Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=593835
images/icones/fleur.gif  ( 593835 )Témoignage impressionnant par ab Rémi (2011-05-02 00:55:23) 


et difficilement récusable de soeur Marie-Pierre guérie par l´intercession de J.P II, pour aider nos amis sceptiques ...

ROME, Vendredi 29 avril 2011 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le témoignage de Soeur Marie Simon-Pierre, religieuse française de la Congrégation des petites soeurs des maternités catholiques, guérie de la maladie de Parkinson de façon soudaine et scientifiquement inexplicable. C'est le miracle qui a été attribué à l'intercession de Jean-Paul II pour sa béatification, dimanche 1er mai.

Témoignage de Sœur Marie Simon-Pierre

J'étais atteinte d'une maladie de PARKINSON diagnostiquée en juin 2001, celle-ci était latéralisée à gauche ce qui m'handicapait beaucoup, étant gauchère. La maladie évoluait doucement au début mais, au bout de 3 ans les symptômes s'amplifiaient, accentuant les tremblements, les raideurs, les douleurs, les insomnies... A partir du 2 avril 2005 la maladie me ravageait de semaine en semaine, je me voyais diminuer de jour en jour, je ne pouvais plus écrire, étant gauchère ou si je le faisais, j'étais difficilement lisible. Conduire ne m'était quasiment plus possible hormis sur des trajets très courts
car ma jambe gauche connaissait des périodes de « blocage » et la raideur ne facilitait pas la conduite. Il me fallait de plus en plus de temps pour accomplir mon travail. Celui-ci était devenu très difficile, travaillant en milieu hospitalier. J'étais fatiguée et épuisée.

Après l'annonce du diagnostic, j'avais beaucoup de difficulté à regarder Jean-Paul II à la télévision. Cependant, j'étais très proche de lui par la prière et je savais que lui pouvait comprendre ce que je vivais. De même, j'admirais sa force et son courage qui me stimulaient pour me battre et aimer cette souffrance, car sans amour cela n'avait pas de sens. Je peux dire que c'était un combat au quotidien mais mon seul désir était de le vivre dans la foi et d'adhérer avec amour à la volonté du Père.

A Pâques 2005, je voulais regarder notre Saint Père Jean-Paul II à la télévision car je savais intérieurement que ce serait la dernière fois que je pourrais le voir. Toute la matinée, je me suis préparée à cette rencontre sachant que cela serait très difficile pour moi (il me renvoyait à ce que je serais dans quelques années). Cela était dur pour moi étant relativement jeune. Mais un imprévu dans le service ne me permit pas de le revoir.

Puis, le 2 avril 2005 au soir, nous étions réunies en communauté pour vivre en direct avec ROME la veillée de prière sur la Place Saint Pierre grâce à la chaîne de télévision française du diocèse de Paris (KTO). Avec mes Sœurs, nous avons appris en direct le décès de Jean-Paul II. Pour moi, tout a basculé, c'était l'effondrement, je venais de perdre un ami, celui qui me comprenait et me donnait la force d'avancer.
Dans les jours qui suivirent, je ressentis comme un grand vide mais en même temps j'avais la certitude qu'il était toujours présent.

Le 13 mai, en la fête de Notre Dame de Fatima, le Pape Benoît XVI rend officielle la dispense pour l'ouverture du Procès de Béatification de Jean-Paul II. A partir du 14 mai, mes Sœurs de toutes les communautés de France et d'Afrique ont prié par l'intercession de Jean-Paul II pour demander ma guérison. Elles prieront sans relâche jusqu'à l'annonce de ma guérison.

J'étais à ce moment-là en vacances. Mon temps de repos terminé, je rentre ce 26 mai, complètement épuisée par la maladie. Or, depuis ce 14 mai, un verset de l'Evangile de Saint Jean m'habite : « Si tu crois, tu verras la Gloire de Dieu ».

Le 1er juin, je n'en peux plus, je lutte pour avancer et tenir debout.

Le 2 juin après-midi, je vais trouver ma supérieure pour lui demander d'arrêter mon activité professionnelle. Celle-ci, me demande de tenir encore un peu jusqu'à mon retour de Lourdes au mois d'août et elle ajoute : « Jean-Paul II n'a pas dit son dernier mot. » Au cours de cette rencontre avec ma supérieure, Jean-Paul II était présent à notre échange, échange qui s'est déroulé dans la paix et la sérénité. Elle me tend un stylo et me demande d'écrire « Jean-Paul II », il est 17 heures. Avec beaucoup de difficultés, j'écris « Jean-Paul II ». Devant l'écriture illisible nous restons un long moment en silence. La fin de la journée se déroule comme les autres.

Après la prière du soir de 21 heures, je repassai par mon bureau puis regagnai ma chambre. Il était entre 21h30 et 21h45. J'ai ressenti alors le désir de prendre un stylo pour écrire. Un peu comme si quelqu'un me disait : « prends ton stylo et écris. » A ma grande surprise, l'écriture était très lisible. Je ne compris pas très bien et je me couchai. Cela faisait exactement 2 mois que Jean-Paul II nous avait quitté pour la Maison du Père. A 4h30, je me réveillais, stupéfaite d'avoir dormi. D'un bond, je sortais de mon lit, mon corps n'était plus endolori, plus aucune raideur et intérieurement je n'étais plus la même.

