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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 1000905 )24/06 Nativité de St Jean-Baptiste par ami de la Miséricorde (2026-06-23 22:47:57) 



Saint Jean-Baptiste (Léonard de Vinci). Musée du Louvre, Paris.

NATIVITÉ DE ST JEAN-BAPTISTE

Sermon de Saint Bernard pour la Nativité de Saint Jean Baptiste

1. Loin de vos assemblées, mes frères, ces reproches du Prophète aux assemblées des Juifs : « Vos assemblées sont des réunions d'iniquités (Isa. I, 13). » Vos assemblées, en effet, sont, non point des réunions d'iniquité, mais des réunions saintes, des assemblées religieuses, pleines de grâce et dignes de bénédiction.

En effet, vous vous réunissez pour entendre la parole de Dieu; vous vous assemblez pour louer Dieu, pour le prier et l'adorer; dans tous les cas, vos réunions sont donc agréables à Dieu, et chères aux anges. Tenez-vous donc avec respect, mes frères, ayez l'esprit attentif et pieux; surtout dans ce lieu de prière, dans cette école du Christ, dans cet auditoire spirituel.

Ne faites point attention, mes chers frères, aux choses qui se voient et sont temporelles, mais plutôt à celles qui ne se voient pas et sont éternelles : jugez selon la foi non selon la face des choses.

En effet, cet endroit est deux fois terrible et redoutable, il n'est guère moins rempli par les anges que par les hommes. De quelque côté que nous nous tournions ici, on voit la porte du ciel ouverte, et se dresser cette échelle mystérieuse que les anges montent et descendent sur le Fils de l'homme , car ce Fils de l'homme n'est rien moins qu'un vrai géant, il a les cieux pour trône et la terre pour escabeau.

Sa grandeur est plus grande que les cieux, et néanmoins il demeure avec nous jusqu'à la consommation des siècles. Aussi, que les saints anges descendent ou montent, c'est toujours vers Dieu, attendu que son corps et sa tète ne font qu'un, qui est le Christ. Suite
images/icones/colombe2.png  ( 1000906 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2026-06-23 22:50:33) 
[en réponse à 1000905]



CHAPITRE XXIV
LA CONFIRMATION.


Nous disons nécessairement ; la raison en est que Dieu n’agit pas avec moins de perfection dans les ouvrages de la grâce, que dans les ouvrages de la nature.

Or, dans les ouvrages de la nature on ne trouve pas un seul principe actif, qui ne soit accompagné des moyens nécessaires à l’accomplissement de ses actes propres.

Ainsi, toutes les fois que Dieu crée un être quelconque, il le pourvoit des moyens de faire ce à quoi il est destiné. Mais il est de fait que la charité, prédisposant l’homme à sa fin dernière, est le principe de toutes les bonnes œuvres qui y conduisent.

Il faut donc qu’avec la charité soient infuses et que de la charité sortent toutes les vertus, nécessaires à l’homme pour accomplir ses devoirs, non seulement envers le Créateur, mais envers la créature. (Viguier, Inslit., etc., c. XIII, p. 408).

Les quatre vertus morales, étant comme le pivot sur lequel roulent les rapports de l’homme avec tout ce qui n’est pas Dieu, ont reçu le nom de vertus cardinales (S. Th., 1a, 2ae, q. 63, art. 3, corp). C’est avec raison : par elles sont animées, dirigées, informées surnaturellement nos pensées, nos paroles, nos affections et nos actes, dans l’ordre domestique et dans l’ordre social.

La première est la prudence. Cette mère des vertus morales, qui les dirige, comme une mère dirige ses filles, se définit : Une vertu qui, en toutes choses, nous fait connaître et faire ce qui est honnête, et fuir ce qui ne l’est pas (Ferraris, Bibtioth., etc., art. Virtus, n. 97).

Cette définition, admise également par la philosophie et par la théologie, montre qu’il n’y a pas de vertu morale sans la prudence.

En effet, dit saint Thomas, bien vivre, c’est bien agir. Il ne suffit pas de connaître ce qui est à faire, il faut connaître encore la manière de le faire.

Ceci suppose le choix judicieux des moyens. A son tour, ce choix, ayant rapport à la fin qu’on veut atteindre, suppose une fin honnête et les moyens convenables d’y parvenir : toutes choses qui appartiennent à la prudence. Si vous les supprimez, il n’y a plus de vertu.

La précipitation, l’ignorance, la passion, le caprice, deviennent le mobile des actions : la vertu même sera vice. Donc sans la prudence il n’y a pas de vertu possible» (S. Bernard., serm. 30 super Cant).

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde