Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=1004992
images/icones/tele.gif  ( 1004992 )Démission de Benoît XVI - Nouvel épisode du feuilleton par Adso (2026-08-20 14:50:12) 

Lifesitenews :

https://www.lifesitenews.com/blogs/vatican-probe-into-benedicts-resignation-still-live-cionci-faces-second-hearing/

Extraits traduits : "De nouveaux développements sont en cours dans l’affaire judiciaire en cours du Vatican qui examine les allégations selon lesquelles la démission du pape Benoît XVI n’était pas valide, remet ainsi en question les pontificats de François et Léon XIV.

En avril de cette année, LifeSiteNews a révélé une exclusivité confirmant que le Bureau du Promoteur de la Justice de l’État de la Cité du Vatican enquêtait activement sur une pétition contestant la validité de la démission du pape Benoît XVI en 2013. Le rapport, basé sur une lettre officielle du promoteur de la justice, le professeur Alessandro Diddi, datée du 30 mars 2026, marquait la première fois que le bureau d’enquête criminelle du Vatican mettait par écrit que ces allégations pluriannuelles avaient déclenché une enquête active."
images/icones/carnet.gif  ( 1004996 )Traduction de l'article... par Vistemboir2 (2026-08-20 15:56:17) 
[en réponse à 1004992]

(LifeSiteNews 19/08/2026) — De nouveaux développements interviennent dans l'affaire judiciaire en cours au Vatican concernant les allégations d'invalidité de la démission du pape Benoît XVI, remettant ainsi en cause les pontificats de François et de Léon XIV.

En avril dernier, LifeSiteNews a révélé en exclusivité que le Bureau du Promoteur de Justice de l'État de la Cité du Vatican enquêtait activement sur une requête contestant la validité de la démission de Benoît XVI en 2013. Ce rapport, basé sur une lettre officielle du Promoteur de Justice, le professeur Alessandro Diddi, datée du 30 mars 2026, marquait la première fois que le bureau d'enquête criminelle du Vatican officialisait par écrit l'ouverture d'une enquête suite à ces allégations, vieilles de plusieurs années.

Certains observateurs ont immédiatement rejeté cette information, la jugeant soit fausse, soit un simple prétexte procédural du Vatican pour refuser l'accès à certains documents. Ils ont soutenu que le langage de la lettre – selon lequel des enquêtes étaient en cours et que leur conclusion était encore incertaine – n'était qu'une formule standard pour refuser les demandes de documents lors d'une phase préliminaire, sans aucun fondement réel.

Cette appréciation a été de nouveau contestée, le principal plaignant dans cette affaire, le journaliste et écrivain italien Andrea Cionci, ayant été convoqué à une seconde audience formelle le 3 août par le même Promoteur de Justice. Cette convocation faisait suite à une première séance de quatre heures, tenue le 12 avril 2025 – du vivant du pape François – et constituait l'enquête préliminaire sur la requête déposée par Cionci depuis plusieurs années.

Cionci a déclaré à LifeSiteNews que la dernière réunion avait duré environ deux heures et s'était déroulée dans une atmosphère nettement plus détendue que la première. Au cours de cette séance, il a officiellement déposé une requête supplémentaire d'une cinquantaine de pages contenant des éléments nouvellement rassemblés. Tout, affirme-t-il, a été versé au dossier officiel.

Le Promoteur de la Justice aurait réitéré son intention de clore les enquêtes dans un avenir relativement proche et de traiter cette affaire avec le plus grand sérieux, propos conformes à ses déclarations antérieures au site italien UCCR.

La requête pénale initiale de Cionci, longue de 100 pages, a été déposée le 6 juin 2024 sous le protocole 116/24. Elle a depuis été complétée à plusieurs reprises.

L'argument principal repose sur le fait que la Déclaration de Benoît XVI du 11 février 2013 ne constituait pas une abdication valable du munus pétrinien (la charge elle-même), mais seulement une renonciation au ministerium, c'est-à-dire à l'exercice effectif de cette charge. Cionci et ses collaborateurs soutiennent que cela a placé le Siège en état de sede impedita (siège empêché), invalidant ainsi les conclaves ultérieurs.

L’un des documents qui a particulièrement retenu l’attention ces derniers mois – et auquel Cionci a fait référence dans le cadre de l’enquête plus large – est une étude canonique détaillée préparée par l’ancien magistrat italien Angelo Giorgianni, qui fut sous-secrétaire d’État italien à l’Intérieur chargé des affaires religieuses dans le premier gouvernement Prodi.

L'ancien ministre, procureur de la République très respecté, a adressé un avis formel (parere pro veritate) – un avis rendu dans un souci de vérité – au cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Vatican, le 11 mars 2026. Une copie a également été transmise au Tribunal de la Signature apostolique, la plus haute juridiction du Vatican.