Puis, un appel intérieur, une force me poussait à aller prier devant le Saint-Sacrement. Je descendis à l'oratoire. Je priais devant le Saint Sacrement. Une grande paix m'enveloppait, une sensation de bien-être. Quelque chose de trop grand, un mystère difficile à expliquer avec des mots. Ensuite, toujours devant le Saint-Sacrement, je méditais les mystères lumineux de Jean-Paul II.

Puis, à 6 heures, je suis sortie pour rejoindre mes sœurs à la Chapelle pour un temps d'oraison suivi de l'Eucharistie. J'avais environ 50 mètres à parcourir et là je me suis aperçue que mon bras gauche balançait à la marche contrairement à d'habitude où celui-ci restait immobile le long de mon corps. Je remarquais aussi une légèreté dans tout mon corps, une souplesse que je ne connaissais plus depuis longtemps. Au cours de cette Eucharistie, j'étais habitée par une grande joie et une grande paix. C'était le 3 juin, fête du Cœur Sacré de Jésus. A la sortie de la messe, j'étais convaincue que
j'étais guérie... ma main ne tremblait plus du tout. Je partis écrire de nouveau et à midi j'arrêtai brutalement tous mes médicaments.

Le 7 juin, je me suis rendue comme prévu chez le neurologue qui me suivait depuis 4 ans. Celui-ci a constaté avec surprise la disparition de tous les signes alors que je ne prenais plus de traitement depuis 5 jours. Dès le lendemain, ma supérieure générale a confié notre action de grâce à toutes les communautés. Toute la congrégation a alors commencé une neuvaine d'action de grâce à Jean-Paul II.

Cela fait maintenant 10 mois que j'ai cessé tout traitement. J'ai repris une activité normale, j'écris sans aucune difficulté, je conduis de nouveau et sur de très longues distances. Je peux dire que cela est comme une seconde naissance, une nouvelle vie car rien n'est plus comme avant.

Aujourd'hui, je peux dire qu'un ami est parti loin de notre terre et est cependant si proche maintenant de mon cœur. Il a fait grandir en moi le désir de l'adoration du Saint Sacrement. Et l'amour de l'Eucharistie qui ont une place primordiale dans ma vie de chaque jour.
Ce que le Seigneur m'a donné de vivre par l'intercession de Jean-Paul II est un grand mystère difficile à expliquer avec des mots, tellement c'est grand, tellement c'est fort ...mais rien est impossible à Dieu.

Oui, « si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ».

Sœur Marie Simon-Pierre
images/icones/hum2.gif  ( 593891 )C'est drôle ... par Balbula (2011-05-02 13:32:19) 
[en réponse à 593835]

Ce témoignage me fait l'effet contraire en me rendant encore plus sceptique ... Il y a beaucoup de sentimentalisme dans tout cela et cela ne fleure ni très bon, ni très impartial ...
J'ai plusieurs conversions et autres grâces très difficiles à obtenir pour lesquelles je ne sais plus à quel saint me vouer ... Si Jean-Paul II peut y faire quelque chose, alors là, je reviendrai de mon scepticisme !
Union de prières
Balbula
images/icones/1n.gif  ( 593894 )Sentimentalisme ? par Athanasios D. (2011-05-02 13:54:51) 
[en réponse à 593891]

Que ce témoignage soit exprimé avec "sentiments", cela ne change rien au fait, et c'est même normal. La soeur était extrêmement malade. Toute sa communauté a prié Jean-Paul II pour sa guérison et la glorification du désormais Bienheureux. Et voilà qu'elle advient. Les faits sont têtus, comme on dit.

Ath
- qui trouve ce témoignage édifiant
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 593990 )Le problème par Jean-Gab (2011-05-02 22:02:34) 
[en réponse à 593894]

Je ne poste pas souvent mais là je me permets en toute charité de mettre mon grain de sel...

Pour moi cette béatification pose quelques soucis :
Si on a pris la peine de béatifier Jean-Paul II, c'est parce qu'il est un exemple pour tous. C'est le but aussi d'une béatification. Proposer en exemple et exalter les qualités du défunt.

Donc si on est logique on devrait suivre l'exemple de JPII
- Baiser du Coran
- Gloire de l'Homme
- "Que Saint Jean-Baptiste protège l'Islam" etc...

Si je suis logique, l'Islam est donc pour LE CHRIST SUR TERRE, le VICAIRE DU CHRIST une porte de salut, un pied d'égalité avec la religion catholique.

Si on poursuit un peu, tous les martyrs des premiers temps de l'Eglise, martyrs aussi de l'Islam se sont trompés, et se trompent encore..

Si on suit encore plus loin, pourquoi y a t-til eu le Sacrifice de la Croix si on peut se sauver ailleurs que dans la Croix..
Pourquoi le Christ a-t-il pris la peine de dire "Je suis LA voie, LA vérité, LA vie, qui n'est pas avec moi est contre moi"

Plein plein de questions....

Certes JPII a fait du bien pour l'Eglise, mais ne doit-on retenir que ce bien ?
Si jamais la Religieuse guérie voie réapparaitre cette maladie de Parkinson (comme c'est en train d'être le cas d'ailleurs), quel crédit pour l'Eglise vu que c'est le seul "miracle" attribué au défunt Pontife ????

