CHAPITRE XXIX
LE DON DE SCIENCE.
Elle est féconde dans ses résultats. Le plus beau résultat de la science est de conduire l’homme à sa fin. Savoir avec certitude quelle est cette fin, avec la même certitude connaître les moyens qui y conduisent :
voilà ce que la science humaine n’a jamais appris à personne, ce qu’elle ne lui apprendra jamais. Non seulement le don de science agrandit toutes les sciences humaines et les coordonne ; mais encore il a doté le monde d’une science dont le nom même fut inconnu des académies païennes ; une science qui, à elle seule, rend plus de services à la société que toutes les autres ensemble. Nous avons nommé la science des saints, scientia sanctorurn.
En effet, de toutes les sciences, la science des saints est la plus magnifique, la plus étendue, la plus utile, la seule nécessaire, la seule qui fasse faire un vrai progrès à l’humanité, la seule à laquelle se rapportent nécessairement, à moins qu’elles ne soient corrompues, toutes les autres sciences sociales, philosophiques, naturelles, mathématiques.
Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que la science des saints est la seule qui soit pleine de vérité, rien que de vérité, vérité sur Dieu, sur l’homme et sur le monde.
Afin de dissiper une illusion, mère trop féconde d’admirations funestes, achevons de marquer la différence qui existe entre l’entendement riche du don de science, et l’entendement qui en est privé.
« La diminution de la foi, dit Donoso Cortès, qui produit la diminution de la vérité, n’entraîne pas forcément la diminution, mais l’égarement de l’entendement humain. Miséricordieux et juste en même temps, Dieu refuse la vérité aux intelligences coupables, Il ne leur refuse pas la vie.
Il les condamne à l’erreur, non à la mort. Nous avons tous vu passer devant nos yeux ces siècles si prodigieusement incrédules et si parfaitement cultivés, qui ont laissé derrière eux, sur les flots du temps, une trace non moins lumineuse que brûlante, et qui ont brillé d’un éclat phosphorescent dans l’histoire.
« Néanmoins, fixez vos regards sur eux, fixez-les attentivement, et vous verrez que leurs splendeurs sont des incendies, et qu’ils n’ont de lumière que comme l’éclair.
Le jour qui nous les montre semble venir de l’explosion de matières obscures par elles-mêmes, mais inflammables, plutôt que des pures régions où naît cette lumière paisible, doucement étendue sur les voûtes du ciel, par le souverain pinceau d’un peintre souverain.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde