( 1000974 )La nécessité suffit-elle ? A propos d'un épisode biblique par Réginald (2026-06-24 19:06:11)
En 1 Samuel 13, le royaume d'Israël traverse une heure critique. Les Philistins se rassemblent, le peuple se disperse, et Samuel, dont Saül attend la venue, tarde à paraître. Craignant que tout ne s'effondre, le roi estime ne plus pouvoir attendre davantage et décide de faire offrir le sacrifice lui-même.
Lorsque Samuel arrive, il ne conteste ni la réalité du danger ni l'angoisse du moment. Il ne reproche pas à Saül d'avoir perçu la gravité de la situation. Il lui dit simplement : Stulte egisti. Nec custodisti mandata Domini Dei tui. « Tu as agi follement. Tu n'as pas gardé les commandements du Seigneur ton Dieu. »
Cornelius a Lapide, commentant ce passage, met en lumière le ressort tragique de cette chute : Vide quid faciat praecipitatio et impatientia. Si vel ad horam exspectasset Saul, ecce Samuel aderat. « Voyez ce que produisent la précipitation et l'impatience. Si Saül avait attendu ne serait-ce qu'une heure, Samuel était là. »
Mais le commentaire va plus loin encore. Il suggère que l'autorité ne s'auto-fonde jamais : elle demeure inscrite dans un ordre reçu et doit rester ordonnée à l'autorité supérieure voulue par Dieu.
« Par manque de patience et de persévérance d'une heure, Saül a perdu son royaume temporel et a fini par perdre aussi l'éternel. Car Dieu voulait que Saül fût dirigé par Samuel, que le roi fût dirigé par le prêtre et le prophète, afin d'enseigner que le pouvoir temporel doit être dirigé par le spirituel et l'ecclésiastique. »
Il cite alors saint Ignace d'Antioche : « Saül est privé de sa dignité royale pour n'avoir pas attendu le souverain prêtre Samuel. Il faut donc, nous aussi, révérer ceux qui nous sont supérieurs. Il convient non seulement d'être appelés chrétiens, mais de l'être réellement ; car ce n'est pas le nom, mais la réalité qui rend bienheureux. Si certains se réclament de l'évêque et font pourtant tout sans lui, le Christ, qui est le véritable et premier Évêque, leur dira : "Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous pas ce que je dis ?" Ceux-là ne me paraissent pas agir avec une bonne conscience, mais être des simulateurs et des hommes de façade. »
Enfin, Cornelius a Lapide citant Denys le Chartreux résume ainsi le jugement porté sur l'acte du roi : Non erat necessitas vera, absoluta, sufficiens, talisque usurpata oblatio fuit magis offensiva Dei, quam placativa. « Il n'y avait pas de nécessité véritable, absolue et suffisante ; et cette offrande usurpée fut plus offensante pour Dieu qu'apaisante. »
Le récit suggère donc qu'il est possible de se trouver face à une crise réelle, d'agir avec une intention sincère, de croire qu'il faut intervenir sans délai... et pourtant de se tromper. Toute la difficulté consiste alors à distinguer la véritable nécessité de ce qui n'est peut-être qu'une précipitation née de la crainte ou de l'impatience, oubliant que l'urgence ne suffit pas à elle seule à fonder la légitimité d'un acte, laquelle demeure inséparable de l'ordre voulu par Dieu.
( 1000976 )Tout est nécessité par DumVolviturOrbis (2026-06-24 20:26:15)
[en réponse à 1000974]
C'est l'occasion de publier la perle que nous a trouvée l'ami Ludwik.
Kyrie eleison, tout est nécessité
Quand on veut quelque chose, il suffit d’invoquer
Kyrie eleison, quelle commodité
Le droit canon s’incline devant la nécessité
Nécessité, nécessité
Mot magique de la chrétienté
Quand les objections viennent frapper
Nécessité, nécessité
Nécessité, nécessité
Le passe-partout de l’été
Le premier juillet est arrivé
Avec la nécessité.
( 1001076 )Trop facile.... par Justin Petipeu (2026-06-25 22:25:18)
[en réponse à 1000976]
On n'a toujours pas entendu le pape Léon sur la propagande LGBT de son propre synode. Pour ce qui me concerne, je suis très partagé sur le sujet des sacres, mais se gausser ainsi de la FSSPX me paraît aussi grossier qu'un sermon de l'abbé Puga.