Non, exalter des qualités qu'avait JPII oui, l'élever à la gloire des autels non.. Trop de scandales vis à vis de la Foi.
images/icones/neutre.gif  ( 594005 )Ne jugez point... par Monsieur Choc (2011-05-02 23:05:17) 
[en réponse à 593990]

...vous ne serez point jugé.

Qui sommes nous pour juger du défunt Pape, et de sa sainteté réelle ou supposée ?

Monsieur Choc
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 594099 )Ne jugez point.... par Pantelemion (2011-05-03 17:50:04) 
[en réponse à 594005]

Un peu facile comme défense! Un catholique doit garder son esprit critique (ce qui ne veut pas forcément dire juger de tout...). Pour déclarer un saint, on le juge, non?

Alors, oui, il faut juger, sur des détails qu'on connait si une personne est digne d'être sainte ou non; le fin mot en revenant à l'Eglise, bien sur! Ca ne veut pas dire qu'on condamne inconditionnellement.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que Jean-Paul II est une pape qui suscite des débats. Les clore par l'adage que vous nous sortez ne me parait ni sage ni juste. Ou alors, ne jugeons plus de ce qui est moderniste, mais acceptons tels quels les discours de nos évêques et de nos prêtres, aussi "étranges" soient-ils!
images/icones/tao.gif  ( 594051 )"comme c'est en train d'être le cas d'ailleurs" ? par Athanasios D. (2011-05-03 11:14:02) 
[en réponse à 593990]

Pourriez-vous être plus explicite ? Sans quoi on pourrait vous taxer de calomnie, puisque le témoignage de la soeur ne laisse rien entendre à ce sujet (bien au contraire).

Ath
images/icones/neutre.gif  ( 594052 )Comme Athanasios : précisez, s'il vous plait par Maïe (2011-05-03 11:17:59) 
[en réponse à 593990]

-+IHS+-
Et si par malheur pour cette sœur ce que vous dîtes s'avérait, ce serait (de mon point de vue) tout simplement un signe du ciel.
Mais précisez votre pensée, car ce n'est pas rien d'avancer cela.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 594103 )On a tous été témoins par Pantelemion (2011-05-03 17:56:51) 
[en réponse à 594052]

des retournements de médecins mandés pour reconnaître le miracle et qui se sont désistés....Preuve que ça ne crevait pas les yeux!

Et vous oubliez pour qu'un miracle soit valide, il doit être permanent; une rechute risque d'invalider ce miracle.
images/icones/1e.gif  ( 594085 )Jamais on aurait du canoniser St Pierre. par Polydamas (2011-05-03 16:38:13) 
[en réponse à 593990]

Nan mais c'est vrai quoi, c'est un scandale, il avait renié trois fois.
Et St Paul non plus, c'était un tueur de catholiques.
St Ignace, encore moins, c'était un soldat brailleur coureur de jupons invétéré.
St Augustin, j'en parle même pas.

Et je pourrai continuer TRES longtemps.

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 594100 )Ils se sont convertis par Pantelemion (2011-05-03 17:52:39) 
[en réponse à 594085]

et repentis, eux....
images/icones/1a.gif  ( 594107 )Oui, et par Polydamas (2011-05-03 18:24:50) 
[en réponse à 594100]

qui vous dit que Jean-Paul II n'a pas tenté de progresser dans sa vie personnelle ?
images/icones/1y.gif  ( 594358 )J'ai cru ... par Balbula (2011-05-05 14:48:21) 
[en réponse à 593891]

avoir été exaucée pour une faveur, importante à mes yeux, mais mineure vue d'ailleurs, de manière totalement inattendue et je m'apprêtais à montrer ma reconnaissance à Jean-Paul II, quand ...
cela s'est terminé par une désillusion complète et une déception beaucoup plus grande que ladite faveur ... Alors : je retourne à la T.Ste Vierge, à sainte Rita et sainte Monique ... Ce bienheureux ne doit pas être de ma paroisse ...
Union de prières
Balbula
images/icones/2e.gif  ( 594367 )Ah ? Parce que cette faveur vous était due ? par Athanasios D. (2011-05-05 16:18:36) 
[en réponse à 594358]

C'est comme si vous priiez un saint de vous faire gagner à la loterie, et que ne pas avoir gagné - ou avoir perdu le billet gagnant - lui était imputable. Qui vous dit que cette déconvenue n'était pas pour votre bien, ou le résultat d'une prière "déficiente" ? Et comment peut-on juger ainsi un intercesseur parce qu'on n'a pas été exaucé ? Je confesse avoir achoppé en lisant ce que vous avez écrit.

En bref, quelle est cette nouvelle théologie ?

Ath
* Pour qu'une prière soit efficace, d'après saint Thomas, il faut que l'on demande pour soi-même, des biens nécessaires au salut, avec piété, avec persévérance.
images/icones/coeurbrise.gif  ( 594411 )Elle ne m'était pas due ... par Balbula (2011-05-05 23:09:46) 
[en réponse à 594367]

Je n'aurais même pas osé la demander, pas plus à Jean-Paul II qu'à quiconque, puisque justement elle était pour moi-même et que je suis plutôt du genre à être incapable de demander quoi que ce soit pour moi. Comme j'avais confié toutes mes intentions depuis quelques jours à Jean-Paul II, si cette grâce en avait été une,aussi appréciée que bienvenue, je la lui aurais attribuée. N'était-il pas l'intercesseur que j'avais voulu prendre, pour passer par dessus mes "préventions" et le scepticisme que vous me reprochez?
Mais la grosse déception dont cette fausse faveur a été la cause m'a fait remettre tout ceci en question. Car, je vous assure, je n'avais pas besoin de cela, même si Maïe en rit à en pleurer sans savoir de quoi il s'agit. Alors, on ne m'y reprendra plus, c'est tout. Je retourne aux saints qui ne m'ont pas toujours exaucée, c'est bien certain, mais qui au moins ne m'ont jamais déçue par de faux mirages.
Union de prières
Balbula
images/icones/neutre.gif  ( 594413 )Ce n'était pas de la moquerie par Maïe (2011-05-05 23:33:34) 
[en réponse à 594411]

-+IHS+-
je ne me moquait, Balbula, ! Mais cela m'a rappelé de vieux souvenirs, pas très loin de votre demande non exaucée, justement. Je crois avoir compris de quoi il était question, et mon vieux recteur vous aurait dit "Le Bon Dieu t'a entendue, seulement, il ne voulait pas te mettre en situation de pécher, de détester ton prochain. Aussi, s'il n'a pas exaucée cette prière-là, il a exaucée cette autre "Ne nous soumet pas à la tentation".
Vous aurez reconnue, chère Balbula, la version V2 du Notre Père.

Allons, vous ne pensiez tout de même pas que je me moquais de vous ?
images/icones/croix_byzantine.png  ( 594415 )Vous n'y êtes pas ... par Balbula (2011-05-06 00:21:47) 
[en réponse à 594413]

Aucun rapport avec le prochain et des situations de pécher. Sans doute que, oui, le Bon Dieu juge qu'il n'est pas encore temps pour moi de voir une lumière au bout du tunnel. Je n'ai pas cru non plus que vous vous moquiez de moi, mais vous semblez seulement trop croire que mon histoire est semblable à la vôtre.
Union de prières
Balbula
images/icones/nul.gif  ( 594435 )M'enfin ?!? par Athanasios D. (2011-05-06 12:20:49) 
[en réponse à 594411]


mais qui au moins ne m'ont jamais déçue par de faux mirages.



Dans ce cas, évitez de prier Notre Dame de Fatima (pour ne citer qu'elle)...

Ath
- pff...
images/icones/1d.gif  ( 594369 )Comme vous êtes drôle ! par Maïe (2011-05-05 16:57:22) 
[en réponse à 594358]

-+IHS+-
Alors que je faisais cette réflexion à notre recteur (on disait recteur, alors) en confession, mais concernant le Bon Dieu, il m'avait gentiment grondée en ajoutant : c'est que tu demandais quelque chose qu'il ne te fallait pas !
Et à vous lire je suis pliée de rire parce que j’imagine votre tête si on vous disait ça, alors que vous êtes une dame !
J’en pleure.
images/icones/1e.gif  ( 594032 )Une petite question qui me tarraude... par Antoine (2011-05-03 08:43:04) 
[en réponse à 593835]

Et si soeur Marie-Pierre rechutait ?
Qu'en serait il de la béatification de Jean Paul II ?

Avant, l'Eglise dans sa sagesse demandait plusieurs miracles, peut être pour se prévenir de cetteéventualité ?
images/icones/1e.gif  ( 594033 )ou du moins par Baskerville (2011-05-03 08:59:05) 
[en réponse à 594032]

Le délai imparti avant de prononcer la béatification permettait d'assurer la guérison TOTALE ET DEFINITIVE, ce qui doit être le propre d'un miracle attesté.
images/icones/1w.gif  ( 594042 )Non seulement plusieurs miracles par Vianney (2011-05-03 10:44:39) 
[en réponse à 594032]

Avant, l'Eglise dans sa sagesse demandait plusieurs miracles, peut être pour se prévenir de cette éventualité ?


Non seulement plusieurs miracles, mais un délai de cinquante ans :

Article 3 : Discussion sur les vertus ou sur le martyre

Can. 2101

La discussion sur les vertus ne peut être commencée que cinquante ans après la mort du serviteur de Dieu


Dans le cas présent, on n’a même pas attendu les cinq ans prévus par la nouvelle législation de Jean-Paul II lui-même (Novæ leges pro causis sanctorum, 7.2.1983, art. 9a) pour introduire sa propre cause !

Circulez, il n’y a rien à voir...

V.
images/icones/tao.gif  ( 594048 )Hum... par Athanasios D. (2011-05-03 11:08:11) 
[en réponse à 594042]

... je suis certain que vous pourriez trouver bon nombre d'exceptions à cette règle (à laquelle un pape peut déroger sans difficulté, ni scandale). Il me souvient que saint Antoine de Padoue a été canonisé moins d'un an après sa mort. Plus proche de nous, il me semble que saint Thérèse de Lisieux le fut moins de 30 ans après sa mort.

Ath
images/icones/tao.gif  ( 594049 )Avant... par Athanasios D. (2011-05-03 11:12:16) 
[en réponse à 594032]

... la vox populi suffisait aussi.

Ath
images/icones/1n.gif  ( 594057 )Oui mais... par Vianney (2011-05-03 11:42:52) 
[en réponse à 594049]

...nous ne sommes plus “avant” : si l’Église a jugé bon d’abandonner ces méthodes expéditives, c’est précisément pour éviter de nombreux abus. Et même des papes aussi peu reluisants que Benoît IX s’y sont soumis.