L'étude porte sur le conclave de 2025 qui a élu Robert Francis Prevost pape Léon XIV. Giorgianni examine les irrégularités constatées au regard des normes de la constitution apostolique Universi Dominici Gregis (UDG), le règlement régissant l'élection des papes, promulgué par le pape saint Jean‑Paul II.

La première irrégularité qu'il a relevée concernait le nombre de cardinaux électeurs. Ce point est solidement établi dans les archives publiques. Les articles de Wikipédia sur les « Cardinaux électeurs du conclave de 2025 » et le « Conclave papal de 2025 » indiquent tous deux que, sur les 252 cardinaux en fonction au moment du décès du pape François, 135 étaient électeurs et âgés de moins de 80 ans. Deux cardinaux étaient absents pour raisons de santé, ce qui ramène le nombre de participants à 133. ABC News, dans son reportage du 8 mai 2025 intitulé « Le conclave du pape Léon XIV en chiffres », a explicitement mentionné le nombre de 133 « cardinaux électeurs – un record ».

Il convient de noter que le 30 avril 2025, la Congrégation générale des cardinaux a publié une déclaration – relayée par Vatican News et d'autres médias – reconnaissant que le pape François avait désigné plus de 120 électeurs et s'était ainsi affranchi de la limite numérique dans l'exercice de son pouvoir législatif suprême. Tous les électeurs éligibles conservaient donc leur droit de vote conformément à Universi Dominici Gregis n° 36.

Giorgianni soutient toutefois que ce nombre excessif soulève des questions de validité. Il fonde ses arguments sur la constitution même de Jean‑Paul I.

L'UDG n° 33 stipule : « Le nombre maximal de cardinaux électeurs ne doit pas excéder cent vingt. »

Plus important encore, l'UDG n° 4 précise :

Durant la vacance du Siège apostolique, les lois édictées par les pontifes romains ne peuvent en aucun cas être corrigées ou modifiées, ni quoi que ce soit ajouté ou retranché, ni aucune dispense accordée, même partielle, notamment en ce qui concerne les procédures régissant l'élection du Souverain Pontife. En effet, tout acte ou tentative contraire à cette prescription sera, de mon autorité suprême, déclaré nul et non avenu.


La deuxième irrégularité soulignée par Giorgianni concerne la découverte présumée d’un téléphone portable sur un cardinal après l’« extra omnes » (l’ordre donné à tout le personnel non essentiel de quitter le conclave). Cet incident n’est pas un fait officiellement confirmé, mais il a fait l’objet de comptes rendus publics détaillés. Il a été évoqué pour la première fois dans l’ouvrage L'Élection du pape Léon XIV, publié en mars 2026 par les correspondants chevronnés du Vatican Gérard O’Connell et Elisabetta Piqué. Les auteurs décrivent une alerte de sécurité ayant détecté un signal de téléphone portable actif à l’intérieur de la chapelle Sixtine alors que les cardinaux se préparaient pour le premier tour de scrutin. Un cardinal âgé a alors découvert un téléphone dans sa poche et l’a remis aux autorités ; selon l’ouvrage, il semblait « désorienté et bouleversé ». L’ouvrage ne cite pas le nom de ce cardinal. L’agence Reuters a relayé cette information le 1er mars 2026 sous le titre « Un cardinal surpris en possession d’un téléphone lors du conclave secret pour l’élection du pape Léon, selon un livre », précisant que le service de presse du Vatican n’avait pas répondu à une demande de commentaire.

Citant l’article 76 d’Universi Dominici Gregis, l’ancien magistrat argumente :

76. Si l’élection a lieu autrement que selon les modalités prévues par la présente Constitution, ou si les conditions qui y sont énoncées ne sont pas respectées, l’élection est, de ce seul fait, nulle et non avenue, sans qu’il soit nécessaire de procéder à une déclaration à ce sujet ; par conséquent, elle ne confère aucun droit à l’élu.


L’enquête du Promoteur de Justice se poursuit. Une fois la phase préliminaire terminée, deux voies restent possibles selon la procédure vaticane : le classement sans suite de l’affaire ou l’ouverture d’un procès formel. Cionci soutient que le simple fait que l’enquête ait duré plus d’un an et demi, avec deux audiences distinctes et l’acceptation de nouveaux documents substantiels, démontre que l’affaire est traitée avec un réel sérieux. Les critiques continuent de rejeter la thèse sous‑jacente comme étant sans fondement au regard du droit canonique établi. Le Vatican n’a fait aucun commentaire public sur la dernière audience ni sur l’étude de Giorgianni.

