Le Forum Catholique
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( 1002873 )
Recours de la FSSPX contre le décret d'excommunication par ptk (2026-07-13 23:07:47)
Communiqué
COMMUNIQUÉ
DE LA MAISON GÉNÉRALICE
La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X informe que, en réponse au décret publié le 2 juillet
2026 par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi, elle a déposé le 11 juillet un recours
préliminaire auprès de ce même Dicastère, conformément aux canons 1734 et suivants
du Code de droit canonique.
Cette démarche, qui constitue le préalable requis avant l’introduction éventuelle d’un
recours hiérarchique, a pour effet de suspendre l’exécution du décret, conformément au
canon 1353 du Code de droit canonique.
Par ce recours, la Fraternité entend exercer le droit que l’Église reconnaît à toute
personne qui s’estime lésée par un acte administratif de demander sa rectification, dans
un esprit de respect envers l’autorité ecclésiastique et de fidèle attachement à la justice,
à la vérité et au bien de l’Église.
La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X remet cette demande entre les mains des autorités
compétentes et confie cette démarche à la prière de tous les fidèles.
Menzingen, le 13 juillet 2026
Maison généralice – Schloss Schwandegg – CH-6313 Menzingen

( 1002875 )
On voit d'avance les discours d'embrouille par JFB33 (2026-07-13 23:20:29)
[en réponse à 1002873]
"Ah oui mais si elle fait recours, ça veut dire qu'elle reconnaît que le schisme est valable"
Ben justement, non !
Merci à la FSSPX de ne pas se laisser abattre.
En espérant que Rome écoute même si les espoirs sont aussi maigres que leurs églises qui vident à Vitesse grand V.

( 1002877 )
La forme pronominale disparaît par Jean-Paul PARFU (2026-07-13 23:59:43)
[en réponse à 1002875]
Des pare-brises qui fissurent, des chiffres qui montent et des églises qui vident !

( 1002882 )
Déplacement de stratégie ? par Réginald (2026-07-14 08:12:48)
[en réponse à 1002873]
En 1988, la FSSPX présentait l'excommunication comme une « marque d'honneur » et un « signe d'orthodoxie ».
Une lettre des supérieurs de districts et de séminaires demandait d'être associé à la sanction. En 2026, la Fsspx exerce un recours pour en obtenir l'annulation. Ce déplacement de stratégie mérite d'être expliqué

( 1002923 )
La grande différence ! par jl dAndré (2026-07-14 20:54:57)
[en réponse à 1002882]
En 1988, l'excommunication a été énoncée par le pape Jean-Paul II lui-même (motu proprio "Ecclésia Dei"), alors que cette fois-ci elle a été décrétée par le seul cardinal Fernandez, sans même une approbation explicite du souverain pontife, laissant ainsi la porte ouverte à toute possibilité d'appel.

( 1002884 )
[réponse] par jejomau (2026-07-14 09:05:36)
[en réponse à 1002873]
Le supérieur de la FSSPX devrait pouvoir rencontrer le pape cette fois

( 1002890 )
Pour quoi faire? par Leopardi (2026-07-14 11:32:37)
[en réponse à 1002873]
Lors de la levée des peines par BXVI, la FSSPX avait dit qu'il n'y avait pas eu de levée mais simplement la reconnaissance par Rome de la nullité des excommunications (un peu comme un mariage).

( 1002894 )
Çà prétend aussi toucher les fidèles par JFB33 (2026-07-14 12:34:27)
[en réponse à 1002890]
Voilà peut-être une réponse

( 1002897 )
En 1988, motu proprio, en 2026, décret par Chouette (2026-07-14 13:26:13)
[en réponse à 1002894]
En 1988, c'est un motu proprio directement signé du pape Jean-Paul II qui avait excommunié les évêques et légiféré.
En 2026, c'est un décret signé du Cardinal préfet du DDF...
Il me semble que la portée juridique n'est pas la même...

( 1002900 )
vous avez raison avec une précision par Luc Perrin (2026-07-14 14:44:39)
[en réponse à 1002897]
En 1988, il y a eu avant le motu proprio Ecclesia Dei, un décret rendant publiques les excommunications des 6 évêques via la Congrégation des évêques et signé du cardinal béninois Bernardin Gantin.
Ce décret concluait ainsi en parlant "d'acte schismatique" et non de schisme déclaré en créant une Église nouvelle : importante nuance souvent oubliée, y compris par des textes récents de la FSSPX ce qui est plus surprenant.
Je cite : "Les prêtres et les fidèles sont avertis de ne pas donner leur assentiment à l’acte schismatique de Mgr Lefebvre afin de ne pas encourir la même peine." (1er juillet 1988).
Le motu proprio développait la notion de Tradition vivante et ouvrait plus généreusement que depuis 1984 la porte de la pleine communion pour les fidèles et les prêtres liés à la FSSPX.
Le cardinal Müller avait laissé entendre un processus identique or il n'en a rien été : au contraire !
La Note du DDF cadenasse presque la porte en multipliant les conditions et épreuves initiatiques pour un malheureux prêtre FSSPX qui serait désireux de revenir à cette pleine communion.
A lire cette Note, non approuvée en forme spécifique par Léon XIV il me semble, on a l'impression que moins il y a de retours et mieux c'est.
L'opposition est donc flagrante entre 1988 et 2026 ... du côté romain.
Quel sens a la démarche de recours de la FSSPX dont les chances d'aboutir sont quasi nulles ?
- souligner le rejet du schisme dans lequel le DDF et alii veulent confiner ladite Fraternité
- tendre un doigt à défaut de la main à Rome en donnant une sorte de seconde chance à un hypothétique dialogue
- faire preuve de "bonne volonté" urbi et orbi au moins symboliquement.
Le doigt sera-t-il saisi ?