Le “retour aux sources” est ordinairement le fait des hérésiarques, alors que la vraie Tradition construit toujours en tenant compte des leçons du passé.

V.
images/icones/tao.gif  ( 594060 )Précisément, "avant"... par Athanasios D. (2011-05-03 11:54:06) 
[en réponse à 594057]

... on n'avait pas forcément les techniques d'investigation et de communication actuels. Il ne faut pas nécessairement voir un retour aux sources dans un assouplissement des procédures, d'autant que dans le cas de Jean-Paul II, cette dérogation est par définition exceptionnelle.

Ath
images/icones/fleche2.gif  ( 594066 )Pas crédible par Vianney (2011-05-03 13:50:20) 
[en réponse à 594060]

Précisément, "avant" on n'avait pas forcément les techniques d'investigation et de communication actuels. (Athanasios)


Comment se fait-il alors que la procédure soit sans cesse devenue de plus en plus exigeante au fil du temps, de Jean XV à Alexandre III, de Sixte-Quint à Benoît XV, et qu’on assiste tout soudain à une inflation spectaculaire du nombre des béatifications et des canonisations ? La canonisation assistée par ordinateur a bon dos : ce qui a manifestement changé, ce sont les critères d’appréciation.

La lecture de l’article du cardinal Amato va pleinement dans ce sens : c’est Karol que l’on prétend béatifier, et non Jean-Paul II. Or ça c’est incontestablement nouveau. Quand Pie XII canonisait saint Pie X, c’était bien tout à la fois le pape et l’homme qu’il canonisait, comme le soulignait l’abbé Berto (Pour la Sainte Église Romaine) :

Nous ne nous arrêtons pas à ceux qui osent bien dire, ou susurrer dans l’ombre, que le Souverain Pontife vient de béatifier Joseph Sarto et non Pie X. Tout le discours du 3 juin a été un démenti véhément et solennel infligé à ces esprits désespérément indociles ou désespérément faux. « Mentiris impudentissime », c’est la seule réponse à leur faire. Mais nous pensons aux historiens de bon vouloir qui s’essoufflent à poursuivre dans la vie de Pie X, avant ou après son élévation, les marques de la sainteté privée. Ils font fausse route. Dans la direction où ils cherchent, ils trouveront peu, et ce peu importe encore moins.

Ce n’est pas qu’il n’y ait, dans la vie de l’enfant de Riese, du vicaire ou du curé, de l’évêque ou du cardinal, bien des épisodes admirables ; d’autres certainement seront mis à jour, et tout est déjà hors du commun. Mais enfin, que le Patriarche de Venise fût mort avant d’être devenu Pie X, qui eût songé à le béatifier ? Les biographes empruntent sans vergogne des traits dont nul, la plupart du temps, ne se porte garant, les uns de dévouement, d’autres de simplicité spirituelle et aimable ; d’autres, les moins authentiques, sont des platitudes sur lesquelles l’auteur a beau s’évertuer ; il faut en débarrasser l’histoire. Ce que l’on sait d’assuré fait la preuve d’une sainteté papale en préparation, comme l’on pouvait s’y attendre, s’agissant de celui dont Pie XII dit qu’il paraissait né pour être le Pasteur de l’Eglise ; or c’est ce que l’on sait à ce jour qui a suffi à l’Eglise pour procéder à la béatification.

A négliger ce point essentiel, on se range à son insu du côté de ceux dont nous parlions tout à l’heure, et que le Saint-Père a si sévèrement repris. Ils veulent bien que Joseph Sarto ait été un saint ! Ce qui leur est insupportable, c’est que Pie X ait été béatifié pour sa conduite comme Pape, nous ne disons pas pour ses intentions subjectives, qu’ils consentent qui aient été saintes, mais pour son comportement papal. Or c’est précisément ce que l’Eglise a fait, c’est le Pape que les historiens doivent montrer dans Pie X pour montrer le saint, parce que la sainteté de Pie X a été d’être saintement pape. (p. 95-96)


Et l’abbé d’illustrer son propos par un contre-exemple célèbre, celui de saint Célestin :

Rien n’empêche, assurément, qu’un Pape soit un saint comme homme privé, qu’il l’ait été dès sa jeunesse et l’enfance. Mais si, devenu Pape, il reste un saint privé, sans être saint comme Tête de l’Eglise, il ne sera canonisé que moyennant abdication préalable. Ainsi de saint Célestin, homme de vertu certes héroïque, qui eut cette héroïque prudence de juger qu’il n’avait pas été créé et mis au monde pour être Tête, et qui n’eut de cesse qu’il ne fût redevenu membre. (p. 97)


V.
images/icones/tao.gif  ( 594070 )Exigeante... par Athanasios D. (2011-05-03 14:43:55) 
[en réponse à 594066]

... certes. Trop, peut-être. Mutatis mutandis, est-ce à dire que la discipline du jeûne eucharistique ne peut aller qu'en devenant plus exigeante ? En définitive, c'est secondaire, puisque les miracles sont toujours requis pour une éventuelle béatification/canonisation et c'est une exigence déjà bien élevée en soi. Nous savons que Dieu n'exauce point les pécheurs; mais si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il exauce. (...) Si cet homme n'était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. (Jn 9, 31-33)

Je ne lis pas l'italien. Dans le post que vous mettez en lien, Leopardi nous parle de l'impact du pontificat, ce qui est une distinction non négligeable qui réduit considérablement l'identification de ce cas avec celui que vous citez sur saint Pie X.

