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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 1000714 )20/06 Saint Silvère, pape et martyr par ami de la Miséricorde (2026-06-19 21:32:55) 

De la Ste Vierge au samedi



Orazio Sammachini, Saint Jean-Baptiste jeune en gloire avec sainte Catherine d'Alexandrie et le pape Silvère, vers 1570-1575, palais ducal de Mantoue.

Mémoire de St Silvère, pape et martyr

Biographie de Saint Silvère

Prière de Saint Silvère

" Les eaux de la tribulation ont traversé votre âme (Psalm. LXV, III, 2.), saint Pontife. Ce ne sont point les césars idolâtres qui furent vos persécuteurs. Ce ne fut pas même, comme pour Jean Ier votre prédécesseur presque immédiat sur le siège pontifical et dans l'arène du martyre, un prince hérétique qui déchargea sur vous sa haine de sectaire. Mais la rancune d'une femme indigne, servie par des trahisons parties du sanctuaire, s'acharna contre vous.

Avant même que la mort eût fait en vous son œuvre, il se serait trouvé quelqu'un parmi vos fils pour convoiter le lourd fardeau de votre héritage. Mais quel homme donc eût pu dénouer l'indissoluble lien qui vous attachait à l'Eglise ? L'usurpateur n'eût été qu'un intrus ; jusqu'à ce que les mérites tout-puissants de votre mort glorieuse eussent obtenu le changement du mercenaire en légitime pasteur, et fait de Vigile lui-même l'héritier de votre courage.

Ainsi l'invisible chef de l'Eglise aurait-il permis, pour la honte de l'enfer, que l'ambition portât ses scandales dans le Saint des Saints même.

L'inébranlable foi des peuples, en ce siècle qui fut le vôtre, n'en devait point souffrir ; et la lumière résultant de ces faits lamentables apprendrait mieux aux âges suivants que le caractère personnel d'un pape, et ses fautes mêmes, n'affectent point les célestes prérogatives assurées par Dieu au vicaire de son Christ.

Gardez en nous, Ô Silvère, le fruit de ces tristes enseignements. Bien pénétré des vrais principes, le peuple chrétien ne verra jamais s'affaiblir en lui le respect dû à Dieu dans ses représentants, quels qu'ils soient ; et le scandale, d'où qu'il vienne, sera impuissant à entamer sa foi."

Source : hodiemecum.hautetfort.com
images/icones/colombe2.png  ( 1000715 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2026-06-19 21:35:11) 
[en réponse à 1000714]



CHAPITRE XXIV
LA CONFIRMATION.


La troisième est le caractère . En matière de sacrements, on appelle caractère un pouvoir spirituel destiné à faire certaines actions dans l’ordre du salut (S. Th., ibid., art. 5, corp). Ce caractère est une grâce. Cette grâce est donnée dans le but de distinguer ceux qui la reçoivent de ceux qui ne la reçoivent pas. Toute grâce agit sur l’essence même de l’âme. Le caractère sacramentel est donc intérieur, inhérent à l’âme et par conséquent inamissible.

De là vient que les sacrements qui l’impriment ne peuvent être réitérés. « Il y a trois sacrements, dit le concile de Florence, le baptême, la confirmation et l’ordre, qui impriment dans l’âme un caractère, c’est-à-dire un signe spirituel, distinctif et indélébile». Et le concile de Trente :

« Si quelqu’un dit que dans les trois sacrements, le baptême, la confirmation et l’ordre, il n’est pas imprimé dans l’âme un signe spirituel et indélébile qui empêche de les réitérer, qu’il soit anathème» (Conc. Florent. decret. Union - Sess. VII, 7).

Le caractère étant une force, un pouvoir, il produit des effets réels, en rapport avec sa nature et les besoins de l’homme. Ainsi, le caractère du baptême distingue le chrétien de l’infidèle, et lui communique tout ensemble la force d’accomplir ce qui est nécessaire à son salut personnel, et de confesser sa croyance par la réception des autres sacrements auxquels il donne droit. (S. Th., III p., q. 72, art. 5, corp. et ad 2).

Mais il ne suffit pas de communiquer à l’homme la vie divine avec les moyens de la conserver, en vivant solitairement. Il faut, d’une part, que cette vie aille en se développant, comme la vie naturelle ; d’autre part, que le chrétien soit armé contre les dangers extérieurs, attendu que l’homme est fait pour vivre en société. Par le caractère qu’elle imprime, la confirmation satisfait à toutes ces exigences.

Du chrétien elle fait un soldat. En lui, elle augmente la vie de la grâce reçue au baptême et l’élève à la perfection. Il en résulte que le confirmé peut faire, dans l’ordre du salut, certaines actions différentes de celles dont le baptême l’a rendu capable (S. Th., III p., q. 72, art. 12, corp).Ces actions nouvelles sont en rapport avec la condition du chrétien, sorti de l’enfance, et au moment d’entrer dans la grande mêlée qu’on appelle la vie sociale. Sans doute, la lutte contre les ennemis invisibles est la condition de toute âme baptisée, du jour où elle s’éveille à la raison.

Mais combattre les ennemis visibles de la foi ne commence que plus tard, dans l’adolescence et au sortir du foyer domestique. Ces ennemis sont les persécuteurs de la vérité : païens, impies, libertins, corrupteurs, blasphémateurs, hommes et femmes de toute condition, race innombrable, qui ne sont pas ou qui ne sont plus chrétiens, et qui ne veulent pas qu’on le soit.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde