Dans cette Déclaration, l’Église affirmait explicitement qu’elle « ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions», invitant les fidèles à considérer avec estime et respect « ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines»[1].
Si les tenants des autres religions se sauvent c'est par ignorance invincible, ou malgré leur religion. Il n'y a rien de saint dans les autres religions.5. Le dialogue entre catholiques et juifs, dans sa forme officielle et institutionnelle, trouve son fondement au n° 4 de la Déclaration. Il s’agit de la première prise de position magistérielle qui reconnaît clairement les racines juives du christianisme. Elle se réfère au passage de Rm 9, 4-5, dans lequel il est attesté que les patriarches font partie du peuple d’Israël et que le Christ est issu d’eux selon la chair.
. Sur la modalité de transmission aux non-chrétiens de la grâce salvifique de Dieu, toujours donnée par le Christ en l'Esprit et dans un rapport mystérieux avec l'Église, le Concile Vatican II s'est contenté d'affirmer que Dieu la donne « par des voies connues de lui [...] Certaines prières et certains rites des autres religions peuvent assumer un rôle de préparation évangélique, en tant qu'occasions ou enseignements encourageant le cœur des hommes à s'ouvrir à l'action divine. On ne peut cependant leur attribuer l'origine divine et l'efficacité salvifique ex opere operato qui sont propres aux sacrements chrétiens. Par ailleurs, on ne peut ignorer que d'autres rites naissent de superstitions ou d'erreurs semblables (cf. 1 Co 10,20-21) et constituent plutôt un obstacle au salut.