( 1002907 )
En 1988 la situation était très différente par Roger (2026-07-14 16:53:03)
[en réponse à 1002900]
Cher Luc il me semble que la situation de 1988 différait sur deux points
Primo une forte proportion des prêtres et fidèles de la FSSPX désapprouvait les sacres : pensez à DOM Gérard ou à Madiran
Secundo cette position pouvait s’appuyer sur le protocole du 5 mai 1988 signé du supérieur de la FSSPX et conclu avec le préfet CDF.
Aujourd’hui ces deux éléments semblent manquer - il est plus difficile d’envisager un accueil inconditionnel des pretres FSSPX qui voudraient se rallier (y en a t il ?) alors que la FSSPX vit une vie séparée de facto depuis 1988
Simples hypothèses

( 1002930 )
contexte différent oui et non par Luc Perrin (2026-07-14 21:55:18)
[en réponse à 1002907]
J'ai énuméré plusieurs différences dans la position romaine : c'est là que sont les plus grosses différences en fait.
- "une forte proportion" ? Très discutable en quantité. Je dirais plus exactement une minorité notable. Il faut avoir en tête la petite poignée, toute petite, qui a été à l'origine de la FSSP en 1988.
Ce qui devient l'ICR-SP est encore plus maigre à cette date.
La FSVF avait déjà fait une démarche de réconciliation auparavant.
Il y a certes eu une petite baisse dans les effectifs FSSPX de prêtres et séminaristes mais elle fut très vite compensée dans les années suivantes.
- c'est plus visible oui pour les fidèles mais justement à cause de l'élargissement offert par Jean Paul II du très timide à peine appliqué indult de 1984. Le statut ED a créé, si j'ose dire, un appel d'air du côté des fidèles et par la suite peu à peu mais vite dans les années 1990 une croissance des instituts E.D. et l'apparition de quelques petits nouveaux plus tard. (certains ont capoté d'ailleurs dont celui né aux USA qui a sombré dans une affaire de moeurs).
Vous confirmez ce que je disais en fait : Rome a suscité un net "appel d'air" en direction des fidèles et des vocations en 1988 ; la Rome actuelle cadenasse ce qui est logique puisque T.C. prévoit l'extinction des communautés Vetus Ordo.
La sévérité extrême de la Note est cohérente avec cette éradication totale du traditionalisme en communion qui paraît être, à ce jour, l'orientation de la Curie de Léon XIV.
Ce n'est donc pas tant une affaire de "contexte" que de volonté romaine différente : ce que le Pape a souligné lui-même dans sa lettre datée du 29 juin, il met fin à "l'attention et à al bienveillance" dont TOUS ses prédécesseurs de Paul VI à François ont fait preuve.
Il faut abandonner le modèle de l'autruche et regarder la vérité en face, aussi pénible, cruelle, injuste soit-elle.

( 1002917 )
On peut d'autant plus se poser cette question... par Candidus (2026-07-14 19:48:27)
[en réponse à 1002900]
... que, dans l'état actuel du décret, plusieurs canonistes, pourtant opposés à la FSSPX, ont souligné que, sur le plan canonique, le document romain :
- ne remet pas en cause les concessions accordées par François concernant les confessions et les mariages ;
- ne prononce pas une excommunication générale, unilatérale et sans distinction des prêtres et des fidèles ;
- n'interdit pas aux fidèles d'assister aux messes de la FSSPX, pour autant qu'ils n'adhèrent pas à ses positions les plus controversées.
Que se passerait-il si le Tribunal de la Signature apostolique venait à reconnaître ces lacunes ? Dans le meilleur des cas, Léon XIV renoncerait à en remettre une couche et la situation demeurerait inchangée ; dans le pire, il promulguerait un nouveau décret afin d'y remédier.
N'oublions pas le mot du cardinal de Retz : « On ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment ».

( 1002929 )
très belle citation du cardinal de Retz par Luc Perrin (2026-07-14 21:33:14)
[en réponse à 1002917]
sans le citer, Émile Poulat partageait très souvent cette maxime.
Ici la Note - plus que le décret - entend "clarifier" pour reprendre le verbe dont a usé Roger précédemment et les deux parties - Rome et la FSSPX - et au-delà l'unité sont perdantes.

( 1002912 )
C’est la même chose par Leopardi (2026-07-14 17:18:58)
[en réponse à 1002897]
Dans les deux cas l’excommunication est automatique, même sans document.

