pas trop : 1 heure au plus par semaine pour célébrer de manière correcte le sacrifice du Bon Dieu.

Mais non. Cela est trop demandé de la part de ces ministres. Tandis que je me sue et me mortifie par mon devoir d'état, que je me sacrifie littéralement pour cela, que je sourie, quand je ne le veux pas, que je sers des personnes que je ne veux pas servir, que tout mon emploi du temps est copié par mon travail...

Ce ministre minable et incapable est justement "incapable" de célébrer une messe dans la forme ordinaire, pourtant si simple à célébrer, de manière correcte.... un guignol de la messe, un clown de l'église catholique qui conduit les âmes à l'indifférence.

C'est hélas ce qui se passe partout et dans l'indifférence générale.

Pourquoi devrai-je obéir à cette mascarade tandis que mon cœur répond à l'amour du Christ ? En quoi cette obéissance à ce succédané de sacrifice, qui ne satisfait nullement mon âme, ni celles des autres, pourrait suffire.

J'ai beau faire, ils ne font que me décevoir. Raz le bol !

FDM, triste.



images/icones/5a.gif  ( 594772 )euh... par FilsDeMarie (2011-05-10 13:04:01) 
[en réponse à 594734]

Soit dit en passant, je vis certes dans une certaine "campagne", mais une campagne qui ressemble quand même à une ville selon les critères français. Ma ville compte environ 10 000 habitants. Une ville moyenne selon les critères normaux. Ah oui j'ai oublié de dire : je ne vis au pays de Sarkozy, mais en Irlande. La soit disante île des saints Peut-être au temps de Saint Patrick ou Sainte Brigitte, mais certainement pas au temps du défunt tigre celtique. Les Irlandais n'ont plus qu'un seul amour : celui de la bière.
images/icones/2b.gif  ( 594825 )Et bien moi, la quête, par Armavir (2011-05-10 19:50:56) 
[en réponse à 594734]

"je m'en fous" et "je m'en passe"