Le Forum Catholique
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( 591644 )
L'Assemblée plénière des évêques de France par jejomau (2011-04-02 09:34:43)
... se déroulera à
Lourdes du 5 au 8 avril. Elle abordera les thèmes suivants : l'environnement, les rassemblements dominicaux, et d'autres réalités actuelles.
Le P. André Talbot apportera un éclairage théologique à la réflexion amorcée l'année dernière par le groupe de travail sur "
Environnement et Ecologie".
Les évêques poursuivront leur travail sur les "
rassemblements dominicaux"(sic !) avec une attention particulière portée à la "
ritualisation profane" dans la société sécularisée qui est la nôtre.
Remarque personnnelle : et si le Saint-Père était plus écouté ? On ne peut pas dire qu'il ait ménagé ses efforts sur un plus grand retour au sacré dans la Liturgie.
Ils s'intéresseront aux questions liées aux prêtres âgés. Comment les accompagner ? Quels impacts en termes d'aide sociale ou de démographie du clergé ? Un peu plus de 8.000 prêtres sont en activité, dont l’âge moyen dépasse 65 ans. 800 disparaissent chaque année et certains diocèses se préparent à avoir ou n'ont déjà plus qu'une dizaine de prêtres en activité... (
source)
Mgr Bernard Housset, évêque de La Rochelle et Saintes, fera le point sur les travaux du
Conseil pour la solidarité dont il est le président. Il évoquera "
Diaconia 2013" et reviendra sur son récent voyage au Soudan. "
Diaconia 2013" consiste à "
entraîner les communautés chrétiennes à vivre la fraternité et l’espérance avec les personnes en situation de précarité ou de souffrance" ... Bon...
Enfin, sans être officiellement à l'ordre du jour, le débat sur la laïcité à la France ne pourra être absent de cette assemblée de printemps, ainsi que les suites à donner aux journées du "
Parvis des Gentils".
Bref, tout va bien....

( 591654 )
Question simplicissime, directe et sans ironie aucune : par Bertrand Decaillet (2011-04-02 10:53:03)
[en réponse à 591644]
Les évêques 'catholiques' ont-ils encore la Foi?
Très Saint Père, nous vous supplions, donnez-nous des évêques catholiques!

( 591663 )
Benoît XVI "en personne" vous répond. par Scrutator Sapientiæ (2011-04-02 12:17:15)
[en réponse à 591654]
Bonjour Bertrand Decaillet,
Benoît XVI "en personne" vous répond ; cela ne signifie évidemment pas que je me prends pour lui, mais voici une citation que je crois éclairante :
« La nature profonde de l'Église s'exprime dans une triple tâche : annonce de la Parole de Dieu (martyria), célébration des sacrements (leitourgia), service de la charité (diakonia). Ce sont trois tâches qui s'appellent l'une l'autre et qui ne peuvent être séparées l'une de l'autre. » (DCE n°25).
Donc, "l'idéal" cohérent serait peut-être que les catholiques soient mis en marche par leurs évêques, vers Martyria 2013 et vers Leitourgia 2013, et pas seulement vers Diakonia 2013.
Sur le premier dossier pastoral dont j'ai rappelé la teneur, il appartient aux évêques, aux prêtres et aux fidèles de relire et de faire lire le chapitre VI de la lettre encyclique Caritas in Veritate, afin de réfléchir et avant de réagir, face aux agressions ou transgressions commises chaque jour contre les créatures, contre la Création, contre le Créateur : ce n'est pas le seul Japon qui est en danger, à cause du tremblement de terre et du tsunami, mais aussi à cause de la folie des hommes, qui veulent faire des économies de bout de chandelle, ou plutôt de fin de chantier, y compris en matière de sécurité nucléaire, dans le seul but d'accroître leurs profits.
Sur le deuxième dossier pastoral, si jamais il se confirme qu'aucun dispositif Martyria 2013 n'est élaboré, qu'aucune opération Leitourgia 2013 n'est envisagée, cela peut vouloir dire que les évêques, une fois de plus, "privilégient" celle des trois tâches qui est le moins de nature à contrarier, à contrecarrer, à contredire les artisans et les partisans de ce que j'appelle le catholicisme humanitariste.
Il est possible qu'une expression telle que : "avoir la Foi en Dieu, c'est avoir la Foi en l'Homme", ait fait beaucoup de mal, non à ceux qui conçoivent et diffusent l'esprit du monde, mais à ceux qui ont pour devoir et pour mission de contribuer à la propagation du rayonnement de l'Esprit de Dieu.