Il est évident qu'il y a nécessité dans de nombreuses paroisses. Même les les dominicains interviewés par la Croix en conviennent. Après, il ne faut certes pas généraliser à tout le monde ecclésial, mais ce n'est pas non plus à prendre à la légère.
Oui, il y a toute une partie de l'Eglise qui est hérétique. C'est sûr. C'est connu. Mais bizarrement, cette partie n'est jamais sanctionnée.
( 1001104 )"aussi grossier qu'un sermon de l'abbé Puga" par Capucin (2026-06-26 17:17:10)
[en réponse à 1001076]
On ne doit pas avoir la même définition de la grossièreté.
Pouvez-vous préciser cette "grossièreté" dont vous étiquetez si facilement les gens ?
Des personnes grossières, j'en ai connu. On dirait que ce n'est pas votre cas.
( 1001105 )Sens ... Ici, je pense que pour grossier on a par Adso (2026-06-26 17:21:19)
[en réponse à 1001104]
"Qui manque de finesse.
Qui manque de culture."
Et je plussoie !!!
( 1001110 )Vous prétendez que ce prêtre manque de culture et de finesse ? par Capucin (2026-06-26 19:03:23)
[en réponse à 1001105]
Qui êtes-vous au juste pour déclamer cela comme ça ? Ils sont où vos arguments ? Vous en avez peut-être vous de la culture ?
C’est d’un niveau plus que minable. Le connaissez-vous ce prêtre ?
C'est marrant combien une personne qui gêne provoque tout de suite la calomnie (« untel est comme ceci, untel est comme cela selon ce que ma minable personne décrète »)
À moins que ce qu’il dit atteint sa cible dans le mille et que cela vous déplaît ? Et peut être parce que ce n’est pas un tiède…
Au fait, vous, le cultureux, vous savez au moins ce que Notre Seigneur Jesus-Christ dit au sujet de ce que vous faites ? Et au sujet des tièdes ?
Ps : il y a une petite prière que le Forum Catholique met juste avant de poster ses messages. Prenez 10 secondes pour la lire, ça vous fera le plus grand bien.
( 1001112 )Ne racontez pas de bêtises s’il vous plaît par Adso (2026-06-26 19:56:56)
[en réponse à 1001110]
Justin vous a répondu sur ce qu’il faut comprendre, et je partage exactement la même vision, rien de plus, rien de moins, inutile de pousser des cris, avec la chaleur qu’il fait en ce moment, vous allez y passer !
Sujet clos !
( 1001113 )Aucun cri d’orfraie, par Capucin (2026-06-26 20:07:56)
[en réponse à 1001112]
Des questions tout simplement qui, je le vois, ne recevront aucune réponse.
( 1001114 )Les réponse vous les trouverez dans le sermon de l’abbé Puga par Vincent F (2026-06-26 20:15:25)
[en réponse à 1001113]
Dites nous où se trouvent la finesse et la subtilité dans son sermon.
( 1001116 )Lequel ? Soyez précis. par Capucin (2026-06-26 20:27:42)
[en réponse à 1001114]
Vous semblez ignorer que cet abbé fait des sermons chaque semaine ou presque.
Et ne me sortez pas le truc du bikini datant de 2017.
Quand on émet un jugement sur des gens, on ne s’offusque pas quand on nous demande d’expliciter. Or ça ne vient pas. C’est tellement risible.
( 1001111 )Dans le sens par Justin Petipeu (2026-06-26 19:32:00)
[en réponse à 1001104]
de rudimentaire, taillé à la serpe, voire à la hache, simpliste.
( 1001115 )C’est impressionnant… par Capucin (2026-06-26 20:18:34)
[en réponse à 1001111]
L’abbé Puga pour le connaître est l’un des abbés les plus fins et au sens sacerdotal total et parmi les plus développés. Sa culture est très profonde. Il est évident que vous émettez des jugements téméraires sur cette personne fondés sur ce qui semble être un déplaisir pour vos oreilles dans sa manière d’appuyer là où ça fait mal.
Heureusement, qu’on n’est plus à l’époque de St Ignace de Loyola ou de Padre Pio. Vous auriez souffert d’une apoplexie.
Et dire que certains disaient la même chose du St Curé d’Ars à son époque… pas assez raffiné …