Ath
images/icones/1f.gif  ( 594081 )Ne comparez-vous pas des pommes et des poires ? par Vianney (2011-05-03 16:08:00) 
[en réponse à 594070]

L’exigence dont je parlais concernait la doctrine de l’Église (dont la canonisation des saints fait indirectement partie) et non les règles du jeûne ou de l’abstinence qui sont à mettre en rapport avec la capacité des fidèles à les supporter (c’est pourquoi Pie XII, au lendemain de la guerre, les avait adoucies).

Effectivement, le cardinal Amato parle “d’impact” : “la cause de béatification n’est pas parvenue à son terme à cause de l’impact que le Pontificat a eu sur l’histoire de l’Eglise, mais pour les vertus de foi, d’espérance, de charité, qui ont été celles de la vie de Wojtyla”.

Qu’a-t-il voulu dire par là ? De l’avis des spécialistes, son but est de tenir à l’écart de la béatification des problèmes délicats tels que l’aveuglement apparent de l’intéressé face aux cas de pédophilie dans le clergé ou à l’usage douteux des finances vaticanes. La cause de saint Pie X avait été retardée pour beaucoup moins que cela : pour son soutien aux prêtres et laïcs du Sodalitium Pianum... N’empêche que Rome avait, sous deux pontificats successifs, mené une enquête approfondie sur ce sujet, dont nous sommes à même de mesurer le sérieux puisque les pièces sont à présent publiées.

Quant à la question des miracles, je vous donnerai la réponse d’un spécialiste, saint Vincent Ferrier, qui détient lui-même une sorte de record en ce domaine. Quand on invoquait des miracles pour plaider la cause du pape de Rome (qu’il ne reconnaissait pas) il répondait “qu’il ne faut juger en rien de la papauté selon des prophètes modernes ou d’apparents miracles ou même de visions” (Tractatus de moderno Ecclesiæ schismate, ch. 5) :

En effet le peuple chrétien a été institué dès le début et ordonné selon la Providence divine par des lois certaines et déterminées, à observer de manière perpétuelle et immuable dans l’Eglise militante, contre lesquelles aucune prophétie, aucun miracle, aucune vision n’est à admettre. Si des anges de Dieu parlaient contre la détermination de l’Eglise romaine, il ne faudrait pas les croire. L’apôtre dit dans l’épître aux Galates au chapitre 1 : Si un ange de Dieu vous annonçait autre chose que ce que je vous ai annoncé, qu’il soit anathème. La glose dit ici : Il est à ce point certain de la vérité de son Evangile que si un ange annonçait autre chose, il ne le croirait pas, mais le dirait anathème. Si le Christ lui-même apparaissait et disait de faire ou croire quelque chose de contraire aux règles générales de l’Eglise romaine, qui selon sa Providence doivent être observées de manière immuable, il faudrait croire que ce n’est pas le Christ.


À tort ou à raison – Dieu seul peut l’affirmer en toute certitude – je suis personnellement convaincu qu’il y a dans l’enseignement de Vatican II et de ceux qui s’en réclament “quelque chose de contraire aux règles générales de l’Eglise romaine, qui selon sa Providence doivent être observées de manière immuable”. En conséquence, je leur applique la règle rappelée par saint Vincent.

Et il me semble que saint Vincent était lui-même une assez belle illustration du principe qu’il défendait. Car pendant un grand nombre d’années, il a été convaincu, apparemment à tort, que le pape d’Avignon était le vrai pape. Et pendant tout ce temps, Dieu a daigné accomplir des miracles par l’intermédiaire du grand saint...

V.
images/icones/fleur.gif  ( 594083 )Malentendu ? par Athanasios D. (2011-05-03 16:26:14) 
[en réponse à 594081]

Je conçois bien que les miracles du vivant d'un saint ne soient pas signe de son innerrance, mais ici il s'agit à plus forte raison d'un miracle obtenu par l'intercession du "candidat" à la béatification, donc après sa mort. La soeur a manifestement guéri de son mal par l'intercession exclusive - et sur une courte période - de Jean-Paul II et pour sa glorification. Quelle conclusion en tirer ?

Ath
images/icones/5b.gif  ( 594088 )Qu’il est urgent d’attendre... par Vianney (2011-05-03 16:48:15) 
[en réponse à 594083]

Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; et ils montreront de grands signes et des prodiges, de manière à séduire, si possible, même les élus. (Mt XXIV, 24.)


Pour ce qui est de la guérison de cette brave sœur, nous y verrons probablement plus clair dans quelques années...

V.
images/icones/fleur.gif  ( 594092 )Soit... par Athanasios D. (2011-05-03 17:02:01) 
[en réponse à 594088]

... mais il est toujours question de personnes vivantes oeuvrant ici-bas. Ce n'est plus le cas de Jean-Paul II. Un défunt peut-il opérer ce genre de prodiges, dans les circonstances qui ont été exposées ?