C'est en tout cas à ce risque ou à cette source de dénaturation du catholicisme que je pense, quand j'écris, sur le FC, que nous sommes fréquemment, au contact des positions exprimées par nos évêques, en présence d'une tendance à la réduction du christianisme catholique à une religion de l'humanité, à un universalisme conciliant, indéfini, sans fondamentaux exigeants, spécifiques.
Il ne reste plus qu'à demander à nos évêques pourquoi ils n'ont pas daigné ou voulu penser à Martyria 2013 ni à Leitourgia 2013, alors qu'ils ont accepté de mettre en forme puis en oeuvre Diakonia 2013, bien entendu seulement s'il se confirme que seule l'opération Diakonia 2013 sera théorisée puis concrétisée.
Je vous souhaite une bonne journée.
Scrutator.

( 591687 )
en effet par Bertrand Decaillet (2011-04-02 14:34:29)
[en réponse à 591663]
1) impasse sur le surnaturel,
et
2) exhaussement du naturalisme jusqu'à tenir lieu de "religion".
L'état de nécessité (des âmes, de leur salut) est inversement proportionnel à la dé-mission (au sens le plus littéral du mot) de ceux qui occupent les chaires épiscopales - autre question directe : plus que jamais depuis 40 ans?

( 591702 )
Imprégnation - répétition, banalisation-normalisation, orientation irréversible. par Scrutator Sapientiæ (2011-04-02 17:26:02)
[en réponse à 591687]
Rebonjour à Bertrand Decaillet,
Nous sommes en présence de ce que j'appelle une pensée liquide : elle n'est ni solide, ni fragile, ni solide, ni gazeuse, mais liquide, et elle fonctionne à l'imprégnation par répétition, ou, si vous préférez, par banalisation ou normalisation, synonyme d'auto-légitimation méthodique et progressive.
Cette pensée liquide a l'ambition ou la prétention d'impulser ou d'incarner une orientation irréversible, bénéfique par principe, maléfique par exceptions, aussitôt appelées "abus", "excès", auxquelles il est "remédié" par recadrages officiels, mais rarement par sanctions effectives.
Cela me fait penser de plus en plus à la construction européenne : les artisans et partisans de la construction européenne me donnent de plus en plus l'impression qu'ils entendent bien être jugés, mais toujours sur leurs intentions, et jamais sur leurs résultats, en matière d'écologie, d'économie, d'éducation, de santé, de sécurité, etc.
En ce qui concerne l'Eglise, cette pensée liquide est aux commandes depuis, non pas 40 ans, mais un peu plus de 50 ans, si l'on considère que le discours de Jean XXIII, fin janvier 1959 (discours par lequel il annonça sa décision de réunir un Concile), en a été un élément précurseur.
Ce qui est très intéressant à analyser, c'est l'articulation entre pensée liquide et pensée magique : quand, en apparence, cela marche de moins en moins, en réalité, cela marche de mieux en mieux :
- de moins en moins de pratiquants, mais des fidèles de plus en plus "authentiques", "autonomes", "responsables" dans l'Eglise ;
- de moins en moins de prêtres, mais des communautés de plus en plus capables...de s'en passer, jusqu'au jour où elles disparaissent, à leur tour ;
- des croyants non chrétiens de moins en moins exhortés à la conversion, mais en qui on "découvre" ou "reconnaît" de plus en plus de valeurs religieuses, sapientielles, spirituelles, pour ainsi dire "christiques", et que l'on aurait donc bien tort, dans ces conditions, d'exhorter à la conversion, sous la conduite et en direction de Jésus-Christ.
Mon espoir est qu'à un moment donné le non-sens rouvre la porte au bon sens, car c'est bien le bon sens qui fait défaut aux adeptes et aux apôtres de cet angélisme, de cet irénisme, de cet utopisme, d'autant plus incohérent, inconséquent, mais aussi intolérant, quand il est mis en face de ses contradictions, qu'il s'évertue à neutraliser, par "ajustements" ou "dépassements" successifs.
Mon analyse extrêmement pessimiste, j'en ai bien conscience, n'est pas valable pour toute l'Eglise catholique ; elle n'est même pas valable pour toute l'Eglise qui est en France. Mais ce qui m'intéresse, en l'occurrence, c'est la confusion entre objectivité et phraséologie, entre miséricorde et pusillanimité, entre compréhension et approbation, qui est à l'origine de cet état d'esprit.
Il ne m'appartient pas de dire si l'Eglise va mieux ou moins bien qu'en 1959, mais une chose est sûre, la mentalité "bienveillante sans vigilance" que je m'efforce de décrire est considérée comme "somme toute normale", aujourd'hui, dans l'Eglise, ce qu'elle n'était probablement pas, avec cette ampleur là, à la fin des années 1950.
Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour cette réponse indirecte et longue à votre question directe et brève, et je vous souhaite une bonne fin de journée.
Scrutator.

( 591709 )
Exact! par Gentiloup (2011-04-02 18:09:48)
[en réponse à 591687]
C'est exactement ça! La Religion catholique est de plus en plus ravalée au plancher de la loi naturelle et ne fait que de courtes irruption dans le domaine de la loi surnaturelle, celle que le Verbe de Dieu est venu Lui-même, nous révéler.
Triste constat!

( 591655 )
Voici de quoi il s'agit, sur deux de ces dossiers "pastoraux". par Scrutator Sapientiæ (2011-04-02 11:06:01)
[en réponse à 591644]
Bonjour jejomau,
Voici de quoi il s'agit :
" 1. Une parole spécifique de l'Eglise catholique sur l'écologie et l'environnement
En novembre 2009, les évêques ont décidé, en assemblée plénière, de la création d'un groupe de travail sur « Ecologie et environnement ». Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes, président de Pax Christi France, en a été élu président.
Le groupe de travail est composé de Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque d'Albi, Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy et Toul, Mgr Gilbert Louis, évêque de Chalons en Champagne, Mgr Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg, Mgr Pascal Wintzer, évêque auxiliaire de Poitiers.
Mgr Marc Stenger est intervenu devant les évêques, jeudi 25 mars, pour un premier point d'avancement suivi d'un temps d'échanges entre les évêques. Interview.
Quel était le sens de votre intervention auprès des évêques ?
A travers un vote très large en novembre dernier, les évêques ont signifié l'importance de ce sujet pour eux. Le groupe de travail, constitué dans la foulée de la dernière assemblée, a souhaité partager avec les évêques ses premiers constats et travailler ensemble sur l'enjeu principal : quel message original et spécifique l'Eglise catholique peut-elle avoir sur ces questions qui traversent toute la société et donnent lieu à toutes sortes de prises de parole.
Quel est ce constat ?
Nous avons tout d'abord été frappés par le sentiment assez largement partagé que l'Eglise catholique n'a jamais rien dit sur le respect de l'environnement. Or nous sommes bien loin du niveau zéro en termes d'implication et de prises de paroles. Les papes Jean-Paul II et Benoît XVI ont eu des paroles fortes de l'Eglise catholique sur le respect de la création. L'Encyclique Caritas in Veritate consacre une partie importante à ce thème. La question est traitée de façon très explicite dans différents mouvements et instances de l'Eglise en France : le Conseil Famille et société, Justice et Paix, Pax Christi... Dans de nombreux diocèses, des groupes sont activement engagés sur le sujet.
Quelle peut-être l'action de l'Eglise face à ce constat ?
L'Eglise a en premier lieu une parole à donner : elle doit se fonder sur la motivation des hommes et non la culpabilisation. Elle se doit aussi de rappeler la beauté de la création et la responsabilité de l'homme vis-à-vis d'elle.
C'est une parole qui fonde des attitudes et des choix nécessaires pour ouvrir la perspective d'un développement durable. Elle invite ainsi à des initiatives concrètes.
L'Eglise peut ainsi apporter un éclairage spirituel et théologique à des modes de vie.
Elle peut et doit aussi souligner les implications sociales du problème : quelles sont, par exemple, les conséquences de l'hyperconsommation sur les pays du Sud ?
Comment les évêques envisagent-ils d'avancer sur le sujet ?
Nous avons proposé de travailler en trois temps : le groupe de travail se mettra tout d'abord à l'écoute des questionnements en rencontrant des experts, des scientifiques... Dans un second temps, et riches de ces questions, nous passerons en revue nos fondamentaux. Nous avons une théologie de la création, une anthropologie chrétienne qui nous donnent des outils pour éclairer et fonder nos pratiques. Enfin, nous nous orienterons vers des débouchés concrets à travers le développement d'instruments de travail, d'une sensibilisation de nos communautés, de la promotion d'initiatives inscrites dans l'expression d'une parole d'Eglise.
2. Les chrétiens en marche vers Diaconia 2013
La Conférence des Evêques de France ainsi que près de 50 mouvements et services d'Eglise invitent les chrétiens à porter une plus grande attention au devenir de la société dans laquelle ils sont acteurs de charité. Cette démarche de trois ans centrée sur le service des frères, intitulée « Diaconia 2013 - Servons la fraternité », est lancée le lundi 10 janvier à 11h, à la Conférence des Evêques de France.