( 1002913 )
Non ce n'est pas la même chose par Meneau (2026-07-14 17:35:57)
[en réponse à 1002912]
Tant que l'excommunication latae sententiae n'est pas déclarée, elle n'est pas encore caractérisé juridiquement comme une rupture formelle de communion avec l'ensemble de l'Église au niveau du for externe. L'exclusion n'est pas encore publique et totale. La "contagion" aux fidèles qui soutiennent n'est en particulier pas automatique. L'interdit n'est pas absolu.
C'est le décret de confirmation qui fait passer l'acte du domaine de la faute disciplinaire privée à celui du schisme formel public.
Cordialement
Meneau

( 1002914 )
décret bancal et attaquable du point de vue du droit par Mandrier (2026-07-14 18:09:06)
[en réponse à 1002912]
Mais techniquement ce qu'un pape a accordé seul un autre pape peut l'enlever et encore faut-il qu'il le fasse explicitement (je fais allusion aux concessions pour mariages et confessions qui sont déclarées invalides dans le décret). Tout le problème est que le décret est bancal d'un point de vue canonique ce qui étonne d'autant plus que contrairement à son prédécesseur, le pape actuel est canoniste

( 1002898 )
Un recours suspensif ?... par Vistemboir2 (2026-07-14 13:30:07)
[en réponse à 1002873]
Avec la présomption d'innocence pour les sanctionnés ?...

( 1002911 )
Bizarre mais plutôt positif par Roger (2026-07-14 17:09:12)
[en réponse à 1002873]
Cette décision est surprenante car elle est probablement vouée à l’échec mais enfin peut-être pas!
Elle comporte deux aspects qui pourraient être très positifs
- reconnaissance pleine et entière de la légitimité du Pape et (point de détail) du code de 1983( s’il s’agit bien de celui qui est cité)
- ouverture d’une période « floue » propice aux négociations
La FSSPX dispose je l’espère de contacts discrets à Rome - je souhaite qu’elle ne soit pas touchée par la manie judiciaire de l’époque !

( 1002915 )
[réponse] par Mandrier (2026-07-14 18:11:47)
[en réponse à 1002911]
Le respect du droit de l'Église n'est pas assimilable à la "manie judiciaire de l'époque" il me semble. C'est même la base de l'oeuvre de saint Grégoire
l'ouvrage de l'abbé JY Pertin sur l'importance du droit de l'Église
lien

( 1002916 )
Pas tant que ça... par Vistemboir2 (2026-07-14 19:39:30)
[en réponse à 1002911]
Le recours contre le décret est le moyen de montrer que l'on a la conviction d'être sanctionné à tort...

( 1002918 )
Un paradoxe difficile à ignorer par Réginald (2026-07-14 19:53:52)
[en réponse à 1002873]
Le 1er juillet, la FSSPX affirme que l'état de nécessité lui permet de passer outre la volonté expresse du Pape et de procéder à des sacres épiscopaux sans mandat.
Le 3 juillet, elle déclare les sanctions « objectivement injustes et invalides ».
Le 11 juillet, elle demande pourtant au même Dicastère de revenir sur son décret en utilisant les procédures prévues par le Code de droit canonique de 1983.
Dans le même temps, elle invoque le canon 1353 pour soutenir que le recours suspend les effets du décret, alors qu'elle conteste par ailleurs l'autorité de ce même système juridique lorsqu'il fonde les sanctions.
Elle affirme également que c'est au Magistère qu'il revient de déterminer les critères de la communion ecclésiale, mais conteste ensuite le jugement du Dicastère lorsqu'il applique précisément cette compétence.
Enfin, elle demande aujourd'hui que Rome exerce une autorité qu'elle estimait pouvoir écarter quelques jours auparavant au nom de la nécessité.
Et le contraste avec 1988 est saisissant. À l'époque, la Fraternité écrivait : « Être donc associés publiquement à la sanction qui frappe les six évêques catholiques, défenseurs de la foi dans son intégrité et son intégralité, serait pour nous une marque d'honneur et un signe d'orthodoxie devant les fidèles. » Aujourd'hui, elle exerce les recours prévus par le droit canonique afin d'obtenir la réformation de cette même sanction.
L'impression qui se dégage est celle d'une autorité romaine reconnue lorsqu'elle peut protéger la Fraternité, mais relativisée lorsqu'elle lui impose une obligation.

( 1002919 )
Bref les adeptes du Ying et du yang par Adso (2026-07-14 19:58:49)
[en réponse à 1002918]
Pauvre FSSPX…

( 1002920 )
Question de point de vue par Meneau (2026-07-14 20:17:34)
[en réponse à 1002918]
Je trouve cela au contraire parfaitement cohérent : cela montre que la FSSPX ne remet pas en cause par principe l'autorité, qu'elle ne cherche pas à fonder une Eglise parallèle et qu'elle ne justifie pas tout par l'état de nécessité sans avoir au préalable épuisé les voies légales.
Cordialement
Meneau

( 1002922 )
Chacun jugera par Réginald (2026-07-14 20:54:02)
[en réponse à 1002920]
Chacun jugera. Mais si le recours est rejeté, il sera intéressant de voir si la FSSPX accepte cette décision. C'est là que se vérifiera la portée réelle de sa démarche.

( 1002928 )
S'agissant d'un recours préliminaire, par Meneau (2026-07-14 21:14:39)
[en réponse à 1002922]
... s'il est rejeté, ce qui sera probablement le cas, d'autres actions en justice sont alors possibles : recours hiérarchique au pape, le décret n'ayant pas été approuvé "in forma specifica", ou saisine des tribunaux ecclésiastiques (signature apostolique).
Cordialement
Meneau

( 1002925 )
Les incohérences entre par Eti Lène (2026-07-14 21:05:57)
[en réponse à 1002918]
La magistère antérieur et celui actuel, vous en trouverez beaucoup ainsi, ne serait-ce que parce que Vatican II a mîné l'autorité de l’Église. Vous ne pouvez pas calquer l'ancienne autorité et vous servir d'elle comme si elle était actuelle, sur les nouveaux paradigmes qui sont d'accueillir les frères séparés. Un exemple : Paul VI abroge l'ancien rite par un discours consistorial en 1976. Il aurait au moins fallu qu'il l'abrogeât avec la même solennité que St Pie V: par un écrit et par une bulle. D'où le petit mot de Benoît XVI sur l'ancien rite glissé sans critique aucune directe de Paul VI dans son Motu Proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007: "Jamais abrogé". Vérifiez vous-même. La cohérence et la validité des actes d'une autorité se scrutent à l'aune des principes les plus importants qui l'ont guidée pendant des siècles. Vous avez l'air fâché avec la Fsspx. Le management des prêtres dans la Fsspx est un peu compliqué. Mais les points qu'elle soulève sont d'actualité et parfaitement fondés.
Je ne reviens pas que François a aidé la Fsspx, tout en démolissant les ex Ecclésia Dei. Et Léon de continuer cette politique, et cette fois de flanquer une excommunication sans un fondement canonique solide lui qui est docteur en droit canon. Mais quelle incohérence là aussi. Au fond François a ressemblé aux autorités de la Fsspx. Très dures en interne. Et toutes gentilles quand il s'agit de l'extérieur. Là on a les deux. Précisément quand les jeunes blindent le pèlerinage de Chartres. Il y a de quoi en perdre son latin.

( 1002932 )
[réponse] par Réginald (2026-07-14 22:33:43)
[en réponse à 1002925]
Ne déplaçons pas le débat. Cela ne fait pas avancer le schmilblick.

( 1002937 )
Le dilemme qui pourrait se cacher derrière cette initiative par Candidus (2026-07-15 05:25:41)
[en réponse à 1002873]
Rome condamne la FSSPX pour son refus de l’œcuménisme, de la liberté religieuse et de la synodalité. Face à cela, la Fraternité dénonce une contradiction : le Vatican ne peut pas imposer ces valeurs d'ouverture tout en les violant pour la sanctionner. Elle place donc Rome face à un dilemme : soit le Pape renonce à ces innovations théologiques, ce qui supprime la cause du différend ; soit il les applique pleinement, et doit alors tolérer la FSSPX sans l'accuser de schisme. Ce serait assez habile comme stratégie.

( 1002938 )
[réponse] par Réginald (2026-07-15 07:08:58)
[en réponse à 1002937]
Rome ne sanctionne pas la FSSPX pour son refus de l oecuménisme ou de la liberté religieuse, mais pour les sacres sans mandat et le refus persistant de la communion hiérarchique. Sinon, Mgr Schneider serait lui aussi sanctionné.

( 1002939 )
Le choix de la Fsspx par Marco Antonio (2026-07-15 09:02:27)
[en réponse à 1002873]
La FSSPX, en général, se considère au-dessus du droit ecclesiastique, lequel est dans la disponibilité de tout (véritable) pape. Elle ne se soumet pas aux ordres ou décisions de la prétendue autorité, sauf s'il s'agit d'ordres ou décisions qu'elle souhaite recevoir. Ce qui évidemment n'a rien à voir avec les deux idées de la présence de l'autorité et de la soumission à elle.
N'oublions pas que le lefebvrisme est la religion où le pape est infaillible une fois par siècle et Mgr Lefebvre l'est toujours.
La FSSPX est totalement imperméable aux jugements de l'autorité qu'elle reconnaît comme légitime.
De son terrifiant point de vue, donc, le choix d'un recours peut bien avoir le sens de « débusquer » Léon (qui avait « ignoré » la Fraternité d'abord en n'acceptant pas la demande de rencontre, puis en « déléguant » la déclaration d'excommunication au DDF), le forçant à revenir sur sa décision (peut-être aussi partiellement), ouvrir une conversation ou bien (comme il est plus probable que cela se produise) à suivre jusqu'au bout la direction qu'il a entreprise par le biais du Dicastère qui a déclaré l'excommunication.
Le résultat exprimerait de manière beaucoup plus marquée l'apparente incohérence, dont l'evidentiation est si chère aux partisans de la FSSPX, d'un novateur (Léon) qui embrasse tout, mais « excommunie la foi », ou la « Tradition » si vous préférez.

( 1002946 )
Curieuse manie de la caricature et de la provocation adjointe à une question intéressante par Jean-Baptiste Cybo (2026-07-15 11:47:38)
[en réponse à 1002939]
Vous savez que si on peut bien naturellement ne partager le point de vue d'une personne, d'une institution, ou d'une communauté, cela ne dispense pas pour autant de présenter de façon honnête et factuelle sa position ?
En versant dans la caricature gratuite vous vous disqualifiez avant même d'avoir développé la substance de votre remarque qui, elle, est intéressante: la capacité supposée du recours à contraindre à une clarification et ses effets en cas de réponse favorable / défavorable à la SSPX.
Ne pourrait on pas de façon constructive développer des arguments sans y adjoindre des noms d'oiseau ou des qualifications rédigées avec une volonté manifeste de blesser ou provoquer (je cite: le lefebvrisme est la religion / le pape est infaillible une fois par siècle et Mgr Lefebvre l'est toujours) ?

