Le Forum Catholique

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 ( 1002699 )Les frères convers supprimés par le Concile par Roger (2026-07-11 21:04:48) 

On parle très peu d’une decision disciplinaire du Concile (ou du pape ?) : l’unification du statut des moines et moniales avec la suppression de la distinction entre moines de chœur et frères convers.


Lu dans le Figaro

« Peut-être avons-nous fait des choix dont nous n'avons pas mesuré les conséquences, comme celle de la suppression des frères convers, après le concile?

Les contraintes de la vie moderne nous ont fait perdre la valeur du travail manuel en commun... Le trop grand souci de vouloir préserver nos structures à tout prix nous a peut-être conduits à perdre un certain équilibre en- tre la prière et le travail. Il est bien difficile d'expliquer les raisons de notre déclin.

Il me semble que nos frères du Barroux sont parvenus à conserver jusque-la, mais ils sont encore jeunes et nombreux, un bel
équilibre de vie communautaire. »
 ( 1002700 )Article de JM Guenois par Roger (2026-07-11 21:07:39) 
[en réponse à 1002699]

Ici

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/des-moines-traditionalistes-du-barroux-repeuplent-une-abbaye-angevine-millenaire-20260710?utm_source=app&utm_medium=share&utm_campaign=android_Figaro
images/icones/iphone.jpg  ( 1002714 )Sur les convers par Signo (2026-07-12 05:48:55) 
[en réponse à 1002699]

On en avait déjà parlé dans ce fil.

À mon avis les raisons du déclin des communautés monastiques modernisées sont ailleurs: d’abord l’abandon généralisé de l’office monastique traditionnel, comme le regrettait Paul VI lui-même, ensuite l’affaiblissement de la vigueur ascétique et contemplative à travers l’adoucissement des observances, du jeûne, de la clôture, du silence, etc. À force de vouloir adapter la vie contemplative à la société d’aujourd’hui, celle-ci a perdu beaucoup de sa saveur et donc son attractivité.

Ceci dit la question des vocations aujourd’hui est difficile pour tout le monde, les communautés traditionnelles s’en sortent nettement mieux que la moyenne mais c’est loin d’être un afflux non-plus, certaines d’entre-elles éprouvent de vraies difficultés, soit parce que les novices ne persévèrent pas, soit parce qu’il y a peu voire pas d’entrées. Et même dans les communautés traditionnelles la rigueur des observances est nettement en deçà de ce qu’elle était avant le Concile (pour le meilleur et pour le pire).
images/icones/carnet.gif  ( 1002719 )Il me semble par Lenormand (2026-07-12 09:10:30) 
[en réponse à 1002699]

que dans les monastères que je connais, pères ou frères tous participent indifféremment aux taches matérielles. Un moine c'est ora et labora pour tous.
Quand vous avez le matin devant la porte de votre cellule la petite balayette l'eau de javel et un seau vous savez que c'est à vous de faire le nettoyage des sanitaires que vous soyez père ou frère !
images/icones/fleche2.gif  ( 1002730 )Pas tous par Laurent Dastros (2026-07-12 12:03:40) 
[en réponse à 1002719]

Les Chartreux ont encore des convers, et Fontgombault aussi avec plus de temps de travail. Ils affirment que cette distinction a été confirmée par Vatican II. Cf https://abbaye-fontgombault.fr/website/pages/FR/vie_monastique.html
images/icones/iphone.jpg  ( 1002731 )Nuance par Signo (2026-07-12 12:14:59) 
[en réponse à 1002730]

Les frères de Fontgombault sauf erreur de ma part sont appelés « convers » mais ne sont pas des convers au sens préconciliaire du terme: ils sont canoniquement des moines qui ont prononcé des vœux solennels, portent la coule, assistent à laudes et vêpres tous les jours, à toutes les heures le dimanche et participent au chapitre (mais sans droit de vote).

Les convers « préconciliaires » n’étaient des moines au sens canonique du terme mais de pieux laïcs dédiés au travail manuel, ne participaient pas aux offices sauf le dimanche et formaient une communauté à part des moines dits de « de chœur » (chœur différent, réfectoire différent) et à ma connaissance n’étaient pas clercs. Ils ne participaient jamais au chapitre.

Evidemment leur mode de vie faisait que moines, ils l’étaient de fait à défaut de l’être de droit.
images/icones/stbenoit.gif  ( 1002737 )A Tournay par Alexandre (2026-07-12 15:03:45) 
[en réponse à 1002731]

A Tournay, où dom Gérard Calvet, fondateur du Barroux, fut d'abord moine, c'est en 1955 que les frères convers furent admis à la profession solennelle, acquérant ainsi le statut de moines à part entière, tout en laissant la préséance aux moines de chœur. Le changement de statut ne correspond donc pas, dans la Congrégation Cassinaise de la primitive observance devenue celle de Subiaco, au concile Vatican II.