D'où vient ce projet ?
Le Pape Benoît XVI a rappelé, dans son encyclique Deus Caritas est, le triple axe de la mission de l'Eglise :
« La nature profonde de l'Église s'exprime dans une triple tâche : annonce de la Parole de Dieu (martyria), célébration des sacrements (leitourgia), service de la charité (diakonia). Ce sont trois tâches qui s'appellent l'une l'autre et qui ne peuvent être séparées l'une de l'autre. » (DCE n°25).
A la suite de leurs travaux sur les nouvelles pauvretés, les Evêques de France ont rappelé l'importance de l'articulation de ces trois tâches et lancé un appel pour resituer le « service de la charité » au cœur de la vie des communautés :
« Tous, nous sommes appelés à mettre la « diaconie » au cœur de notre action : « Car c'est un exemple que je vous ai donné » (Jean 13, 15). » (Lettre aux communautés chrétiennes, « La charité du Christ nous presse », Lourdes, 2009).
Dans cet esprit, le Conseil National pour la Solidarité a demandé l'établissement d'une démarche intitulée «Diaconia 2013 - Servons la Fraternité », afin que le service des frères redevienne l'affaire de tous les baptisés, et non plus seulement des organismes spécialisés. Le service des frères est un ''lieu-source'' pour la foi de chaque baptisé et non pas seulement une conséquence éthique de la foi. Cette démarche s'inscrit dans le prolongement d'« Ecclésia 2007 » qui fut un appel à élargir la responsabilité du service de la Parole à toute l'Eglise.
Le Comité de Pilotage de « Diaconia 2013 » propose de ce fait une démarche progressive sur trois années qui favorise :
- la mise en valeur de ce qui se vit sur le terrain en matière de charité dans les paroisses, diocèses, services, mouvements d'Eglise et congrégations religieuses. Beaucoup d'initiatives se vivent déjà mais gagneraient à être davantage connues ou partagées entre tous. Une mise en valeur et une collecte de toutes ces initiatives favorisera leur déploiement.
- le renforcement des liens entre le « service de la charité » et le « service de la Parole » d'une part (2012) et le « service de la liturgie » d'autre part (2013). L'engagement social des chrétiens gagnerait à se ressourcer davantage dans la Parole et la liturgie. La rencontre et le partage fraternel avec les plus fragiles devrait irriguer davantage la vie des communautés chrétiennes, y compris leurs célébrations.
I. 1er semestre 2011, s'organiser
Une équipe diocésaine d'animation
La première étape nous paraît être la mise en place d'une équipe d'animation de la démarche Diaconia 2013, mandatée par l'évêque dans chaque diocèse. Les délégués diocésains à la solidarité en ont été informés durant leur rencontre nationale, les 18 et 19 octobre.
La mission de cette équipe est de :
- veiller à bien inscrire l'animation locale de « Diaconia 2013 » dans le cadre des orientations pastorales et des autres démarches diocésaines en cours, ainsi que des célébrations de l'anniversaire de l'ouverture de Vatican II en 2012. L'objectif est bien d'irriguer ces initiatives diocésaines et non pas d'entraîner un surcroît de charges.
- mettre en place une dynamique d'animation qui mette en valeur ce qui se vit déjà dans les paroisses, doyennés, services et mouvements diocésains en matière de « service de la charité » et de favoriser les croisements avec les « service de la Parole » et « service de la liturgie ».
- rester en lien avec le Conseil diocésain de la solidarité, lorsqu'il existe, tout en en étant distincte pour deux raisons :
sa composition doit être élargie aux différentes composantes du diocèse, au-delà des seuls acteurs de la solidarité, pour associer notamment des acteurs des services de la Parole et de la liturgie, des diacres, religieux, chrétiens engagés dans la société, membres des doyennés, paroisses.
Elle aura une vocation opérationnelle et temporaire pour animer la démarche dans le diocèse tout au long des trois années, en concertation étroite avec le Conseil diocésain de la solidarité.
Le pilotage de cette équipe pourrait être confié au responsable de la diaconie diocésaine ou au délégué diocésain à la solidarité qui veillerait ainsi à son articulation avec le Conseil diocésain à la solidarité. On peut imaginer, à l'instar de ce qui se passe au niveau national, qu'une équipe d'animation restreinte et une équipe d'animation élargie permettent à tout service diocésain, mouvement, congrégation, ou acteur pastoral qui souhaite s'engager, de pouvoir participer localement à l'animation de Diaconia 2013.