( 1002958 )
J'ai beau chercher par Adso (2026-07-15 15:11:55)
[en réponse à 1002946]
je ne vois pas votre présentation... (ou le moteur de recherche par auteur ne fonctionne pas)
Ne pourrait on pas de façon constructive, savoir avec qui nous discutons ???
MERCI
en udp

( 1002960 )
[réponse] par Meneau (2026-07-15 15:20:14)
[en réponse à 1002958]

( 1002961 )
mea culpa par Adso (2026-07-15 15:22:57)
[en réponse à 1002960]
mais les liens ne fonctionnent pas, tant si je clique sur le pseudo, que si je rentre dans "auteur" ... constatez vous la même chose ?

( 1003058 )
Personne ici par Marco Antonio (2026-07-17 11:55:51)
[en réponse à 1002946]
Cher Monsieur,
Personne ici ne souhaite présenter la position de quelqu'un d'autre de manière non factuelle. Figurez-vous que, tout au contraire, je suis sincèrement persuadé que l'un des rares espoirs de voir les lefebvristes ouvrir les yeux réside dans l’adhésion la plus fidèle possible, de leur part, à leurs même idées, tant elles sont opposées à la nature de l'Église et tant, au même temps, leur intentions sont bonnes.
C'est bien factuel que pour les lefebvristes Mgr Lefebvre a sauvé la foi, l'Eglise, la Messe, etc., et que les papes ont travaillé à les détruire. C'est factuel que la Fsspx est totalement imperméable aux décisions de celui qu'elle considère comme le pape.
Je crois que c'est à la suite des lectures et des conversations que j'ai eues dans ce forum que j'ai acquis la conviction que dans l'esprit des fidèles de la Fsspx se produise, plus ou moins consciemment, une sorte de « substitution » de l'autorité papale (si néfaste depuis Vatican II, selon eux) par celle de Mgr Lefebvre, qui les a sauvés de la première.
Il a été surréel d'entendre les réponses caricaturales (elles oui !) que j'ai souvent reçues lorsque j'évoquais la chose la plus normale au monde, à savoir que le pape et l'Église ne peuvent pas empoisonner leurs enfants. C'est impossible. On m'a dit que cette façon de penser est de la papolatrie, que je suis un papimane (sic), que je conçois le pape comme un dieu, un oracle, on a évoqué l'ultramontanisme comme si c'était une offense, et ainsi de suite.
D'un autre côté, il est bien connu que les tentatives des lefebvristes de justifier leur position face à la crise de l'Église se résument à pas beaucoup plus que le suivant « argument » : « C'est Mgr Lefebvre qui l'a dit / qui l'a fait ».
Comme s'il était naturel de mettre de côté l'autorité de l'Église, dont l'être, toujours selon eux, est tranquillement compatible d'avec le fait d'aider les âmes à aller en enfer.
Petit à petit la connexion qu'il y à entre toutes ces choses doit m'avoir permis de constater la « substitution » dont j'ai parlé ci-dessus.
Je me demande : en qui les lefebvristes placent-ils leur espoir et, avant, la certitude de leur foi : dans l’autorité de l’Église ou dans le « chemin » que leur a indiqué Mgr Lefebvre ?
Comment est-il possible que ces personnes reprochent à d'autres fidèles catholiques leur, bénie, dévotion à la papauté en des termes si acerbes, voire protestants (comme « papolatrie »), et en même temps avoir une dévotion au moins similaire pour Mgr Lefebvre ? Quel est le sens ? Comment ces personnes peuvent-elles être scandalisées par l'attachement que des catholiques d'aujourd'hui portent à la papauté (comme tous les catholiques l'ont traditionnellement porté) et réserver à Mgr Lefebvre l'attachement qu'ils n'ont pas pour la papauté ?
Maintenant, quelles que soient les bonnes intentions de tous ceux que vous voulez, ne vous semble-t-il pas qu'en religion catholique c'est l'Église qui sauve les âmes et que toute idée contraire à cette certitude fondamentale est étrangère à cette religion et susceptible d'en « changer » l'essence si appliquée à elle (au point de se retrouver, dans ce cas, du moins dans un certain sens, confronté à « une autre religion ») ?
Voici un peu de contexte concernant l'affirmation que vous avez stigmatisée. J'espère que cela vous encouragera, au moins, à adopter dans sa lecture une ductilité adéquate, propre à ceux qui savent distinguer entre blesser et provoquer, entre la provocation complètement déconnectée de la réalité et qui constitue une fin en soi, et la provocation au sens bon, constructive (même une 'provocation' peut l'être, pourquoi pas?), visant à faire réfléchir.
Bien cordialement

( 1003067 )
SS Paul VI par ptk (2026-07-17 13:27:58)
[en réponse à 1003058]
a mieux que vous résumé la situation:
« On jette le discrédit sur l’autorité de l’Eglise au nom d’une Tradition pour laquelle on ne manifeste un respect que matériellement et verbalement ; on éloigne les fidèles des liens d’obéissance au siège de Pierre comme à leurs évêques légitimes ; on refuse l’autorité d’aujourd’hui au nom de celle d’hier. Et le fait est d’autant plus grave que l’opposition dont nous parlons n’est plus seulement encouragée par certains prêtres, mais dirigée par un évêque, qui demeure cependant toujours l’objet de notre respect fraternel, Mgr Marcel Lefebvre. C’est si dur de le constater ! Mais comment ne pas voir dans une telle attitude – quelles que puissent être les intentions de ces personnes – le fait de se placer hors de l’obéissance au successeur de Pierre et de la communion avec lui, et donc hors de l’Eglise ? »
Il ne s'agit pas de se séparer de l'Eglise mais de lui rester fidèle.
Les nouveautés post conciliaires sont trop éloignées de ce qui a été cru de tous, partout et toujours pour qu'on puisse y adhérer sans péril pour l'âme.

