Qu’il s’agisse de sainte Gertrude, de sainte Marguerite-Marie ou de Sœur Josepha Menendez, le message ouï et transmis est toujours reçu dans la soumission parfaite à son origine, propre aux âmes qui ont expérimenté au niveau du surnaturel leur condition d’enfant de Dieu. C’est pourquoi le Christ, sans qui personne ne connaît le Père et qui se trouve ici-bas le Médiateur de sa fonction paternelle, leur ouvre son Cœur, centre de l’Etre, source de l’Amour et de la Force.
Ce n’est point par hasard que Pie XII, parlant du Sacré-Cœur, nous dit que « le Seigneur lui-même en a révélé le divin mystère à quelques-uns de ses enfants qu’il gratifie d’abondantes faveurs spirituelles, et dont il fit ses messagers et ses héraults ». Les théologiens contemporains qui s’acharnent à réduire le champ du surnaturel, ricaneront. Tout est là cependant : dans la relation de l’âme enfantine au Christ qui lui découvre l’Amour du Père au travers de son Cœur.