Le Forum Catholique
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( 1005994 )
Joindre les mains par Dam (2026-09-05 16:31:21)
Bonjour,
Sur Twitter/X j'ai lu un post qui prétend que la façon correcte de joindre les mains est :
Place les paumes l’une contre l’autre, bien à plat.
Garde les doigts droits et joints, pointés vers le haut (ou légèrement inclinés).
Croise légèrement les pouces (le droit sur le gauche, ou l’inverse selon l’habitude), ou laisse-les parallèles collés.
Les mains sont généralement tenues à hauteur de la poitrine ou un peu plus haut, près du cœur.
Source :
https://x.com/KoramProNobis/status/2095909050185548003
Qu'en est-il vraiment ? Et quand joindre les mains ?

( 1005997 )
Quel est le sens de votre question ? par Le Chambarand (2026-09-05 17:23:37)
[en réponse à 1005994]
Vous voulez servir la messe ?
Si c'est le cas vous devriez vous rapprocher d'un prêtre, qui vous l'expliquera mieux.
Sinon, c'est pouce droit sur pouce gauche, effectivement.

( 1005998 )
Merci par Dam (2026-09-05 17:39:15)
[en réponse à 1005997]
C'est surtout pour savoir, je n'ai jamais vraiment fait attention à la manière de joindre les mains à l'église, lors de la messe ou pour prier.

( 1005999 )
Un bon modèle par XA (2026-09-05 18:50:34)
[en réponse à 1005994]
... avant de lire des trucs qui me filent de l'urticaire.
Notez bien la position super importante des pouces !

( 1006000 )
IL... par Dam (2026-09-05 19:07:11)
[en réponse à 1005999]
Est vrai que j'aime les petits détails… :-)

( 1006001 )
Le christianisme par Jean-Paul PARFU (2026-09-05 19:30:59)
[en réponse à 1006000]
N'est pas une orthopraxie. Le christianisme est une orthodoxie !

( 1006002 )
C'est une évidence ! par Le Chambarand (2026-09-05 19:58:20)
[en réponse à 1006001]
Je me suis borné à donner un coup... de pouce à un liseur qui pouvait éventuellement s'intéresser au service de messe.
Mais en tant que manifestation de dévotion privée, chacun fait naturellement (et heureusement) comme il veut.

( 1006039 )
Cette position est belle mais ne me semble pas centrale par Jerailu (2026-09-06 19:09:51)
[en réponse à 1006002]
dans le rit lyonnais, au-moins à certains moments, les ministres et les autres membres du chœur posent leurs mains croisées sur leurs poitrines il me semble. Je ne sais plus à quel moment exactement, il faudrait que je cherche dans mon cérémoniaire lyonnais qui n'est pas forcément facile d'accès.
L'important, c'est d'avoir une intention priante. Si on veut entrer dans les détails, j'aime bien prier en privé comme l'image de cette statue du curé d'Ars, donc quand je joins les mains avec le pouce droit sur le gauche et tutti quanti, c'est pour changer ma position oratoire durant la liturgie et donc me changer du privé pour entrer dans l'acte publique que l'Église entière pose et non-plus seulement ma petite personne -même si cette petite personne espère être en communion avec la bienheureuse Vierge Marie et le reste de cette belle cohorte- on passe donc d'un acte du «soi» au «nous».
Mais j'avoue oublier tout le temps et aujourd'hui la plupart du temps j'adopte la posture «lyonnaise»*.
*Sauf quand des petits enfants de chœur à qui on prend la tête sur la discipline me regardent, dans ce cas je fais plus attention. Je ne voudrai pas être le Che Guevara et devenir la source de leur infantile révolte, même s'ils sont en rouge ça ferait mauvais genre.
In Christo,
Jerailu.

( 1006041 )
[réponse] par Le Chambarand (2026-09-06 19:53:39)
[en réponse à 1006039]
dans le rit lyonnais, au-moins à certains moments, les ministres et les autres membres du chœur posent leurs mains croisées sur leurs poitrines il me semble. Je ne sais plus à quel moment exactement, il faudrait que je cherche dans mon cérémoniaire lyonnais qui n'est pas forcément facile d'accès.
Ça ne concerne que les acolytes, pas les ministres, et il me semble que c'est à chaque fois qu'ils sont debout sans tenir leurs chandeliers. Quand ils se déplacent sans chandelier en revanche, c'est les bras le long du corps.

( 1006067 )
Cérémonial lyonnais par Nemo (2026-09-07 09:58:26)
[en réponse à 1006039]
Il y a deux versions et celle-ci n’est pas la dernière mais elle contient les réponses à la plupart des questions :
Cérémonial de Lyon

( 1006022 )
Huhu.... par Justin Petipeu (2026-09-06 14:54:53)
[en réponse à 1005999]
Le ouaibemestre est de retour...

( 1006030 )
Hé hé ! par Fennec (2026-09-06 17:42:07)
[en réponse à 1005999]
Non seulement le ouaibmaistre est de retour, mais en fleine porme !
Autre question : le plus important, c'est les pouces, ou bien les auriculaires ? Ceux-ci me semblent mal joints...
D'ailleurs le curé d'Ars était-il vraiment un bon exemple ?
Que de questions... C'est vraiment compliqué, tout ça...

( 1006032 )
Il me souvient par Eti Lène (2026-09-06 18:01:31)
[en réponse à 1006030]
Qu'un cérémoniaire zélé m'avait affirmé pour une formation d'acolyte, que le pouce droit doit être au dessus du pouce gauche, ou vis-et-versa, je ne me souviens plus.
Je lui préfère le mot de saint Augustin qui cependant ne nie point que le geste s'associe à la parole : "Que Dieu nous garde de la prière bavarde, mais la prière doit être continue, si la ferveur persévère. Parler beaucoup, c’est traiter dans sa prière d’une chose nécessaire en paroles superflues. Mais prier beaucoup, c’est insister auprès de Celui que nous prions, par un long et pieux désir du cœur. La plupart du temps, on traite mieux celui que nous prions par les gémissements que par les discours, plus par les larmes que par le langage" (Lettre 121 à Proba).

( 1006042 )
Vis et écrou plutôt ... par Meneau (2026-09-06 19:56:22)
[en réponse à 1006032]
Cordialement
Meneau

( 1006053 )
J'aurais préféré par Eti Lène (2026-09-06 21:34:34)
[en réponse à 1006042]
Gros défaut et versa plutôt que vice et versa. Mais étymologiquement c'est bien vice versa voua avez raison.

( 1006004 )
Origine par Candidus (2026-09-05 21:11:54)
[en réponse à 1005994]
Dans l'antiquité, la position adoptée pour la prière était celle de l'orant : bras levés et paumes ouvertes. La forme actuelle, à genoux, mains jointes, vient du moyen-âge, elle est probablement une transposition religieuse de l’hommage féodal : le vassal rendait hommage à son suzerain, agenouillé devant lui, les mains jointes placées entre les siennes, s'en remettant à lui et lui jurant fidélité.

( 1006014 )
Il faut aussi par Lenormand (2026-09-06 13:03:45)
[en réponse à 1006004]
regarder lors de l'ordination des prêtres lorsqu'ils ont les mains jointes entourées d'un linge; et aussi les statues et les vitraux (anciens)

( 1006023 )
Vous savez que vous êtes sur la bonne voie si ... par Balthazar (2026-09-06 15:44:22)
[en réponse à 1005994]
En joignant les mains, le geste ouvre et détend la sphère du cœur et éveille un sentiment d'amour sacré, créant une connexion spirituelle bien réelle, que certains parviennent à ressentir. Il faut être à la fois détendu et pleinement méditatif, c'est à dire perdu en Dieu.

( 1006024 )
Nos gestes ont un sens par Semetipsum (2026-09-06 16:02:42)
[en réponse à 1005994]
Votre question n’est pas du tout risible mais il faut sans aucun doute distinguer la prière publique et la prière privée.
On voit dans certaines assemblées ceux qu’on appelle, par dérision, « les devisseurs d’ampoules », prendre la position du prêtre pendant le Pater Noster : mains ouvertes vers le haut.
Chacun fait ce qu’il veut bien sûr, mais, à tout prendre, il vaudrait mieux joindre les mains comme un apprenant, car c’est vraiment le sens du Pater chanté par le prêtre seul, suivant la tradition latine, qui nous apprend, comme l’a fait Jésus lui-même, à prier notre Père qui est aux cieux.
La bonne position pour cela est bien celle qui est décrite. C’est la position du servant de messe par exemple.
Pour la prière privée, rien n’interdit une position différente, celle du Saint Curé d’Ars en est un bon exemple, sur la statue présentée par XA …