( 1003068 )
Un article par ptk (2026-07-17 13:36:30)
[en réponse à 1003058]

( 1003070 )
Quelques éléments de réponse et de réflexions par Jean-Baptiste Cybo (2026-07-17 14:04:26)
[en réponse à 1003058]
Cher Monsieur,
Je vais tenté de vous répondre sur deux plans pour vous montrer précisément où et ne quoi votre présentation de la position de la FSSPX (le terme lefebvrisme n'ayant aucun sens) verse (peut-être malgré vous / votre intention) dans la caricature, à tout le moins la déformation.
I - Les excès de votre analyse de la SSPX
"pour les lefebvristes Mgr Lefebvre a sauvé la foi, l'Eglise, la Messe, etc., et que les papes ont travaillé à les détruire. C'est factuel...".
=> Non la FSSPX n'a jamais prétendu que "les papes" (donc tous les Papes, et dans l'intégralité de leurs actions) ont travaillé à détruire "la foi, l'Eglise, la Messe, etc".
La FSSPX considère (et cela est explicite dans leur profession de foi) que certains papes, depuis le concile Vatican II, et de façon inégale, sur des plans et des sujets parfois différents, exercés leurs pouvoirs et leurs magistères, du manière qui est loin, très loin pour certains, d'être exempte de toute critique.
Ils considèrent encore que cette confusion trouve sa source dans certain textes du Concile identifiés de façon assez précise, dont la contradiction plus ou moins apparente avec la Tradition (magistère antérieure), et des rédactions qui ont substituées à des définitions autrefois claires, des formulations désormais équivoques.
Ils considèrent encore que lesdits textes ont eu un "effet de contamination" sur d'autres textes du concile ou sur leur interprétation, alors même que la rédaction desdits textes est parfaitement orthodoxe ou. à tout le moins, auraient pu être interprété de facon parfaitement orthodoxe. Comme l'a dit Mgr Fellay lui-même 95% du Concile est acceptable.
Compte tenu de cette effet de contamination, ils recommandent et appliquent un principe de précaution, et préfère tant qu'une oeuvre résolu de clarification n'aura pas eu lieu, s'en tenir au magistère anti-concilaire qui offre lui, des garanties de clartés et de certitudes pour la Foi.
Se faisant et de la même manière, par le même effet, les mêmes problèmes se retrouvent dans le magistère des Pape depuis le Concile. Cela ne veut pas dire que la FSSPX ne voit pas, ou n'a pas vu de façon favorable, des corrections ou précisions apportés par la magistère des Papes depuis Vatican II au Concile lui-même: Dominus Jesus (parmi d'autres). Simplement il constate que parallèlement et de facon beaucoup plus nette de nombreux textes ou entretenus ou même accrus la confusion et l'herméneutique de rupture (Fiducia Supplicans, ou la déclaration d'Abu Dhabi, pour ne citer que quelques exemples), et renforcer l'idée que certains textes du Concile présentait un degré apparent de contradiction avec le magistère antérieur difficilement surmontable.
Idem sur l'argument d'un rejet de la Tradition vivante. Ce que la SSPX dit c'est que la première étape méthodologique de sa mise en application c'est l'interprétation du texte ou du concile nouveau à la lumière de ce qui l'a précédé. Et qu'ensuite, et ensuite seulement, le texte nouveau pour éclairer ce qui l'a précédé.
Mgr Geradhini (et son herméneutique de la Tradition), dont les travaux mériteraient d'être mise en valeur, ne disait finalement pas grand chose de plus: la continuité de certain texte du Concile Vatican 2 n'est aujourd'hui pas établie. Donc la première étape c'est de les passer au tamis du magistère anti-concilaire et de corriger, affiner, cantonner toutes expressions ou interprétations qui ne seraient pas conforme.
=> on peut tout à fait objecter que la praxis de la FSSPX dans la dénonciation de ces confusions est souvent "bourrin", explicitée de façon parfois grossière, ou manquant de nuances. Mais le combat est aussi pratique, et se mêne sur le terrain, pas uniquement au sein de al Commission Théologique Internationale ou dans des cercles d'initiés. Et il faut bien reconnaître que la pastorale de confusion n'a fait que s'amplifier de façon dramatique et généralisée depuis 60 ans. Et ce malgré toutes les bonnes déclarations d'intentions des acteurs conservateurs de la Curie et de la hiérarchie catholique. Oui, il y ici où là des diocèses ou des paroisses bien administrés, où les sacrements et le catéchisme sont correctement administrés et transmis. Quand j'avais 10 ans, les singeries de Mgr Gaillot relevait d'un episcope isolé d'une conférence épiscopale européenne, les "genovesi" du Cardinal Siri avaient encore un poid considérable dans l'église catholique en Italie, et on valait à Rome des Cardinaux allemands de première volée (Cardinal Ratzinguer ou Stickler). Aujourd'hui les Mgr Gaillot sont légions, certains sont cardinaux: Ratcliff, McElroy etc... (ce qui aurait été à plein pensable sous Saint Jean-Paul II). Les pires dérives institutionnalisées des années 70 sont de retour, aux dérives de la conférence épiscopale des Pays-Bas a succédée celle bien plus grave et puissant de l'Allemagne... Alors on peut discuter des manques de nuance, et je suis le premier critique d'une pastorale SSPX qui s'est rigidifiée (étant moi-même un paroissien de l'IBP, je fais mienne les critiques des abbés Laguerie ou Aulagnier sur la direction post-Mgr Lefebvre), mais ne tombons pas dans des débats sur le sexe des anges.
En sus, la FSSPX, reconnait bien dans des tas de domaine les juridictions et les autorités romaines, que ce soit en matière de "péchés réservés" ou de procédure d'appel devant les juridictions, de communications aux autorités ecclésiales compétentes etc..., tout comme les sacrements même dans le nouveau rite. J'ai été personnellement baptisé par un prêtre ratzinguérien (qui a bien failli devenir évêque, s'il n'y avait pas une levée de bouclier contre lui) "conciliaire", recu la première communion d'un prêtre "conciliaire" aujourd'hui chanoine de Notre Dame de Paris, pour autant on ne m'a pas demandé de me re-baptiser ou de refaire ma première communion quand je me suis préparé à la confirmation avec l'abbé Pouliquen à Sainte Germaine, confirmation reçue des mains de Mgr de Gallareta (le dure) à Saint Nicolas du Chardonnet.
Donc oui votre exposé des positons de la SSPX contient des déformations caricaturales.
II - Les excès de votre analyse de l'autorité pontificale
La Tradition vivante, le développement organique de magistère, suppose que les dogmes ne sont pas créés, ils sont découverts. Ils pré-existaient à leurs "consécrations", existaient depuis le début.
Donc posez vous la question de l'application du dogme de l'infaillibilité pontificale et des différents degrés de respect dus au magistère, à la période de la Rome des Borgia, à celle de la pornocratie pnéitificale et des Papes du Tusculum, du concile cadavérique, des Papes Libère et Honorius, ou de la crise arienne. En prenant en considération que ces principes existaient déjà (sans avoir été officiellement proclamés), quels enseignements pratiques peut on tirer de leur déploiement dans ces périodes troublées, quant à leurs contenus même ?
C'est le fait d'ignorer cette réalité historique et ses implications théologiques, qui conduit à une dérive qu'on peut qualifier de papolaterie, papalcolisme, papimanie. Ou alors voulez-vous m'expliquer que certains papes du Tusculum n'étaient pas profondément mauvais, et par leurs comportements scandaleux, historiquement documentés, allant de l'organisation d'orgie au fait de faire trucider des gens devant eux, n'ont pas conduit des âmes en enfer ? A la même époque les magnifiques monastères essaimés à travers toutes l'Europe, et leurs abbés, ignoraient bien tranquillement les singeries et scandales romains, pour se concentrer sur la transmission de la Foi de toujours et l'administration des sacrements. Ne devrait on pas s'interroger sur une vision à la foi excessive et maximaliste de l'autorité, et dans le même temps sur le poid excessif donné à l'hypermédiatisation des scandales. Un mal moderne à deux faces, que l'étude du passé et de notre histoire devrait nous conduire à interroger.
Bien cordialement,

