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Les rapports finaux 6 et 7 ont été publiés, et les liens originaux sont là :
Le 6 en anglais Le 7 en anglais partie 1 Le 7 en anglais partie 2
CITÉ DU VATICAN (LifeSiteNews) — Le Synode a publié deux nouveaux rapports appelant les fidèles laïcs et autres groupes ecclésiaux à jouer un rôle plus direct dans les décisions et les visites des évêques à Rome.
Le 8 septembre, le Secrétariat général du Synode a publié deux rapports finaux proposant des changements dans les relations entre évêques, religieux consacrés, associations ecclésiales et le Saint-Siège, incluant une recommandation que les fidèles diocésains participent à la préparation des rapports que les évêques soumettent avant leurs visites officielles à Rome.
Le cardinal Mario Grech, secrétaire général du Synode, a résumé les deux documents en insistant sur ce qu’il a appelé la « coresponsabilité différenciée », ajoutant qu'« il n’y a pas de mission sans relations transformées. »
Le rapport n° 6 examine la relation entre les évêques, la vie consacrée et les associations ecclésiales, tandis que le rapport n° 7 examine des aspects de la personne et du ministère des évêques, y compris la sélection des candidats épiscopaux, le rôle judiciaire des évêques et leurs visites officielles ad limina à Rome. Le rapport n° 7 a été publié en première et deuxième partie.
Les deux documents appellent à une « conversion relationnelle capable de renouveler les voies de marcher ensemble dans l’Église universelle » qui dépasserait les « approches purement hiérarchiques » au profit d’un « discernement » partagé. En particulier, le rapport n° 6 demande la participation des laïcs aux processus décisionnels et aux structures synodales, tandis que le rapport n° 7 propose d’impliquer le « Peuple de Dieu » dans la rédaction des rapports pour les visites ad limina et dans la sélection des candidats épiscopaux. Les visites ad limina des évêques se transforment d’un rapport hiérarchique au Pape en un moment de dialogue circulaire, préparé et vérifié par les laïcs au niveau diocésain.
Les visites dites ad limina sont des réunions institutionnelles que les évêques diocésains du monde entier doivent organiser périodiquement à Rome (traditionnellement tous les cinq ans). Au cours de cette visite, les évêques partent en pèlerinage aux tombes des apôtres Pierre et Paul, rencontrent le Pape et présentent un rapport détaillé sur l’état spirituel, moral et économique de leurs diocèses aux divers dicastères de la Curie romaine.
Tout aussi grave est le fait que le rapport n° 7 exige qu’un candidat à l’épiscopat possède explicitement une « disposition vers l’innovation » et la « capacité à s’adapter à de nouvelles situations ». Cependant, l’idée que la doctrine et la praxis ecclésiale doivent évoluer pour se conformer à « l’esprit de l’époque » est le principe central du modernisme théologique, tel que condamné par le pape saint Pie X.
Le même rapport propose également de soumettre la sélection des évêques à des questionnaires confidentiels distribués au « Peuple de Dieu », à des listes d’informateurs laïcs, et même à des vérifications en ligne.
Inclure les laïcs dans les rôles de gouvernance signifie renverser la doctrine traditionnelle sur l’autorité ecclésiastique. En particulier, l’idée que la gouvernance dans l’Église découle de la communauté des fidèles est une hérésie solennellement condamnée par le Magistère. Le pape Pie VI, dans la bulle Auctorem fidei (1794), condamne infailliblement comme « hérétique » la proposition selon laquelle le pouvoir du ministère et de la gouvernance ecclésiastique est conféré aux pasteurs par la communauté des fidèles. Le pape saint Pie X renouvela cette condamnation dans Pascendi dominici gregis (1907).
De plus, le but même de l’existence de l’Église est présenté différemment dans ces documents par rapport à la compréhension traditionnelle. Selon la Tradition, la fin de l’Église est la prédication de la vérité révélée et l’administration des sacrements pour le salut des âmes. Dans ces documents synodaux, cependant, son objectif est plutôt présenté comme une « conversion relationnelle », une écoute empathique, l’inclusion des périphéries et des vulnérables, et se réalise par des processus administratifs de « responsabilité » et de rapports.
Les documents insistent également sur la mise en œuvre de « l’égalité des sexes » et de la « coresponsabilité » sur les lieux de travail ainsi que sur la participation des laïques consacrées, même à l’élection des évêques et des aumôniers. Cette conception de plus en plus horizontale s’oppose à la structure verticale et hiérarchique de l’Église, qui est de droit divin.
Enfin, une fois de plus, le Synode avance l’idée que la vision juridique de l’Église doit être remplacée par une vision « charismatique ». Le rapport n° 6 théorise une « co-essentialité » entre « dons hiérarchiques et charismatiques », demandant également que les instituts de vie consacrée et les associations laïques participent sur un pied d’égalité à la rédaction des plans pastoraux diocésains et à toutes les décisions de l’Église locale.
Selon la doctrine traditionnelle, cependant, la hiérarchie et le fondement juridique de la vie ecclésiastique ne peuvent être remis en question. L’autorité pour juger de l’authenticité des charismes et gouverner l’Église appartient uniquement aux pasteurs légitimes — c’est-à-dire les évêques en communion avec leur tête visible, le Pape. De plus, cette égalisation « horizontale » entre charisme et institution reflète les erreurs de la théologie de la libération.
Des théologiens comme Leonardo Boff ont utilisé le même cadre conceptuel. Appliquant le marxisme à l’ecclésiologie, Boff soutenait que, tout au long de l’histoire, il y avait eu une « expropriation des moyens de production par le clergé au détriment du peuple chrétien » ; la révolution moderniste servirait à rendre ces « moyens de production » — à savoir la prédication de l’Évangile, l’administration des sacrements et l’exercice du gouvernement — au « Peuple de Dieu ». La hiérarchie est ainsi présentée comme une superstructure oppressive dont le peuple chrétien doit s’émanciper.
Les rapports étaient présentés sous forme de propositions plutôt que de décisions déjà approuvées par le Pape. Un communiqué du Secrétariat général a indiqué que le pape Léon XIV avait ordonné leur publication afin que les fruits de la réflexion et du discernement des groupes d’étude puissent être partagés avec l’ensemble de l’Église. Les propositions devront désormais être traduites en mesures opérationnelles par les dicastères compétents du Vatican et le Secrétariat général du Synode avant d’être soumises au Pape.
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