( 1006045 )
Que les choses soient claires par Le Chambarand (2026-09-06 20:13:28)
[en réponse à 1006024]
La liturgie a ses règles précises, qui vont parfois effectivement dans les moindres détails, et quand on est clerc ou assimilé (servant), il faut s'y plier.
En revanche pour les fidèles, le principe général est la liberté ! En dehors de l'évangile où tout le monde devrait être debout, et de la consécration où tout le monde devrait être à genoux (et ne pas se déplacer dans l'église !), il n'y a aucune règle. Tous les gestes que les fidèles font par imitation du clergé sont certes très louables, mais il faut toujours se souvenir qu'ils n'ont rien d'obligatoire. Si quelqu'un veut rester à genoux toute la messe, ou s'asseoir à tel ou tel moment, ou dire son chapelet, il en a parfaitement le droit.
A fortiori, il n'y a aucune position particulière des mains (tant qu'on ne fait pas le poirier...)
C'est très consolant que dans le VOM les fidèles ne soient pas enrégimentés comme dans le NOM.

( 1006050 )
Absolument ! par Candidus (2026-09-06 21:02:18)
[en réponse à 1006045]
Le NOM nous impose une seule et unique manière de participer à la messe : suivre le texte liturgique habillé par la personnalité du célébrant et son tempo. Souvent cela n’est pas en harmonie avec nos dispositions ou nos besoins spirituels du moment et cela devient un obstacle à la prière.
Cette liberté, l’Eglise nous l’a reconnue lorsque Pie XII dans son encyclique Mediator Dei a écrit :
108. Le tempérament, le caractère et l’esprit des hommes sont si variés et si différents que tous ne peuvent pas être dirigés et conduits de la même manière par des prières, des cantiques et des actes communs. En outre, les besoins des âmes et leurs goûts ne sont pas les mêmes chez tous, et ne demeurent pas toujours les mêmes en chacun. Qui osera donc dire sur la foi d’un tel préjugé, que tant de chrétiens ne peuvent participer au sacrifice eucharistique et jouir de ses bienfaits ? Mais ces gens-là peuvent assurément grâce à une méthode, qui se trouve être pour certains plus facile, comme par exemple, de méditer pieusement les mystères de Jésus-Christ, d’accomplir d’autres exercices de piété et de faire d’autres prières qui, bien qu’elles diffèrent des rites sacrés par la forme, s’accordent cependant avec eux par leur nature.

( 1006036 )
Service de messe par JFB33 (2026-09-06 18:49:37)
[en réponse à 1005994]
Je me souviens étant enfant de coeur, notre grand cérémoniaire ("chef" des servants de messe) nous disait assez régulièrement : "vous êtes des enfants de cœur, vous devez vous tenir comme des anges, et les anges ont toujours les mains jointes au niveau du coeur." Je trouvais cette comparaison très logique.
C'est quand-même bien plus beau quand une enfant se tient bien dans le cœur et n'a pas les bras ballants. C'est encore plus beau lorsque les dispositions des enfants de cœur sont uniformes.

( 1006043 )
Tous par Lenormand (2026-09-06 19:58:09)
[en réponse à 1006036]
dans ce fil y compris moi-même nous discutons sur des points de détail. Il faudrait mieux apprendre à ceux qui vont communier que les bas ballants ou dans le dos n'est pas vraiment une attitude de recueillement. Cela ressemble plus à une attitude de "je vais faire mes courses au super marché et j'observe ce qui se passe autour de moi" !!!

( 1006044 )
Sans parler par Le Chambarand (2026-09-06 20:03:22)
[en réponse à 1006043]
De ceux qui repartent en mâchouillant l'hostie, parfois même la bouche entrouverte. Je pense que chez certains il y a un problème de formation quand même...

( 1006128 )
Réponse orientale... par Eucher (2026-09-07 18:49:10)
[en réponse à 1005994]
Un prêtre melkite m'avait porté volontaire pour servir sa liturgie. Pris au dépourvu, je lui demande : « Mais comment dois-je tenir mes mains ? »
Réponse avec sourire en coin :
« Mais au bout des bras, où le bon Dieu les a placées ! ».

( 1006134 )
C'est un cas particulier par Le Chambarand (2026-09-07 21:27:41)
[en réponse à 1006128]
Dans les rites orientaux on ne joint pas les mains, on laisse pendre les bras naturellement.