( 1003072 )
Excellent ! par Chouan (2026-07-17 14:49:01)
[en réponse à 1003070]
L'intelligence se mesure au sens des nuances...

( 1003078 )
Cher Jean-Baptiste Cybo par Jean-Paul PARFU (2026-07-17 15:45:16)
[en réponse à 1003070]
Ne vous en faites pas. Marco Antonio est sédévacantiste. C'est un provocateur sectaire. Inutile de discuter avec lui. Il est incorrigible.
Pour comprendre d'où il parle, il faut que vous sachiez que pour lui : "Le pape, c'est tout !" Le pape est un vice-dieu, un successeur du Christ qui vit sous "la nuée divine". Si manifestement le pape donne des signes de faiblesse humaine, c'est donc qu'il n'est pas le pape !

( 1003089 )
Cher Maître par Jean-Baptiste Cybo (2026-07-17 19:07:45)
[en réponse à 1003078]
Merci beaucoup pour cette précision très utile.

( 1003222 )
Mais bien sûr par Marco Antonio (2026-07-21 08:19:10)
[en réponse à 1003070]
Les excès de votre analyse de la SSPX
"pour les lefebvristes Mgr Lefebvre a sauvé la foi, l'Eglise, la Messe, etc., et que les papes ont travaillé à les détruire. C'est factuel...".
=> Non la FSSPX n'a jamais prétendu que "les papes" (donc tous les Papes, et dans l'intégralité de leurs actions) ont travaillé à détruire "la foi, l'Eglise, la Messe, etc".
Mais bien sûr, cher Monsieur. Pour la Fsspx les "papes" qui ont travaillé
à détruire sont exclusivement ceux qui ont régné depuis la promulgation de Vatican II. Il n'y a pas de raison de penser différemment. Et moi je n'ai aucun intérêt à le faire (la symétrie entre le
sauver et le
détruire disait ceci). Au contraire je pense que, s'il n'y avait jamais eu Vatican II et la présente crise dans l'Eglise, Mgr Lefebvre n'aurait jamais tenue comme vraie la possibilité que l'autorité de l'Eglise, d'un pape dans l'acte d'enseigner
comme pape à toute l'Eglise, nuise aux âmes (et ainsi je pense des disciples de Mgr Lefebvre).
Mais -ça va sans dire- si la chose s'est réalisée pour des papes, même pour un seul, alors elle est possible aussi pour tous les futurs papes et a été possible pour tous les papes du passé. Ce qui signifie que le problème concerne la papauté et l'Ecclesia docens, fondée (comme l'Ecclesia discens) sur le bienheureux Pierre.
Je ne comprends pas comment vous avez pu déduire que je faisais référence à "l'intégralité de leurs actions".
II - Les excès de votre analyse de l'autorité pontificale
[...]
C'est le fait d'ignorer cette réalité historique et ses implications théologiques, qui conduit à une dérive qu'on peut qualifier de papolaterie, papalcolisme, papimanie. Ou alors voulez-vous m'expliquer que certains papes du Tusculum n'étaient pas profondément mauvais, et par leurs comportements scandaleux, historiquement documentés, allant de l'organisation d'orgie au fait de faire trucider des gens devant eux, n'ont pas conduit des âmes en enfer ?
Monsieur, la vérité révélée ne dépend pas de l'histoire.
Vous confondez la vie et les faiblesses ou les fautes privées (ou publiques mais pas institutionnelles) d'avec la fonction institutionnelle relative à questions concernant l'Église universelle (par exemple: les doctrines sur la foi d'un concile œcuménique, la liturgie, le code de droit canon, la canonisation des saints, etc.): le mauvais exemple que peut donner une vie qui n'est pas sainte (jusqu'à détourner les âmes de la foi) est différent de l'action
de l'institution concernant le but de cette même institution.
Il y a toujours été ceux qui, par rapport au pape, confondent infaillibilité et impeccabilité, normalement pour tenter de nier l'infaillibilité ('
le pape n'est pas infaillible parce que l'histoire montre qu'il y a été des papes pas saints'); il me semble que vous tombez, pour des raisons diamétralement opposées, liées à la tentative de "sauver" l'indefectibilité dans une perspective erroné (
'peu importe que le pape trompe l'Église en matière de foi ou de morale avec le 5 % [ou le pourcentage que vous voulez]
des doctrines d'un concile œcuménique, le pape reste
le pape parce que l'histoire montre qu'il y a été des papes pas saints qui étaient en tout cas des véritables papes'), dans une confusion semblable.
Bien cordialement

( 1003100 )
Réponse à tous par Lenormand (2026-07-18 13:21:39)
[en réponse à 1002939]
Quelque soit la position que vous adoptez les uns et les autres vous ne pouvez qu'entériner la décision de Rome:
La Fsspx est schismatique et excommuniée jusqu'à nouvel ordre.
Premièrement schismatique et excommuniée depuis 1988 avec une levée d'excommunication par la suite
Deuxièmement, toujours schismatique et excommuniée en 2026.
Tous les arguments pour ou contre cet état de fait sont des sophistes (personne qui ose des raisonnement spécieux) sophismes: autrement dit des élucubrations verbales ou écrites pour infirmer ou confirmer un état.
La Fsspx est dans la lignée des Jansénistes (Pascal, sa soeur et Racine en faisaient partie), des vieux catholiques et autres "petites églises" du XIXème siècle qui sous prétexte de rigueur et de tradition ont rejeté l'autorité de Rome.
Fin XXème et début du XXIème nous avons les Lefèbvristes. Comme ses prédécesseurs ci-dessus ils sont dans la "tradition" !
Les sacres sont une provocation inadmissible et sans nécessité... depuis l'annonce 6 mois avant leur évènement.
Nous le ferons quoique vous en disiez ou vous en pensiez.
La sanction tombe ipso facto.
Normal c'est le prix de la désobéissance, et maintenant la Fsspx a le culot et l'outrecuidance de demander la levée des sanctions.
C'est vraiment se moquer de Rome et de la catholicité toute entière.
Ne venez pas me raconter d'histoires, j'ai été très proche de la Fsspx pendant 30 ans et je les connais très bien. Maintenant depuis de nombreuses années j'ai rejoint les "ralliés" comme ils disent et je m'en porte excellement bien, beaucoup mieux que sous leurs dictats !

( 1003102 )
Si vous le permettez Lenormand par Jean-Paul PARFU (2026-07-18 14:56:07)
[en réponse à 1003100]
On doit écrire : "Quelle que soit la position..."

( 1003119 )
Merci par Lenormand (2026-07-19 09:19:36)
[en réponse à 1003102]
car malgré mes précautions je n'ai jamais été très fort en grammaire et j'accepte volontiers les corrections. J'allais écrire "volontiers" sans S car ma faiblesse est aussi en orthographe ! La langue française est vraiment compliquée... l'espagnol l'est moins car toutes les lettres se prononcent !

( 1003103 )
En psychologie par Chouan (2026-07-18 15:15:55)
[en réponse à 1003100]
Il y a deux phénomènes que le langage commun nomme avec les termes suivants : "brûler ce que l'on a adoré" et "avoir la joie mauvaise". Et ce n'est pas un pro FSSPX actuelle qui l'écrit...

( 1003104 )
Il faut par MG (2026-07-18 15:48:54)
[en réponse à 1003100]
vous désabonner de Famille Chrétienne...

( 1003120 )
C'est une solution par Lenormand (2026-07-19 09:28:09)
[en réponse à 1003104]
à laquelle j'ai maintes fois pensé depuis que le FC est phagocyté par la Frat, mais pour le moment je tiens le coup !
Les mantes religieuses ça ose tout nous venons d'en avoir la preuve
A bientôt