Voici où en est une affaire qui, plus de 13 ans après la Déclaration de Benoît XVI, refuse toujours de se clore.
images/icones/vatican.gif  ( 1005004 )Le plus extraordinaire dans cette histoire par Jean-Paul PARFU (2026-08-20 18:40:12) 
[en réponse à 1004992]

C'est notamment, comme beaucoup d'ailleurs l'ont remarqué, le blocage des terminaux bancaires de l'Etat du Vatican juste avant la démission de Benoît XVI et leur déblocage dès l'annonce de sa démission.
images/icones/1e.gif  ( 1005007 )Attention cher Maître par Tibère (2026-08-20 19:30:07) 
[en réponse à 1005004]

on va vous accusez d'être un complotiste. Définition du complotiste : personne qui a raison entre 6 mois et 2 ans avant la révélation des faits que les normies ont voulu ignorer.
images/icones/1v.gif  ( 1005025 )Les usa par Adso (2026-08-21 09:43:39) 
[en réponse à 1005004]

savent très certainement de quoi il retourne, ils pourraient "donner un coup de pouce" à l'enquête...
Mister T n'a pas encore montré ses gros muscles !
images/icones/neutre.gif  ( 1005033 )Rien d'extraordinaire par Bibracte (2026-08-21 12:11:27) 
[en réponse à 1005004]

La remise en service des terminaux bancaires, le lendemain de la renonciation, a été permise par un contournement d'une difficulté juridique, parce qu'une nouvelle banque, de droit suisse, est devenue gestionnaire des terminaux de paiement à la place de la banque de droit italien qui les gérait jusque-là était de droit italien. Vous imaginez bien que ladite banque suisse n'a pas pu prendre sa décision moins de 24h avant que les terminaux ne recommencent à fonctionner...
images/icones/carnet.gif  ( 1005035 )Erratum par Bibracte (2026-08-21 12:12:50) 
[en réponse à 1005033]

La remise en service des terminaux bancaires, le lendemain de la renonciation, a été permise par un contournement d'une difficulté juridique, parce qu'une nouvelle banque, de droit suisse, est devenue gestionnaire des terminaux de paiement à la place de la banque de qui les gérait jusque-là et qui était de droit italien...
images/icones/vatican.gif  ( 1005044 )La version officielle par Jean-Paul PARFU (2026-08-21 15:41:38) 
[en réponse à 1005033]

Est qu'à compter du 1er janvier 2013, la "Deutsche Bank Italia" (banque privée, je le précise, à ne pas confondre avec la "Bundesbank") qui gère les paiements monétiques au sein de la Cité Vaticane, s'est vue dans l'obligation de désactiver l'utilisation de tous ses terminaux électroniques sur ordre de la Banque d'Italie (banque centrale), car le Saint-Siège n'aurait pas alors encore atteint les standards requis au niveau international contre le blanchiment d'argent.

Le service normal a été rétabli un mois et demi plus tard, en février 2013, le lendemain de la démission du Pape Benoît XVI.

Sans doute parce qu'avant janvier 2013, les autorités italiennes ne s'étaient pas aperçues des manquements du Vatican en la matière et que le lendemain de cette démission, tous les problèmes liés au respect des règles européennes en matière de blanchiment d'argent étaient définitivement réglés.
images/icones/neutre.gif  ( 1005098 )Vous ne m'avez pas lu par Bibracte (2026-08-22 09:40:02) 
[en réponse à 1005044]

En février 2013, une banque de droit suisse, Aduno SA, est devenue gestionnaire des paiements au Vatican. La Suisse n'étant pas membre de l'UE, les règles européennes n'étaient donc plus applicables.

Par ailleurs, avant une inspection de 2010, la Banque centrale italienne ne s'était tout simplement pas rendu compte que la Deutsche Bank Italia opérait au Vatican sans avoir reçu l'autorisation d'opérer hors UE. S'ensuivent deux ans de tentatives de régularisation, qui échouent à cause des fameuses règles sur le blanchiment.
images/icones/vatican.gif  ( 1005100 )Il me semble par Jean-Paul PARFU (2026-08-22 11:35:39) 
[en réponse à 1005098]

que les activités des établissements bancaires ou/et financiers sont soumises au droit en vigueur dans les Etats où ils exercent, quels que soient par ailleurs la nationalité ou/et le siège de ces établissements.

Par ailleurs, croyez-vous vraiment que la banque centrale d'Italie ignorait quoique ce soit des affaires financières du Vatican avant 2010, eu égard notamment à certains scandales retentissants ayant eu lieu dans les années 80 notamment et connus dans le monde entier ?

Croyez-vous également que la filiale italienne de la première banque privée allemande, à savoir la "Deutsche Bank" (à ne pas confondre encore une fois avec la banque centrale allemande, la "Bundesbank") n'avait pas l'autorisation d'opérer au Vatican, hors UE certes, puisque le Vatican ne se situe pas dans l'UE, mais qui entretient en revanche des liens étroits avec elle, utilise l'euro comme monnaie officielle grâce à un accord monétaire et applique une frontière ouverte avec l'Italie (qui entoure le territoire) ?

En tout état de cause, la coïncidence des évènements, à ce niveau, devrait au moins vous faire réfléchir, qu'on la justifie a posteriori comme on veut et plus ou moins habilement en utilisant tel ou tel prétexte réel ou inventé.