Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=1006709
images/icones/vatican.gif  ( 1006709 )Le Vatican publie une note sur Nostra Aetate par Eti Lène (2026-09-16 13:29:51) 

Bon courage pour déchiffrer le gloubi-boulga habituel
images/icones/c_nul.gif  ( 1006710 )Le Christ unique Rédempteur, mais une Alliance sans Lui ? par Candidus (2026-09-16 14:11:39) 
[en réponse à 1006709]

Ce document pousse jusqu’à l’incohérence l’ambiguïté inaugurée par Nostra ætate. On affirme certes que le Christ est l’unique Rédempteur et on refuse l’idée de deux voies parallèles de salut, mais on confère simultanément à l’ancienne Alliance une permanence théologique autonome, comme si celle-ci pouvait subsister après son accomplissement définitif dans le Christ. Nous devrions croire à la fois que Jésus est l’unique médiateur et que le judaïsme post biblique conserve, sans Lui, une fonction positive dans l’économie du salut.

Or saint Paul n’enseigne pas deux peuples de Dieu cheminant côte à côte : les branches incrédules ont été retranchées, tandis que Juifs et les Gentils ne peuvent être réconciliés avec Dieu que dans l’unique Corps du Christ. L’Église n’a pas aboli Israël : elle est Israël porté à son accomplissement, la véritable descendance d’Abraham selon la foi. L’ancienne Alliance était irrévocable quant aux promesses divines, mais provisoire quant à son régime cultuel et juridique, désormais dépassé par la Nouvelle Alliance.

Sous prétexte de combattre l’antisémitisme, le document finit donc par neutraliser la nécessité de la conversion au Christ. Le « dialogue » devient pratiquement une fin en soi, tandis que disparaît la charité missionnaire qui devrait désirer pour tout homme, juif ou païen, le baptême et la foi catholique. Ce n’est plus saint Paul souhaitant donner sa vie pour la conversion d’Israël ; c’est une diplomatie interreligieuse qui n’ose plus tirer les conséquences de sa propre confession du Christ.
images/icones/fleche2.gif  ( 1006722 )Note scandaleuse par Vassilissa (2026-09-16 23:01:56) 
[en réponse à 1006710]

Comme l'est le texte d'origine. Véritable trahison du Christ.
images/icones/carnet.gif  ( 1006724 )Demandez à Claude par Nemo (2026-09-16 23:57:05) 
[en réponse à 1006709]

Faites comme moi, envoyez ça à Calude et il vous fait un petit résumé concis, on perd moins de temps.

Je retiens :

Rejet explicite de l'idée d'une « religion mondiale unique » ; appel à une nouvelle « éthique du dialogue » fondée sur la rencontre plutôt que le repli identitaire, dans un monde marqué par les guerres, les migrations et la sécularisation.

La religion mondiale unique, c'est l'Eglise de Jésus-Christ ou je me trompe ?

Et Claude me dit aussi :

Écart entre texte et réalité : le document lui-même reconnaît (§44-47) que les résistances, l'islamophobie, les persécutions de chrétiens et les tensions liées aux conflits persistent malgré 60 ans de ce type de déclarations. Un sceptique dira que ces textes se répètent sans changer grand-chose sur le terrain.
Langage très général : les formulations (« bâtisseurs de ponts et non de murs », « culture de la rencontre ») sont peu contraignantes et difficiles à vérifier ou évaluer concrètement — pas d'engagements chiffrés, pas de mécanisme de suivi.
Absence de nouveauté doctrinale : le texte est largement une synthèse et une réaffirmation de positions déjà connues (citations abondantes de textes antérieurs), plutôt qu'une avancée substantielle.


Je l'ai un peu poussé à me dire ce que je voulais, j'avoue....
images/icones/carnet.gif  ( 1006725 )la phrase exacte par Réginald (2026-09-17 00:25:20) 
[en réponse à 1006724]

"Il ne s’agit pas de fonder une grande religion mondiale dans laquelle toutes les croyances seraient nivelées"

Pour le reste, comme l'a dit Claude, rien de nouveau sous le soleil.

La tension du document est la suivante :

1. l’élection et les promesses faites à Israël ne sont pas annulées ;
2. pourtant il n’y a qu’une seule économie salvifique, centrée sur le Christ.

Ce qui manque, c’est l’explication précise du rapport entre 1 et 2.
images/icones/fleche3.gif  ( 1006729 )Ça fait bondir quand même par Eti Lène (2026-09-17 07:10:57) 
[en réponse à 1006725]

Dans ce texte date du 16 septembre 2026, Nastra Aetate est cité :

Dans cette Déclaration, l’Église affirmait explicitement qu’elle « ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions», invitant les fidèles à considérer avec estime et respect « ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines»[1].

Si les tenants des autres religions se sauvent c'est par ignorance invincible, ou malgré leur religion. Il n'y a rien de saint dans les autres religions.

La note du 16 septembre affirme

5. Le dialogue entre catholiques et juifs, dans sa forme officielle et institutionnelle, trouve son fondement au n° 4 de la Déclaration. Il s’agit de la première prise de position magistérielle qui reconnaît clairement les racines juives du christianisme. Elle se réfère au passage de Rm 9, 4-5, dans lequel il est attesté que les patriarches font partie du peuple d’Israël et que le Christ est issu d’eux selon la chair.

images/icones/carnet.gif  ( 1006732 )Deux remarques. par Réginald (2026-09-17 07:34:08) 
[en réponse à 1006729]

Deux remarques.

Sur les autres religions, il faut éviter de faire dire à Nostra aetate qu’elles seraient des voies de salut parallèles. Le document d'hier est clair : ". L’alliance de Dieu avec le peuple juif est irrévocable[20]et interpelle constamment l’Église. Cela ne signifie pas pour les chrétiens qu’il existe deux voies de salut".

Dominus Iesus, que cite le doc. d'hier , distingue très clairement.


. Sur la modalité de transmission aux non-chrétiens de la grâce salvifique de Dieu, toujours donnée par le Christ en l'Esprit et dans un rapport mystérieux avec l'Église, le Concile Vatican II s'est contenté d'affirmer que Dieu la donne « par des voies connues de lui [...] Certaines prières et certains rites des autres religions peuvent assumer un rôle de préparation évangélique, en tant qu'occasions ou enseignements encourageant le cœur des hommes à s'ouvrir à l'action divine. On ne peut cependant leur attribuer l'origine divine et l'efficacité salvifique ex opere operato qui sont propres aux sacrements chrétiens. Par ailleurs, on ne peut ignorer que d'autres rites naissent de superstitions ou d'erreurs semblables (cf. 1 Co 10,20-21) et constituent plutôt un obstacle au salut.



DS affirme simultanément que certaines réalités religieuses peuvent préparer à la grâce et que d’autres peuvent constituer un obstacle au salut.

Sur les « racines juives du christianisme », je nuancerais aussi la portée du mot « première ». Bien avant NS, Pie XI déclarait en 1938 : « Par le Christ et dans le Christ, nous sommes de la descendance spirituelle d’Abraham […] Nous sommes spirituellement des sémites. »

Benoît XVI a d’ailleurs repris expressément cette formule en 2008.