Ath
images/icones/hum2.gif  ( 594093 )Les insinuations de ce "brave" Vianney ... par Ion (2011-05-03 17:02:27) 
[en réponse à 594088]

... suggérant que le Bx Jean-Paul II pourrait finalement n'être qu'un faux Christ sont assez sordides. Il est vrai qu'on est habitué, de ce "côté" là du "catholicisme" à des accusations répugnantes de type "antichrist" à l'égard des papes.

Et quand je pense que certains, le plus sérieusement du monde, espèrent la canonisation de telles personnes !!

Ion
images/icones/2a.gif  ( 594163 )Oserais-je vous rappeler, ô brave Ion par Vianney (2011-05-04 07:50:27) 
[en réponse à 594093]

...que les personnes auxquelles vous faites ici allusion ne sont pas les seuls catholiques à avoir supposé que la chaire romaine était occupée par des “antichrists” ? Dante a bien placé un pape en enfer dans sa Divine Comédie, et il n’a pas été excommunié pour autant.

Quant à nuire à leur canonisation, si tant est que l’Église l’envisage un jour, permettez-moi de reproduire cette prédiction de saint Vincent Ferrier (V. de Stenay, Derniers avis prophétiques, Victor Palmé, 1872), dont le procès de canonisation a été mené avec un luxe de précautions inconnu de nos jours :

Il est constant qu’il y aura deux Antéchrists : le véritable et le mixte.
L’Antéchrist mixte (ou Antéchrist-antipape) sera un faux pape établi chef de la perfidie pour renverser et détruire la constitution de la chrétienté et de l’Église.


J’ajoute que s’il y a quelqu’un qui a maintes fois traité, non seulement les papes, mais l’Église romaine elle-même, de suppôt de l’Antéchrist, c’est bien Martin Luther. Auriez-vous donc oublié l’éloge singulier que fit Jean-Paul II de cet hérésiarque, le 17 novembre 1980, devant le Conseil de l’Église Évangélique de Mayence : « Aujourd’hui, je viens à vous, vers l’héritage spirituel de Martin Luther, je viens comme un pèlerin. » (D.C. 1798, p. 1146) ?

V.
images/icones/1b.gif  ( 594174 )Saint Vincent se trompe-t-il ? par Athanasios D. (2011-05-04 09:29:48) 
[en réponse à 594163]

Avait-il prévu 5 Antéchrists (d'affilée) ? Bizarre, tout de même...

Ath
images/icones/1e.gif  ( 594179 )Il parlait seulement de “trois papes falsifiés” par Vianney (2011-05-04 09:43:50) 
[en réponse à 594174]

Ce que je voulais simplement faire remarquer à Ion, c’est que ce genre de propos n’a pas empêché sa canonisation, au terme d’un procès qui est “l’un des premiers et des plus beaux que l’Église possède” si j’en crois le R.P. Fages (Histoire de saint Vincent Ferrier, Louvain, 1901, tome II, p. 327).

V.
images/icones/fleche2.gif  ( 594181 )Manque de rigueur par Ion (2011-05-04 09:48:57) 
[en réponse à 594163]

Vos trois exemples n'ont rien à voir avec mes remarques :
- Personne n'a prétendu vouloir canoniser Dante
- St Vincent n'a pas visé un pape en particulier comme antichrist, c'était une prophétie
- Martin Luther avait alors quitté l'Eglise catholique, et là encore, personne n'a jamais prétendu que l'Eglise catholique le canoniserait.

Revoyez donc vos arguments.

Ceci dit, votre position, en tant que sédévacantiste, est logique. C'est bien celle de Mgr Lefèbvre, qui affirmait tout et son contraire, sans doute sous les pressions des siens, qui lui aura fait perdre toute crédibilité.

Et de grâce, soyez un peu moins condescendant vis-à-vis de la miraculée. Au lieu de me sortir du "brave" en persistant et signant dans votre désobligeance, vous auriez pu faire amende honorable, tout au moins sur ce point.

Ion
images/icones/1i.gif  ( 594189 )“Amende honorable” par Vianney (2011-05-04 10:24:20) 
[en réponse à 594181]

...mais Ion, vous avez l’art de renverser les rôles : ce n’est pas moi qui ai entouré le mot brave de guillemets, c’est vous en parlant de moi ! Je suis pour ma part convaincu que cette religieuse est brave (sans guillemets) mais ça ne m’oblige pas pour autant à écarter tout subterfuge dans sa guérison. Elle n’est pas seule en cause, ni du reste Jean-Paul II. Laissons du temps au temps...

- Personne n'a prétendu vouloir canoniser Dante


Moi non plus : j’ai seulement voulu rappeler qu’il était catholique... sans vos guillemets !

- St Vincent n'a pas visé un pape en particulier comme antichrist, c'était une prophétie


...dont il estimait la réalisation imminente : n’oubliez pas qu’il se considérait comme “l’ange du Jugement” et qu’il n’était pas tendre avec le pape de Rome.

- Martin Luther avait alors quitté l'Eglise catholique, et là encore, personne n'a jamais prétendu que l'Eglise catholique le canoniserait.


Jean-Paul II a bien parlé de pèlerinage et d’héritage spirituel : il savait ce que ces mots signifient...

V.
images/icones/1b.gif  ( 594214 )Ah, si vous vouliez ... par Ion (2011-05-04 12:01:09) 
[en réponse à 594189]

... vraiment parler de la bravoure de cette religieuse en disant "cette brave soeur", alors ... je m'incline et vous présente mes excuses pour en avoir douté un seul petit instant.