II.Septembre 2011- Juin 2012 : « Service des frères» et « Service de la parole »
1° étape : Septembre 2011 - carême 2012 : mettre en valeur ce qui se vit déjà...
Trois séries d'outils seront mis à la disposition des différentes équipes :
1) des outils pour aider les communautés à mieux voir, mieux repérer les situations de fragilité et les enjeux sociaux de leur environnement, au sein même de leur communauté ou dans leur entourage de proximité.
2) des outils pour mettre en valeur ce qui se vit déjà en matière de « service de la charité », à partir de témoignages individuels, notamment de personnes vivant des situations de fragilité ou de souffrance, mais aussi de personnes engagées dans la société, ainsi que des témoignages d'initiatives communautaires.
3) des outils d'approfondissement théologique pour aider les communautés à s'interroger sur la manière dont elles vivent le « service de la charité ». Un Comité théologique, composé d'une douzaine de théologiens, a été mis en place pour accompagner et soutenir la démarche tout au long des trois années.
2° étape : Carême 2012 - juin 2012 : le partager et le vivre avec d'autres...
La période du Carême 2012 cherchera à favoriser, au niveau territorial :
• un croisement des différents regards sur les situations de fragilité et enjeux sociaux du territoire,
• une écoute et un partage des témoignages individuels et collectifs recueillis,
• un partage fraternel avec les plus fragiles,
• une réflexion en communauté sur le thème croisé « Diaconie et Parole », en vue de mieux agir ensemble.
• des rencontres à cette occasion pourront être envisagées pour approfondir un enjeu social prioritaire au niveau d'une paroisse ou d'un doyenné sur différents thèmes (famille, lien social, quartier, travail, logement migrant, etc.), auxquelles on s'efforcera d'associer autant que possible des personnes, chrétiennes ou non, engagées sur le terrain ou confrontées à ces difficultés.
Ces rencontres pourront avoir lieu au cours du Carême 2012, mais également jusqu'à la Pentecôte ou même l'été 2012, pour s'ajuster aux calendriers diocésains.
III.Septembre 2012-Avril 2013 : « Service des frères » et « Service de la liturgie »
3° étape : Septembre 2012 - carême 2013 : aller à la rencontre... et approfondir les liens entre service des frères et liturgie...
Une troisième étape pourra alors s'engager en septembre 2012 pour approfondir les liens entre le « service des frères » et le « service de la liturgie » : prière, sacrements, célébrations.
Comme l'année précédente, des outils méthodologiques seront proposés pour :
• mettre en valeur les initiatives qui se vivent déjà,
• aider les communautés à
-rejoindre ceux qui sont aux marges de la société et loin de l'Eglise,
-célébrer la fraternité,
-relier l'engagement social et la vie liturgique de la communauté,
• repérer ensemble comment le service des frères enrichit, modifie et transforme notre manière de célébrer et d'accueillir les plus pauvres et les chrétiens du seuil dans leur démarche sacramentelle, comme dans leur demande d'accueil et d'écoute.
4° étape : Carême 2013 - avril 2013 : inviter à célébrer la fraternité...
Des rencontres seront organisées au niveau des territoires pour
• croiser les différents regards, partager les témoignages,
• vivre un partage fraternel avec les plus fragiles,
• mener une réflexion en communauté sur le thème croisé « Diaconie et Liturgie ».
Les initiatives prises durant le carême 2013 prépareront le rassemblement national.
IV. 10-12 Mai 2013 : Rassemblement national « Diaconia 2013 »
Ascension 2013 : Un grand rassemblement d'Eglise
Le rassemblement national se déroulera à Lourdes les vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 Mai 2013 à l'occasion du week-end suivant l'Ascension.
L'objectif du rassemblement national est de trois ordres :
1) Rassembler les témoignages, permettre un partage et un approfondissement de tout ce qui aura été vécu au cours des deux années précédentes, en veillant à promouvoir la place, la parole et l'expression de la foi des personnes en situation de fragilité.
2) Célébrer ensemble ce qui a été ainsi vécu.
3) Être l'occasion d'un envoi, d'un engagement de l'Eglise de France sur le « service de la charité », en prenant appui sur ces travaux, les réalités de la société et de l'Eglise, et l'approfondissement des encycliques Deus Caritas est et Caritas in veritate.
Ainsi, le message qui sera porté sera celui de l'attention que portent les chrétiens et l'Eglise au devenir de la société dans laquelle ils sont acteurs. "
+ Bernard HOUSSET, Evêque de La Rochelle et Saintes, Président du Conseil pour la solidarité
François SOULAGE, Président du comité de pilotage
Bonne réception, bonne lecture, bonne journée.
Scrutator.