Quant au reste, vous n'arrivez toujours pas à rendre raison à vos ... comparaisons.

Ion
images/icones/idee.gif  ( 594223 )Brave par Vianney (2011-05-04 12:54:27) 
[en réponse à 594214]


Ah, si vous vouliez vraiment parler de la bravoure de cette religieuse en disant "cette brave soeur", alors ... je m'incline et vous présente mes excuses pour en avoir douté un seul petit instant.


Je voulais signifier qu’elle me paraissait a priori “honnête et bonne avec simplicité” pour reprendre les termes utilisés par le Petit Robert. Mais, vous avez raison, étant donné ses souffrances, ça n’exclut pas la bravoure, bien évidemment.

Quant à vous faire entendre mes raisons, croyez bien, ô Ion, que je n’y ai pas songé un seul instant. C’est pour le coup qu’on pourrait parler de miracle si cela arrivait un jour...

V.
images/icones/1e.gif  ( 594467 )Plié par Meneau (2011-05-06 16:57:11) 
[en réponse à 594223]

Votre dernière phrase m'a fait rire. Mais j'en ai l'explication : Bravion (prononcer "Brave-Ion") est un algo de chiffrage ! C'est pour ça que vous le vous comprenez pas.


Bravion - Strong Encryption Algorithm

The name Bravion is pronnounced brave-ion. It is an alegory for molecules undergoing chemical reactions. A molecule is separeted into its ions, which then regroup with ions from a reactant to form new ions. In this algorithm, the ions change properties as well: protons, neutrons and electrons are reconfigured by the reactant and make the resulting molecules unpredictable without knowing the original reactant. Indeed it takes a brave ion to undergo such abuse :)

The routines here aren't very straight forward, even for one who has studied ciphers. I will try to keep it in lamens terms to the best of my ability. Bravion uses a 256bit key and a 128bit block size. It is an iterated (multiple rounds) substitution/permutation network.



Hihi
Pardonnez-moi cette petite plaisanterie.
Cordialement
Meneau
images/icones/1d.gif  ( 594471 )Vous m’en direz tant... par Vianney (2011-05-06 17:14:45) 
[en réponse à 594467]


Votre dernière phrase m'a fait rire. Mais j'en ai l'explication : Bravion (prononcer "Brave-Ion") est un algo de chiffrage ! C'est pour ça que vous ne vous comprenez pas.


Merci pour cette information ! J’ignorais... et pourtant, j’aurais eu l’occasion d’en prendre connaissance, car le langage Delphi ne m’est pas du tout étranger, et le site d’où vous tirez cette explication non plus.

V.
images/icones/hein.gif  ( 594105 )[réponse] par Jean-Gab (2011-05-03 18:09:05) 
[en réponse à 594083]

>>La soeur a manifestement guéri de son mal par l'intercession exclusive<<

En êtes vous bien sûr ?
images/icones/find.gif  ( 594117 )Relisez... par Athanasios D. (2011-05-03 19:42:11) 
[en réponse à 594105]

... le témoignage de la soeur qui a initié ce fil.

Le 13 mai, en la fête de Notre Dame de Fatima, le Pape Benoît XVI rend officielle la dispense pour l'ouverture du Procès de Béatification de Jean-Paul II. A partir du 14 mai, mes Sœurs de toutes les communautés de France et d'Afrique ont prié par l'intercession de Jean-Paul II pour demander ma guérison. Elles prieront sans relâche jusqu'à l'annonce de ma guérison.

J'étais à ce moment-là en vacances. Mon temps de repos terminé, je rentre ce 26 mai, complètement épuisée par la maladie. Or, depuis ce 14 mai, un verset de l'Evangile de Saint Jean m'habite : « Si tu crois, tu verras la Gloire de Dieu ».

Le 1er juin, je n'en peux plus, je lutte pour avancer et tenir debout.

Le 2 juin après-midi, je vais trouver ma supérieure pour lui demander d'arrêter mon activité professionnelle. Celle-ci, me demande de tenir encore un peu jusqu'à mon retour de Lourdes au mois d'août et elle ajoute : « Jean-Paul II n'a pas dit son dernier mot. » Au cours de cette rencontre avec ma supérieure, Jean-Paul II était présent à notre échange, échange qui s'est déroulé dans la paix et la sérénité. Elle me tend un stylo et me demande d'écrire « Jean-Paul II », il est 17 heures. Avec beaucoup de difficultés, j'écris « Jean-Paul II ». Devant l'écriture illisible nous restons un long moment en silence. La fin de la journée se déroule comme les autres.

Après la prière du soir de 21 heures, je repassai par mon bureau puis regagnai ma chambre. Il était entre 21h30 et 21h45. J'ai ressenti alors le désir de prendre un stylo pour écrire. Un peu comme si quelqu'un me disait : « prends ton stylo et écris. » A ma grande surprise, l'écriture était très lisible. Je ne compris pas très bien et je me couchai. Cela faisait exactement 2 mois que Jean-Paul II nous avait quitté pour la Maison du Père. A 4h30, je me réveillais, stupéfaite d'avoir dormi. D'un bond, je sortais de mon lit, mon corps n'était plus endolori, plus aucune raideur et intérieurement je n'étais plus la même.




Ath